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vendredi 10 juin 2016

DOWNLOAD FESTIVAL PARIS JOUR 1

David et moi caressions le rêve de participer à un festival de métal entier. Trois jours de folie, une affiche longue comme un jour sans pain, une ambiance infernale, voilà qui devait être un sommet de notre passion musicale commune. Seulement voilà, les seuls événements de renom étaientle Hellfest à Clisson ou le mythique Wacken Open Air outre Rhin. Bon, faut être honnêtes, nous ne nous sentions aucunement la motivation pour passer 3 jours en camping, loin de nos foyers respectifs....

Evidemment, quand le Download Festival a pointé le bout de sa truffe à Paris avec une première affiche alléchante, nous avons immédiatement bondis sur les billets. David serait hébergé à la maison et nous pourrons nous repaître durant 3 jours dans des conditions de confort plus qu'acceptables.

Les premières fuites quant à l'affiche s'annonçant plutôt bonnes, nous prenons donc nos pass 3 jours. 148,50€ quand même, ça fait pas du bien... mais c'est pour la bonne cause car avec Iron Maiden en exclusivité pour leur leur seule date française du "Book Of Souls Tour", on ne peut pas être déçus... Et en fait, si, nous le serons quand même un peu car le Hellfest programmé la semaine suivante a phagocyté de nombreuses formations. La programmation sera donc étonnante, entre manque et étrange... propice aux découvertes, certes, mais pas forcément dans le bon sens.

David et moi allons donc faire notre marché (en gras ci dessous) dans ce joyeux bazar, sans nous forcer. Pour mémoire, voici le programme du vendredi :

MAIN STAGE
15h15 - 15h45 : We Came As Romans
16h30 - 17h30 : Gojira
18h30 - 19h30 : Deftones
20h35 - 22h35 : Iron Maiden

STAGE 2
15h45 - 16h30 : Beartooth
17h30 - 18h30 : Avatar
19h30 - 20h20 : Anthrax
22h30 - 23h30 : Ghost

 STAGE 3
15h45 - 16h30 : The Wild Lies
17h30 - 18h15 : The Raven Age
19h30 - 20h20 : Blackrain
22h30 - 23h30 : Tremonti

Etant motivés par à peine 1/4 de la liste, nous ne nous presserons pas de bonne heure à l'entrée. Cela tombe bien, les grèves sont pénalisantes et mon camarade Orléanais n'arrivera qu'en milieu d'après midi. Après une bonne galère de transports pour arriver sur site (et une rencontre amusante avec un métaleux qui a été obligé de divorcer pour aller voir Maiden ce soir là!), nous récupérons nos bracelets. Après un petit tour dans le "village" et le stand des T-shirts,  nous nous approchons du Stage 2 où Anthrax ne va pas tarder.



Je les ai déjà vu, et relatés, en novembre 2012. Ce soir là ils avaient mis le feu devant Motörhead... (R.I.L.*  Lemmy)... Ils feront de même ce vendredi.

Anthrax est un groupe étonnant de vie, d'énergie... ça bastonne très fort, ça bouge comme pas possible... On a du mal à comprendre pourquoi ils n'ont jamais véritablement percé. Ils sont certes considérés comme un groupe majeur du thrash, aux cotés des plus grands comme Metalica mais restent en retrait malgré des titres aux compos impressionnantes. Festival oblige, la setlist est ultracourte. Je dirais presque "heureusement" car le son est mauvais (trop fort et saturé) et nous ne sommes vraiment pas très bien placés.



You Gotta Believe
Caught in a Mosh
Got the Time (Joe Jackson cover)
Fight 'Em 'Til You Can't
Evil Twin
Antisocial (Trust cover)
Breathing Lightning
Indians 



Nous partons en quête d'une place correcte pour le monument de la soirée : Maiden. Nous avançons donc autant que faire ce peu, en tentant un contournement par la gauche... en vain. Nous serons donc assez loin mais après un coup d’œil sur nos arrière, nous constatons que finalement nous sommes à la moitié du public, ce qui n'est pas si mal!

