vendredi 6 février 2026

HOMMAGE A QUEEN AU PLANETARIUM

Comme nous avons adoré le show Pink Floyd au Planétarium, nous nous sommes laissés tenter par l'hommage à Queen. C'est dimanche, nous prenons les transports jusqu'à la Villette et comme d'habitude, ça fait loin. Nous sommes un peu en avance et cette fois il y a peu de monde à la queue ce qui aurait du être un indice.
Bonne nouvelle, les fauteuils ont été refaits depuis la dernière fois et avec l'expérience, nous sommes dans les meilleurs fauteuils (les plus centrés au fond). Le show commence un peu en retard et je ne vais pas y aller par quatre chemins : je ne sais pas quoi en penser.

La qualité sonore y est, comme la qualité de la projection ; C'est le contenu qui pose dilemme. 
Je n'ai pas noté la setlist en détail. La sélection était pas mal avec les standards du groupe ("Show Must Go On", "We Were Rock you", "Bohemian Rhapsody") ainsi que d'autres moins connues. Elle est cependant envoyée sans cohérence, sans histoire. D'ailleurs les visuels en CGI bas de gamme sont aussi décousus que la bande son! A moitié psyché, à moitié planétarium avec une vue de Neil Armstrong à la dérive dans l'espace façon 2001 et à moitié (oui ça fait 150%) vue de biologie (marine ou non!?!) le tout ponctué par un pantin Freddy Mercury jouant 20 cm au dessus du clavier de  son piano à queue.

Je ne vais pas en rajouter. Beaucoup de spectateurs ont quitté la salle avant la fin. Hélène a du intervenir pour faire taire des voisins. En un mot, c'était chiant, mal fichu, sans scenario, sans but, sans projet. Je ne sais pas qui a réalisé ça et ce qu'il avait en tête mais on dirait qu'il a exploité des modèles 3D déjà disponibles (dont l'astronaute qui nage la brasse dans les neurones, les vues de l'ISS et la tortue de mer en exploration sous marine, dont je cherche toujours le rapport avec Queen) en claquant Freddy de temps en temps par dessus. Les vues de lumières et de couleurs auraient peut-être plu à des spectateurs sous acide des 70's mais là… juste non. ça m'a fait penser aux vieux plugins de visualisation Winamp, pour ceux qui ont connu. De plus le sujet de la cohérence de la sélection est posé : les titres n'ont aucun sens, aucun rapport l'un avec l'autre. 

Bref, ce n'était pas bon et autant se prendre un bon best off sur un vinyle dans le canapé, bien calé avec le chat sur les genoux.

Retour en transports, déçus. Le contraste avec le Dark Side est saisissant. Certes il était difficile de produire quelque chose aussi cohérent que l'illustration spatiale d'un concept album aussi mythique. On aurait cependant aimé quelque chose de bien écrit, voir écrit tout court. Je... On ne recommande pas.
 



samedi 10 janvier 2026

TRIBUTE II PINK FLOYD par FLOYD FACTORY

Ce premier concert de 2026 est particulièrement atypique. Pas de salle connue, pas de groupe connu et un saut de puce à pied pour nous retrouver avec les enfants et ma belle mère au Studio 240, la salle de musique polyvalente de ma ville.
Au menu un cover-band de Pink Floyd par Floyd Factory. Que l'on soit clairs, je ne reparlerai pas de Pink Floyd; a moins de faire parti du peuple des Sentinelles, vous savez qui ils sont, ce qu'ils ont apporté à la musique du XXe siècle et a quel point il n'y a rien de contemporain pour essayer de vaguement toucher leur potentiel créatif. Comme ils sont à la retraite, si j'ose dire, leur musique est reprise en live par beaucoup de groupes (petits ou grands) avec plus ou moins de mise en scène.
Pas de lights, de laser, de feux d'artifice ce soir. Floyd Factory est très modeste et ce n'est pas plus mal.

Arrivés en avance, nous serons au deuxième rang, Hélène, mon plus jeune et moi. Ma belle mère sera au premier rang dans le coin et mon ado au fond. Il n'aime pas la musique mais avait apprécié le show au planetarium. Bon, on aurait pas du le trainer là finalement mais il fallait tenter.


Evidemment pas de première partie, pas de décor, rien que les musiciens, à l'heure sur la scène... enfin... plutôt en contrebas de l'amphi car il n'y a pas de scène à proprement parler. La formation est ancienne, au moins 2010 au vu de leurs publications sur Facebook.

