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mardi 7 juin 2022

KISS : le bisou d'adieu.

J'ai toujours voulu entendre Kiss en live. Aussi loin que je me souvienne, leur look et leur logo ont attiré mon attention. Je pense que cela remonte à mon premier collège, donc sans doute en classe de cinquième, il y a environs 35 ans. Kiss est une formation mythique, fondée avant ma naissance et qui avait déjà 13 albums au compteur à ce moment là, et ce sans compter les lives.

Quand j'ai commencé à aller régulièrement aux concerts (2003) j'ai rapidement voulu combler mon désir mais le prix ultra-prohibitif des places m'a toujours refroidi. Oui, Kiss, ça se mérite et le coté mercantile du groupe n'est pas une diffamation issue de quelque médisant : ils sont chers, leurs goodies sont chers, tout est cher! Cette fois c'est mon Hélène qui a pu avoir deux places avec son comité d'entreprise et à 30€ pièce, nous n'allions pas nous priver! Bon, pour ce prix nous serons très mal placés mais qu'importe, nous y serons!

Départ de la maison après une journée de télétravail, passage par la case kiné pour ma chérie (d'ailleurs le kiné était aussi au concert!) avant de nous diriger vers Bercy en ligne 14. Cette fois nous allons dîner au Kebab "Le Cap de Bercy" juste à côte du "Chambertin" où nous avons nos habitudes. Bon, disons que ce n'est pas la meilleure assiette de ma vie, mais nous n'avons pas été malades, c'est déjà ça.

19h20, nous nous dirigeons vers l'Arena. Slalom entre les barrières, fouilles, contrôle des billets, portiques d'aéroports... La sécurité est omniprésente, jusqu'aux portes battantes de la salle à présent! Nous nous dirigeons vers la boutique où la file d'attente est canalisée par des poteaux à sangle rétractable (!!!) avec un merchandising peu varié (peu de chose en dehors des T-Shirts) et cher (et pourquoi 5€ de plus pour le modèle fille minimaliste?). Bref, j'en prends un pour la tradition. Nous montons vers le hall circulaire qui dessert les gradins. Il y a à présent toute sorte de snack-bars policées, y compris un spécial "Moët et Chandon" ! Décidemment, la rupture avec le POPB original est consommée... A quand le stand Ladurée? Et Petrossian non?  Décidément, je n'aime pas le "nouveau Bercy". Nous passons au bar (Officiel Heineken) prendre une pinte (pour 2) histoire de patienter et nous allons nous installer au bout du monde, porte N, rang 87.

Nous sommes au bout des balcons, presque au dos de la scène. Seul le gradin en dessous est plus
extrême. déjà vécu l'expérience avec Roger Waters en 2007 mais cette fois nous voyons les techniciens derrière le décor! Bon, gros avantage, nous sommes au bout du balcon : Pas de souci pour étendre les jambes voir poser les pieds sur la rambarde. 

19h, c'est The Last Internationale qui ouvre ce soir. Pas grand chose à en dire : C'est un duo Newyorkais, gratteux et chanteuse, complétés par des musiciens de session. C'est du bon gros rock qui se veut engagé à gauche à tendance révolutionnaire (Interview ici) ce qui est certes intéressant (inusuel de voir des américains aux couleurs rouge et noir de l'anarchie avec un "Che" dans le dos de la chemise) mais n'en fait pas un carton musicologique. Donc c'est propre mais sans originalité (à part le message politique) et on a l'impression d'avoir entendu tous leurs titres... alors que non! 
Merci mon kiné pour la pic!

Le set est plié en 30 minutes, les musiciens sautant dans tous les sens et semblant avoir pris des "produits énergisants". 

Le public reste mou, succès mitigé, 

Hélène et moi sommes d'accord pour ne pas aller plus loin dans la découverte de "TLI".


Les roadies interviennent rapidement pour mettre en place le set de Kiss. Nous en profitons pour aller chercher des bouchons d'oreille pour Hélène (elle les a oublié à la maison) et reprendre une pinte à 10€ que nous partagerons derechef.

Retour à nos places : je pensais que les gradins allaient se remplir un peu plus et... non. même la fosse Or n'est pas comble! Il semble qu'il y ait eu pas mal de défections suite aux multiples reports du show. 

