mercredi 9 mai 2007

Within Temptation 1 : Vox Deï.

J’ai découvert les « Within » en ouverture de Maiden, au Parc des Princes. Guillaume et moi avons été séduits par les guitares précises, les riffs très sombres contrastants avec la voix presque enfantine de la chanteuse. A l’écoute de leurs albums et de leurs autres concerts, l’idée de leur consacrer une soirée entière ne me semble donc pas aberrante. Guillaume ne m’ayant pas suivi sur ce coup là, je mets donc le cap seul sur le Bataclan.

Arrivée en métro je m’insère dans une file d’attente assez kilométrique regroupant un public varié (des gothico-ados aux « vieux » métaleux en passant par des BCBG un peu colorés au mieux du noir ambiant).  Le groupe a déjà une certaine notoriété et ce genre de salle est largement sous dimensionnée. Ouverture des portes trop tardive, le show est donc déjà commencé quand je passe par la case T-Shirt. C’est « Delain » qui ouvre. J’assiste avec intérêt à la fin de leur prestation. Le son est bon, la chanteuse est douée, les musiciens aussi. Le style est assez classique à présent (type Metal Symphonique, c'est-à-dire un gros son avec une fille qui chante). Sharon, de Within Temptation, rejoint la chanteuse de Delain (Charlotte) pour un duo tout à fait sympatique. Après deux titres, c’est déjà fini… Dommage, j’en aurai bien bouffé un peu plus. Ils sont vraiment très propres.

Démontage, remontage… Grosses guitare… ça y est, c’est parti. Je suis au cinq ou sixième rang, je vois en détail les grosses pompes de Sharon, la chanteuse, qui est habillée d’une superbe robe couleur ivoire.
Je n’ai jamais été aussi près. Il faut dire que je ne cherche pas vraiment non plus, car d’habitude, ça bouge méchamment devant et je ne me sens pas à finir à l’hôpital.

C’est ma première fois au Bataclan, et je dois dire que l’ambiance y est fabuleuse. La proximité avec les artistes est étonnante. Contrepartie évidente, nous subissons une chaleur à crever. Sharon est rapidement trempée, Robert (Le guitariste, fondateur du groupe) fait pleuvoir sa sueur sur la scène… Le son est excellent, les titres sont interprétés un peu plus agressivement vis-à-vis des albums. C’est tout ce que j’attends d’un concert ! Du naturel, de l’envolée métaleuse, du plaisir artistique.

Les titres s’enchainent et Sharon distribue ses bouteilles d’eau aux spectateurs des premiers rangs. Perso, je suis rentré avec une petite bouteille et je l’ai bien vite éclusée. Je suis trempé à 8/10 sur l’échelle de la machine à laver. Le continuum espace-temps a du être perturbé car l’espace de quelques « jumps » et c’est déjà fini.

La setlist n’était pourtant pas courte : 

Our Solemn Hour
The Howling
Frozen
Stand My Ground
Forsaken
The Cross
What Have You Done
The Heart Of Everything
Mother Earth
See Who I Am
Angels
Hand Of Sorrow
All I Need
Jillian
The Truth Beneath The Rose
Deceiver Of Fools
Memories
Ice Queen

Excellent moment que cette soirée au Bataclan, d'autant plus que c'était mon anniversaire. Un autre concert de Within est prévu au Zénith cette année. Je prendrais des places. Ma chérie appréciant la voix fabuleuse de Sharon, nous irons donc ensemble.


Le billet

Le T-Shirt


Edit juin 2025 : Ajout d'une image de l'album trouvée sur le WEB. 







jeudi 3 mai 2007

Roger Waters : The dark side of Pink Floyd.

Pour ceux qui suivent, j’ai du raconter une partie de l’histoire des Pink Floyd dans la kronik consacrée au live de 1994, ainsi que dans celle de David Gilmour. Vous savez donc tous que Roger Waters est le bassiste historique de cette formation mythique.
  Fâché avec les autres musiciens, il a fait ses valises pour continuer sa carrière seul.  Il ne porte donc plus la marque du groupe mais comme il est l’auteur perturbé d’une pléthore de  tubes, il a absolument le droit de les jouer.
Entouré de musiciens de session, il va donc nous régaler, car ce soir, c’est le grand répertoire.

