Parlons plutôt de l'artiste, des artistes, de l'émotion qu'ils suscitent dans ce lieu magique.
Les Kroniks du Ponk
dimanche 28 juin 2026
JOE HISAISHI AUX ARENES DE NIMES : La perfection est de ce monde.
Parlons plutôt de l'artiste, des artistes, de l'émotion qu'ils suscitent dans ce lieu magique.
lundi 22 juin 2026
IRON MAIDEN XIII : Le porte malheur.
Je casse donc la tirelire et je nous prends deux places en carré or, billet collector; cette fois si le son est dégueu, c'est vraiment que le son de la salle en entier est dégueu!
Rendez-vous donc à la grande arche. Hélène est venue avec moi car David n'est pas sur d'arriver à l'heure. Nous sommes donc en avance, ce qui nous permet de faire la queue au merch à l’extérieur. Une première fois pour moi (T-shirt et bracelet) et une deuxième fois pour David (T-shirt mais il n'aura pas celui qu'il voulait car plus sa taille). Il fait vraiment très chaud. C'est la deuxième vague de canicule en France. Nous avons de l'eau, heureusement.
David n'ayant pas mangé, nous passons au bar où il prend le necessaire. Je me prends également une bière avec le même verre que lui (nous n'avons pas les mêmes gouts pour rien). Nous rejoignons nos places et commençons nos habituelles papottes pré-concert.
David en sécurité, je rentre à pieds à travers La Défense pour rejoindre la gare. J'y arrive en même temps que les premiers spectateurs ayant quitté le concert. Je communique brièvement avec Hélène. J'arrive à la maison avec 2% de batterie.
La douche et au lit.
lundi 15 juin 2026
STEEL PANTHER : Pire que le pire!
Après une deuxième fouille (la première ayant révélé le croissant) nous rentrons enfin. Passage habituel au stand de merch qui se trouve directement au fond de la fosse et un peu de délais car une acheteuse devant nous essaye toutes les tailles de T-Shirts. De mon coté je joue l’efficacité car seuls intéressent le T-Shirt de la tournée et les patchs débiles pour ma veste. Mention spéciale pour le porte clé plug anal en métal que je n'ai pas pris mais qui résume à lui seul la mentalité du groupe : faire n'importe quoi.Le show bat déjà son plein avec Lucie Sue en première partie. C'est une artiste française qui produit un Heavy Rock assez classique ma foi. C'est musicalement propre mais ça ne marque pas assez pour avoir envie de ré-écouter. Son look est incroyable cependant, totalement dans le ton des Panthers avec peut-être une touche un peu plus punk. J'apprends en parcourant le net pour cette chronique qu'elle en a été l’éphémère bassiste et que le gratteux des Panthers a joué sur un de ses albums : Cela se tient.

Après un court show de 35 minutes, Lucie Sue laisse la scène aux dingos californiens. J'ai du mal à trouver le point d'entrée pour décrire leur show. Le premier truc qui traumatise est peut-être les deux danseuses, pendues à des podiums de pole d'environs 3m de haut. Les filles ont des corps sculpturaux, sont sapées façon maillot dessous minimums extra provoquant avec des bottes cuissardes à talons aiguille compensés et réalisent des figures incroyables durant plusieurs chansons. Rien que le travail des abdos est fascinant. Du haut niveau! Ensuite il y a les fringues des membres du groupe. C'est du glam métal mais alors glam sorti du magasin de glam. De la couleur, des clous, du moulant et des coiffures hors limite. Et puis il y a les tatouages bien bien massifs. Dire que le chanteur a tapé sa soixantaine... On
peut continuer avec leur comportement sur scène. Ils sont omniprésents, ils font le show, ils s'amusent et ça se voit. Enfin la qualité de leur musique est irréprochable. Le son est bon, ce sont des musiciens accomplis. Ils se promènent en nous emportant avec eux sur leurs titres. Je n'écoute pas spécialement leur musique et je ne peux donc pas reprendre leur refrains mais c'est propre et vraiment agréable à entendre. On me demandera alors : "mais si tu n'es pas fan, qu'est-ce que tu fiche là?". Et bien je voulais les voir pour le spectacle. Ils sont excellents mais surtout très interactifs avec le public.Après quelques titres, le dialogue s'installe et les blagues commencent à fuser. Guitariste, chanteur et bassistes se lancent des vannes salaces et invitent les filles du public à dénuder leur poitrine, argumentant que de toute façon ça va arriver sous peu.
