jeudi 27 septembre 2018

EUROPE : FINALEMENT LE FINAL COUNTDOWN !

Je me suis souvent posé des questions à propos de mes goûts pour la musique heavy. Pourquoi et comment en suis-je arrivé là?

À réfléchir chronologiquement, l'un des tout premiers groupe hard rock que j'ai écouté (en 45T!) et qui m'a influencé passait au Top 50. Plus accessible et plus proche du hard FM, j'avais tilté sur la puissance du truc et les gros solos de guitare. Ce groupe pleins de chevelus et de cuirs, c’était Europe et c'était en 86.

Après une période de flou, le groupe s'est reformé en 2003 et 30 ans plus tard, j'ai pris ma place pour aller les écouter. J'attendais ce moment avec impatience mais une chute de vélo accompagnée d'une fracture du bassin m'a obligé à donner ma place (Titi, je sais que tu as apprécié!).

Je croyais cette cause perdue quand j'ai appris que le groupe allait défendre un nouvel album sur scène, lors d'une tournée 2018! J'ai donc pris deux places en concertation avec Hélène...

Rendez-vous donc à la mairie du XVIIIe car cette dernière a décidé de me payer l'apéro/fruits de mer à "la Trinquante", une bonne adresse du quartier. Huîtres et bulots consommés, nous partons pour le Trianon  avec un stop dans un japonais, pour prendre quelques sushis à manger en route.

Arrivée, entrée, fouille et vestiaire... ça fait bizarre d'aller à un concert sponsorisé par Radio Nostalgie!

Nous arrivons en pleine première partie et je me rends compte que j'ai oublié mon inévitable T-Shirt!  Ne connaissant pas la salle, nous n'avons pas vu le stand qui était à l'opposé du bar. Oubli réparé, nous re-rentrons dans ce petit chaudron qu'est le Trianon. C'est King-King qui est sur scène. Nous n'en verrons que peu de choses mais de bonnes! C'est un groupe de blues-rock écossais, comme le prouve le kilt du chanteur-grateux. Ils sont bons, le son est bien réglé et l'ambiance très bonne. Dommage de ne pas en avoir eu plus car nous sommes restés sur un goût de trop peu.

C'est donc le "Change Over" (assez rapide car les hommes de Glasgow ont joué avec le décor d'Europe). Les instruments démontés et la balance refaite, nous attendons l'arrivée des Suédois.
Nous serons placés un peu à gauche au début, puis au fond à droite après notre pause de milieu de concert. Les sabots d'Hélène (pardon) Les chaussures d'Hélène n’étant pas assez confortable pour l'épreuve, nous avons du sortir pour lui éviter l'amputation à la fin du spectacle.

Fondu au noir et c'est parti pour 1h40, 19 titres, retraçant la carrière finalement très récente de la formation.
Le moins que l'on puisse dire, c'est que c'est encore un groupe qui ne fait pas son âge. Joey Tempest (né Rolf Magnus Joakim Larsson voici 55 ans) occupe toute la scène, joue du micro, peste contre sa bouteille de Cristaline avec la petite capsule qu'on arrive pas à ouvrir si on ne sait pas (merci les roadies) , nous gratifie de quelques mots de français... bref, occupe tout l'espace. Avec lui, les musiciens (qui ont tous des noms issus du catalogue IKEA!) prennent visiblement du plaisir à jouer. Le guitariste et le bassistes changeront régulièrement leurs magnifiques instruments; nous verrons une flying V custom fabuleuse  utilisée par les mains de maître de John Norum.

Car OUI, Europe est un groupe de maîtres. J'avoue, j'ai un peu de mal à dire cela vu qu'en même temps, ils restent pour moi les jeune blonds peroxydés de mes pochettes de 45T. Leur album de 1986 (The Final Countdown) est un pur morceau de hard-rock avec des bouts de métal dedans, avec une sauce synthés eightie's vraiment cool et une production fabuleuse, du niveau des Scorpions ou Bon Jovi contemporains.
Evidemment, tout cela date un peu (voir les mecs aux platines de mixage, plutôt à l'âge de la retraite) mais le talent est toujours là. La guitare de Norum est précise et puissante, la basse de Lèven envoie le nécessaire, la batterie de Haugland est plus qu'efficace... Le clavier de Michaeli bien présent et le chant de Tempest toujours au top!

