lundi 22 juin 2026

IRON MAIDEN XIII : Le porte malheur.

Je ne sais pas trop quoi dire pour commencer cette chronique.  On prends les mêmes et on recommence, oui, certes, mais pas forcément pareil.

David et moi avions décidé de ne plus remettre les pieds dans cette horreur qu'est La Defense Arena (devenue depuis la Plenitude Arena. Et puis voilà, nous apprenons que le concert sera enregistré pour une prochaine sortie video. Et puis c'est peut-être le dernier, et puis c'est Evergrey en première et David aimerai bien les voir... et puis c'est vraiment cher de retourner à, par exemple, Copenhague.

Je casse donc la tirelire et je nous prends deux places en carré or, billet collector; cette fois si le son est dégueu, c'est vraiment que le son de la salle en entier est dégueu!
 Rendez-vous donc à la grande arche. Hélène est venue avec moi car David n'est pas sur d'arriver à l'heure. Nous sommes donc en avance, ce qui nous permet de faire la queue au merch à l’extérieur.  Une première fois pour moi (T-shirt et bracelet) et une deuxième fois pour David (T-shirt mais il n'aura pas celui qu'il voulait car plus sa taille). Il fait vraiment très chaud. C'est la deuxième vague de canicule en France. Nous avons de l'eau, heureusement.
David arrive enfin, à point nommé. Je lui donne son T-Shirt et nous laissons Hélène et nous filons vers la salle afin de ne rien manquer. Je donne le fond de ma bouteille à David et nous passons les contrôles. Notre entrée se situant loin sur la gauche de l'édifice, il nous faut encore quelques minutes avant de pénétrer à l'intérieur.
David n'ayant pas mangé, nous passons au bar où il prend le necessaire. Je me prends également une bière avec le même verre que lui (nous n'avons pas les mêmes gouts pour rien). Nous rejoignons nos places et commençons nos habituelles papottes pré-concert. 

Nous sommes bien installés, coté gauche, belle vue sur la scène. La climatisation fonctionne même si elle n'est pas incroyable. Evergrey démarre le show. C'est ignoble. Il y a un echo insupportable et le fait d'être positionnés sur le coté nous fait profiter au maximum de son intensité. Je ne perçois rien d'autre qu'un gloubiboulga sonore incomprehensible. Ni les rifs, ni la rythmique ne sont discernables. C'est absolument scandaleux. Peut-être que c'est bien dans la fosse mais pas pour nous. j'ai évidemment chaussé mes bouchons.
C'est enfin la fin du supplice et la scène est préparée pour Maiden. Le salle finit de se remplir et les écrans rappelle l'interdiction de filmer; l'interdiction de sortir un téléphone dans la fosse en fait. J'ai d'ailleurs un projet à ce propos : filmer en intégralité le debut du concert et le publier rapidement sur Youtube. Encore un peu de patience et ça y est, c'est parti, voici les première notes de "Doctor Doctor". Je presse le bouton et je cadre vaguement pendant que la salle hurle son contentement.

"Idle of March" et Maiden déboule, particulièrement énervé, pour "Murder in the rue Morgue". Le son est bien moins mauvais que pour Evergrey mais il n'est pas bon non plus, loin de là. Nous faisons donc avec et tentons de profiter au mieux. C'est l'heure des titres vraiment classiques puisque la tournée est axée sur les premiers albums du groupe. "Wrathchild", "Killers", "Phantom of the Opera"... Vient alors l'incontournable "Number of the Beast" et après le premier ou le deuxième refrain David me dit qu'il ne se sent pas bien. Je comprends mal et lui demande de répéter. Il répète. Je lui réponds "OK, on sort" et il s'écroule littéralement sur moi. Je suis debout avec le corps lourd de mon pote sur moi. J'appelle à l'aide, criant qu'il y a un malaise. Deux personnes (si vous me lisez, big up et gros coeur sur vous) m'aident à porter David par dessus les rangs de spectateurs, hors de la salle. Nous le posons sur le sol après les portes coupe-feu. Nous appelons à l'aide. Une personne me prends ma casquette pour ventiler David. Il reprends plus ou moins connaissance. Je lui tiens la main en lui criant de rester avec moi. La formation de secourisme en VR que j'ai suivi la semaine précédente était une bonne idée. Nous le basculons en PLS. Les pompiers arrivent ainsi qu'un personne de la sécurité, et puis un fauteuil roulant. 