Et évidemment, une femme le fait et est invitée à monter sur scène. Le show reprend donc avec elle qui chante et danse avec les musiciens. On arrive alors vers la chanson 1987 et une autre jeune femme, très courtement vêtue, est invitée à son tour. Chloé (c'est son prénom) est alors installée sur un tabouret, les Panthers l'interviewe et "improvisent" une chanson pour elle. On lui remet un bracelet "Backstage". Elle participera aussi à quelques titres, profitant d'une expérience scénique unique. Nous nous interrogeons toujours, Hélène et moi, sur son devenir en fin de soirée et si elle a conclu dans le foin avec les vieux de 30 ans de plus qu'elle.Ma conclusion est simple : Steel Panther est à voir une fois. On est prévenu et c'est totalement attendu mais tellement drôle et décalé que cela mérite l'expérience. C'est juste encore plus pire que pire. Et en plus la musique est extra. Un excellent moment à passer entre adultes consentants!
samedi 30 mai 2026
LES FATALS PICARDS AU ZENITH !
J'vais dire un truc, tu vas pas l'croire... Je retourne voir les Fatals Picards! J'suis pas taré j'veux entendre "Noirs" !
Rendez-vous en tête de train avec Cédric ce samedi après une journée déjà bien remplie. J'ai réussi à le convaincre de m'accompagner au Zenith pour une animation musicale un peu en dehors de sa zone de confort. Soyons clair, les aspirations politiques et l'humour de mon pote son parfaitement compatibles avec les textes des Fatals : bien à gauche.
Je saute donc dans le train direction Paris avant d'enchaîner le métro en vue du Zenith. Mon planning est rigoureux avec un point de chute qu'Hélène et mes garçons m'ont fait découvrir pour mon anniversaire : Chez Armand.
C'est un resto-brunch-bar comme il y en a des centaines à Paris mais celui là est spécial par sa déco ciné-stars-musique avec des photos, des affiches, des dédicaces, plein les murs.
Cédric et nous n'en profiterons pas cette fois car la météo est plus binouze-terrasse que cardinal-zinc. C'est donc l'heure du demi suivi d'un Burger (et d'un autre demi) pour mon pote et d'une salade copieuse pour moi. Ceci fini nous nous orientons tranquillement vers le Zenith. Passage de la sécurité franchement léger (j'avais une bouteille d'eau dans la poche latérale de mon short!) et entrée dans le hall. Déception, pas de Merch du tout! Je récupère juste un éventail de marque alcoolisée au niveau de l'espace fumeur. Nous patientons donc un peu avant d'aller nous asseoir dans la fosse. Nous patientons tranquillement en discutant, assis en tailleur. Un dernier passage au coin et c'est l'heure de la première partie animée par Émilie Pajak.C'est une DJ Parisienne, Ambianceuse... Bon. Apparemment des gens connaissaient quelques titres actuels ou un peu moins. Cédric aussi... moi rien de rien. Je me suis bien bien ennuyé.
Les tech virent La platine et retirent les draps noirs qui étaient sur la batterie, la lumière s'éteint et un immense écran s'allume pour nous ravir d'une présentation humoristique de notre tête d'affiche. C'est une espèce d'IA très rétro qui sera un running gag tout au long du spectacle.