Nous sommes bercés par des standards du hard rock métal pendant 45 minutes, vient alors Led

Zeppelin, prélude habituel aux shows de Kiss. Les gradins ne sont pas pleins, malgré la rareté des places à l'achat. Beaucoup ont du jouer avec les assurances pour se faire rembourser. La salle est plongée dans le noir et, de notre position très excentrée, nous voyons monter les musiciens par l'escalier latéral. Musique et le "drap" géant masquant la scène tombe et nous avons la surprise de voir les membres du groupe juchés sur des plateformes. 

La balance semble bonne, le son est très fort, rendant les bouchons nécessaires en particulier lors des pyrotechniques... OR Kiss c'est pyro tout le temps! Ce qui est généralement un final de concert est pour eux un final de chanson! Presque tout ce qui est possible en intérieur sera réalisé durant le show : Flames, pétards, mortiers, feux de bengale, fusées, ballons, confettis et bien sur les facéties de Gene Simmons, crachant du feu ou du sang (à moins que cela ne soit sa langue le plus impressionnant!)

Les titres, parmi les plus classiques de Kiss, vont s'enchainer durant 2 heures. De notre position nous ne pouvons pas vois les écrans ni les éclairages surplombant la scène. Nous sommes par contre près des musiciens (à l'échelle de Bercy!) et nous pouvons observer d'autres détails comme l'intervention des roadies pour ajuster les câbles son, positionner puis désinstaller les feux-d 'artifices (voir souffler ce qui brûle encore!), régler les éléments son ou boire un coca en arrière scène! 

Que cela soit clair, le spectacle est omniprésent, la prestation est irréprochable... peut-être même un peu trop? Accusés de play-back , le groupe n'a pas (enco
re?) démenti. Quoi qu'il en soit ils ont 70, 72 ans, 50 ans de carrière et ravissent leur public. Les fans sont vraiment très fan, généralement fidèles depuis longtemps et mettent une bonne ambiance.

Paul Stanley s'adressera de multiples fois au public, faisant chanter la Marseillaise ou faisant (très amusant) un concours de mots français avec Gene Simmons.

Fontaine de flammes au bout de la guitare, explosions énormes, Paul "Starchild" en tyrolienne au dessus de la foule jusqu'à une scène centrale, batterie qui monte sur vérins hydrauliques, puis Gene "The Demon" sur sa propre plateforme qui monte jusqu'au cintres... je le redis, TOUT y passe.

Le temps s'est écoulé à une vitesse folle et nous anticipons la sortie en partant à la moitié du dernier titre (que nous entendrons s'achever alors que nous sortons du Hall). Pas de ligne 14 ce soir, nous il faut prendre nos précautions pour éviter le Uber.

Au final une super soirée avec un très grand groupe faisant leur adieux à la scène. Inutile de vous les conseiller, donc : ils ne reviendront probablement pas.

La setlist : 

  1. Intro : Rock and Roll (Led Zeppelin)
  2. Detroit Rock City Shout It Out Loud
  3. Deuce 
  4. War Machine
  5. Heaven's on Fire
  6. I Love It Loud (Gene crache du feu)
  7. Say Yeah
  8. Cold Gin
  9. Guitar Solo (Tommy Thayer)
  10. Lick It Up
  11. Calling Dr. Love
  12. Tears Are Falling
  13. Psycho Circus (partiel)
  14. Drum Solo (Eric Singer)
  15. 100,000 Years (dernier couplet)
  16. Bass Solo (Gene crache du sang)
  17. God of Thunder
  18. Love Gun (Paul transféré en scène centrale)
  19. I Was Made for Lovin' You (Paul en scène centrale)
  20. Black Diamond
  21. Encore : Beth (Eric seul au piano)
  22. Do You Love Me
  23. Rock and Roll All Nite
  24. Outro : God Gave Rock 'n' Roll to You

"I Love It Loud"


Paul parle au public & Marseillaise!


L'incontournable "I was made for lovin' you" 



T-shirt Officiel avec nom du groupe imprimé dedans.
ça ne rigole pas.

C'est le modèle "Heaven on Fire".