Nous attaquons donc sobrement par "In the flesh", un titre du double album "The Wall". Je trouve ça assez atypique mais vu qu'ils ont poursuivi par "The Thin Ice" du même album, j'ai compris la logique. Le groupe va nous dérouler un bon morceau de l'album, dans l'ordre. Enfin disons qu'ils vont en faire une version simplifiée! Le son est correct, l'interprétation aussi. Je chante toutes les paroles. J'adore cet album et je lève la main, quand entre deux chansons, le leader demande "qui a vu le film" ?

Non seulement j'ai vu le film mais j'avais l'affiche en poster dans ma chambre d'ado! "Comfortably numb" conclue le medley du mur. Suit alors une classique de la période pré-Dark Side que je n'ai pas identifié (j'enrage mais il y a tant de matériel à cette époque, c'est dur!)

S'en suit alors un résumé de l'incontournable "Dark Side". C'est toujours dommage d'amputer les 42'58'' de ce concept album... Pour le coup, une selection est nécessaire si on ne veut pas y passer la nuit. C'était déjà le cas pour "The Wall" et ça l'est aussi pour "Wish you were here", raccourci à trois titres. Notons quand même que je n'avais jamais entendu "Welcome to the machine" en live puisque joué la dernière fois en 1989 et pas pendant la tournée de 1994 dont j'ai vu une date. Un vrai plaisir.

Nous touchons à la fin du concert avec un rappel où les musiciens demandent de deviner ce qu'ils vont jouer. Je demande "Dogs Of War". Je suis entendu, le bassiste me répond "presque" et ce sera "Sorrow", seul titre "moderne" de l'hommage puisque' extrait de "A Momentary Lapse of Reason", leur avant-dernier album, sans Waters.  

Le final sera un retour à "The Wall" : "Run Like Hell" étant incontournable en fin de concert!

Au final un bien chouette moment en famille ou j'ai passé ma soirée à chanter, vêtu de mon T-shirt de plus de 30 ans d'âge. Pour 7€, franchement, merci monsieur le maire.


La setlist (23 titres dont 13 de "The Wall" !)  : 

1 - In the flesh

2 - The thin ice

3 - Another brick in the wall part 1

4 - The happiest days of your lives

5 - Another brick in the wall part 2

6 - Mother

7 - Empty spaces

8 - Young lust

9 - Another brick ô the wall part 3

10 - Goodbye blue sky

11 - Hey you 

12 - Comfortably numb

13 - ? 

14 - Breath

15 - Money

16 - Us and them

17 - Brain damage

18 - Éclipse

19 - Shine on you crazy diamond

20 - Wish you were here

21 - Welcome to the machine

22 - Sorrow

23 - Run like hell



Le billet de la billetterie du musée de la ville! :)



 

samedi 6 décembre 2025

LES FATALS PICARDS A TOUTE VAPEUR !

Dans la série des douces folies, nous sommes ce soir à Dijon pour aller voir les incroyables Fatals Picards. C'est nos amis Christophe et Hélène qui nous invitent, mon fils, Hélène et moi pour la soirée. TGV et courses rapides en ville pour ramener de la vraie moutarde et après un déjeuner en famille et une après midi achat de chocolats, nous filons vers "La Vapeur" pour cette "animation musicale', comme ils se plaisent à dire.

La salle est sympa, avec bar et petit stand de Merch. Im y a même un vestiaire! Les T-Shirts ne sont pas chers, j'en prends donc 2 même si je suis déçu de ne pas avoir le modèle "Fils de P.", vous comprendrez plus tard. Ce sera donc "Reich des Licornes" et surtout "PalalaPapapapa", album que j'ai un peu beaucoup poncé.

Me sentant en forme je décide de rester dans la fosse avec Christophe tandis qu'Hélène et Hélène (la mienne) monteront en tribune avec mon fils. 

Etant bien en avance, nous sommes donc bien devant, dans les 4 premiers rangs. Finalement Hélène (l'autre) nous rejoins et nous discutons donc en attendant la première partie. La fosse se remplis de vieux, de punks, de trentenaires en robes rose. L'ambiance promet d'être salée mais j'ai prévu : déjà mon bras est enfin solide et j'ai mis mes Doc Martens, ma première paire qui fait ses 38 ans cette année.

La premier groupe s'installe dans un décor plus que simple (un panneau routier). Il s'agit d'un duo Basse/Batterie nommé "La Pigñata". Alors ils annoncent direct la couleur : c'est du Punk, dans le genre des "Ludwig Von 88" mais simplifié et plus énervé. C'est très amusant et efficace!

Pour la Setlist, on repassera vu que je ne connais pas le groupe et que je n'ai rien trouvé sur le Web. Mention pour un titre inégalable : "Ferme ta gueule Pascal Praud" !