Nous évacuons David au poste de sécurité et nous l'installons sur un lit/table d'auscultation. C'est là que ça se corse car... la lumière s'éteint. J'ai un doute, c’était peut-être un peu avant de l'installer. Les secouristes prennent des mesures, je discute musique avec un volontaire... et voici un jeune médecin qui diagnostique David. C'est à priori un coup de chaleur. j'ai pu récupérer ses lunettes mais elles sont en bien mauvais état... je tente de les redresser mais une branche c'est faite la malle. Nous l'installons dans un fauteuil roulant pour le descendre au grand poste de secours, de l'autre coté, niveau fosse. C'est une expérience assez unique de voir l'envers du décor mais je m'en serais volontiers passé. Nouveau brancard mais je ne suis pas admis cette fois et invité à attendre hors de la zone de soins. J'attends donc. J'ai peu de batterie (elle a été cramée pour éclairer le médecin pendant la coupure, avant qu'un secouriste sorte une grosse lampe torche) et j'économise donc.

Le show reprend après une heure de black out. Bruce est en colère, les musiciens très motivés. Je ne peux qu'attendre. Je suis derrière une "entrée" des artistes réservée aux medics et autres personnes chargées de gérer la foule. Certains portent des casques, des protection de skate...

J'entends donc "Rime of the Ancien Mariner" puis "Run to the hills" (en mode particulièrement violent) avant de retrouver le médecin qui autorise David à sortir (mais pas à rejoindre le spectacle). Il doit prendre un Uber pour rentrer chez son pote à deux pas de là. Nous sortons donc (par l'entrée VIP) et rejoignons la rue pour commander avant de nous rendre compte que le copain en question habite à 300m. J'accompagne donc David et le remets entre les mais de son copain, camarade de promo (qui se demande ce que je fais là et qui le veillera toute la nuit).

David en sécurité, je rentre à pieds à travers La Défense pour rejoindre la gare. J'y arrive en même temps que les premiers spectateurs ayant quitté le concert. Je communique brièvement avec Hélène. J'arrive à la maison avec 2% de batterie.
La douche et au lit.
David donnera des nouvelles positives le lendemain et rentrera chez lui pour se reposer. Il a certainement trop tiré sur la corde et la chaleur a achevé de le mettre hors de combat. L'air de rien il s'est passé plus de 20 ans depuis nos premiers concerts. Et justement, on ne les as plus, nos 20 ans.

Nous avons déjà booké notre prochain show. Cela sera Angra en septembre. Et Megadeth, pour la tournée d'adieux, en mars 2027. Tournons la page de cette malheureuse soirée qui n'a visiblement pas réussi pour le groupe non plus. Soyons optimistes et rêvons à leur retour, loin de la Défense peut être?

La setlist :

00 - Doctor Doctor (UFO song)
0 - The Ides of March
1 - Murders in the Rue Morgue (Intro played on tape)
2 - Wrathchild
3 - Killers
4 - Phantom of the Opera
5 - The Number of the Beast
6 - Infinite Dreams
7 - Powerslave
7 - 2 Minutes to Midnight (Cut short by the power outage right after "Napalm screams")
8 - Rime of the Ancient Mariner (After one hour of not playing. Introduced with "This is what not to do if La Défense shits on you".)
9 - Run to the Hills
10 - Seventh Son of a Seventh Son
11 - The Trooper
12 - Hallowed Be Thy Name
13 - Iron Maiden (First time as show closer since 2004)

lundi 15 juin 2026

STEEL PANTHER : Pire que le pire!

 Des années que je voulais les voir... Et mon Hélène m'envoie un message avec la photo de l'affiche vue dans le métro parisien : Steel Panther repasse à Paris. Un peu d'organisation, le concours de son comité d'entreprise et elle obtiens deux place au balcon du Bataclan.

Nous sommes donc un lundi et les enfants sont avec leur mère. Je fais donc le trajet pour déposer mon plus jeune chez elle avant de rejoindre mon Hélène. Nous prenons des sandwich à la boulangerie de la gare et avant de monter dans le train vers la capitale. Arrivés devant de Bataclan, je dois manger mon dessert (croissant aux amandes) en urgence car la nourriture est interdite dans la salle (?!?).