L'un des E-billet complètement numérique.

lundi 17 juin 2019

MARK KNOPFLER : Going Home.

J'ai déjà du écrire ici que la vie est pleine de surprise, que les merveilles inattendues se cachent au détour d'un regard, que bla-bla, bla-bla on peut pas imaginer les "effets papillon" de certaines décisions, etc...
La musique est importante pour moi et j'aime partager ces sensations, ces frissons, cette forme de satisfaction jubilatoire. Hier soir je pense avoir grimpé une sorte de Kilimandjaro dans ce domaine en compagnie de mon Hélène. Je ne m'avance pas trop en affirmant qu'elle ne me contredira pas.

Les rendez-vous à Bercy (J'y arriverai pas) l'AccorHotels Arena se ressemblent : Arrivée sur place, installation au fond du Chambertin, pichet de rosé et frites en attendant les retardataires. Cette fois, Hélène et moi attendons son amie Cricri. Nous évaporons un premier "50" de Cinsault avant de dîner d'un tartare, arrosé d'un deuxième pichet.

Je donne décidément une bonne note à ce café - restaurant - brasserie - je sais pas quoi comment le qualifier... Bon, c'est écrit café dessus mais c'est bien plus dedans. Bref. Les frites sont maison, servies brûlantes; le vin est correct et pas trop cher pour l'emplacement; le patron diffuser la musique du groupe en concert le soir même... Bref, c'est vraiment un "Before" absolument parfait. Nous terminons nos assiettes tranquillement en échangeant sur le line-up du Hellfest auquel Cricri va participer. Il y a du lourd et beaucoup de groupes attirent mon attention. On ira un jour...

Hélène nous invite et nous nous dirigeons vers l'entrée. Il y a de la queue et arrivé à la vérification des billets nous sommes redirigés vers un autre point de contrôle pour accéder à "la fosse" (qui n'en est pas une).

Nouvelle queue donc, avant d'accéder au rez-de-chaussée de la salle. Ce qui est sympa à cet endroit c'est que la boutique est vraiment grande et facile d'accès. Bon, c'est vrai que ce n'est pas la ruée sur les goodies ce soir. Nous emportons les T-shirts de la tournée, fille et garçon puisqu'Hélène suit régulièrement mon rituel à présent. Merci à elle, j'ai eu un beau cadeau ce soir.

Nous entrons dans le chaudron obscur et passons par le flanc gauche pour trouver nos places au rang 35. C'est la première fois pour nous que nous serons assis en fauteuil dans la fosse. j'aurais tendance à dire que c'est normal vu le public de "vieux" mais j'y reviendrais. La première partie a déjà commencé. C'est un jeune guitariste qui nous joue un blues très intimiste, seul en scène avec sa guitare. Il nous quittera en nous remerciant mais sans se nommer, ce qui n'est pas forcément la meilleure méthode pour profiter de la notoriété de l"événement vu qu'il n'est pas mentionné nulle part. Après une recherche poussée, j'ai fini par l'identifier grâce au programme du "Royal Albert All".
Il s'agit de Juke Ross, dont l'insignifiance sur les réseaux semble en accord avec sa volonté scénique de ne pas exister. Bon, il joue et chante proprement mais dire qu'il est chiant est un euphémisme poli.

30 minutes d'entracte, le temps de... de rien en fait puisque la scène est déjà prête! il a suffit de débarrasser le micro de l'autre mou pour préparer le set à venir.

Nous patientons et la salle est enfin plongée dans le noir. C'est un vieil homme qui parait sur scène, portant de grosses lunettes et accompagné de pas moins de 9 musiciens. Le concert commence et nous avons de la peine à voir Mark Knopfler ainsi.

A presque 70 ans, celui qui se surnomme lui même "Old Grand Dad" a bien du mal à se mouvoir et même à parler lorsque, entre deux titres, il s'adressera un peu plus longtemps à nous.