Nous sommes donc en fosse, dans les 10 mètres devant la scène, côté droit en la regardant. Le public est chaud, je sens que ça va bouger. Cela tombe bien c'est ce que je veux et c'est ce pourquoi j'ai pris un Nurofen avant de partir. On attaque donc dans une grosse ambience mais heureusement avec des titres presque tranquilles et je constate que la Setlist n'a pas grand chose à voir avec ce que nous avons eu à Dijon. C'est le premier Zénith des Fatals et ils ont décider de nous gâter : il y aura 24 chansons! La salle est arrivée à température à partir de "La Française des jeux" et la notion de "chauffé à blanc" juste après, lors de "La sécurité de l'emploi".J'ai passé le concert entier à sauter, chanter. Dommage que Cédric ne connaisse pas les paroles car il s'amusait aussi mais moins que moi. Grosse surprise d'entendre "l'amour à la française" (une chanson bien trop sous estimée, de l'avis même de Paul) qui a représenté la France à l'Eurovision. C'est un super titre, bien écris, composé, drôle et qui envoie du lourd en même temps. J'adore. Et puis "Goldorak est mort" avec le Zénith en fusion avec les artistes et les invités (Oldelaf d'abord puis Yvan Callot (le fondateur du groupe) et le Batteur des 3 fromages).
Ce Concert à tourné à la fête intégrale, une énergie symbiotique entre les artistes et le public, y compris lorsque ce dernier chante un "Siamo Tutti Antifascisti" entre deux titres et que Paul réponds que "nous sommes tous globalement d'accord". La plupart des titres sont accompagnés de 3 cuivres, ce qui gonfle encore plus le son roccailleux et populaire des Fatals.Nous arrivons à la partie accoustique après un "Djemé Man" insensé avec un personnage rasta géant sur échasses, à la Maiden. Les titres "secs" sont toujours aussi mignons. Oui j'aime "Morflé" et je te la dédié, ma chérie parce qu'on a pris cher ces dernières années et que c'est pas fini, mais qu'ensemble on morflera mieux.
L'incendie intégral se redéclenche avec l'incontournable "Bernard Lavillier"et se poursuivra jus'au bout. Cette fois j'ai mon drapeau breton que j'ai proprement plié dans la poche de mon short. C'est une grande écharpe que je peux "mettre en cape", si je peux dire. Une nana derrière moi éclate de rire en me voyant la sortir, Cédric rigole aussi en me faisant remarqué que "t'as un drapeau breton?!?" C'est parfait! Une pensée pour toi, Christophe, "A la vie, À l'Armor" !C'est quasiment "Jump or die" jusqu'à "Punkachien" et surtout "Fils de P." où là, c'est effectif. Je gueule comme un putois.... Moi c'est Igor!!!! Heureusement je suis en Battle vu l'agitation ambiante: impossible de perdre quoi que ce soit avec mes poches scratchées. Elle est faite sur mesures pour ça.
Nous sortons tous sans incidents de ce qui fut un concert unique avec une ambiance des grands soirs. Dans le métro nous nous retrouvons avec un groupe qui entonné encore quelques titres. Nous nous séparons justement après 2 chansons complètes et au troisième couplet de Noirs. La gueule des gens autour de nous au passage "Salut à toi" n'avait pas de prix.
Retour maison, je laisse Cédric continuer une station de plus en train.
La Setlist :
1 - Le retour à la Terre (Cuivres)
2 - Coming out (Cuivres)
3 - Française des jeux (Cuivres)
4 - La sécurité de l'emploi (Cuivres)
5 - Sucer des cailloux
6 - L'amour à la française
7 - Goldorak est mort (avec Oldelaf)
8 - Le reich des licornes
9 - Le combat ordinaire (Cuivres)
10 - Djembé man (avec Ivan Callot) (Cuivres et Djembé)
11 - Morflé (Acoustique)
12 - Mon père était tellement de gauche (Acoustique)
13 - Canal Saint-Martin (Acoustique)
14 - Bernard Lavilliers (Cuivres)
15 - La nouille à l'air (Cuivres)
16 - À la vie, à l'Armor (Batteur des 3 Fromages au kazoo)
17 - Les playmobils complotistes
18 - Angela
19 - Punkachien
20 - La prophétie des Vosges
21 - Fils de P. (Cuivres)
Encore:
22 - Dans un ciel de 1er mai (Cuivres)
23 - Noir(s) (Cuivres)
Encore 2:
24 - Punks au Liechtenstein (Cuivres)
J'avais adoré les Fatals à Dijon. Leur prestation au Zénith était encore au dessus. D'un côté je trouve dommage que la scène ne soit pas aussi bonne partout (avec le délire de l'IA qui dure jusqu'à la sortie des spectateur, suppliant qu'on ne l'a débranche pas) et de l'autre je me sens privilégié d'avoir été là ce soir là.
