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dimanche 26 juin 2022

IRON MAIDEN X

Nous sommes le 26 juin et c'est l'anniversaire de mon ainé ; comme c'est un dimanche, il nous fêtons cela avec ses copains/copines et en profitons pour en faire de même pour son frère, né en juillet. 12 gamins à occuper, ça fait la journée...

Mais ce soir ça va être autre chose, c'est grand messe, le diable lui même est invité à venir se prosterner devant son idole : Maiden est dans la place.

David me rejoins à la maison et nous laissons Hélène et les enfants pour nous rendre à La Défense Arena en train. Bon, légère grève donc 17 minutes de correspondance à St Lazare... Nous finissons par arriver sur place. Premier contrôle, puis deuxième (la fouille) et nous prenons la file de la boutique officielle pour acquérir le saint T-Shirt... Nous entendons les premières mesure d'Airbourne   s'échapper de l'enceinte...

Nous avons donc totalement loupé Lord of the Lost.  La queue est longue, c'est frustrant. Une demi heure passe, c'est enfin notre tour et il n'y a plus rien à la taille de David. Il se retranche sur la veste (magnifique et hors de prix) alors que j'opte pour le T-shirt exclusif de l’événement.

Fiers de nos achats, nous nous dirigeons vers la salle et donc le troisième contrôle (billets). Le temps de nous orienter, de monter le gradin et nous restons debout pour le dernier titre d'Airbourne que nous n'aurons pas le temps d'apprécier. Un passage évoque AC/DC, c'est amusant mais le son est... pudiquement moche. 

C'est donc le break immédiat. Nous allons tuer le temps avec une bière. Comme il n'y a pas de table, je la pose sur une (énorme) poubelle.

L'heure approche, nous rentrons à nouveau et cherchons nos places. David ne s'est pas foutu de nous : elles sont très bien : gradins, presque en face un peu à droite. 

20h02 : UFO... la salle chante, chaude comme la braise.... Et notre groupe favori déboule pour entamer les titres de leur nouvel album : Senjutsu. 

Il ne nous faut pas longtemps pour comprendre que le son est catastrophique, pire que pour la tournée Maiden England, mais vraiment vraiment.


Le décors inspiré des pagodes japonaises est magnifique et le Eddie Samourai fait son apparition. 

La salle, comble, est conquise même si j'ai déjà vu des fosses et gradins plus dynamiques.

 Je prends le temps de capter le troisième titre en vidéo : 

"The Writing On The Wall"



Court speech de Bruce et ce qui va suivre sera un déroulé des plus "classique" pour un concert de Maiden : best of des classiques déjà repris lors de la tournée précédente (Legacy of the Beast) dont ce concert est une date. On a simplement l'impression que la setlist a été adaptée pour comprendre le nouvel album, le tout étant décalé par le COVID. 

Le show est superbe, les décors fabuleux (changement à chaque titre!), le jeu parfait mais... mais putain de son de m...!
Et en prime le retour de scène de Bruce était certainement décalé car il chantait hors temps, ce qui est incroyable pour un chanteur de cette trempe. 

Nous en avons eu la confirmation sur un titre car nous l'avons vu se rapprocher de... je ne sais plus si c'était Steve ou Adrian... et compter les temps à haute voix pour se recaler. 


La Setlist : 

Intro :
Doctor Doctor (UFO)

1 - Senjutsu
2 - Stratego
3 - The Writing on the Wall
4 - Revelations
5 - Blood Brothers
6 - Sign of the Cross
7 - Flight of Icarus
8 - Fear of the Dark
9 - Hallowed Be Thy Name
10 - The Number of the Beast
11 - Iron Maiden

Encore:
13 - The Trooper
14 - The Clansman
15 - Run to the Hills

Encore 2:
16 - (Churchill Speech) Aces High

Outro :
Always Look on the Bright Side of Life (Monty Python) 

  
J'ai bien aimé que Bruce batte le pavillon français sur le Trooper. J'attendais ce détail. Le Spitfire sur scène est toujours aussi impressionnant... et nous avons eut 3 EDDIES !
Mention à Janick qui a été très actif cette fois. Dave semblait apathique. J'espère un coup de mou passager! 

Fin du Show à 22h (!!!) après deux heures saccagée par une acoustique déplorable. David et moi sortons tranquillement et remontons jusqu'à la gare. Pause à Saint Lazare pour prendre un truc à manger chez Burger King (seul encore ouvert) et nous attrapons un train dans lequel nous nous sustenterons. 