Je le dis à chaque fois, je ne vais pas recommencer à expliquer pourquoi j'aime ce groupe. C'est ma huitième fois ce soir. Ils sont toujours aussi formidables, même si le son n'est pas extraordinaire (encore une fois trop fort). La voix de Bruce a mis un bon tiers du concert à chauffer. Peut-être que sa maladie a entamé son potentiel? allez savoir... Nos anglais sont tous à présent autour de la soixantaine! Nous aurons donc droit à un fantastique spectacle dans un décor assorti au thème du dernier album (temple maya). C'est un peu dommage, le même potentiel à Bercy aurait été nettement plus qualitatif. La setlist est très orientée vers le nouvel album avec six extraits.


If Eternity Should Fail
Speed of Light
Children of the Damned
Tears of a Clown (Dedicated to Robin Williams)
The Red and the Black
The Trooper
Powerslave
Death or Glory
The Book of Souls (Eddie on stage)
Hallowed Be Thy Name
Fear of the Dark
Iron Maiden

Encore:
The Number of the Beast
Blood Brothers (Dedicated to the victims of Bataclan)
Wasted Years

Bruce est particulièrement volubile ce soir. Il donne même l'impression d'être saoul! Il nous parle du monde, de la politique, des empires qui s'écroulent... et de son empire à lui : "Bière, Femme et Rock n' Roll".
Avant d'entonner "Blood Brothers", il nous gratifie encore d'un discours (en français) à propos du drame du Bataclan.

Nous regretterons, David et moi, que le nouveau et magnifique "empire of the clouds" n'aie pas été joué. Au vu des invectives de certains fans, nous ne sommes pas les seuls.
En conclusion, un show superbe, au top, qui aurait mérité un peu plus d'intimité.

Sur l'air habituel des Monty-Pythons, nous nous dirigeons à nouveau vers le Stage 2 où Ghost a déjà commencé. Nous y allons en curieux car le buzz est important autours de cette formation suédoise.
Nous nous attendions à un truc assez black-death au vu du look morbide des énergumènes. Perdu. Ils sont tout à fait classique et si le thème est très sombre, leur musique est parfaitement écoutable. Nous écoutons la moitié du show avant de nous diriger vers la sortie : nous avons un train à prendre à minuit... Train que nous n'aurons pas car supprimé pour cause de grève! C'est donc en Uber que nous rejoindrons la maison.

Voici la Setlist. Nous avons du partir après "Cirice".

From the Pinnacle to the Pit
Ritual
Prime Mover
Cirice
Year Zero
Absolution
Mummy Dust
Monstrance Clock

Ce premier jour nous a permis de prendre nos marques pour la suite, et nous permettre d'améliorer grandement notre confort.


Le T-shirt d'Anthrax est celui de la tournée nord-américaine!!!

Celui de Maiden est partagé entre les dates de Downington et Paris...



* Rest In Loudness.

 

mercredi 25 juin 2003

Heavy d'autre chose?

Haaaaaaaa! Enfin les choses sérieuses. Dans ma chronologie des concerts, il y a un "avant" et un "après". Le pivot c'est le 19 juin 2003. Mon pote Guillaume (que son karma bonheur soit total et sa passion métalleuse perdure durant 7 générations) m'a fait, durant les heures de boulot, redécouvrir Iron Maiden. Certes, mon premier contact avec ce groupe ne date pas d'hier. Mais les MP3's aidant et avec une playlist appelée "la totale" rabâchée des semaines durant, on finit par reprendre instinctivement tous les refrains. Comme mon bras commençait a être guéri et que les papy's faisaient la promo de leur 1145e best of (Edward the Great), j'ai accepté l'immersion dans la fosse de Bercy.
Pour moi, c'était l'inauguration... 


Manquant d'expérience, je me fie donc à Guillaume qui me guide dans la foule. On se place au deux tiers, devant les platines de la sono. L'attente est longue, elle l'est toujours. On a mal au dos, aux jambes, partout. Et puis comme d'habitude on coupe la lumière et voici la première partie. Là aussi, il y a un "avant" et un "après" les Murderdolls. Leur look est particulier, leur jeu de scène assez surprenant (une version toute personnelle du headbang en faisant l'hélicoptère avec leur tresse géante). La sono était assez forte (je sentais mon treillis se coller contre moi quand le type à la batterie balançait une rafale de grosse caisse!). Leur musique ne mérite pas vraiment que l'on s'attarde dessus. Pour mémoire, des trucs comme "Die my bride" ou "Motherfucker I don't care", avec le chanteur qui agitait un parapluie noir marqué "Fuck" en blanc. En un mot : pitoyable. Bercy tout entier les a sifflés. Allez les Mickeys, basta, à dégager.