Bercy, encore, toujours cette salle qui me colle et qui a l’avantage d’être à 15 minutes à pied de mon appartement. Encore moins si l’on prend le métro…  c’est le cas, ce soir. Places numérotées, mais pas géniales… En fait les pires de Bercy, dans le dos des musiciens. Il faut dire que j’ai appris sur le tard l’existence de ce concert et que j’ai eu ce qu’il restait. Nous arrivons à l’heure, je passe aux T-shirts et nous nous installons, punis, dans le coin de l’arène.

Personne ne pouvant ouvrir devant un monument comme Roger Waters, nous entrons directement dans le vif du sujet. La setlist proposée est une compilation des morceaux historiques du groupe, à commencer par  « The Wall », album autobiographique racontant les dérives psychologiques de l’auteur. Il y aura évidemment du « Wish you were here » et un bout de « A saucerful of secrets ».

Cela commence donc très fort :

In The Flesh
Mother
Set The Controls For The Heart Of The Sun
Shine On You Crazy Diamond
Have A Cigar
Wish You Were Here

Suit un étonnant extrait du dernier album de Waters avec les Floyd, « The Final Cut » : tout un symbole. Là, j’avoue, j’attendais pas. C’est avec cet album que j’ai découvert le groupe, vers 1987.

Southampton Dock
The Fletcher Memorial Home

Nous continuons avec des titres « solo » que je ne connais pas, mais qui sont bien agréables à l’oreille :

Perfect Sense – part 1
Perfect Sense – part 2
Leaving Beirut Intro
Leaving Beirut

Passage par “Animals”, album mythique du groupe, avec Sheep.

Et puis un entr’acte, chose qui ne se fait quasiment plus dans les spectacles modernes. Jusqu’ici, bien peu de chose à dire. Nous avons réussis à nous replacer un peu plus à droite pour une meilleure visibilité. Le son est excellents, les musiciens formidables, les effets visuels très riches (dans le style Pink Floyd). Roger Waters est incroyablement charismatique.

Après un quart d’heure de pause, retour aux affaires avec le grand moment de la soirée : L’interprétation intégrale du  « Dark Side of the Moon ». C’est le titre de la tournée, on est là pour ça. C’est le bonheur.

Speak To Me
Breathe (In The Air)
On The Run
Time
The Great Gig In The Sky
Money
Us And Them
Any Colour You Like
Brain Damage
Eclipse 

Bercy est debout. Tonnerre d’applaudissements dans la salle. C’est du délire. Bon, ce n’est pas la foire et le Pogo d’une fosse de thrash, mais on sent une ferveur, une communion du public.

C’est déjà l’heure des rappels, avec une occasion de refermer le cercle de ce concert. Retour au début, aux pensées ravagées de Roger Waters, à “The Wall” :

The Happiest Days Of Our Lives
Another Brick In The Wall – part 2
Vera
Bring The Boys Back Home
Is There Anybody Out There?
Comfortably Numb

Je dois confesser que sur la dernière, j’ai gravement piqué mon pied. J’adore “Comfortably Numb”. J’sais pas, je pourrais l’écouter des milliers de fois, elle ne me lasse pas. Il est juste dommage que ce soir là ça ne soit pas l'auteur original de ce solo fabuleux qui soit à la guitare... Mais comment concilier l'inconciliable? 

En conclusion, je pourrais mettre à charge l’usure de la voix de Waters, qui ne ressemble plus vraiment à grand chose (Heureusement qu’il s’économise et qu’il ne chante pas tout). Je pourrais également dire qu’il ne joue plus tout les morceaux… Et que ces morceaux sont trop formatés et proches des partitions studio… Et que son line up n’est pas aussi bon que les Floyd d’origine… 

Mais comment en vouloir à un homme qui a inspire des générations de musiciens, et cela depuis 40 ans? Entendre ses chef-d’oeuvre, de sa main, avec le cochon géant flottant dans le POPB, c’est un privilège et ça ne se discute pas.









samedi 28 avril 2007

Sardou au Zénith mais pas au sommet.