Ah, pour finir l'aventure il y eut le détail du Sprite renversé dans le sac, et la course sur le quai à un arrêt-station pour jeter l'amas de papier qui fuyait!

Malgré tout la soirée fut agréable mais 3 concerts à l'Arena et 3 déceptions sonores. Sans rire, cette salle a un problème!

Y aura-t-il un Maiden 11? Rien n'est moins sur. Bruce a dit "à bientôt" mais... ils sont tous vieux à présent. Un nouvel album est improbable... peut-être une dernière tournée d'adieu? 

Ils ont joué 28 fois à Paris, je les ai vu 10 fois en 19 ans. 

Le temps passe...





Le vol du Spitfire clôture le Show




La magnifique veste de David



Avec le zip détail qui tue.




Mon T-shirt

J'avoue que ce n'est pas le plus beau 
mais je voulais celui du jour et de
 toute façon il ne restait que 
celui là à ma taille.



Et une place en A4, une!






  







vendredi 28 juin 2019

RAMMSTEIN : Trop et trop peu ?!?

C'est mon troisième RAMMSTEIN. Ayant manqué la tournée "Made in Germany" de 2012 pour une sombre raison de radinerie vis à vis du prix des places, j'ai cette fois mis les  moyens pour profiter un maximum de l’événement. J'ai pris de Catégorie 1 et... ce n’était peut-être pas la meilleure idée...
Impressionné par la date 2009, frustré donc par le non date de 2012, re-frustré par celle de 2016, j'attendais beaucoup de 2019. j'attendais...

Tout commence plutôt bien : les enfants sont gardés, Hélène a fait les casses-croûtes et nous savons que la SNCF coupera notre ligne de train pour travaux, donc j'ai booké un parking à La Défense,
Il fait beau et nous traversons l'esplanade au milieu de myriades de métaleux. Nous nous trouvons un petit coin pour dîner et nous retrouvons la bande (Jean-luc, Sindy, David....) devant l'Arena.

Le placement étant pourrit du à la difficulté d'avoir des places, nous les quittons rapidement pour aller nous installer tranquillement. Nous entrons donc après les contrôles, une remise de briquets  et montons un interminable escalier. Première déception: dans la coursive du haut le stand T-shirts est réduit à son strict minimum. J'achète donc celui de la date parisienne, bien austère, le "Diamant" pour fille ainsi que le porte badges et le pin's. Avec difficultés, nous trouvons nos places... ou plutôt nous constatons qu'elles sont fort éloignées l'une de l'autre (ça je le savait) mais placées en plein milieu du bloc! Et oui, à l'Arena, les places n°1 ne sont pas en bout de rang. Nous squattons donc en attendant car vu le bazar, il y a fort à parier que nous aurons de meilleures places disponibles. Ce sera le cas et avec un peu de négociation (MERCI à l'ensemble du rang 51 et au monsieur de chez Carrefour!) j'arrive à avoir deux places cote à cote en bout de rang.


Rammstein n'est plus à présenter. Je ne le ferais donc pas d'autant plus que j'en ai déjà parlé sur ce blog. Cela fait plus de 10 ans maintenant que je les écoute et leur maestria me bluffe toujours.
Nous sommes vraiment bien placés, presque en plein milieu. La salle finit de se remplir et c'est le premier fondu au noir pour attaquer la première partie qui se jouera sur une petite scène dite "B" placée en pleine fosse, sur la gauche.

Elle est assurée par Duo Jatekok. Que dire si ce n'est que ces deux pianistes jouent du Rammstein au piano et que c'est gentillet? Le public chante, l'ambiance est bonne. Voici un petit extrait histoire de se faire une idée :




C'est déjà l'entracte et nous allons entamer le gros morceau. Fondu de lumière et...

Et je ne peux que dire ce qui doit l'être : le son est terriblement trop fort, même pour un malentendant comme moi! Hélène et moi nous équipons donc de bouchons: classiques pour elle, Audiotech pour moi. La balance est mauvaise et ce qui devait être un bon moment tourne au supplice, certains riffs étant à peine reconnaissables tant le son est saturé! Je jure contre les ingénieurs du son... Échangeant avec David, celui-ci ressent la même chose. 

Cela gâche complètement le spectacle car le show est lui absolument superbe. Les moyens sont énormes, les lumières fabuleuses, les pyrotechnies hallucinantes... mais.... il y a encore un mais....  A force de lance-flammes, la salle est envahie d'une fumée grise qui peine à retomber. Tellement que nous ne distinguerons plus les artistes lors des derniers titres! C'est encore une fois dommage au vu des moyens engagés. Je pense que ce spectacle a été conçu pour les stades extérieurs et aurait du être revu ici.