Gros applaudissement pour le duo (le public était en totale compatibilité avec les artistes. Démontage de la batterie et des quelques accessoires et installation du set des Fatals Picards. Avant de décrire leur concert, je vais m'attarder une seconde sur eux. Je les écoute depuis 2-3 ans, je connaissais leur existence mais c'est Christophe qui m'a véritablement fait comprendre leur importance. Des débuts à la tournée actuelle en passant par l'improbable participation à l'Eurovision, leur histoire est . Pour une fois qu'on a des Français qui se défendent... et ils le font bien!

Nous échangeons donc avec mes amis avant qu'ils entrent en scène. Ils sont là pour leur 25e anniversaire, rien à défendre à part leur collection de titres incroyables, droles et engagés au style hétéroclite. Car oui, il faut noter que ce sont d'extraordinaires musiciens. Ils jouent en power trio et chanteur avec quelques arrangements de claviers en coulisse avec une capacité à changer de style instantanément, parfois au sein d'une même chanson. Rock, Punk Rock, Hard Rock, Reggae... et même du Metal (ce ne sera pas le cas ce soir). Le chanteur, Paul Léger, est absolument incroyable dans son rôle. Certes ce n'est pas une voix de dingue mais il fait le job et est totalement à sa place. A la batterie c'est  le talentueux Jean-Marc Sauvagnargues (qui chante aussi un peu quand Paul ne le fait pas). Ce n'est pas le meilleur batteur du monde mais il envoie déjà sacrément lourd. Yves Giraud tiens la basse, l'air punk et la vue basse et Laurent Honel assures la guitare en mode bien costaud.

Sur scène, c'est une claque. un monceau de talent qui se déverse au long d'un concert ponctué d'humour, de réflexion, de blagues potaches et de revendications car oui, ils sont de gauche, de la vraie gauche.

Sauf erreur, les titres joués étaient : 

1 - La sécurité de l'emploi

2 - Le retour à la Terre

3 - La nouille à l'air

4 - Française des jeux

5 - Goldorak est mort

6 - Le combat ordinaire

7 - Morflé

8 - Mon père était tellement de gauche

9 - Cure toujours

10 - Les playmobils complotistes

11 - Bernard Lavilliers

12 - Sucer des cailloux

13 - À la vie, à l'Armor

14 - Angela

15 - Punkachien

16 - Fils de P.

17 - Partenaire particulier (Partenaire Particulier cover)

18 - Dans un ciel de 1er mai

19 - Punks au Liechtenstein


Oui, ils s'adressent à une génération, la leur, la mienne. Goldorak, c'est toute mon enfance. Cure, Partenaire Particulier aussi. Oui, ils revendiquent comme "Dans un ciel de premier mai", "Le combat ordinaire", "La sécurité de l'emploi". Oui, ils critiquent la société aussi avec "sucer des cailloux", "le "retour à la terre"," "Fils de P.", etc. Et c'est ça qui est bon. C'est ces artiste un peu différents qui font parfois avancer la chose. 

Ils enchaînent, permutent les instruments (basse et guitare). Paul fait n'importe quoi avec sa gratte (branchée?) sur l'indispensable "Punkachien", c'est un pogo déchaîne (avec Christophe qui s'est mis en rempart devant son Hélène et moi) sur "Fils de P." que le hurle tant cela est nécessaire. Oui, "P." c'est Vladimir Poutine, et oui, rappeler que ce type est une raclure, c'est nécessaire. J'ai oublié mon drapeau breton acheté exprès en Bretagne mais j'agite le petit que l'on m'a prêté sur "A la vie à l'Armor". D'ailleurs j'ai également oublié ma veste de concert : payes ton cerveau et tes troubles. 

Le concert s'achève traditionnellement sur "Punks au Lichtenstein" dans une ambiance de folie et nous nous retrouvons à la sortie. Un peu de patience au vestiaire et retour chez nos amis pour une nuit de repos nécessaire. Nous reprenons le TGV de bonne heure le dimanche avec Hélène et mon fils. Celui-ci (12ans) était ravi, a filmé le concert,  pris des photos. Il semble avoir choppé le virus depuis AC/DC. A suivre!

Franchement j'ai adoré cette soirée. Les Fatals sont vraiment géniaux. A la sortie j'ai vu une affiche de promo pour leur concert à Paris, au Zenith et j'ai convaincu Cédric de m'y suivre en mai prochain. les places sont prises, on va se régaler (en plus grand,  je suis curieux!) .





lundi 17 novembre 2025

HALESTORM : Le retour!

Halestorm, troisième... [CLAP].

Je retrouve mon David devant l'Olympia ce soir, pour une date de notre groupe fétiche (après Maiden).