Après une deuxième fouille (la première ayant révélé le croissant) nous rentrons enfin. Passage habituel au stand de merch qui se trouve directement au fond de la fosse et un peu de délais car une acheteuse devant nous essaye toutes les tailles de T-Shirts. De mon coté je joue l’efficacité car seuls intéressent le T-Shirt de la tournée et les patchs débiles pour ma veste. Mention spéciale pour le porte clé plug anal en métal que je n'ai pas pris mais qui résume à lui seul la mentalité du groupe : faire n'importe quoi.Le show bat déjà son plein avec Lucie Sue en première partie. C'est une artiste française qui produit un Heavy Rock assez classique ma foi. C'est musicalement propre mais ça ne marque pas assez pour avoir envie de ré-écouter. Son look est incroyable cependant, totalement dans le ton des Panthers avec peut-être une touche un peu plus punk. J'apprends en parcourant le net pour cette chronique qu'elle en a été l’éphémère bassiste et que le gratteux des Panthers a joué sur un de ses albums : Cela se tient.

Nos achats effectués et accompagnés de 2 pintes de bière, nous montons au balcons ou nous jouissons de places au premier rang. Peu de place pour les jambes mais possibilité de poser les verres et ma veste sur le parapet ce qui reste un point de confort non négligeable.

Je ne peux pas éviter de parler de la sensation étrange de se retrouver dans cette salle, sachant ce qu'il s'y est passé. J'y ai assisté à un magnifique show de Within Temptation il y presque 20 ans. Des amis se sont inquiétés pour moi le soir du drame en 2015 , connaissant mon habitude des petites salles. J'ai vu les photos de l’intérieur après le massacre; celles qui ont filtré et que personne n'aurai jamais du prendre. Une pensée donc pour les gens qui ont vécu cela en ce lieu. Que ce concert "décadent" sont un hommage à la liberté que nous ne devons cesser de chérir.



Après un court show de 35 minutes, Lucie Sue laisse la scène aux dingos californiens. J'ai du mal à trouver le point d'entrée pour décrire leur show. Le premier truc qui traumatise est peut-être les deux danseuses, pendues à des podiums de pole d'environs 3m de haut. Les filles ont des corps sculpturaux, sont sapées façon maillot dessous minimums extra provoquant avec des bottes cuissardes à talons aiguille compensés et réalisent des figures incroyables durant plusieurs chansons. Rien que le travail des abdos est fascinant. Du haut niveau! Ensuite il y a les fringues des membres du groupe. C'est du glam métal mais alors glam sorti du magasin de glam. De la couleur, des clous, du moulant et des coiffures hors limite. Et puis il y a les tatouages bien bien massifs. Dire que le chanteur a tapé sa soixantaine... On

peut continuer avec leur comportement sur scène. Ils sont omniprésents, ils font le show, ils s'amusent et ça se voit. Enfin la qualité de leur musique est irréprochable. Le son est bon, ce sont des musiciens accomplis. Ils se promènent en nous emportant avec eux sur leurs titres. Je n'écoute pas spécialement leur musique et je ne peux donc pas reprendre leur refrains mais c'est propre et vraiment agréable à entendre. On me demandera alors : "mais si tu n'es pas fan, qu'est-ce que tu fiche là?". Et bien je voulais les voir pour le spectacle. Ils sont excellents mais surtout très interactifs avec le public.Après quelques titres, le dialogue s'installe et les blagues commencent à fuser. Guitariste, chanteur et bassistes se lancent des vannes salaces et invitent les filles du public à dénuder leur poitrine, argumentant que de toute façon ça va arriver sous peu. 
Et évidemment, une femme le fait et est invitée à monter sur scène. Le show reprend donc avec elle qui chante et danse avec les musiciens. On arrive alors vers la chanson 1987 et une autre jeune femme, très courtement vêtue, est invitée à son tour. Chloé (c'est son prénom) est alors installée sur un tabouret, les Panthers l'interviewe et "improvisent" une chanson pour elle. On lui remet un bracelet "Backstage". Elle participera aussi à quelques titres, profitant d'une expérience scénique unique. Nous nous interrogeons toujours, Hélène et moi, sur son devenir en fin de soirée et si elle a conclu dans le foin avec les vieux de 30 ans de plus qu'elle.
Le show continue et un groupe de plus de 20 femme finit sur scène à danser avec les Panthers. Certaines la poitrine à l'air, d'autres non. On reconnait Lucie Sue sur le côté gauche! Les pole danseuse sont également présentes et suscitent l'admiration de tous.
Voici les rappels, toujours dans le délire du n'importe quoi de provocation tendancieuse : des filles sur scène, des seins à l'air, de la fête, de la bonne humeur. Ce groupe est vraiment incroyable et évidemment, rien est à prendre au 1er degré sans quoi le sexisme ambiant serait inqualifiable.