Partager un bon moment musical avec ma petite femme est un objectif récurant. Michel Sardou est un grand nom de la chanson de chez nous et aller l’écouter interpréter ses tubes me paraissait une très bonne idée. 

Ses enregistrements « live » sont bons, en particulier le « Bercy 98 » qui est à mes oreilles, au dessus du lot.

Et puis comme je l’avais vu étant gosse, la curiosité m’a poussé à y revenir pour constater l’évolution (même si j’ai personnellement dégénéré vers des goûts musicaux plutôt différents). Nous partons donc pour le Zénith. Places assises, numérotées… Nous serons bien installés.

Pour la première fois dans cette salle, l’artiste a choisi une déco plutôt sobre. Pas de gros décors, pas de lumières excessives, c’est à mille lieux de Cher, que nous avons vu au même endroit. Le son est bon mais un peu fort. Pas d’ouverture devant  Sardou, nous entrons donc directement dans le vif du sujet. Nous entendons donc les titres de son nouvel album « Hors format », puis quelques classiques dont certains plutôt inattendus (Le surveillant général)…

Et c’est à partir de là qu’il y a eut comme un problème : le concept de cette tournée était de faire participer le public et donc la majorité des tubes attendus ont été interprétés à capella par ce dernier ! Je ne vais pas être méchant, mais brailler sans orchestre, je le fais très bien sous la douche. Payer pour entendre « la maladie d’amour » (entre autre) massacrée par le public ne m’a pas semblé être une bonne affaire. Il n’y avait pas que moi à penser cela d’ailleurs, plusieurs spectateurs invectivant l’artiste en lui demandant de chanter.

« Reprise » du spectacle musical pour une dernière ligne droite comprenant d’autres titres du dernier album. Nouvelle déception avec l’incontournable  « lacs du Connemara », sévèrement amputé.

Que dire en conclusion ? J’ai été déçu, ma chérie aussi. Le DVD du concert est paru à l’heure ou je rédige ces lignes. Annoncé comme « exceptionnel », nous ne l’avons pas visionné… Trop peur de s’ennuyer autant que dans la salle, certainement.


M’sieur Sardou, retournez à Bercy et faites péter « L’an Mil » avec de la pyrotechnie. C’est peut-être pas très original, mais c’est ce que le public attend de vous. 


mardi 30 janvier 2007

Curiosité et comparatif : un match de coupe de France avec le PSG.

Je n’aime pas le foot. Je suis cependant curieux.

Comme je suis amateur de grosses ambiances, mon collègue de bureau m’a convié à un match de la coupe de France. J’ai  accepté, me disant que c’était une opportunité de revoir le Parc des Princes sous un autre angle. Nous nous sommes donc installés au balcon de  la tribune Auteuil. Je ne m’étendrai pas sur la qualité du match, J’y connais rien. Il parait que le PSG a gagné 1-0 contre Valencienne.

Le seul  commentaire que je me permettrai de faire concerne l’ambiance. Il faut le concéder, il y en a. Le public entonne presque sans discontinuer des chansons à la gloire du club. Pour un profane comme moi, c’est moins marrant car je ne connais pas les paroles. Pour les supporters, je concède que cela soit assez rigolo… Surtout quand son équipe gagne.

Maintenant, en étant objectif, ça valait un 3 sur 10 (10 étant les 15 premiers rangs de  la fosse de Bercy avec Maiden balançant  « The Trooper »).


Sans plus donc. Revenons donc  à nos moutons : nous sommes sur un blog au thème musical et qui doit le rester.


mardi 28 novembre 2006

MAIDEN 4 : La mission !


Retour à Bercy en cette fin Novembre. Arrivée en compagnie d’Olivier et de Jérôme. Nous retrouvons David et sa femme et nous dirigeons bien en avance vers les marches du palais. 