Certes les spectateurs en fosse n'ont pas du ressentir ce problème et peu-être moins souffrir du son dans la mesure ou il y avait des enceintes intermédiaires pour le fond de salle qu'ils ne subissaient pas... il n’empêche qu'au prix des places dans cette catégorie, j'attendais quelques chose d'irréprochable. Le spectacle nous a donc paru fort long au regard de ces désagréments... Petit intermède plus potable, le groupe se déplace sur la scène B pour jouer "Engel" avec les deux pianistes. Avec la voix de Till c'est certes mieux mais bon... le reste du contexte a flanqué le bad mood....  Nous arrivons à la fin d'une setlist pourtant généreuse, donnant évidemment une belle part au nouvel album. C'est vraiment gâché (je me répète).


Pourtant ce n'est pas le concert qui est à ériger comme pires moment de la soirée! Sortir du bâtiment a été un calvaire. Impossible de retrouver les amis, et nous mettons 45mn à rejoindre le parking (15mn à l'aller). Il nous faudra encore 35 minutes pour nous extraire de ce dernier dont les sorties complètement saturées ne sont pas dimensionnées pour un tel événement!  

Nous avions goutté à l'Arena pour Roger Waters. L'expérience n'avait pas été extraordinaire. Je crois que cette fois nous sommes vaccinés. A moins d'un artiste vraiment vraiment "obligatoire" nous n'y retournerons pas, tant l'expérience fut dégoûtante (je crois que c'est le mot le plus approprié).  les artistes furent parfait mais c'est tout ce qui gravite autour qui a péché : réglages, logistique...
Donc bon... Rammstein, j'adore toujours... et je suis toujours autant frustré!


La setlist

Intro: Music for the Royal Fireworks (George Frideric Handel song)

A Stage:
01 - Was ich liebe
02 - Links 2-3-4
03 - Tattoo
04 - Sehnsucht
05 - Zeig dich
06 - Mein Herz brennt
07 - Puppe
08 - Heirate mich
09 - Diamant
10 - Deutschland
11 - Radio
13 - Mein Teil
14 - Du hast
15 - Sonne
16 - Ohne dich

B Stage
17 - Engel (piano version with Duo Jatekok)

Encore:
18 - Ausländer
19 - Du riechst so gut
20 - Pussy

Encore 2:
21 - Rammstein
22 - Ich will

Outro:
Sonne (Piano version)


Quelques captures (son pourrit) :

Mein Hertz Brennt (Extrait)


Mein Teil (Extrait)
Till brûle Flake au lance-flammes!

Du Hast (Extrait)


Sonne (Extrait)


Ohne Dich (Extrait)
La mer de briquets, distribués avant le spectacle...







Les places, y compris le parking...




Pin's & collier à badge




Et les T-shirts!

samedi 9 juin 2018

ROGER WATERS : Des cochons et des hommes.


C'est encore une première ce soir! Hélène et moi mettons le cap sur la U-Arena pour le concert "Us + Them" de Roger Waters.

Hélène rêvait de voir ce "bout de Pink Floyd" en vrai et moi, disons que je n'avais pas de raison de lui refuser.

Nous partons donc en transports pour Nanterre. Bus et RER, finalement ce n'est pas si loin de chez moi. Arrivés sur place, les vigiles nous interdisent l'accès pour cause de bouteille de jus d'orange de plus de 50cl. Vu que c'est l'apéro, nous faisons demi-tous pour aller manger avant de rentrer.

Pique nique sur un banc pas trop loin, vidage des bouteilles d'eau et remplacement du contenu par le cocktail. Nous repartons vers la salle.

La sécurité passée, nous sommes dirigés vers une porte latérale. Une préposée nous indique que la salle n'étant pas pleine, nous sommes surclassés. Nous serons donc en gradins bas pour le même prix (il faut dire qu'il n'a pas peur du tarif, le père Waters...) 
  

On nous échange donc les billets et nous entrons dans le bâtiment. C'est tout neuf, très gris, très froid, très impersonnel...

Passage obligé aux lieux communs, puis à la boutique officielle pour le T-Shirt, et c'est l'entrée dans la salle.

C'est immense. Vraiment. Une sorte de Bercy Accord Hotel Arena doublé. C'est aussi austère d'ailleurs. Sièges noirs, ambiance fumeuse... Nous sommes à gauche, très loin face à la scène... enfin très loin... bien moins que les gens assis gradins de face!