Pour ce qui me concerne, j'aurai eu le plaisir d'entendre les titres de mon adolescence en vrai (en rouge dans la setlist ci dessous, même si je n'ai pas possédé le single de "Cherokee").

1 Walk the Earth
2 The Siege
3 Rock the Night
4 Hole in My Pocket
- Prelude
5 Last Look at Eden
6 Pictures
7 Firebox
8 Ready or Not
9 Turn to Dust
10 Sign of the Times
11 Vasastan
12 GTO
13 Carrie
14 Nothin' to Ya
- Drum Solo (The William Tell Overture)
15 Scream of Anger
16 War of Kings
17 Superstitious (with snippet of "No Woman No… more )

Encore:
18 Cherokee
19 The Final Countdown

Quel plaisir de danser (enfin, disons de câliner) un slow qui tue (Carrie) plus 30 ans plus tard. Dire que ce titre (oublié?) a explosé les charts européens de l'époque...

Et c'est sans compter le Final Countdown... La salle, relativement calme a simplement explosé sur ce dernier titre, une bonne partie obéissant avec joie aux demandes de Joe : "Jump! Jump!"

Hélène a passé un bon moment avec ces musiciens qu'elle a entendu de plus loin à l'époque, étant plus jeune que moi. J'ai quand à moi adoré ce "retour vers le futur" en 1986. Sur quelques titres, j'ai eu à nouveau 12 ans et il est fantastique de vivre cela.


De vrais billets de la FNAC



Et un très beau T-Shirt, pas trop cher (mais il fallait avoir du Cash)
On a aussi pris des badges!


jeudi 5 juillet 2018

IRON MAIDEN 9 : L'HERITAGE DE LA BETE

J'ai déjà dit que l'histoire bégaye!
Je n'aurais jamais cru autant revoir la vierge de fer; en quinze ans, cela fait neuf fois que je me retrouve face à eux. En 2003 j'en disais le plus grand bien, et aujourd'hui, on ne va pas se mentir... je vais encore dire qu'ils sont extraordinaires. Je le dis donc encore. Voilà.

Rembobinons l'histoire de quelques heures si vous le voulez bien.

Il était hors de question que je loupe le retour de nos papy's du métal. La tournée promotionnelle de leur dernier (et fabuleux) album studio, "The Book Of Souls" n'avait donné lieu qu'à une seule date française au Download Festival 2016 et j'en avais gardé un goût de trop peu à cause de notre positionnement trop lointain dans l'hippodrome. Retour à Bercy, avec le même David que la dernière fois et une invitée surprise : mon amoureuse! Et oui, Hélène aime le gros son et j'ai conséquemment voulu lui faire la surprise de son premier concert 100% métal. Malheureusement l'effet a été éventé par sa copine Cricri qui m'a grillé en discutant lors de notre rencontre avant Bertrand Cantat. C'est donc en connaissance de cause qu'elle vient me rejoindre au Chambertin qui est devenu mon QG des "Avant Bercy". Un pichet de rosé, une barquette de frites... David arrive à son tour. Go, hop-hop-hop, c'est parti!
Entrée, fouille niveau aéroportuaire avec les portillons et tout... c'est malheureux et ça casse l'esprit de fête... Direction les boutiques de T-Shirts que nous dévalisons (Hélène en prendra un vraiment Girly avec des paillettes!) avant de monter aux buvettes pour que David achète de quoi se restaurer. Le plein fait (vin et bière en prime) nous nous dirigeons vers la terrasse pour nous installer car, d'un commun accord, nous avons décidé que nous pouvions nous passer de "Killswitch Engage" (metalcore ricain) prévu en première partie.


Bon, en fait nous manquerons "The Raven Age" qui est le groupe de Georges, le fiston de Steve Harris. On peut dire que l'on aura eu toute la "Maiden Family" pour les premières parties, entre la fille de l'un, les fils des autres... Quoi qu'il en soit nous avons dîné au soleil (une première) avant de nous diriger vers nos places en gradin, numérotées s'il vous plait.

Nous descendons donc dans l'arène où nous serons très bien placés. Je constate que Julie (de mon club de plongée) m'a envoyé un SMS. Elle en fosse et il est trop tard pour se retrouver car la porosité avec les gradins est compliquée. Hélène va nous recharger en carburant (même si le vin blanc est hors de prix) et nous patientons pendant l'intervention habituelle des roadies.