Nous attendons l’ouverture des portes qui sera bien tardives. Le service de sécurité était plus que mal organisé. C’était TRIVIUM en première partie : Nous n’en verrons que la fin de la dernière chanson. Ça avait l’air bien bourrin, mais bon, comment juger objectivement en quelques minutes ?

Bref. Le POPB  est comble, l’ambiance est électrique. Nous sommes en fosse, devant les platines… Extinction des feux, je chausse mes bouchons et ça démarre.

Je ne vais pas m’étendre sur Maiden en scène, je l’ai déjà fait 3 fois. Le thème de la soirée était leur nouvel album : «  A Matter Of Life and Death ». La chose est controversée et je laisse aux chroniqueurs spécialisés le soin de digresser sur ce qui est soit l’un de leur tout meilleur disque, soit le pire depuis toujours.
Toujours est-il qu’on se prend un bon concert, impeccable, avec une belle déco, un bon son et un Bruce Dickinson au top. L’ambiance était bon enfant, avec un public de fan qui connaissait déjà une bonne partie des paroles.

Les titres défilent, et voici le mi-acoustique « The Legacy » qui a, au moins, le mérite d’exister. Fondu au noir. Bruce nous annonce que c’est la fin de  «  A Matter Of Life and Death »…

C’est là qu’il s’est passé un truc assez indescriptible… Nos anglais ont entamé ce qui était les premières mesures de « Fear of the Dark » et le public de Bercy, plongé dans une léthargie métaleuse digne d’une gentilhommière doucereuse un soir d’hivers rigoureux, c’est soudainement réveillé avec la forme des grands jours. Vu d’en bas, c’était l’ultime communion de 16000 fans avec leurs idoles. 

Inévitable, « Iron Maiden » voit la scène de Bercy transformée en un char d’assaut géant, d’où Eddie nous regarde avec ses jumelles. Je retire mes bouchons. Le son est raisonnable et franchement, ça valait le coup de prendre les derniers titres à pleine puissance.

Rappels : « The Evil That Men Do ». J’adore celle là… « 2 Minutes to Midnight ». Ambiance ultra-bouillante… Et le final en apothéose: « Hallowed be thy name ».

Que dire d’autre si ce n’est que les 5 derniers titres valaient le concert entier. Interprétation parfaite, public extraordinaire. Les papy’s nous ont encore fait une démonstration de leurs capacités.

Au passage, Bruce nous a annoncé leur passage pour mi-2008 avec une tournée « Powerslave / Somewhere in Time / Seventh Son / No Prayer for the Dying » peut-être dans un endroit « plus grand ». Retour au Parc ? Ou que ce soit, de toute façon, j’y serais.







Addendum 07/2024 : Ajout du poster de l'évènement





mardi 7 novembre 2006

The Unholly Alliance 2006: Bercy Beaucoup.


Pas moins de 6 groupes sont prévus ce soir au POPB. Le début des hostilités étant prévu vers 17H30, Olivier et moi serons en retard. Bhen oui, on a un métier. J’avais posé des congés mais comme un pauvre petit canard, j’ai du annuler. Bref. Arrivés sur place, mon camarade se rend compte qu’il a oublié sa place. Il repart donc la chercher pendant que je pénètre dans le palais du métal… Il est 19H et ça a déjà l’air de bastonner sévère à l’intérieur.

Passage obligatoire au rayon T-Shirt et je m’installe en gradins en attendant le retour de mon garde du corps. Petite précision : A partir de maintenant, je ferai les touts les concerts de ce genre avec protections auditive. Y’a déjà trop de casse de ce coté là.