Tout le monde s'amuse d'être là façon "Sex, Drugs and Rock'n Roll  et c'est un plaisir d'y participer!


La Setlist : 

1 - Eyes of a Panther
2 - Tomorrow Night
3 - Asian Hooker
4 - Just Like Tiger Woods
5 - Friends With Benefits
6 - Guitar Solo
7 - Death to All but Metal
8 - The Mother's Day Song (Live debut)
9 - 1987
10 - Impromptu Song for a Girl
11- -Girl From Oklahoma
12 - 17 Girls in a Row
13 - Party Like Tomorrow Is the End of the World

Encore :

14 - Seven Nation Army (The White Stripes cover) (Intro)
15 - Community Property
16 - Gloryhole


Ma conclusion est simple : Steel Panther est à voir une fois. On est prévenu et c'est totalement attendu mais tellement drôle et décalé que cela mérite l'expérience. C'est juste encore plus pire que pire. Et en plus la musique est extra. Un excellent moment à passer entre adultes consentants! 






samedi 30 mai 2026

LES FATALS PICARDS AU ZENITH !

J'vais dire un truc, tu vas pas l'croire... Je retourne voir les Fatals Picards! J'suis pas taré j'veux entendre "Noirs" !

Rendez-vous en tête de train avec Cédric ce samedi après une journée déjà bien remplie. J'ai réussi à le convaincre de m'accompagner au Zenith pour une animation musicale un peu en dehors de sa zone de confort. Soyons clair, les aspirations politiques et l'humour de mon pote son parfaitement compatibles avec les textes des Fatals : bien à gauche. 

Je saute donc dans le train direction Paris avant d'enchaîner le métro en vue du Zenith. Mon planning est rigoureux avec un point de chute qu'Hélène et mes  garçons m'ont fait découvrir pour mon anniversaire : Chez Armand.

C'est un resto-brunch-bar comme il y en a des centaines à Paris mais celui là est spécial par sa déco ciné-stars-musique avec des photos, des affiches, des dédicaces, plein les murs.

Cédric et nous n'en profiterons pas cette fois car la météo est plus binouze-terrasse que cardinal-zinc. C'est donc l'heure du demi suivi d'un Burger (et d'un autre demi) pour mon pote et d'une salade copieuse pour moi. Ceci fini nous nous orientons tranquillement vers le Zenith. Passage de la sécurité franchement léger (j'avais une bouteille d'eau dans la poche latérale de mon short!) et entrée dans le hall. Déception, pas de Merch du tout! Je récupère juste un éventail de marque alcoolisée au niveau de l'espace fumeur. Nous patientons donc un peu avant d'aller nous asseoir dans la fosse. Nous patientons tranquillement en discutant, assis en tailleur. Un dernier passage au coin et c'est l'heure de la première partie animée par Émilie Pajak.
C'est  une DJ Parisienne, Ambianceuse... Bon. Apparemment des gens connaissaient quelques titres actuels ou un peu moins. Cédric aussi... moi rien de rien. Je me suis bien bien ennuyé.

Les tech virent La platine et retirent les draps noirs qui étaient sur la batterie, la lumière s'éteint et un immense écran s'allume pour nous ravir d'une présentation humoristique de notre tête d'affiche. C'est une espèce d'IA très rétro qui sera un running gag tout au long du spectacle.

Nous sommes donc en fosse, dans les 10 mètres devant la scène, côté droit en la regardant. Le public est chaud, je sens que ça va bouger. Cela tombe bien c'est ce que je veux et c'est ce pourquoi j'ai pris un Nurofen avant de partir. On attaque donc dans une grosse ambience mais heureusement avec des titres presque tranquilles et je constate que la Setlist n'a pas grand chose à voir avec ce que nous avons eu à Dijon. C'est le premier Zénith des Fatals et ils ont décider de nous gâter : il y aura 24 chansons! 

La salle est arrivée à température à  partir de "La Française des jeux" et la notion de "chauffé à blanc" juste après, lors de "La sécurité de l'emploi".