Je crois que je n'ai jamais vu autant de T-Shirts noirs à effigie de la vierge. Les fans sont tous là et ça se voit. Comme d’habitude, c'est transgénérationnel avec des gens de 10 à 70 ans.

UFO raisonne enfin... ça y est, c'est reparti!


Je dois confesser ici que pour des raisons personnelles, j'attendais ce moment depuis longtemps, un peu comme un exutoire. Le métal live est important pour moi, un peu comme une soupape qui me permet de laisser filer une part de moi même trop peu exprimée. Le show de ce soir étant terrible, j'ai pu me laisser aller autant que faire ce peu et ce, dès l'ouverture sur "Aces High". We shall never surrender!

Nos papy's vont comme toujours nous dérouler un show parfait, voir encore plus. Comme il s'agit de défendre un jeu vidéo et non un nouvel opus audio, la setlist ressemble à un "best of" ultime avec une grande partie des plus grands hymne du groupe. Difficile de faire la sélection je suppose, car il y en a beaucoup... cette fois nous nagerons dans les classiques d'avant 2000, mis à part "for the greater good of god" extrait de "A matter of life and death", album de 2006 (oups, déjà 12 ans...)



Intro : Doctor Doctor (UFO)

00: Churchill's Speech
01: Aces High
02: Where Eagles Dare
03: 2 Minutes to Midnight
04: The Clansman
05: The Trooper
06: Revelations
07: For the Greater Good of God
08: The Wicker Man
09: Sign of the Cross
10: Flight of Icarus
11: Fear of the Dark
12: The Number of the Beast
13: Iron Maiden

Encore:
14: The Evil That Men Do
15: Hallowed Be Thy Name
16: Run to the Hills

Outro : Always Look on the Bright Side of Life (Monty Python)


Le set est déjà fini, je hurle encore pour les rappels qui figurent dans mes favoris. "The Evil That Men Do"....

Dire que je me suis éclaté est un euphémisme. Hélène m'a dit que j'étais aphone au troisième titre (ce qui ne m'a pas empêché de continuer à brailler comme un paon jusqu'au bout. (oui, c'est bien le paon qui braille et c'est certainement le bruit couinant que je faisais à ce moment là!)

Nous nous remettons de l'expérience avec les habituels Monty Python. Hélène a apprécié, David et moi sommes vidés. Sortie et petite ballade parisienne pour rejoindre le métro. Je suis bluffé par cette énergie. Dire qu'ils ont entre 59 et 66 ans...

Tant qu'ils tourneront, j'irais les écouter!

Up The Iron's !




Le T-Shirt de la tournée.

 Celui des événements français.

 Les paillettes d'Hélène!

De vraies places pour cette fois!

samedi 9 juin 2018

ROGER WATERS : Des cochons et des hommes.


C'est encore une première ce soir! Hélène et moi mettons le cap sur la U-Arena pour le concert "Us + Them" de Roger Waters.

Hélène rêvait de voir ce "bout de Pink Floyd" en vrai et moi, disons que je n'avais pas de raison de lui refuser.

Nous partons donc en transports pour Nanterre. Bus et RER, finalement ce n'est pas si loin de chez moi. Arrivés sur place, les vigiles nous interdisent l'accès pour cause de bouteille de jus d'orange de plus de 50cl. Vu que c'est l'apéro, nous faisons demi-tous pour aller manger avant de rentrer.

Pique nique sur un banc pas trop loin, vidage des bouteilles d'eau et remplacement du contenu par le cocktail. Nous repartons vers la salle.

La sécurité passée, nous sommes dirigés vers une porte latérale. Une préposée nous indique que la salle n'étant pas pleine, nous sommes surclassés. Nous serons donc en gradins bas pour le même prix (il faut dire qu'il n'a pas peur du tarif, le père Waters...) 
  

On nous échange donc les billets et nous entrons dans le bâtiment. C'est tout neuf, très gris, très froid, très impersonnel...

Passage obligé aux lieux communs, puis à la boutique officielle pour le T-Shirt, et c'est l'entrée dans la salle.

C'est immense. Vraiment. Une sorte de Bercy Accord Hotel Arena doublé. C'est aussi austère d'ailleurs. Sièges noirs, ambiance fumeuse... Nous sommes à gauche, très loin face à la scène... enfin très loin... bien moins que les gens assis gradins de face!