Entracte. Roadies, réglages.

Rendons à César ce qui appartient à Harris et à ses potes: On sent qu'ils ont du métier, les Maiden, et malgré leur âge presque vénérable (et ça ne va pas en s'arrangeant!), bha y'avait vachement de la gouache. Le son était excellent et les premiers riffs m'ont fait méchamment vibrer.
Comme je l'ai dit un peu plus haut, c'était une tournée de best of, donc la setlist était sans concession, couvrant la période Jurassique, la période ique et un peu d'inédit.
Ouverture sur "The number of the beast", puis "The troooooooooooooper", "Die with your boots on". On se repose sur "Wildest Dream", qui est un extrait de l'album futur à l'époque... Puis "Wickerman", "Brave new world", "Revelations".

Un pied total quand toute la salle reprend "The Clansman" (Freeeeeeeeeeeeeeeeeeeedoooooommmm!), et retour temporel sur "22, acacia avenue". Dernière ligne droite, Bercy chauffe dur sur "Hallowed be thy name", "Fear of the dark", "The clairvoyant", "Heaven can wait" et "Iron Maiden".
Les rappels furent les meilleurs des concerts de Maiden que j'ai vus jusqu'ici : "Bring your daughter" m'a laissé un souvenir impérissable (vache de ligne de basse!). "Two minutes to midnight" et "Run to the hills" qui est franchement une de mes préférées.

Parmi ceux auxquels il m'a été donné l'occasion d'assister, ce live fut l'un des tous meilleurs. Je n'aime pas mettre de hiérarchie, et cela est d'autant plus vrai quand il s'agit de musique (Comment comparer Haendel et Megadeth?). Disons qu'il est largement sur le dessus du panier.

La configuration avec 3 guitares est vraiment très riche. Dave Murray fait toujours le plus gros du boulot, Jannick Gers l'assiste admirablement... Mention spéciale à Adrian Smith qui tire son épingle du jeu sur certains titres. Steve Harris est une véritable mitrailleuse, régulière et huilée à merveille. Quand à Nicko Mc Brain, c'est un batteur d'instinct. Coté chant, Bruce Dickinson est proprement impressionnant. Si Steve Harris est le moteur du groupe, Bruce Dickinson en est la boite de vitesse. Notez que le régime est toujours très élevé que le rapport est en démultiplié! 

Maiden en vrai? J'en redemande!



mardi 1 juillet 2008

Maiden 5 : La vengeance du retour du meilleur du passé pas si lointain mais presque.


Aujourd’hui, je déménage. Bhen oui, ce sont les adieux à mon appartement si proche de Bercy… Les concerts ne seront plus les mêmes, fini, les marches nocturnes dans les rues parisiennes, avec le T-shirt mouillé et les watts plein la tête… Faudra rejoindre la banlieue à présent ! En attendant, les petits jeunes que je vais voir ce soir ne sont, eux, pas prêts aux adieux et pourtant ils déménagent sévère.

Journée de taff, RDV devant le POPB avec Jay et Guillaume. Ce dernier étant à la bourre pour cause de ligne A, nous cassons la croute en l’attendant. Finalement, il nous retrouvera au milieu de la fosse, après la première partie. Olivier sera encore plus en retard. Y’en a qui ne sont pas sérieux, j’vous jure…

Bref.

Première partie : Lauren Harris. Première constatations : la fifille à son papa n’a pas foncièrement de talent vocal. Comme son père en fait. Elle serait peut-être meilleure à la basse ? Allez savoir… En attendant elle chante sur fond de power trio, propulsée par 3 vieux briscards métaleux. Y’a de l’idée, mais en fait… non.

Nous poursuivons avec Avenged Sevenfold. Bouchons de rigueur. Mes Dieux ce que c’est fort ! Et mauvais en plus. Terriblement pourrit. Pourtant, Il me semblait bien les avoir déjà croisés, genre en première de G’N’R’ et ne pas en garder un souvenir si… insupportable ? Hués, sifflés, partis, ouf.