J’ai raté Gojira et Thine Eyes Bleed mais Lamb of God vient de commencer. Y’a des Watts. Je suis au centre gauche, mi-hauteur des gradins. Belle vue, de la place devant. Je m’installe. Malgré la distance, les bouchons sont appréciables. La sono est excellente. Cette fois, elle sera partagée par toutes les formations, aux amplis de scène près. Ça change de certains systèmes pourris de premières parties

Lamb Of God, c’est du Trash Metal américain. C’est bourrin, ça « grunte » fort. Ouais. Je ne suis pas fan.
Entracte, Roadies. Intro sur une musique d’ascenseur des années 60 : Children of Bodom balance sa sauce. C’est soi-disant du power métal venant de Finlande. Je classerai plutôt dans le death. Intéressants mais sans plus. Olivier me rejoins, nous descendons en fosse pour la fin. Son avis est sans appel : On dirait du Kreator en plus plus mur. Mention spéciale aux amplis « à guirlande de noël ». Glam au possible ! Un clin d’œil aussi à la bande d’allumés qui faisaient la chenille dans la fosse… J

Roadies encore. Vue d’ensemble sur Bercy à moitié vide ! Ça remue relativement peu… C’est vrai qu’il ne fait pas chaud, mais c’est un live de métal tout de même !

Et voici les suédois d’In Flames. Là j’avoue mon agréable surprise. C’est du death mais très mélodique. Certains passages, on dirait même du Maiden ! Bon, entendons-nous bien. Il y a des titres qui ne font pas de cadeau. Mention très bien tout de même. Fusionnel. Ça mérite qu’on s’y intéresse.

Démontage, Roadies toujours… Le vif du sujet, enfin.
Le quatuor attendu s’installe. Et c’est parti.
Coté public, c’est tranquille. Pas de pogo dans notre zone… A noter que la salle s’est remplie juste pour eux. Ce n’est pas plein, mais presque.

Décrire un concert de Slayer n’est pas aisé. Il faut appliquer un superlatif à tout tant on prend une gigantesque claque. Plus fort, plus vite, plus provoquant. Les hommes se donnent à fond, les titres s’enchaînent avec une pression de dingue. On imagine une attaque, un raid aérien avec des bombes qui fusent et dévastent à l’aveugle. A moins que l’image d’un tsunami de plomb liquide soit plus réaliste ? Le son est terrible : On sent bouger ses fringues. Je crois que c’était le plus fort qu’il m’ait été donné de vivre. Je ne regrette pas mes bouchons.  

Eclairage et déco très sympathiques malgré un gros projo en panne. Les amplis empilés en croix inversées sont du plus bel effet. En fond il y a une projection d’images relatives aux titres interprétés : De Mao à Oussama Ben Laden en passant par George W. Bush, des versets du Coran sur fond de drapeau américain et d’avions de ligne… ça fait mal.

La setlist ne reprenait que du lourd, dont les terribles et incontournables War Emsemble, South Of Heaven, Disciple, Mandatory Suicide, Season in the Abyss, Chemical Warfare, Dead Skin Mask, Hell Awaits, Raining Blood et au final Angel of Death. Une heure dix, une quinzaine de titres et pas de rappels. Le show est fini… ça fait quand même industrie.

Kerry King balance ses médiators dans la fosse. La lumière est allumée. Le sentiment de frustration est ce qui domine à cet instant. Le comparatif avec Metallica est facile. Les quatre Horsemen tiennent plus de deux heures… Pourquoi pas eux ? En même temps, vu la débauche d’énergie que  Slayer donne en une heure, comment leurs en vouloir ? C’est le résumé concis de 20 ans de trash sans aucune faute. Mais j’en aurais quand même bien repris un chouillat !


Araya, King et Hanneman étaient efficace, Lombardo impérial (même si Olivier ne l’a pas trouvé au mieux de sa forme), on m’avait prévenu et je le confirme. Slayer il faut y aller  même si le trash métal n’est pas votre tasse de thé : L’expérience est fascinante.




Addendum 07/2024 : Ajout du poster de l'évènement 

mardi 20 juin 2006

Guns n’ Roses : Axl et ses musiciens.

On est le 20 Juin et demain c’est la fête de la musique. Pour nous, ce sera ce soir.