Nous grignotons nos chips en attendant le coup d'envoie que l'on nous a annoncé à 20h30. Une vidéo est présente sur l'écran géant. c'est une femme regardant la mer... elle bouge parfois, prouvant qu'il ne s'agit pas d'une photo.

Le stade (car s'est un stade couvert) n'est pas plein, loin de là. Nous comprenons pourquoi nos billets ont été surclassés : le deuxième balcon est intégralement vide! La production a eu les yeux plus grands que le ventre... une seule soirée aurait suffit (nous sommes à la deuxième).

20h20 : surprise! le show commence! Autre surprise, le son est vraiment excellent... Pour une salle de ce type, c'est tout à fait étonnant. Le spectacle se déroulera en deux parties, reprenant une majorité de titre des Floyd's. Roger Waters, âme damnée du groupe, est condamné à faire cavalier seul depuis la perte du procès entre les différents membres. Ses tentatives "d'existence" hors du catalogue phénoménal (12 albums portent sa signature) ont été vaines. Si Waters existe, c'est par Pink Floyd.

J'ai vu le groupe sans lui en 1994, puis Roger tout seul en 2007 et 2013. 2018 sera assurément mon ultime rencontre avec ce géant qui a personnellement cessé de me faire rêver. La première partie de son show fut sublime. "Breathe", "The great gig in the sky", "Welcome to the machine"... Autant de délices musicaux transcendés en live. Quelques titres persos puis retour aux Pink Floyd classiques avec "Wish you were here" et "Another brick in the wall" (grosse émotion pour moi, avec les enfants sur scène).

C'est alors l'entracte avec des slogans politiques, écologiques, projetés sur la toile géante de l'Arena.
Il est bien gentil le Roger, mais demander de baisser la pollution à la seconde même où tout son cirque consomme des milliers de KVA... c'est un peu "faites ce que je dis faites pas ce que je fais".
Nous allons faire un tour dans les couloirs histoire de nous dégourdir les jambes, et retour en place pour la deuxième partie.

Cette dernière s'est bien engagée avec un décor et des effets superbes pour les titres "Animals"...
Et puis c'est là que notre hôte a basculé... portant le masque des cochons (ceux qui se goinfrent) et buvant du champagne, Waters a dénoncé Donald Trump de manière extrêmement sexiste et choquante (à nos yeux).

Les images montrant la clique politique, dénonçant le système militaro-industriel, la guerre et consorts étaient violentes, anxiogènes, malvenues. Je sais que cet individu (Waters) est perturbé. Il suffit de regarder son documentaire sur "The Wall" pour s'en faire une idée. Roger prendra la parole plusieurs fois pour s'exprimer à propos de tout cela, de la Palestine... Cela n'avait rien à faire là. J'ai le sentiment qu'avec ce show il a passé les bornes et que le message vis à vis de son propre personnage était indécent.

Un passage au "Dark Side" avec un show laser époustouflant, un final "The Wall" ("Confortably numb" pas trop mal interprété) et c'est fini. Nous quittons la salle qui applaudit encore avec un sentiment mitigé. Ah, s'il n'en avait pas rajouté...

Nous sortons avec les gamins qui ont chanté "Another Brick In The Wall". Ils refont la chorégraphie dans la rue, enchantés qu'ils sont.

Nous rentrons chez Hélène en T2, mi satisfaits, mi indignés... Je pense que c'était (comme pour beaucoup d'artistes) la tournée de trop.


Set 1:
Breathe (Pink Floyd)
One of These Days (Pink Floyd)
Time (Pink Floyd)
Breathe (Reprise)
The Great Gig in the Sky (Pink Floyd)
Welcome to the Machine (Pink Floyd)
Déjà Vu
The Last Refugee
Picture That
Wish You Were Here (Pink Floyd)
The Happiest Days of Our Lives (Pink Floyd)
Another Brick in the Wall Part 2 (Pink Floyd)
Another Brick in the Wall Part 3 (Pink Floyd)

Set 2:
Dogs (Pink Floyd)
Pigs (Three Different Ones) (Pink Floyd)
Money (Pink Floyd)
Us and Them (Pink Floyd)
Smell the Roses
Brain Damage (Pink Floyd)
Eclipse (Pink Floyd)

Encore:
Comfortably Numb (Pink Floyd)



La basse de Waters version 1400m²


Le cochon volant d'Animals


Le décor laser "Dark Side" sur "Eclipse"

Et mon T-Shirt à cochon.


jeudi 7 juin 2018

Bertrand CANTAT : quand t'en as...