Venons-en au pourquoi du comment de cette soirée. Nous avons souffert pour la bonne cause. On monte le son, UFO sonne le rappel de la grand-messe avec « Doctor-Doctor »…. Ça chauffe, ça chauffe et voici le « Churchill’s Speech ». Encore une seconde. Débute alors un concert tout à fait exceptionnel. La vierge de fer nous revisitera ce soir son mythique « live after death », pourtant vieux de 23 ans, et qui n’a pas pris un grain de poussière.

J’ai déjà raconté 4 fois ce qu’est IRON MAIDEN sur scène. Nos papys en ferraille sont décidemment inoxydables. Toujours du plaisir, de l’énergie à revendre… A presque 50 ans, Bruce Dickinson cavale d’un bout à l’autre de la scène comme un chien fou. Steve Harris mitraille de la basse comme un gamin. Adrian Smith bucheronne avec la rigueur qu’on lui connaît. Janick  Gers s’éparpille à 10000 à l’heure à son habitude et Dave Murray, visiblement heureux d’être là, enchaine les solos comme au premier jour. J’ai oublié quelqu’un pensez-vous ? Un batteur ? Aussi fou qu’excellent ? Nicko Mc Brain ? Nannnn, personne ne peux l’oublier. Caché derrière son énorme batterie, ce soir aussi il a cogné.

Pour mémoire, voici la setlist :

 Aces High  2 Minutes to Midnight  Revelations  The Trooper  Wasted Years  The Number of the Beast  Can I Play With Madness ?  Rime of the Ancient Mariner  Powerslave  Heaven Can Wait  Run to the Hills  Fear of the Dark  Iron Maiden  Moonchild  The Clairvoyant  Hallowed Be Thy Name

Les décors étaient superbes, le spectacle grandiose… (Les pyrotechniques en intérieur, ça me fait toujours délirer !) J’ai mouillé mon T-Shirt comme jamais…

Ils vont revenir pour un nouvel album, ils l’ont annoncé… Allez, l’année prochaine : MAIDEN 6 ! Encore du bonheur ! Encore un…. « THE TROOOOOOOPEEEEEERRRRR !!!!! »
Tin-tin-in-tin-tin-tin… Tinlin-tin-tin-tin… Tinlin-tin-tin-tin… TIN-TIN-TIN-TIN !!!

















jeudi 13 juillet 2023

IRON MAIDEN XI : On y va une fois?

 

2023 : Maiden signe l'exclusivité de la date française de leur tournée avec le ©Hellfest. Non seulement nous ne sommes pas en état physiquement pour un évènement de ce type mais en plus il est Sold Out depuis longtemps!
David et moi sommes écœurés. L'an passé nous avait déjà laissé un gout amer avec leur venue à La Défense Arena. Comment aller écouter la grand messe du métal dans des conditions acceptables? C'est David qui va nous proposer la solution : Anvers, c'est le plus "jouable". Chiche. Hélène me dit qu'on décale nos vacances, que l'on va fêter l'anniversaire du grand sur place... on booke le TGV pour nous, David va embarquer sa famille en Road Trip avec sa 911, réservation d'un grand AirBnB proche de la gare... Nous voici en selle pour mon 11e concert avec ce groupe mythique, mon concert qui me voit les suivre depuis 20 ans... J'ai presque l'âge qu'ils avaient lors de mon premier Bercy avec eux en 2003.