Après les premiers titres, il est installé sur une chaise haute qui dramatise à mon sens encore plus le contexte. Essouflé, il nous raconte ses histoires, son histoire quand à 16 ans, il faisant de l'autostop avec sa guitare le soir du 25 décembre. C'est sa tournée d'adieu, il l'a annoncé... Mark nous présente ses musiciens, non sans humour (il placera quelques répliques amusantes tout au long du spectacle). Guy Fletcher (qui l'accompagne depuis l'apogée de Dire Straits) est de la soirée, passant de la guitare aux claviers. Ajoutons à cela un autre clavier, un batteur, un percussionniste, une basse, deux autres guitares, un saxo et une flute et nous avons un bien bel orchestre pour soutenir notre tête d'affiche.

Visiblement usé, celui qui a joué avec Chet Atkins et Tommy Emmanuel ne semble plus capable de ses irrésistibles envolées techniques qui ont fait sa réputation depuis plus de 40 ans. Nous n'avons pas l'impression qu'il s'agit du même homme à la fois sur mon vieux T-Shirt, sur le nouveau et sur scène... Et pourtant...
Jouant sur un répertoire plus lent, s'appuyant parfaitement sur un orchestre irréprochable, Mark Knopfler va conquerir sans conteste une salle remplie à guichet fermés. Il retracera sa carrière post Dire Straits en en extrayant les points marquants car la majorité est là mais nous donnera une bonne proportion de titres de son ancien groupe.

Je confesse avoir pleuré sur plusieurs titres car l'émotion, 27 ans après l'avoir entendu en ces mêmes murs, était trop forte. Oui, je n'avais jamais rêvé d'entendre "Once Upon A Time In The West" en live, de sa main... Oui, j'ai sombré dans une nostalgie terrible pendant "Romeo & Juliet", même si je l'avais déjà ré-entendu en 2005. Oui, mon Hélène a pleuré à son tour pour "Your Latest Trick" qui est et restera sans doute sa préférée...

C'était la dernière fois et notre hôte ne pouvais partir sans envoyer l'un de ses très grand succès. La salle exultera donc pour "Money For Nothing", rare titre écrit en collaboration (avec Sting) et aux accents plus saturés (guitaristiquement parlant).

Le public s'est en parti déplacé devant la scène, créant une "vraie" fosse et ce au grand dam des spectateurs du fond. L'ambiance, soudainement plus "jeune", s'est propagée dans la salle (certes raisonnablement). Jusqu'ici le public était plutôt passif et la fin du concert montrera que ce n'était pas un fin en soit (sans aller jusqu'au pogo, on s'entend).


Nous continuons avec Dire Straits, période "Brother in Arms" avec le titre éponyme. L'interprétation de Mark est parfaite vu ses moyens, toute en rondeur, en sentiment...

Je verse encore une larme, j'ai 17 ans... non... 14.... Je viens d'avoir l'album... non... je me revois devant la télé, chez un copain, regarder la VHS avec le clip au crayonné...

Et la salle chante, et les gens font une nuit étoilée avec leurs téléphones... Tout le monde vit la musique, je le filme un peu, c'est magnifique.



Deux heures se sont évaporées et les "encores" touchent à leur fin. Bien évidement le vieux maître entame "Local Hero", encore une fois magnifiquement servi par ses accompagnants.

Je retourne encore vers le futur de mes 17 ans, et je crois que le public aussi, quel que soit leur age à l'époque. La flûte, le saxo, la guitare, les réponses musicales si tendres au début avant le crescendo et le rythme de la mélodie presque andine.

C'est un déchaînement d'applaudissements, espérant en vain un nouveau rappel qui gronde dans la salle.

Mark et sa bande saluent le public une dernière fois puis s'efface pour de bon. La lumière est rallumée, nous sortons. Cricri est ravie, Hélène et moi totalement sous le choc. Hélène l'a vu lors de plusieurs ses tournées solo, elle ne sait plus combien (de l'avantage de tenir ce blog). Nous avons donc vécu la dernière ensemble, après avoir eu le cover band l'an passé. Nous nous posons des questions sur l'état de santé de l'artiste, qui nous semble disproportionné vis à vis de son âge pas si avancé finalement. Est-il malade? A-t-il voulu donner, à travers cette tournée marathon, un dernier bonheur à son public? Nous ne le sauront pas, du moins pas tout de suite. Nous avons constaté que son plus grand classique, le merveilleux et ultra technique "Sultans of Swing" n'avait pas été joué ce soir. Peut-être n'en est-il plus capable?