Ce soir, c'est rendez vous au Zénith pour un concert atypique : Bertrand Cantat.

J'ai "rencontré" Noir Désir vers mes 16 ans. Un copain avait un album... j'ai écouté un peu et je n'ai pas poursuivi :  j'avais bien senti le potentiel mais j'avais déjà tellement à découvrir...

La suite de l'histoire, les frasques judiciaires, tout cela ne m'intéresse pas. Mon amoureuse adore et je peux bien plonger dans un live juste pour ses beaux yeux.

Je donc retrouve donc mon Hélène et Cricri, une de ses amie de longue date, sur les pelouses de la porte de Pantin. Nous grignotons quelques chips avant de nous diriger vers la salle. Peu de monde encore...

Avant d'entrer, nous sommes interviewés en vidéo par l'AFP. Il faut croire que nos propos (assez anticonformistes) ont été mal pris car pas de trace sur la chaïne Youtube associée. On trouve par contre notre copine sur le site du Figaro!
Finalement, fouille, confiscation des bouteilles (comme d'habitude) mais cette fois nous repartons avec de grands verres remplis de notre eau! Délicate attention que je salue.
Nous trouvons aisément de bonnes places en bas des gradins, sur la droite face à la scène.

Patience, papote, bière et cidre... Et voici la première partie animée par Belfour, un duo de Clermont-Ferrand. Autant être clairs : s'ils ne jouaient pas à moitié en play back et si la chanteuse n'avait pas passé 1h à chercher ses clés de bagnoles paumées quelque part sur la scène, ça aurait pu être bien.
Y'a de l'idée dans vos choses, m'sieur-dame, mais embauchez un peu (ne serait-ce qu'un bassiste et un batteur) et envoyez un power trio sur vos textes! Ah, et madame, arrêtez de vagabonder partout en regardant par terre! (oui, je suis très méchant, et alors!)

Fin de la partie et pause pendant le démontage remontage de la scène, bien sommaire. C'est enfin l'ovation promise pour Bertrand Cantat dont je ne connais pas du tout les derniers albums (seul ou avec Detroit). Ce dernier va nous interpréter un chouette mélange de neuf et de vieux, pas mal dosé un plutôt bien organisé. Ses musiciens sont bons sans aller jouer dans l'exceptionnel. Le son est presque parfait, un peu saturé en basses à mon gout.

Le groupe enchaîne les morceaux de "AMOR FATI", entrecoupés de speechs assez incisifs du Leader Maximo à un public acquit à sa cause. OK, j'avoue, j'ai pouffé quand il s'en ai pis à Bolloré : c'est simple mais dans le contexte, bien sympa.

J'ai trouvé les nouveaux titres un peu mous, austères. C'est surtout à la fin de la prestation que j'ai pu décoller avec les reprises électriques du "NoirdeZ" de l'époque. C'est déjà la fin et "Comme elle vient" avec une légère frustration pour moi : la setlist a varié et vu la suppression de "le vent l'emportera" au profit d"Antraciteor". Dommage... mais bon, c'est juste parce que je l'aime bien, moi, "le vent l'emportera".

Setlist:
Amie nuit
Amor Fati
Silicone Valley
Sa majesté (Détroit)
Excuse My French
À l'envers à l'endroit (Noir Désir)
J'attendrai
Les pluies diluviennes
Ange de désolation (Détroit)
Ma muse (Détroit)
Tostaky (le continent) (Noir Désir)
Ici Paris (Noir Désir)
Lost (Noir Désir)

Encore:
L'Homme pressé (Noir Désir)
Aujourd'hui
Anthracitéor
Marlène (Noir Désir)

Encore 2:
Comme elle vient (Noir Désir, acoustique)

Sortie dans le calme, encore des journaleux qui guettent le scandale... les fans chantent "encore et encore" jusque dans le métro. Je garderai un souvenir très positif de ce concert, en compagnie de ma belle.





Le très rare T-Shirt de la tournée, que j'ai pris en XXL (seule taille disponible que je puisse potentiellement porter).