Gun’s n’ Roses… Quelle affiche ! Les riffs de ce groupe on bercé mes années lycée… Et celles de bien d’autres trentenaires, si je me base sur la quantité de T-Shirts gris délavés devant le POPB. D’ailleurs le mien ne déroge pas à la règle… Et celui de mon camarade Olivier non plus. Je dois dire que je pars avec un mauvais à priori. J’ai écouté la performance du groupe à Lisbonne. C’était mou, c’était fade… Axl avait la voie déchirée… pas super.

Sandwich avalé, bouteille d’eau vidée… nous nous immergeons dans Bercy. Comme d’habitude, je fais ma crise vestimentaire. Nous déambulons dans les coursives avant de localiser le modèle idéal, taille XL. 30 euros, cher et pas très original, mais c’est pour la collec’. Je le plie et le range dans ma poche de treillis. Nous nous engouffrons dans la salle, en haut des gradins. La première partie a déjà démarrée. Première impression : La sono est drôlement forte. Nous descendons dans la fosse, sur la droite des platines. « Bullet for my valentine » ( http://www.bulletformyvalentine1.com/ ) est sur scène. C’est un peu trash. Son trop sourd, basse un peu saturée… C’est dommage, ils sont bons. Il faudra que je les écoute à tête reposée. Descente dans la fosse, attention à la marche ! Nous prêtons toute notre attention durant une demi-heure, et puis comme d’habitude, une pause avant le second groupe. Nous en profitons pour retrouver une collègue d’Olivier. Recherche un peu complexe, dans une fosse plutôt bondée. Nous la retrouvons sur le coté gauche. C’est de cette position que nous entendrons le deuxième groupe : « Avenged Sevenfold » ( http://www.avengedsevenfold.com/ ). Pour le coup, c’est vraiment du trash, avec un je ne sais quoi de technique… Tempo en retard. Intéressant… mais au bout de 3 titres, ça lasse. Finalement trop technique, j’ai préféré nos précédents larrons. Retour vers le centre, devant les platines, pour apprécier au mieux ce qui va suivre. Il est 21h45. Les roadies mettent en place le décor. 22h15, toujours rien. Pour nous faire patienter, on nous passe tout les standards du hard-rock et du métal. Le public se met à chanter sur « Master of Puppets »… Grandiose.
22h35… ça se met à siffler à chaque nouvelle chanson. Nous savions qu’Axl allait jouer sa Diva, mais il abuse.

Blackout.

Le voila, ça démarre. « Welcome to the jungle ». Gros effets pyrotechniques. Ecrans géants. Vache, c’est la boucherie dans la fosse. Jump or die, comme on dit, alors je jump tout ce que je peux. Bref contact avec l’épaule de mon camarade, j’ai la mâchoire qui part en vrille. Peu importe, c’est la foire, au bout de 5 minutes j’a tellement mal partout que je ne sens plus rien de particulier. On enchaine : « It’s so easy ». ça chahute encore. On est pourtant loin de la scène… Et ça continue « Mr Brownstone », « Live and let die »… ça chauffe encore. La version Mc Cartney est à des années lumières… Et je suis en train de me dire que ça va durer 2h. Je n’ai jamais vu une fosse ça. Même pour Metallica.