Nous grignotons nos chips en attendant le coup d'envoie que l'on nous a annoncé à 20h30. Une vidéo est présente sur l'écran géant. c'est une femme regardant la mer... elle bouge parfois, prouvant qu'il ne s'agit pas d'une photo.

Le stade (car s'est un stade couvert) n'est pas plein, loin de là. Nous comprenons pourquoi nos billets ont été surclassés : le deuxième balcon est intégralement vide! La production a eu les yeux plus grands que le ventre... une seule soirée aurait suffit (nous sommes à la deuxième).

20h20 : surprise! le show commence! Autre surprise, le son est vraiment excellent... Pour une salle de ce type, c'est tout à fait étonnant. Le spectacle se déroulera en deux parties, reprenant une majorité de titre des Floyd's. Roger Waters, âme damnée du groupe, est condamné à faire cavalier seul depuis la perte du procès entre les différents membres. Ses tentatives "d'existence" hors du catalogue phénoménal (12 albums portent sa signature) ont été vaines. Si Waters existe, c'est par Pink Floyd.

J'ai vu le groupe sans lui en 1994, puis Roger tout seul en 2007 et 2013. 2018 sera assurément mon ultime rencontre avec ce géant qui a personnellement cessé de me faire rêver. La première partie de son show fut sublime. "Breathe", "The great gig in the sky", "Welcome to the machine"... Autant de délices musicaux transcendés en live. Quelques titres persos puis retour aux Pink Floyd classiques avec "Wish you were here" et "Another brick in the wall" (grosse émotion pour moi, avec les enfants sur scène).

C'est alors l'entracte avec des slogans politiques, écologiques, projetés sur la toile géante de l'Arena.
Il est bien gentil le Roger, mais demander de baisser la pollution à la seconde même où tout son cirque consomme des milliers de KVA... c'est un peu "faites ce que je dis faites pas ce que je fais".
Nous allons faire un tour dans les couloirs histoire de nous dégourdir les jambes, et retour en place pour la deuxième partie.

Cette dernière s'est bien engagée avec un décor et des effets superbes pour les titres "Animals"...
Et puis c'est là que notre hôte a basculé... portant le masque des cochons (ceux qui se goinfrent) et buvant du champagne, Waters a dénoncé Donald Trump de manière extrêmement sexiste et choquante (à nos yeux).

Les images montrant la clique politique, dénonçant le système militaro-industriel, la guerre et consorts étaient violentes, anxiogènes, malvenues. Je sais que cet individu (Waters) est perturbé. Il suffit de regarder son documentaire sur "The Wall" pour s'en faire une idée. Roger prendra la parole plusieurs fois pour s'exprimer à propos de tout cela, de la Palestine... Cela n'avait rien à faire là. J'ai le sentiment qu'avec ce show il a passé les bornes et que le message vis à vis de son propre personnage était indécent.

Un passage au "Dark Side" avec un show laser époustouflant, un final "The Wall" ("Confortably numb" pas trop mal interprété) et c'est fini. Nous quittons la salle qui applaudit encore avec un sentiment mitigé. Ah, s'il n'en avait pas rajouté...

Nous sortons avec les gamins qui ont chanté "Another Brick In The Wall". Ils refont la chorégraphie dans la rue, enchantés qu'ils sont.

Nous rentrons chez Hélène en T2, mi satisfaits, mi indignés... Je pense que c'était (comme pour beaucoup d'artistes) la tournée de trop.


Set 1:
Breathe (Pink Floyd)
One of These Days (Pink Floyd)
Time (Pink Floyd)
Breathe (Reprise)
The Great Gig in the Sky (Pink Floyd)
Welcome to the Machine (Pink Floyd)
Déjà Vu
The Last Refugee
Picture That
Wish You Were Here (Pink Floyd)
The Happiest Days of Our Lives (Pink Floyd)
Another Brick in the Wall Part 2 (Pink Floyd)
Another Brick in the Wall Part 3 (Pink Floyd)

Set 2:
Dogs (Pink Floyd)
Pigs (Three Different Ones) (Pink Floyd)
Money (Pink Floyd)
Us and Them (Pink Floyd)
Smell the Roses
Brain Damage (Pink Floyd)
Eclipse (Pink Floyd)

Encore:
Comfortably Numb (Pink Floyd)



La basse de Waters version 1400m²


Le cochon volant d'Animals


Le décor laser "Dark Side" sur "Eclipse"

Et mon T-Shirt à cochon.