La date parisienne ayant été reportée, le dos porte encore celle de la première réservation à l'Olympia (places remboursées, heureusement).

vendredi 30 mars 2018

Telegraph Road : La route du paradis

Je discutais avec une amie il y a quelques temps, à propos des "surprises de la vie". A l'image du labyrinthe de Chartres, cette dernière est pleine de méandres, de virages ; le chemin à parcourir est bien plus long qu'il n'y parait et l'on finit et l'on finit indéfectiblement au centre, à l'essentiel.

Mes proches savent que j'ai traversé une sacré tempête et que je vogue à présent poussé par les alizés. Une passagère pas du tout clandestine a rejoint mon esquif, au gré d'une bordée un peu atypique.

Bienvenue à toi, mon Hélène, avec qui je partage une partie de mes goûts musicaux et en particulier ceux de mon adolescence.

Voguons pour un concert, le notre premier tout les deux. Nous serons loin, très loin de mes habitudes... partis en voiture, à l'aventure, vers Paray-Vieille-Poste (Hein?!?) Nous subissons pleins de bouchons parisiens, évidement, et c'est l'occasion pour moi de voir voler une Ducati Monster (heureusement loin dans mon rétroviseur). Freinage brusque, manque de contrôle du motard qui s'est relevé, heureusement.

Arrivés-garés sur place (parking en face de la salle, à 50m!) nous marchons vers un restaurant japonais qui se révélera fort correct à la dégustation. Retour sur la place, contrôle minimum de chez minimum et nous nous installons confortablement au fond à gauche d'une salle nommée "L'Avant Scène". Le public présent est très hétéroclite, entre les retraités du cru et leurs petits enfants...

La première partie commence, animée par les élèves de l'école de musique locale. C'est une sélection pop assez hétéroclite, interprété comme ils peuvent par des gens qui n'en peuvent pas trop. La balance est un peu étrange et heureusement le volume est très raisonnable. L'effort des musiciens était visible. Bravo quand même, ça ne doit pas être facile de monter sur scène ainsi, surtout devant son papy et sa mamy.

A ce stade du récit, le lecteur me demandera mais "pourquoi aller se paumer jusque là? Qu'est-ce qu'il vous à pris?"

Les chemins sinueux, cher lecteur, mènent à la félicité.

J'ai eu le privilège d'entendre Dire Straits en 1992.
J'ai aussi eu la chance de retourner à Bercy pour Mark Knopfler en 2005.
Hélène, de son coté, a également été écouter Mark plusieurs fois...

Ce monument en commun, nous étions donc d'accord pour partager une tranche de live ensemble. Le souci étant que Dire Straits est dissout depuis 1993 et que Mark Knopfler tout seul ne tourne pas (plus?). Que faire alors pour vibrer sur les mêmes cordes, les mêmes mélodies?

La solution était un cover-band, mais un très bon.

Telegraph Road c'est d'abord une route mythique aux USA, et puis un des titres les plus mythiques de Dire Straits y faisant référence, et enfin le nom d'un groupe hommage qui se produisait se jour là, au fin du fond d'un trou de derrière Orly.

C'est avec appréhension que nous attendons les premières notes, alors que monsieur le Maire ou je ne sais trop qui nous vante le groupe. Savait-il seulement de qui/quoi il parlait? nous nous sentions bien seuls dans la salle comble à cet instant...

Pas de décor, pas de roadies... des guitares, des passionnés, une excellente balance et de la magie par pelletés. Nous avons eu des frissons tout le long et il faudrait être le dernier des fourbes pour avancer le moindre pion envers ce concert.

Certains titres ont été joués note à note, identiques aux lives passés de Dire Straits (Alchemy, On the night) d'autres étaient des interprétations originales bien plus libres et très réussies.

Et oui, d'accord, tout les solos n'étaient forcément ultimes... Mais purée, vous savez ce que c'est que de jouer ces partitions? les seuls à reprendre Knopfler avec panache total sont parmi les plus grands gratteux du monde!

J'ai noté la setlist au fil de l'eau. J'ai cependant un doute sur un titre.

Tunnel of love
Once upon à Time in the west
Walk of life
Private investigations
Your latest trick
Expresso love (sans certitude)
Lady writer
Telegraph road
Brother in arms
So far away
Roméo and Juliet
Sultans of swing
Money for nothing
Calling Elvis
Heavy fuel

Alors que le début de la prestation nous révélait un public assez peu participatif, le groupe a su mettre le feu à la salle avec les derniers titres. Nous sortons de la salle ravis, les yeux plein et les oreilles pleins de souvenirs en reconnaissance avec nos passés respectifs.