Voyage sans souci, retrouvailles sur place, Logement poliment "mal décrit"... Mais nous y survivrons. Anvers n'est pas la plus belle ville du monde... ce n'est même pas une belle ville en fait. Sorti de l'hypercentre, il n'y a rien à voir si ce n'est des rues modestes, voir miséreuses et sales. Peu importe, les enfants sont heureux d'être à l'étranger, nous mangeons des frites ultra bonne et nous profitons de vacances originales! Après une journée de ballades dans la ville, nous nous retrouvons à l'appartement. David et moi enfilons nos tenue de combat et laissons nos familles pour nous rentre en tram au Palais des Sports. La bonne nouvelle c'est que nous sommes en avance. La mauvaise nouvelle c'est que... bien que l'entrée soit relativement bien organisée (avec un contrôle des billets efficace mais un contrôle sécurité quasi inexistant), la gestion intérieure du site relève de l'anarchie la plus totale. Le stand sacré des T-shirts est saturé, il est de même impossible d'accéder à la nourriture... Nous abandonnons donc l'idée et entrons dans la salle. Surprise : il y a un stand "Goodies" (mais rien d'intéressant), un autre stand T-Shirt et quelques moyens de se sustenter dans lesquels nous plaçons bon espoir (Spoil, il sera déçu). Je tente un contournement par la gauche alors que David part en exploration de la zone (et des toilettes).

La stratégie fut payante! Enfin payante... pour les vendeur de T-shirts! 45€! Je ne me souviens plus en avoir payé un aussi cher depuis longtemps... Le Nightwish à manches longues il y a 15 ans, oui, c'est sur! On les a senti passer ceux-là! Bref, les emplêtes faites, je retrouve David qui a du coup repéré les lieux. Aussi étonnant qu'il puisse être, il n'y a pas de stand de frites dans le palais!
Nous prendrons donc un coca chacun et un paquet de chips à partager, et nous informons les filles que nous aurons faim en rentrant. Elles nous régaleront, elles sont bien toutes les deux! Nous nous installons donc et discutons, comme à l'habitude, de nos expectatives à propos du show à venir. Après quelques minutes à peine c'est déjà le top départ de la première partie : "The Raven Age".

Le nom me dit quelque chose... et à David aussi! Après une petite recherche, il n'agit d'une formation que nous avons manqué en 2018 pour cause de diner. Qu'en dire... Je vais essayer de rester objectif. C'est le groupe du fils de Steve.
Ce sont de bons musiciens.
Leurs compos ne sont pas matures, on ne sait pas ce qu'ils cherchent.
C'est pas mauvais mais vite oublié.

Conclusion : Sans papa il ne serait pas devant un tel public. C'est presque triste à dire... Maiden a écumé les clubs et les petites salles avant de percer, avec un son nouveau, un style nouveau, une impressionnante dextérité pour l'époque. Pourquoi un tel raccourci? Pourquoi ne pas laisser à ces jeunes le temps de faire leur preuves et le rodage de leur setlist avant de faire face à 20000 personnes? 

Le temps pour moi de passer aux toilettes (avec un mode de fonctionnement des usagers quasi militaire que c'était un bonheur!) et de reprendre un coca (j'avais vraiment très faim, fallait faire quelque chose!) et les roadies ont fait leur œuvre. Nous finissons les chips et comme à l'accoutumée, "Doctor Doctor" se fait entendre ( et ça me fout les poils!) mais cette fois suivi par une autre musique d'intro, extraite cette fois de la B.O. de l'un des film de SF les plus dingue qu'il soit : "Blade Runner". Quoi de meilleur choix qu'une musique d'anticipation un peu rétro pour une tournée nommée "The Future Past" ?  Je suis un indécrottable fan de ce film, bide à sa sortie mais redécouvert plus tard en vidéo et rendu au statut de chef-d'œuvre qu'il est. Allez, c'est parti, Maiden est là devant nous, en chair et en décibels. David a pris de bonnes places, profitons!

Comme je le dis à chaque fois, je ne vais pas raconter qui ils sont, ce qu'ils sont, pourquoi ils sont là.
Ici c'est la grand messe du métal.
Tu es ici parce que tu aimes le métal.
Tu es parmi tes pairs et au meilleur endroit pour avoir ce que tu désires, rien ne manquera.
Point de vue son : c'est très correct, un chouillat en dessous de Bercy mais bien mieux que cette maudite Défense Arena.
Point de vue place : la fosse est plus longue que Bercy (le Sportpaleist est plus long) donc on perd en vision sur la scène... dommage.
Point de vue spectacle : décors moins impressionnant que lors du précédent tour. Moins d'effets mais mieux (le combat de Bruce contre Eddie à la mitrailleuse à Pyro était génial!)