Passage à la boutique, je dévalise comme rarement. C'est rare mais je dépense sans compter. 2 T-shirts, le bandana pour Hélène, le vinyle... David ne prendra que le T-shirt noir et blanc avec Lzzy. Nous aurons le même! D'ailleurs je regrette d'avoir pris le rouge lors du live d'il y a deux ans. Celui de David un peu Warholl est vraiment classe! Bref. Je me prends un truc sans alcool au bar, David passe au Pit-Stop et nous allons nous installer places assises.

S'en suit un casse croute tranquille entre potes. J'ai pris un sandwich à la gare, David a plus de chance : c'est un vrai de la boulangerie. On se raconte nos vies jusqu'à la première partie. 

Et pour une fois, c'est un grand moment! Je crois que nous n'avions pas autant ri depuis BabyMetal, (J'apprendrais que nos hôtes ont d'ailleurs fait un duo avec eux!). Le groupe en scène, c'est Bollywood. Prenons les choses dans l'ordre. C'est du Metal Indien, mais comme leur nom à base de jeu de mots foireux le suggère, pas les indiens d'Amérique mais d'inde!

Premier constat, waouh, ils sont bons, voir très bons. C'est une sorte de fusion entre RATM, Sepultura, une forme de Run DMC aussi. Sur Wiki ils sont décrits comme "Nu Métal" mais y'a pas que ça. Je vous laisse découvrir leur bio, très moderne. Sur scène ils donnent tout. Il y a deux Frontmens (Chant + Rap), un guitariste/flutiste, bassiste, un batteur et une espèce de percussionniste avec un tambour typique. Il sont à moitié en costume indien, moitié rock star... très surprenant! Et ça bouge, ça jump. Le public suit incroyablement, la fosse est en feu...

 Evidemment les paroles sont en Indien, enfin en Punjabi (merci Google) et on ne comprends rien... sauf que l'attitude et le non dit des musiciens en dit long. C'est pour cela que je parlais de RATM. C'est dans le même délire. La dernière, Machi Bhasad, est un appel même pas déguisé à la révolution.

La Setlist que j'ai pu retrouver : 

1 - Gaddaar

2 - Aaj

3 - Dana Dan

4 - Bekhauf

5 - Nu Delhi

6 - Halla Bol

7 - Machi Bhasad (Expect a Riot)

Final donc sur ce cri de Raj (ils ont un titre avec ce jeu de mot, je ne fais que reprendre) et c'est l'entracte. C'était très bien en première partie. Un concert entier serait long je pense. Je profite pour descendre acheter le T-Shirt car ils le méritent et je passe au coin. Heureusement que je suis venu avec un sac à dos (celui des 25 ans de GammaRay).

Retour en salle pour continuer nos discutions avec David jusqu'à ce qu'Halestorm entre en scène.
C'est notre troisième fois avec eux et disons que l'on sait ce que l'on va avoir : le top.
Lzzy est en bottes cuissardes compensées, veste et cheveux longs blonds-auburn (ça change, faut préciser), Arejay est moins freak que d'habitude, tout en noir sans couleur tape à l'oeil, Joe cheveux longs et jean à trou et Josh pas rasé et pantalon vinyle ; la scène quoi.

On attaque par un titre du nouvel album (Fallen Star). Il y en aura 9 pour tout le show, ce qui est assez rare. Une tournée promo c'est 4-5 max. On enquille ensuite en territoire connu avec l'incontournable "I Miss The Misery" . Là ça commence à chauffer méchant... "Love Bites" et la salle est à point. Halestorm déroule, Lzzy est fabuleuse que ce soit vocalement ou guitaristiquement, Arejay est un batteur incroyable, Joe assure parfaitement la mélodie soutenu par Josh aussi parfait qu'imperturbable à la basse. Quel groupe mais quel groupe! Ils sont symbiotiques. 

Les titres filent. Beaucoup de nouveaux comme je disais et malheureusement pas mes préférées ("Amen" et "Raise your Horns" pour préciser).  Une petite reprise d'Ozzy Osbourne (avec qui elle a chanté pour sa dernière apparition l'été dernier) ne dépayse personne. Notons l'arrivée sur scène d'un soutien-gorge rouge à destination de Lzzy... et puis d'un noir vers Joe. Ils seront accrochés aux pieds de Micro et y resteront la soirée!

Si je peux cependant être un peu négatif, c'est sur le choix de la setlist avec presque la moitié de nouveaux titres. Certes c'est ambitieux et intéressant de défendre l'album ainsi mais je trouve que ça refroidit un peu trop la fosse de part la méconnaissance que cela implique. Mais c’était c'est très bon, entendons nous!

La setlist (en rouge les nouveautés) :

1 - Fallen Star

2 - I Miss the Misery

3 - Love Bites

4 - Do Not Disturb

5 - Watch Out

6 - Perry Mason (reprise d’Ozzy Osbourne)

7 - Like a Woman Can

8 - How Will You Remember me?