J'ai passé le concert entier à sauter, chanter. Dommage que Cédric ne connaisse pas les paroles car il s'amusait aussi mais moins que moi. Grosse surprise d'entendre "l'amour à la française" (une chanson bien trop sous estimée, de l'avis même de Paul) qui a représenté la France à l'Eurovision. C'est un super titre, bien écris, composé, drôle et qui envoie du lourd en même temps. J'adore. Et puis "Goldorak est mort" avec le Zénith en fusion avec les artistes et les invités (Oldelaf d'abord puis Yvan Callot (le fondateur du groupe) et le Batteur des 3 fromages).

Ce Concert à tourné à la fête intégrale, une énergie symbiotique entre les artistes et le public, y compris lorsque ce dernier chante un "Siamo Tutti Antifascisti" entre deux titres et que Paul réponds que "nous sommes tous globalement d'accord". La plupart des titres sont accompagnés de 3 cuivres, ce qui gonfle encore plus le son roccailleux et populaire des Fatals. 

Nous arrivons à la partie accoustique après un "Djemé Man" insensé avec un personnage rasta géant sur échasses, à la Maiden. Les titres "secs" sont toujours aussi mignons. Oui j'aime "Morflé" et je te la dédié, ma chérie parce qu'on a pris cher ces dernières années et que c'est pas fini, mais qu'ensemble on morflera mieux.

L'incendie intégral se redéclenche avec l'incontournable "Bernard Lavillier"et se poursuivra jus'au bout. Cette fois j'ai mon drapeau breton que j'ai proprement plié dans la poche de mon short. C'est une grande écharpe que je peux "mettre en cape", si je peux dire. Une nana derrière moi éclate de rire en me voyant la sortir, Cédric rigole aussi en me faisant remarqué que "t'as un drapeau breton?!?" C'est parfait! Une pensée pour toi, Christophe, "A la vie, À l'Armor" !

C'est quasiment "Jump or die" jusqu'à "Punkachien" et surtout "Fils de P." où là, c'est effectif. Je gueule comme un putois.... Moi c'est Igor!!!! Heureusement je suis en Battle vu l'agitation ambiante: impossible de perdre quoi que ce soit avec mes poches scratchées. Elle est faite sur mesures pour ça.

Je suis bien rincé alors que l'on attaque les "Encore" et pourtant, je ne suis pas au bout de mes surprises car... l'enchaînement des titres est le même que celui de la fête de l'huma dont la vidéo traîne en ligne...  Et donc après "Dans un ciel de premier mai" c'est "Noirs"... "Noirs" ça me fout les larmes aux yeux rien que d'y penser. "Noirs" c'est les Bérus que j'ai poncés quand j'étais gosse. "Noirs" c'est Noir Dez que j'ai loupé, à la même époque, mais redécouverts avec Hélène, "Noirs" c'est cette paire de Doc Martens que je chérie depuis 40 ans. J'ai donc chanté avec ce qu'il me restait et achevé mes cordes vocales sur les "Punks au Linchtenchtein". Il me faudra 10 jours pour récupérer une voix à peu près normale car j'ai quitté le Zénith techniquement aphone.

Nous sortons tous sans incidents de ce qui fut un concert unique avec une ambiance des grands soirs. Dans le métro nous nous retrouvons avec un groupe qui entonné encore quelques titres. Nous nous séparons justement après 2 chansons complètes et au troisième couplet de Noirs. La gueule des gens autour de nous au passage "Salut à toi" n'avait pas de prix.

Retour maison, je laisse Cédric continuer une station de plus en train.


La Setlist :  

1 - Le retour à la Terre (Cuivres)

2 - Coming out (Cuivres)

3 - Française des jeux (Cuivres)

4 - La sécurité de l'emploi (Cuivres)

5 - Sucer des cailloux

6 - L'amour à la française

7 - Goldorak est mort (avec Oldelaf)

8 - Le reich des licornes

9 - Le combat ordinaire (Cuivres)

10 - Djembé man (avec Ivan Callot) (Cuivres et Djembé)

11 - Morflé (Acoustique)

12 - Mon père était tellement de gauche (Acoustique) 

13 - Canal Saint-Martin (Acoustique)

14 - Bernard Lavilliers (Cuivres)

15 - La nouille à l'air (Cuivres)

16 - À la vie, à l'Armor (Batteur des 3 Fromages au kazoo)

17 - Les playmobils complotistes

18 - Angela

19 - Punkachien

20 - La prophétie des Vosges

21 - Fils de P. (Cuivres)


Encore:

22 - Dans un ciel de 1er mai (Cuivres)

23 - Noir(s) (Cuivres)


Encore 2:

24 - Punks au Liechtenstein (Cuivres)


J'avais adoré les Fatals à Dijon. Leur prestation au Zénith était encore au dessus. D'un côté je trouve dommage que la scène ne soit pas aussi bonne partout (avec le délire de l'IA qui dure jusqu'à la sortie des spectateur, suppliant qu'on ne l'a débranche pas) et de l'autre je me sens privilégié d'avoir été là ce soir là. 