Une pause, un solo de guitare. Robin Fink, c’est le nom de l’artiste. Ouais… On attend la suite. Heureusement voici le « Sweet child of mine », et puis « Madagascar » avant une nouvelle apocalypse : « You could be mine ». J’ai quitté la terre. Olivier me dira que c’est « l’effet  Alain Souchon » : J’ai 10 ans. Retour en arrière sur un autre titre qui m’a tant bercé « Knokin’ on the heaven’s door ». Merci monsieur Dylan, merci monsieur Rose… Le cocktail est toujours aussi bon et doux. Heureusement, cela permet de reprendre son souffle. Les musiciens en ont besoin aussi et vont se reposer en coulisse : C’est Dizzy Reed (le dernier « Gunner » à part Axl) qui se colle au piano. Il nous enchante d’un « Ziggy Stardust » tout à fait fabuleux. A partir d’ici, ma mémoire défaille un peu. J’ai l’impression d’avoir vécu une succession de solos de guitare aussi médiocre qu’inutiles. Seul bon moment, le solo avec la « mouche » (espèce de guitare-pied-abeille qui ne ressemblait à rien) : Le « Don’t cry » arracherai des larmes a n’importe quel métaleux, même malhonnête. Retour du groupe pour « November Rain ». Ca aussi, c’est du beau. « My Michelle », ça bâche encore une fois… Personnellement, je suis rincé, état liquide. Et voici la surprise : Axl nous prie de bien vouloir accueillir Izzy Stradin. Là, je trouve que l’on marche sur la tète. Un autre membre original des Gun’s, c’est bien, mais pourquoi diable le faire venir pour les dernières chansons ? « Used to love her », « Patience », « Nightrain »… La vache… ça jump toujours… Heureusement pour moi, Bercy a commencé à se vider : Il y en a qui ne veulent pas louper le dernier train pour rentrer chez eux. Je fais un pas en arrière et je peux donc rester sur le plancher des vaches pour la fin. Olivier saute toujours. Increvable !

Ce sont les rappels habituels. Voici le tube titre du futur dernier album qui devrait sortir un jour prochain : « Chinese Democracy ». C’est du même tonneau que tout le reste. Facile à deviner que c’est du G’n’f’R’ Un dernier solo de guitare-supplice et le groupe conclut sur « Paradise city ». Un véritable petit feu d’artifice est tiré en intérieur, des tonnes de confettis sont projetés sous la voute de Bercy. Axl balance son micro dans la foule... ça y est, c’est fini. Il est 1h15 environs. On en a bouffé 2h30.
 
Résumer toute mes impressions sur ce concert ne sera pas aisé. Premier point important, Axl avait toute sa voix (et quelle voix) ce qui est un facteur grandiose pour la note générale. Il était au top et mis à part son retard, il n’y avait vraiment rien à lui reprocher.
Les musiciens s’en sont globalement bien sortis, mis à part les solos de guitare pitoyables. (J’admets être exigeant car j’ai eu la chance d’entendre en live Knopfler, Clapton ou encore Gilmour. Sans aller jusqu'à Malmsteen ! Mais le solo est un exercice qui se doit de toucher la perfection. On en était très très loin).
Il faut aussi noter qu’un Slash vaut au moins deux guitaristes « normaux ». Quand Izzy Stradin a débarqué, on totalisait 4 grateux sur scène, sans compter la basse. Y a-t-il une règle qui dit que l’on compense la qualité par la quantité en matière de maltraitance de Telecaster ?
La batterie faisait son boulot, les claviers aussi. Un petit manque de fantaisie peut-être ?
Les décors étaient somptueux, les effets grandioses et parfaitement coordonnés. L’ambiance ultra-chaude a fait le reste.
Je ne classerai pas ce live dans mon trio de tête (pour mémoire : Maiden 06/03 ; Metallica 06/04 et Gamma Ray 10/05) mais il les talonnera de près. 


Ha oui : Le petit rectangle bleu sur le billet est un confetti, chopé au vol ! Je suis décidément sentimental J






Addendum juillet 2014 : une photo de mon collector datant de la tournée "Use your Illusion" que je n'ai pas pu aller voir à l'époque (J'ai acheté ce T-Shirt à la FNAC). Le concert de Paris existe en vidéo (de piètre qualité malheureusement) : c'est néanmoins un pur délice.



Addendum Septembre 2021 : J'apprends que le garçon bruyant avec la guitare qui sort des ailes d'insecte était Ron "Bumblefoot" Thal et que son engin est une création Vigier.
Je suis sur le popotain vu le respect que j'ai actuellement pour ce type (entendu live avec Sons Of Apollo), capable de tout y compris de jouer du Gilmour. 
Rendons à César ce qu'il lui appartient et en même temps ce soir là, j'ai pas aimé! ;-)


Addendum Avril 2024 : Ajout d'une photo de l'affiche du concert, prise dans le métro et trouvée sur le net.