Point de vue Eddie justement : on en a eu 4! 
Un premier et fugace "Stranger in a Strange Land" (ci dessus).
Un second "Senjutsu de la tournée précédente, armé de son sabre et combattant les musiciens.
Un troisième "Somewhere in Time" que viens de citer pour la pyrotechnie géniale.
Un dernier, le traditionnel géant gonflable, repris également. (on parle d'une structure de 8-9m de haut quand même...)

Point de vue musiciens :
Bruce a toujours la pêche mais on sent que l'âge commence à l'atteindre.
Dave est de plus en plus statique mais sa musique se tient!
Adrian est toujours aussi bon, avec de très belles envolées.
Janick fait toujours le spectacle et il est toujours difficile de savoir s'il joue ou non... Pourvu qu'il ne blesse personne!
Steve est une machine. impressionnant.
Nicko a très bien joué ce soir. Dire qu'il a attendu la fin de la tournée pour s'excuser de ne pas avoir été au top (QUOI?) suite à ses soucis de santé (HEIN?) dans cette vidéo . Et oui, après son cancer en 2020 il vécu un AVC l'hiver dernier. A 71 ans, reprendre la route des concerts comme ça... Ce type est un héro à sa manière.


Point de vue musique : belle setlist mixée de titres du dernier album, de moins connus et avec un  "Alexander the Great", jamais joué en live car ne correspondant pas aux canons de l'époque. Interressant de mixer les idées futuristes de "Somewhere" avec celles, poste apocalyptique de "Writing on the wall". 

Intro - Doctor Doctor (UFO song)

00 - Blade Runner (End Titles, Vangelis song)

01 - Caught Somewhere in Time
02 - Stranger in a Strange Land
03 - The Writing on the Wall
04 - Days of Future Past
05 - The Time Machine
06 - The Prisoner
07 - Death of the Celts
08 - Can I Play With Madness
09 - Heaven Can Wait
10 - Alexander the Great
11 - Fear of the Dark
12 - Iron Maiden

Encore:
13 - Hell on Earth
14 - The Trooper
15 - Wasted Years

Outro - Always Look on the Bright Side of Life (Monty Python)

Voilà, nous sortons avec les Monty Pythons et rentrons à pied à travers une ville ou l'on croise quelques T-Shirts noirs. Mission accomplie! Nous verrons encore ces T-Shirts à la gare le lendemain, sur le quai vers Paris. Visiblement nous ne sommes pas les seuls à avoir eu cette idée!

Reverrons nous Iron Maiden un jour? Je l'espère même si, avouons le, ça sent la fin. Une tournée? Deux peut-être? nous verrons mais je pense que David et moi en serons!


C'est David qui a imprimé.


Le Tshirt de David

(Dos)


J'ai cédé à l'écharpe!
Made in China... :-| 


Mon Tshirt (je voulais le samourai)

(Dos riche en couleurs)




dimanche 26 juin 2022

IRON MAIDEN X

Nous sommes le 26 juin et c'est l'anniversaire de mon ainé ; comme c'est un dimanche, il nous fêtons cela avec ses copains/copines et en profitons pour en faire de même pour son frère, né en juillet. 12 gamins à occuper, ça fait la journée...

Mais ce soir ça va être autre chose, c'est grand messe, le diable lui même est invité à venir se prosterner devant son idole : Maiden est dans la place.

David me rejoins à la maison et nous laissons Hélène et les enfants pour nous rendre à La Défense Arena en train. Bon, légère grève donc 17 minutes de correspondance à St Lazare... Nous finissons par arriver sur place. Premier contrôle, puis deuxième (la fouille) et nous prenons la file de la boutique officielle pour acquérir le saint T-Shirt... Nous entendons les premières mesure d'Airbourne   s'échapper de l'enceinte...

Nous avons donc totalement loupé Lord of the Lost.  La queue est longue, c'est frustrant. Une demi heure passe, c'est enfin notre tour et il n'y a plus rien à la taille de David. Il se retranche sur la veste (magnifique et hors de prix) alors que j'opte pour le T-shirt exclusif de l’événement.

Fiers de nos achats, nous nous dirigeons vers la salle et donc le troisième contrôle (billets). Le temps de nous orienter, de monter le gradin et nous restons debout pour le dernier titre d'Airbourne que nous n'aurons pas le temps d'apprécier. Un passage évoque AC/DC, c'est amusant mais le son est... pudiquement moche. 