Je ne peux donc pas vous conseiller d'aller voir Mark Knopfler en concert : soit, heureux élus, vous avez des places pour les quelques dates restantes et déjà complètes, soit vous ne pourrez vous retrancher que sur les enregistrements existants parmi lesquels je ne peux que vous indiquer le généralissime pirate enregistré à Basel en 1992 (mais je crois que je radote).

La setlist :

01 - Why Aye Man
02 - Corned Beef City
03 - Sailing to Philadelphia
04 - Once Upon a Time in the West (Dire Straits)
05 - Romeo and Juliet (Dire Straits)
06 - My Bacon Roll
07 - Matchstick Man
08 - Done With Bonaparte
09 - Heart Full of Holes
10 - She's Gone
11 - Your Latest Trick (Dire Straits)
12 - Postcards From Paraguay
13 - On Every Street (Dire Straits)
14 - Speedway at Nazareth

Encore:
15 - Money for Nothing (Dire Straits)

Encore 2:
16 - Brothers in Arms (Dire Straits)
17 - Going Home (Theme from Local Hero)



Nos T-Shirts...


Avec les dates et villes habituelles.


 
Et les billets "pour de faux" de la Fnac.


Une petite dédicace au couple un peu plus âgé que nous avec qui nous avons fait le (long) voyage retour (à cause des travaux sur la 14 et la J). Nous étions à quelques rangs d'écart, nous ne nous sommes parlés que quelques instants en arrivant à la gare; Bonne continuation! 

Encore un grand merci Monsieur Knopfler pour toutes ces années. Nous continuerons à écouter vos enregistrements.


samedi 10 novembre 2018

NIGHTWISH 4 : Grandeur et décadence ?

Retour à Bercy avec mon Hélène. Ce soir, une année après notre rencontre, je l'emmène voir un groupe qui me tiens à cœur : Nightwish.

Pour une fois, le concert a lieu un samedi soir. Pas de course à la sortie du boulot : nous partons tranquilles de la maison et nous dînons paisiblement au Chambertin.

Décidément, ce lieu est un "camp de base" parfait avant d'attaquer Bercy. Il y a de la place, on y mange correctement, les consommations sont à un tarif raisonnable (pour Paris) et le personnel est sympa. 

Hélène me fait avouer le nom des artistes de ce soir. Jusqu'ici, c'était resté secret. La surprise plait et nous partons à l'assaut du POPB de l'Accor Hotel Arena (je n'arriverai jamais à m'y faire, surtout que la nouvelle déco est vraiment laide).


Je n'arriverai pas à me faire non plus aux contrôles de sécurité façon aéroportuaire mais passons....
Passage au stand T-Shirt et déception : c'est déjà dévalisé et les modèles restants à ma taille sont moches... en fait, tous les modèles le sont. C'est comme à la boutique de Maiden mais avec le sentiment inverse : chez les vierges ils sont tous beaux et on a du mal à choisir, là on a aussi du mal en se disant qu'on va prendre le moins pire.
Et puis c'est une maladie : je crois que je suis condamné à avoir des T-Shirts Nightwish absolument laids à part mon premier qui n'est finalement pas si mal. La première partie s'achève alors que nous trouvons nos places. C'était Beast in Black qui est un tout nouveau groupe (2015) et que je ne connais pas du tout. Je vous renvoie donc à Wiki!

Un petit passage au bar (HORS DE PRIX!!!) et c'est parti pour 2 heures avec les finlandais.

Nighwish, je les connais depuis 2002 ou 2003. Le groupe fête ses 2 décennies ce soir et je les suis donc depuis 15 ans, ce qui est plus qu'honorable. J'ai assisté à 3 de leurs concerts par le passé, en 2004, 2008 et 2015. Le groupe a eu des hauts et des bas durant cette période. Ce soir je les placerai plutôt sur une pente descendante.

Le show fut superbe avec un son pas trop mal réglé, même si nous étions loin dans les gradins. De gros moyens en lights, en pyrotechnie, des musiciens au top et une chanteuse qui se donne sans compter, que demander de plus?




Et bien il faut croire qu'il manquait quelque chose car la salle (presque pleine) n’était pas au rendez vous.