9 - I Am the Fire

10 - Familiar Taste of Poison

11 - Rain Your Blood on Me

12 - Solo de batterie

13 - Freak Like Me

14 - Back from the Dead

15 - K.I.L.L.I.N.G.

16 - Everest

17 - I Gave You Everything


Rappel :

18 - Darkness Always Wins

19 - I Get Off

20 - Here’s to Us

Déjà les rappels et nous finissons par la ballade choupignonne "Here's to Us". Lzzy chante tellement bien, sa voix est totalement incroyable. Un tonnerre d'applaudissements conclue ce concert. Nous nous faufilons vers la sortie, ravis. Je laisse David devant la salle : il dort chez un autre copain parisien ce soir pour pouvoir prendre le train plus tôt demain matin.

Halestorm est décidément une valeur sure, mais vraiment sure. Un vrai refuge de rock-métal dans cette époque ou les grands vieillissent vraiment et vont bientôt quitter la scène. Combien de Maiden encore? Aurais-je la chance de voir certains autre encore plus vieux ou avec des soucis de santé? Halestorm a encore de beau jours devant eux. Ils nous rythmerons donc les années à venir et nous seront fidèles car leur passion vaut la nôtre. C'est vraiment l'un des tout meilleurs groupe que j'ai pu entendre et que j'espère suivre durant des années. 




jeudi 2 octobre 2025

BERNARD MINET : HIGHWAY TO MERGUEZ !

Soiré entre potes avec mon Cédric! J'ai pris une place pour Hélène au dernier moment et je me suis loupé, c'est pas la bonne date (ce soir c'est sold out). Donc train-train habituel jusqu'à une salle que nous ne connaissons pas : La Nuit. C'est une discothèque, ex-spécialiste Hip-Hop, le "8 Madeleine".
Nous rentrons dans ce décor de miroirs et de néons. Je suis pas habitué, ça fait bizarre.

Pour une fois y'a des T-Shirts! Je profite de la première partie pour en acheter un bien débile. Le Warm-up est réalisé par Arnaud Danger du Macumba Open-Air Fest' . C'est une espèce de mix de vieux trucs ou les gens chantent et d'autres moins connus ou l'on s'ennuie.

Fin du drame, heureusement que c’était pas trop long. J'ai déjà vu Bernard avec Hélène. On l'avait même rencontré à l'époque! (alors que là les meetings VIP étaient payants).

Intro à la batterie de notre Nanard. Il a du mal. Beaucoup. On dirait qu'il va exploser. Quand tu vois jouer Ian Paice relax à coté, tu mesures la différence... Ils ont pourtant à peu près le même âge.

Et pourtant Minet a été batteur pour de grands noms (Aznavour, Sheila, Chamfort), ce qui présuppose un excellent niveau... Rincé notre Bernard. Mais on l'aime quand même! Surtout qu'il nous envoie ce que l'on attend : les générique de notre enfance joués par des bourrins en mode métal.

Premier constat : c'est la même équipe que la dernière fois (et c'est plutôt pas mal).

Deuxième point : le public est chaud (certes moins qu'au Petit Bain) et c'est ce qui fait l'essentiel de ce genre d’événement.

Troisième et dernier point : Minet chante... faux comme la dernière fois. C'est débile jusqu'au stade terminal et c'est ça qui est bon. 

Peu de déco, juste un écran géant derrière le groupe qui semble diffuser un Powerpoint avec des illustrations des Animés en rapport avec le titre.

Je n'ai pas noté la Setlist. Ca a commencé par "Biouman" (la parodie des Inconnus, sacrée revanche) avec les titres habituels: "Nicky Larson", "Le College Fou-fou-fou", "La Merguez Partie", "Denver" (deux fois)... et évidemment "Goldorak Go" avec une grosse surprise pour moi : l'une des images d'illustration sur l'écran géant est une capture d'écran de la miniature de ma chaine Youtube! Je vous laisse juger : 



C'est cette petite note gloire que j'emporterai au delà de ce concert. Minet m'a pillé mon visuel... mais vu que j'ai pillé son logo (et que j'en ai fait un patch pour ma Battle) on est quitte!

Nous avons passé une bonne soirée et c'est l'essentiel. Si vous avez l'occasion et que vous êtes de la génération, allez voir Minet. C'est une valeur sure! (débile, mais sure).






lundi 9 juin 2025

IRON MAIDEN XII + HALESTORM : Le vieux monstre et la petite sirène

David et moi fêtons nos 20 ans. Nous sommes tout les deux bien placés pour savoir qu'une amitié dure parfois plus longtemps qu'un mariage. 2025 est une année de grand messe (AKA : il y a une tournée d'Iron Maiden). Nous ne pouvons pas la manquer... et comme d'habitude maintenant la date française (hors festival) est hébergée par l'ignoble La Defense Arena.