C'est donc le break immédiat. Nous allons tuer le temps avec une bière. Comme il n'y a pas de table, je la pose sur une (énorme) poubelle.

L'heure approche, nous rentrons à nouveau et cherchons nos places. David ne s'est pas foutu de nous : elles sont très bien : gradins, presque en face un peu à droite. 

20h02 : UFO... la salle chante, chaude comme la braise.... Et notre groupe favori déboule pour entamer les titres de leur nouvel album : Senjutsu. 

Il ne nous faut pas longtemps pour comprendre que le son est catastrophique, pire que pour la tournée Maiden England, mais vraiment vraiment.


Le décors inspiré des pagodes japonaises est magnifique et le Eddie Samourai fait son apparition. 

La salle, comble, est conquise même si j'ai déjà vu des fosses et gradins plus dynamiques.

 Je prends le temps de capter le troisième titre en vidéo : 

"The Writing On The Wall"



Court speech de Bruce et ce qui va suivre sera un déroulé des plus "classique" pour un concert de Maiden : best of des classiques déjà repris lors de la tournée précédente (Legacy of the Beast) dont ce concert est une date. On a simplement l'impression que la setlist a été adaptée pour comprendre le nouvel album, le tout étant décalé par le COVID. 

Le show est superbe, les décors fabuleux (changement à chaque titre!), le jeu parfait mais... mais putain de son de m...!
Et en prime le retour de scène de Bruce était certainement décalé car il chantait hors temps, ce qui est incroyable pour un chanteur de cette trempe. 

Nous en avons eu la confirmation sur un titre car nous l'avons vu se rapprocher de... je ne sais plus si c'était Steve ou Adrian... et compter les temps à haute voix pour se recaler. 


La Setlist : 

Intro :
Doctor Doctor (UFO)

1 - Senjutsu
2 - Stratego
3 - The Writing on the Wall
4 - Revelations
5 - Blood Brothers
6 - Sign of the Cross
7 - Flight of Icarus
8 - Fear of the Dark
9 - Hallowed Be Thy Name
10 - The Number of the Beast
11 - Iron Maiden

Encore:
13 - The Trooper
14 - The Clansman
15 - Run to the Hills

Encore 2:
16 - (Churchill Speech) Aces High

Outro :
Always Look on the Bright Side of Life (Monty Python) 

  
J'ai bien aimé que Bruce batte le pavillon français sur le Trooper. J'attendais ce détail. Le Spitfire sur scène est toujours aussi impressionnant... et nous avons eut 3 EDDIES !
Mention à Janick qui a été très actif cette fois. Dave semblait apathique. J'espère un coup de mou passager! 

Fin du Show à 22h (!!!) après deux heures saccagée par une acoustique déplorable. David et moi sortons tranquillement et remontons jusqu'à la gare. Pause à Saint Lazare pour prendre un truc à manger chez Burger King (seul encore ouvert) et nous attrapons un train dans lequel nous nous sustenterons. 


Ah, pour finir l'aventure il y eut le détail du Sprite renversé dans le sac, et la course sur le quai à un arrêt-station pour jeter l'amas de papier qui fuyait!

Malgré tout la soirée fut agréable mais 3 concerts à l'Arena et 3 déceptions sonores. Sans rire, cette salle a un problème!

Y aura-t-il un Maiden 11? Rien n'est moins sur. Bruce a dit "à bientôt" mais... ils sont tous vieux à présent. Un nouvel album est improbable... peut-être une dernière tournée d'adieu? 

Ils ont joué 28 fois à Paris, je les ai vu 10 fois en 19 ans. 

Le temps passe...





Le vol du Spitfire clôture le Show




La magnifique veste de David



Avec le zip détail qui tue.




Mon T-shirt

J'avoue que ce n'est pas le plus beau 
mais je voulais celui du jour et de
 toute façon il ne restait que 
celui là à ma taille.



Et une place en A4, une!