Pourtant la setlist n'avait rien d'hermétique : il s'agissait d'un best of avec des titres extraits de presque tous les albums du groupe... A titre de comparaison, le show d'Iron Maiden de juillet dernier était très similaires (gros moyens, pas de nouvel album) mais l'adhésion du public était totale! Ce soir à part dans la fosse Or, ça ne bouge pas... ça filme ou ça dors.


Pour une fois, je capture une vidéo tant l'ambiance me parait surréaliste. "Last Ride Of The Day" est un titre qui envoie très lourd. Cétait le final du concert 2015 et ça a provoqué du jump en fosse... c'est la réaction attendue pour ce genre de titre, très entraînant. Cette fois c'est presque rien...

19 titres ont été joués avec une sélection des plus péchus du répertoire.... sans réaction notable, même sur "Nemo" qui avait fait hurler les minettes y'a 10 ans.


La setlist :

Intro : Decades countdown video

1 - Swanheart(Troy Donockley)
2 - Dark Chest of Wonders
3 - Wish I Had an Angel
3 - 10th Man Down
4 - Come Cover Me
5 - Gethsemane
6 - Élan
7 - Sacrament of Wilderness
8 - Dead Boy's Poem
9 - Elvenjig(chant traditionnel)
10 - Elvenpath
11 - I Want My Tears Back
12 - Last Ride of the Day
13 - The Carpenter
14 - The Kinslayer
15 - Devil & the Deep Dark Ocean
16 - Nemo
17 - Slaying the Dreamer
18 - The Greatest Show on Earth (Chapter I: Four Point Six;… more)
19 - Ghost Love Score

Outro : The Greatest Show on Earth (Chapter IV: The Understanding;… more )



Ma conclusion est très mitigée. J'ai passé un bon moment, mon Hélène aussi. Elle connaissait le groupe de nom et avait entendu quelques titres dans la voiture... Le show était très bien, les musiciens au top... Donc soit la salle était trop grande (c'était le premier Bercy pour ce groupe)  soit... je ne sais pas. Comme si quelque chose ne collait pas, n'accrochait pas... Je sais qu'un nouvel album est en cours. 


J'espère que cela va relancer ce groupe. Pour ma part, je ne sais pas si je retournerai les voir. Il est vrai qu'à l'issue du concert de 2008 j'avais déjà dit que je n'y retournerai pas... et là ça fait 2 fois de plus. L'arrivée de Floor Jansen, l'ancienne chanteuse d'After Forever, avait bouleversé la donne tant son charisme et sa voix avaient relancé une formation que je trouvait en état de mort annoncée. A suivre, donc...



Les "vraies" places de la FNAC. 



Mon "beau" T-Shirt, représentant un nautile.
Le dos comme le devant sont des extraits des vidéos géantes passées en fond, sur l'écran qui sert de décor au groupe. Je reparlerai de cette technique scénique qui devient commune une autre fois.



jeudi 5 juillet 2018

IRON MAIDEN 9 : L'HERITAGE DE LA BETE

J'ai déjà dit que l'histoire bégaye!
Je n'aurais jamais cru autant revoir la vierge de fer; en quinze ans, cela fait neuf fois que je me retrouve face à eux. En 2003 j'en disais le plus grand bien, et aujourd'hui, on ne va pas se mentir... je vais encore dire qu'ils sont extraordinaires. Je le dis donc encore. Voilà.

Rembobinons l'histoire de quelques heures si vous le voulez bien.