Je rêve de les revoir. Encore et encore.
Vive l'Anarchie bordel.
Il faut noter que les Fatals pratiquent des prix très raisonnables pour leurs concerts qui sont en tarif unique. Leur coté "social" est toujours présent.
samedi 11 avril 2026
TELEGRAPH ROAD (AGAIN)
La pizza avalée (plutôt bonne) nous filons au Centre Culturel Saint Ayoul ou nous avons réservé deux place. Pas de Merch évidemment, nous entrons direct avant de passer aux toilettes et.. nous sommes les derniers à nous installer.
La formation est plus restreinte que le vrai Dire Straits. Une rythmique-chanteur, une lead, basse, saxo-clavier multifonctions, batteur et le clavier principal, fondateur du groupe. Pas de Pedal Steel, pas de percussionniste dédié (entre autres). Le son est excellent, pas trop fort, je n'ai pas besoin de bouchons.
Pour la suite, je suis resté "And I'm just high on this world" jusqu'à la fin.
Prochaine étape : Les Fatals Picards 2, le retour! ça va bien délirer (mais sans Hélène cette fois).
vendredi 13 février 2026
LES MUSIQUES DE JOE HISAISHI EN CONCERT SYMPHONIQUE
Les premières notes sonnent et je reconnais la merveilleuse mélodie de Nausicaa qui me touche déjà. Bien sûr, mon Hélène a vu ces films d'animation mais elle n'y voue pas le culte qui est le mien. Je vais donc vivre des émotions plus ou moins intenses durant toute le concert.
Les musiciens sont bons, voir très bons. Ils jouent avec légèreté, une pointe d'humour et même de l'espièglerie de la part des percussionnistes qui échangent leurs instruments ou courent d'un bout à l'autre de la scène pour rythmer les morceaux. C'est un orchestre très complet avec une bonne centaines d'intervenants. A noter la polyvalence d'une des contrebassiste qui est aussi chanteuse lyrique et qui pose son instrument pour nous ravir de sa superbe voix (même si j'ai eu le privilège d'entendre mieux, c'était quand même magnifique).Le chef d'orchestre prend plusieurs fois la parole pour présenter les oeuvres et les musiciens. Un super extra sur le discours de "Princesse Mononoke" où il nous gratifie d'un véritable cours de musicologie, expliquant les différents instruments et les émotions voulues en fonction par le compositeur, jonglant avec cette palette comme un peintre sur sa toile. Une autre surprise sera une reprise d'une bande originale du film "La General" de Buster Keaton. J'ignorait que Joe Hisaishi avait refait une musique pour ce film centenaire que j'adore. Keaton est pour moi l'un des plus formidable comédien de tous les temps.
Bref. Je dois trouver cette version.
C'est "Porco Rosso" qui succède et c'est la musique Hisaishi pour laquelle j'ai le plus d'affection mais pour le coup l'émotion était moins grande. Peut-être parce que la digression jouée n'a pas compris mon thème préféré? "In search for a distant era" pour ne pas le nommer.
Depuis que nous avons réservé les deux concerts en rapport avec Miyasaki, un troisième évènement s'est ajouté. Le "vrai" Joe Hisaishi va venir en France pour jouer dans les arènes de Nimes. A cette date, nous avons les places, les billets de TGV et la réservation de l'hébergement. J'attends beaucoup de cet événement que j'imagine venir se caler avec mon premier concert d'Ennio Morricone.
Nous verrons bien. La musique, c'est tellement inattendu ; positivement ou négativement.