Moralité, ne jamais sous-estimer un cover band....


Pas de Merchandising, donc pas de T-shirt...




dimanche 10 décembre 2017

Henri DES : la magie d'un immense bonhomme...

Aujourd'hui, j'ai 4 ans et demi.

Quand je relatais cette histoire, je me taxais de con trentenaire. Il se trouve que je suis toujours aussi allumé et à présent papa quadra. Ayant vécu un bon moment devant Aldebert avec mon grand, je ne pouvais que donner à mon petit une expérience similaire (pad'jalou), et partager avec lui quelque chose de magique.

C'est donc au Palace que nous sommes allé voir cet immense personnage qu'est Henri Dès. Je ne connaissais pas la salle, et je dois dire que je n'ai absolument rien contre l'endroit. C'est cosy, les fauteuils sont confortables. Nous étions proches de la scène, tout à gauche. L’acoustique est bonne et l'équilibrage était impeccable. J'ai trouvé le volume un peu élevé pour les enfants, et en même temps quand ils se sont mis à chanter cela a bien égalisé les forces en présence!

Installés, nous avons pris notre goûter et mangé des bonbons en attendant les artistes. très grosses ambiance avec des petits bouts partout.

L'heure est venue, le rideau s'est levé... Henri Dès est là avec ses deux musiciens : un bassiste/guitariste (Raphaël Ortis) et un batteur/percussionniste (Pierrick Destraz dit Mouloud Rochat). J'apprendrais plus tard que ce dernier est le propre fils d'Henri Dès.

Comment ne pas éprouver d'émotion particulière avec cette musique. Le coté enfantin, la pureté et la simplicité des accords, l'humour toujours présent et la présence impressionnante du vieil artiste qui allait fêter ses 77 ans quelques jours plus tard.

Un battement de cil et j'étais revenu à la maison des Arts de Créteil pour chanter "La petite Charlotte" ; un autre et je contemplais mon fils, émerveillé par les musiciens, emporté par l'ambiance surprenante d'une gigantesque salle de classe de maternelle/primaire.

Nous sortirons de la salle absolument enchantés. J'ignore si, de part son jeune âge, mon Erwin se souviendra de quelque chose. Personnellement j'ai vécu un moment de partage d'une magie absolue.

Merci Henri Dès, d'avoir passé plus de 50 ans avec les enfants et de continuer à faire rêver toutes les générations. Merci de m'avoir, l'espace d'un instant, renvoyé dans ce temps innocent que la maturité ensevelit sous les soucis.









lundi 27 novembre 2017

Marilyn MANSON : [...]

Je ne sais toujours pas comment commencer cette chronique.
Le concert a eu lieu fin novembre, on est mi-juin... 
Allez, courage.

Rendez-vous avec une "bande" inhabituelle pour cette soirée. Je suis en avance et je m'installe donc au Café Chambertin. Frites et vin rouge pour patienter; voici enfin Jean-Luc et Sindy (Sandy pour les intimes). David A. ne tardera pas à nous rejoindre. 
Une bonne bouffe, encore un peu de vin et nous sommes bien chaud pour aller voir celui qui est vendu comme un mythe : Marilyn Manson.

Je redécouvre le "nouveau Bercy" qui n'est plus le POPB mais à présent l'Accord Hotels Arena. C'est austère, toujours aussi inconfortable et encore plus tassé qu'avant : la place est chère. J'avais déjà vu pour Nightwish... J'en avais même pas un souvenir tellement j'aime pas. Nous sommes en gradins, coté gauche face à la scène.

La première partie est assurée par Dinos Chapman .
Je dis non et c'est tout. La fiche Wikipédia résume tout à fait l'artiste. C'était un supplice.

Vient ensuite la tête d'affiche.
Je dis non aussi. Manson était en fauteuil roulant, une jambe dans le plâtre.... pas de voix, un son déplorable... Les musiciens ont bien essayé de sortir quelque chose... mais au final c'était moche. Je ne vais pas tailler plus, c'est inutile. 

En conclusion, cette soirée tient indubitablement le rang de PIRE CONCERT de ma vie. Même les premières parties loufoques et pas abouties qu'il m'est arrivé de supporter n'étaient pas à ce niveau de médiocrité. Il va sans doute falloir des années et une malencontreuse dose de malchance pour vivre quelque chose de pire.

Dire que j'ai acheté le T-shirt...