Il était hors de question que je loupe le retour de nos papy's du métal. La tournée promotionnelle de leur dernier (et fabuleux) album studio, "The Book Of Souls" n'avait donné lieu qu'à une seule date française au Download Festival 2016 et j'en avais gardé un goût de trop peu à cause de notre positionnement trop lointain dans l'hippodrome. Retour à Bercy, avec le même David que la dernière fois et une invitée surprise : mon amoureuse! Et oui, Hélène aime le gros son et j'ai conséquemment voulu lui faire la surprise de son premier concert 100% métal. Malheureusement l'effet a été éventé par sa copine Cricri qui m'a grillé en discutant lors de notre rencontre avant Bertrand Cantat. C'est donc en connaissance de cause qu'elle vient me rejoindre au Chambertin qui est devenu mon QG des "Avant Bercy". Un pichet de rosé, une barquette de frites... David arrive à son tour. Go, hop-hop-hop, c'est parti!
Entrée, fouille niveau aéroportuaire avec les portillons et tout... c'est malheureux et ça casse l'esprit de fête... Direction les boutiques de T-Shirts que nous dévalisons (Hélène en prendra un vraiment Girly avec des paillettes!) avant de monter aux buvettes pour que David achète de quoi se restaurer. Le plein fait (vin et bière en prime) nous nous dirigeons vers la terrasse pour nous installer car, d'un commun accord, nous avons décidé que nous pouvions nous passer de "Killswitch Engage" (metalcore ricain) prévu en première partie.


Bon, en fait nous manquerons "The Raven Age" qui est le groupe de Georges, le fiston de Steve Harris. On peut dire que l'on aura eu toute la "Maiden Family" pour les premières parties, entre la fille de l'un, les fils des autres... Quoi qu'il en soit nous avons dîné au soleil (une première) avant de nous diriger vers nos places en gradin, numérotées s'il vous plait.

Nous descendons donc dans l'arène où nous serons très bien placés. Je constate que Julie (de mon club de plongée) m'a envoyé un SMS. Elle en fosse et il est trop tard pour se retrouver car la porosité avec les gradins est compliquée. Hélène va nous recharger en carburant (même si le vin blanc est hors de prix) et nous patientons pendant l'intervention habituelle des roadies.

Je crois que je n'ai jamais vu autant de T-Shirts noirs à effigie de la vierge. Les fans sont tous là et ça se voit. Comme d’habitude, c'est transgénérationnel avec des gens de 10 à 70 ans.

UFO raisonne enfin... ça y est, c'est reparti!


Je dois confesser ici que pour des raisons personnelles, j'attendais ce moment depuis longtemps, un peu comme un exutoire. Le métal live est important pour moi, un peu comme une soupape qui me permet de laisser filer une part de moi même trop peu exprimée. Le show de ce soir étant terrible, j'ai pu me laisser aller autant que faire ce peu et ce, dès l'ouverture sur "Aces High". We shall never surrender!

Nos papy's vont comme toujours nous dérouler un show parfait, voir encore plus. Comme il s'agit de défendre un jeu vidéo et non un nouvel opus audio, la setlist ressemble à un "best of" ultime avec une grande partie des plus grands hymne du groupe. Difficile de faire la sélection je suppose, car il y en a beaucoup... cette fois nous nagerons dans les classiques d'avant 2000, mis à part "for the greater good of god" extrait de "A matter of life and death", album de 2006 (oups, déjà 12 ans...)



Intro : Doctor Doctor (UFO)

00: Churchill's Speech
01: Aces High
02: Where Eagles Dare
03: 2 Minutes to Midnight
04: The Clansman
05: The Trooper
06: Revelations
07: For the Greater Good of God
08: The Wicker Man
09: Sign of the Cross
10: Flight of Icarus
11: Fear of the Dark
12: The Number of the Beast
13: Iron Maiden

Encore:
14: The Evil That Men Do
15: Hallowed Be Thy Name
16: Run to the Hills

Outro : Always Look on the Bright Side of Life (Monty Python)


Le set est déjà fini, je hurle encore pour les rappels qui figurent dans mes favoris. "The Evil That Men Do"....

Dire que je me suis éclaté est un euphémisme. Hélène m'a dit que j'étais aphone au troisième titre (ce qui ne m'a pas empêché de continuer à brailler comme un paon jusqu'au bout. (oui, c'est bien le paon qui braille et c'est certainement le bruit couinant que je faisais à ce moment là!)

Nous nous remettons de l'expérience avec les habituels Monty Python. Hélène a apprécié, David et moi sommes vidés. Sortie et petite ballade parisienne pour rejoindre le métro. Je suis bluffé par cette énergie. Dire qu'ils ont entre 59 et 66 ans...

Tant qu'ils tourneront, j'irais les écouter!

Up The Iron's !




Le T-Shirt de la tournée.

 Celui des événements français.

 Les paillettes d'Hélène!

De vraies places pour cette fois!