Nous sommes donc confrontés au dilemme de subir une sono dégueulasse ou de partir aller les voir ailleurs. C'est là que nous découvrons que c'est Halestorm qui assure la première partie sur certaines dates, donc celle de Copenhague. C'est l'argument qu'il fallait, nous allons donc faire le nécessaire pour y aller.

David nous rejoint donc à la maison la veille au soir. Après vérification, il y a des travaux sur la ligne de RER et un temps de trajet intolérable pour avoir notre vol. Nous partons donc en voiture en nous disant que nous la laisseront au parking de l'aéroport, et que ça coutera quand même moins cher qu'un Uber. Nous mettons donc le plan à exécution le lendemain matin et après une petite frayeur due à un bouchon imprévu, nous prenons notre vol et deux heures plus tard nous foulons le sol de l'aéroport Danois. Pas de contrôle à l'arrivée (vive la zone UE!) nous achetons donc des pass touriste à 9€ pour 24h avant de prendre le Metro direction le centre ville (il était trop tôt pour aller déposer les sacs à l'hôtel, heureusement qu'ils ne sont pas lourds).

Arrivés sur la célèbre "Kongens Nytorv",  nous nous retrouvons au cœur d'une foule en tenue de sport / dossards. Un panneau nous apprend qu'il s'agit du "Royal Run" qui est plus qu'une simple course : c'est une célébration nationale du mouvement, de la communauté et de la tradition royale. Lancé le jour de l'anniversaire du roi du Danemark, Frédéric X, l'événement est ouvert à tous les âges et à tous les niveaux, avec des distances allant de 1,6 à 10 km.

Après avois fait la queue pour franchir une passerelle qui enjambe le parcours, nous nous dirigeons vers le port historique avec ses bâtiments typiques afin de nous restaurer. Il y a pas de mal de monde en terrasse, dont un bel échantillon de T-Shirts noirs. Nous cherchons un établissement un peu moins bondé et jetons notre dévolu sur ce qui s'avèrera être une brasserie irlandaise. Bière, burgers, valeurs sures mais 75€ pour deux quand même. Nous n'avons pris que des demis et le serveur nous a regardés comme si nous étions malades! La vie est chère au Danemark !

Retour dans les rues et nous nous dirigeons vers la petite sirène. Elle est au bout d'un parc comprenant d'autres œuvres en bronze. Beaucoup de monde sur place, je trouve un bon angle pour la photo.

Nous repartons tranquillement en profitant du lieu et en marquant quelques pauses en boutiques pour acheter des souvenirs. J'avance les sous pour David car ma CB n'a pas de frais de changes et je me débrouille aussi pour ramener de la monnaie aux enfants.

Nous prenons le train en direction de l'hôtel. C'est une grosse surprise car il s'agit d'une sorte de TGV à boite de vitesses (?!?) très confortable. Une station seulement et nous rejoignons l'hôtel. Check in et direction nos chambres. Elles sont spartiates mais propres, nous n'avons pas besoin de plus.

David est plus fatigué que moi et fera une bonne heure de sieste. J'arrive aussi à me reposer.

Nous redécollons donc à 17h délestés de nos sacs à dos. Je garde cependant mon petit Decathlon jaune dans la poche, pour le shopping du concert. Nous reprenons le train dans l'autre sens, qui ressemble plus à un RER cette fois. Il est plein et nombre de collègues métalleux partagent la rame.

Un peu de marche à la sortie et nous voici devant la Royal Arena. Le parvis est noir de monde, noir de T-Shirts... Maiden est Universel. Ou que l'on aille c'est la même image, le même partage, la quasi fratrie des fidèles qui se pressent pour aller assister à la grand-messe.

Le stand de Merch est à l'exterieur, à l'entrée. Nous allons le dévaliser!

David repart avec deux T-Shirt (Aces High et le Nordics Tour qui est exclusif aux pays du nord) quand à moi j'aurai la veste en jean (que j'avais repérée précédemment) le t-shirt (Nordics également), les patches et le décapsuleur que j'offrirai à Hélène. 

Nous plions le tout dans le sac jaune et c'est parti pour l'entrée dans la salle. Nous prenons notre carte concours pour gagner des prix dédicacés avant l'habituelle fouille et le contrôle des billets. 

Nous trouverons de quoi nous restaurer dans le hall. Dvid choisis une Pizza pomme de terre et un hot dog alors que je prends deux hot dogs dont un à la mode danoise. Et de la bière bien sur, c'est la spécialité du pays.