  







mercredi 5 juin 2013

Seventh MAIDEN's Son

Pour la septième fois je m’apprête à voir et entendre l’un de mes  groupes de métal favori, presque aussi vieux que moi, le mythique Iron Maiden. En plus, c'est Nico qui invite, ce qui ne gâche rien! :)

Cette fois nos papy’s sont de retour pour un nouveau tour « nostalgie » reprenant  les concerts de 1988 qui avaient eu un succès phénoménal. Même s’il ne s’agit pas de mon live préféré, l’enregistrement « Maiden England » (en VHS !) est une référence en la matière et reste agréable à écouter. Permettre d’entendre (ou de ré-entendre) cela « en vrai » est l’objectif de nos anglais, ce qui est parfaitement louable et apprécié !

Retour à Bercy ou la vierge a décidément élu domicile, en bonne compagnie comme d’habitude. Cette fois je suis accompagné par Nico et nous retrouvons Guillaume et David sur place. Un sandwich, une binouze, nous discutons de tout et de rien et zou, nous partons en immersion dans l’arène. Comme d’habitude, David a préféré les gradins. Je crois que je le suivrais la prochaine fois : je ne vais pas faire mon vieux mais j’encaisse de moins en moins facilement les 3h de « guerre civile » que l’on peut vivre en fosse.

Gros stand T-Shirt, tous plus beaux les uns que les autres. J’en choisis un qui rappelle la pochette de « 7th Son » au recto et « Somewhere in time » au verso. Eddie y est grimaçant comme d’habitude, ma femme va encore me dire que c’est à vomir, ça me désespère !

C’est « Voodoo six » qui ouvre ce soir. C’est un groupe plutôt hard rock, propre, gentillet. Ils se débrouillent bien et sont généreusement accueillis par le public. Il faut dire que les précédentes premières parties avaient été assez médiocres et s’étaient soldées nombre quolibets. Cette fois ça se passe plutôt bien et le groupe quitte la scène avec la satisfaction du devoir accompli : le POPB est à point pour  accueillir les « vieux de la vierge ».

Enfin « vieux »… c’est une façon de parler ! J’aimerai pouvoir en faire autant quand j’atteindrai leurs âges, Niko fêtant ses 61 ans ce soir-là !  Comme à leur habitude, ils bougent dans tous les sens, jouent comme des passionnés, s’amusent et se chamaillent en permanence. Cela fait 10 ans que je les vois régulièrement et ils n’ont pas pris une ride… Enfin si, quand même un peu. On sent que la voix de Bruce n’est plus au top du top mais un ton en dessous et, comme je l’ai déjà dit, que Dave simplifie ses envolées mélodiques. Steve par contre bombarde toujours comme un forcené, Janick interprète joue fait du bruit fait n’importe quoi avec sa gratte, Adrian se donne autant que l’on peut et Niko cartonne à son habitude.

Cette fois la balance était vraiment mal faite. Trop de basse, ça saturait régulièrement… je ne sais pas qui a réglé le son, mais il ne devrait pas garder son poste ! Le spectacle et les effets de scène étaient très sympas. Bon, on n’est pas encore au niveau de Rammstein mais on ne s’ennuie pas. La setlist était conforme aux attentes :

Intro : Doctor Doctor [sur bande]

n  Moonchild
n  Can I Play with Madness
n  The Prisoner
n  2 Minutes to Midnight
n  Afraid to Shoot Strangers
n  The Trooper
n  The Number of the Beast
n  Phantom of the Opera
n  Run to the Hills
n  Wasted Years
n  Seventh Son of a Seventh Son
n  The Clairvoyant
n  Fear of the Dark
n  Iron Maiden

Encores :

n  Aces High
n  The Evil That Men Do
n  Running Free

Outro : Always Look on the Bright Side of Life [sur bande]

Bon, j’ai encore eut droit à « The Evil that men do » qui est une de mes favorite (en dehors des superclassiques comme « The Trooper », « The number of the beast », etc.) ce qui fait que je suis encore un peu « parti pris » dans la positivité de ce concert. J’ai donc passé un bon moment.
Néanmoins, j’ai préféré leur prestation précédente lors du tour « Final Frontier ». Il est certain que nos anglais reviendrons : ils ont encore la pèche et le doivent bien aux fans. J’y serais, histoire d’en reprendre une bonne dose. Je suis toujours aussi accroc.