Repus, nous montons les gradins vers nos places Nous sommes au fond mais bien centrés. La salle est vraiment belle. Nous voyons défiler des pubs sur le bandeau lumineux que l'ont pourrait résumer à "prochain spectacle, bière, prochain spectacle, bière, etc. "

Le Danemark, c'est l'autre pays de la bière. Y'en a partout et les gens en boivent… beaucoup. Pour donner un ordre d'idée, nous avons vu plusieurs couples consommer 6 pintes l'espace du concert de Maiden. Pour pouvoir transporter les 6 verres, le bar fournit un espèce de pack en carton avec une poignée : on peut ainsi prendre 12 verres tout seul! 

Nous sommes en avance. Nous pensions que le show débutait à 19h mais ce sera en définitive 19h30.

Nous passons le temps en nous demandant quel sera l'état de nos papy's du métal... et voici venir la bande à Lzzy. 

C'est donc notre deuxième Halestorm après celui-ci. Que dire de plus.
Ce groupe est dingue. Cette nana est incroyable : vêtue avec une sorte de cape/châle qu'elle laissera tomber pour dévoiler une tenue de cuir noir, proche d'un look de succube dans les jeux vidéos.... sa voix tellement hors norme que l'on se demande si elle va tenir le concert mais certainement pas la tournée, son mec de guitariste qui assure méchamment, son batteur de frère sur le dessus du dessus du panier, et le bassiste qui fait gravement le taff.

Evidemment, c'est une première partie très promotionnelle, donc nous auront une grosse part du nouvel album (5 titres sur 11, sachant qu'Arejay a fait son incontournable solo aux baguettes énormes) et quelque titres plus classiques (mais pas ma préférée, heureusement parce qu'elle me fait pleurer).  

Le temps d'un éclair et c'est déjà le titre phare du nouvel album, et conséquemment la fin de Halestorm. Nous sommes venus aussi pour eux, et nous n'avons pas été déçus.


 La setlist (je mets les nouveaux titres en contraste) :

01 - Fallen Star

02 - I Miss the Misery

03 - Love Bites (So Do I)

04 - WATCH OUT!

05 - Darkness Always Wins

06 - Familiar Taste of Poison

07 - Rain Your Blood on Me

08 - Drum Solo

09 - Back From the Dead

10 - Mz. Hyde

11 - Everest

Pause technique (bien organisée, sans égaler le délire belge) et nous revenons pour la grand messe du métal, version danoise.


C'est donc parti pour mon douzième show en compagnie de la vierge de fer, 22 ans après le premier.
J'aimerai dire qu'ils n'ont pas changé mais c'est faux et d'autant plus que Nicko n'est plus là. Premier à avoir été rattrapé par le temps, il a lâché le groupe à la fin 2024. Il était déjà incroyable qu'il ait pu remonter sur scène pour faire un boulot incroyable après son AVC.

Nicko est donc remplacé par Simon Dawson, déjà batteur pour le side band Steeve Harris : British Lions. Peu de chose à dire sur Simon pour l'instant. Il a suivi la NWOBHM en tant qu'artiste, au tout début avant de se consacrer à la production et en enregistrant avec plusieurs groupes. Il avait déjà remplacé Nicko au pied levé et est à présent titularisé.

Je n'y peut rien, j'ai à chaque fois les poils quand résonnent les premières notes de Doctor-Doctor. Ce rituel est valable pour tous les amateurs du groupe, quel que soit la région, le pays.... Si Maiden jouait sur Mars, on aurait les martiens à hurler ce titre d'UFO, comme nous tous sur terre.

Petit changement cependant, j'ai bien l'impression qu'il s'agit ce soir d'une version live... Dernières notes de l'intro (après UFO) et c'est parti!

Je ne vais pas refaire tout le show mais décrire ce qui est notable : Fin des décors en dur pour de très impressionnants écrans animés, plutôt dynamiques et certains vraiment magifiques comme sur "Rime ot the ancien mariner".

Eddie qui vient se promener sur scène, inévitablement réussi.

Simon Dawson n'est pas Nicko et n'essaie pas de faire du Nicko : cela tombe bien, il est irremplaçable. Dave Murray Adrian Smith bougent moins mais font le boulot. Janick Gers est... je sais pas. On l'a vu faire un truc bruyant (mais rien à voir avec un solo) face à un gros retour de scène. On se demande s'il y a encore quelqu'un à bord. Steeve Harris toujours impérial et Bruce... Bruce quoi! Incroyable à son âge! (et incroyable tout court d'ailleurs). 

Les titres passent, du début jusqu'à l'album Fear of the Dark (dont le décor du titre associé, joué en rappel, était superbe!)

C'est la fin et j'enregistre nostalgiquement les Monty Pythons pour Hélène. Nous quittons la salle recouverte de verres et de cartons de bière vides. Pour mémoire, la setlist : 


00 - Doctor Doctor (UFO)

0 - The Ides of March (Intro)

01 - Murders in the Rue Morgue

02 - Wrathchild

03 - Killers

04 - Phantom of the Opera

05 - The Number of the Beast

06 - The Clairvoyant

07 - Powerslave

08 - 2 Minutes to Midnight

09 - Rime of the Ancient Mariner

10 - Run to the Hills

11 - Seventh Son of a Seventh Son

12 - The Trooper

13 - Hallowed Be Thy Name

14 - Iron Maiden


Encores : 

14bis - Churchill's Speech

15 - Aces High

16 - Fear of the Dark

17 - Wasted Years

17Bis - Always Look on the Bright Side of Life (Monty Python)


Nous ne trouverons jamais le bus qui devait nous ramener à l'hôtel. David et moi nous engageons donc dans les rues de Copenhague avec d'autres métaleux, en consultant le GPS. Arrivés à l'hôtel, nous constatons au nombre de T-Shirts à l'effigie d'Eddie qu'il a été investi par d'autres amateurs qui prolongent la soirée... à la bière. 

Piaule, dodo... Réveil, douche, Je retrouve David sur le palier. Petit dej' suédois avec du salami et nous reprenons nos sacs en direction de la station de train pour l'aéroport. Une remarque à ce propos : y'a pas de portillon, pas de contrôle, rien. Principe basé sur la confiance.

Contrôle des bagages, on embarque. Vol retour sans encombre et je laisse David partir vers le train alors que je me consacre à la recherche de la voiture et sa note de parking bien salée.

Je rentre enfin, claqué autant que l'on puisse l'être après 32h littéralement à fond. 

Note : je rédige ces lignes en septembre 2025. J'ai les places pour le prochain et ce sera le 22 juin 2026 à La Défense Arena. Oui, on a dit que le son n'était pas bon mais le prix d'un trip étranger est vraiment très élevé (on a réfléchi à Amsterdam mais c'était 5 à 600€). De plus le concert de la défense sera enregistré et pour une fois, on pourra nous entendre crier pour la postérité!




Boarding Pass Aller imprimé A4




Boarding Pass Retour, le vrai Air France à l'ancienne!




Le ticket à gratter pour gagner des cadeaux... que je n'ai pas gratté.




Le billet souvenir qui ne sert à rien!



A noter que pour la première fois je n'ai pas mon vrai billet d'entrée : il était totalement dématérialisé sur l'appli mobile et comme c'est David qui a pris les place, il n'a pas pu me la transférer.
 


 

mardi 13 mai 2025

DANS LES REVES DE MIYAZAKI : Un concert dans les nuages

Changement Radical de style pour ce petit concert presque intimiste, au théâtre de la tour Eiffel.

C'est Hélène qui m'offre la soirée, pour mon anniversaire. Nous entrons donc dans un lieu bien différent de nos habitudes. Il n'y a pas de T-Shirts à vendre mais des posters. Apprenant que les artistes seront là pour les signer à la fin, j'en choisis un et je demande à ce qu'on me le réserve pour l'after.

Nous nous installons au balcon. La scène est recouverte de vrai-faux nuages et attends ses artistes.

Il s'agit du Duo Izanami, constitué du pianiste Guillaume Masson et la flûtiste Marie Miyuki Ishii. Ce sont deux musiciens chevronnés qui nous interpréterons des musiques de Joe Hisaishi pour les films d'Hayao Miyasaki .

Joe Hisaishi doit faire deux dates à Paris à La Defense Arena, cette horrible salle. C'est complet, ça tombe bien, ne n'ai pas envie de payer une fortune pour un truc qui va probablement sonner comme une casserole rouillée.


Ce concert tout tranquille sera plus qu'agréable, reposant. Je n'ai pas noté les titres et il est impossible de les retrouver mais les reprises ultra épurées extraits de  « Princesse Mononoké », « Mon Voisin Totoro », « Le Vent se lève », « Le Château ambulant », « Porco Rosso», « Ponyo sur la falaise », « Le Voyage de Chihiro » ou encore « Le Château dans le Ciel » étaient très bien.

A noter un bémol cependant : les commentaires en voie off pour nommer les extraits cassaient l'ambiance, du moins a mon gout.

J'ai eu l'occasion d'en faire part aux musiciens, puisqu'ils m'ont signé leur affiche (qui a sa place dans le salon, du moins pour le moment). Nous avons échangé sur la sélection des morceaux, l'occasion de constater que je suis vraiment amateur de ces films. 

La conclusion est sans appel : c'était très bien. Sans les commentaires off, s'eut été parfait!




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