Je rêve de les revoir. Encore et encore.

Vive l'Anarchie bordel.


Il faut noter que les Fatals pratiquent des prix très raisonnables pour leurs concerts qui sont en tarif unique. Leur coté "social" est toujours présent.




samedi 11 avril 2026

TELEGRAPH ROAD (AGAIN)

C'est parti pour Provin en ce samedi d'avril. Il reste assez de Gasoil dans la voiture ce qui est particulièrement cool vu le prix à la pompe, merci à l'autre taré d'outre atlantique.
Nous faisons étape chez mes amis Marc et Isabelle (qui habitent sur la route) et que mon Hélène ne connait pas. Petite après midi canapé sympa à manger du quatre quarts en buvant du thé pendants que Marc enchaîne les  vinyles sur sa platine.
Nous nous rendons ensuite à l'hébergement qui est... une maison de vieux! Ma foi la chambre est tout confort et nous avons tout les services.
Courte pause et nous partons pour ce qui nous semble être la meilleure pizzeria du coin. Il reste heureusement une table et nous mangeons en moins d'une heure pour ne pas rater le début... Je n'en ai pas parlé mais si vous êtes là c'est que vous voyez l'affiche ci-contre. Nous sommes à l'autre bout de l’île de France pour revoir Telegraph Road, ce petit cover band de Dire Straits qui nous a ravi en 2018, à Paray Vieille Poste. Ils ont fait une date proche de chez nous à Taverny mais nous n'avons pas eu la chance d'avoir des places. Nous nous sommes donc vengés sur Provin, un peu loin mais accessible.
 
La pizza avalée (plutôt bonne) nous filons au Centre Culturel Saint Ayoul ou nous avons réservé deux place. Pas de Merch évidemment, nous entrons direct avant de passer aux toilettes et.. nous sommes les derniers à nous installer. 
Petite présentation d'un élu locale et le concert commence. J'ai pris la décision de ne rien filmer ce soir et de profiter à 100% du moment. Je suis coté escaliers, 3e rang, Hélène à ma droite. Franchement très bien placés.

Le groupe arrive. Il n'y a pas de décor, comme toujours pour ce genre de prestation. Les première percussions sonnent. Je reconnais immédiatement "Calling Elvis". Bonheur pour moi, avec ce titre pour lequel j'ai une affection particulière.

La formation est plus restreinte que le vrai Dire Straits. Une rythmique-chanteur, une lead, basse, saxo-clavier multifonctions, batteur et le clavier principal, fondateur du groupe. Pas de Pedal Steel, pas de percussionniste dédié (entre autres). Le son est excellent, pas trop fort, je n'ai pas besoin de bouchons.

Et cette fois je dois dire que l'émotion fut énorme. D'abord timide, le public s'est tranquillement réchauffé avec "Walk of life", puis encore jusqu'à "Private Investigation" dont j'ai trouvé le final réussi mais sans plus. La guitare pas assez crunchy, un peu trop rapide aussi.

Et c'est là, alors que le premier tiers du concert a été dépassé, qu'il s'est passé un truc... un trick plutôt, avec "Your lastest trick". Déjà c'est une des préférée d'Hélène, ensuite l'interprétation était vraiment cool avec le saxo, et puis une sorte de magie s'est opérée. Peut-être que les musiciens se sont détendus, ont switchés sur le fait que la salle était comble et que personne n'allait les manger. Allez savoir. "Lady Writer" (impeccable) et le chanteur sort une resonator (Gretch?!?) et le clavier commence l'orgue d'ouverture de "Tunnel of Love". Je décolle. Les larmes montent. J'ai 17 ans, je suis dans "Alchemy" en vrai et c'est juste parfait. Je la chante en entier (comme tout les titres de la soirée du reste) et j'embrasse mon épouse d'amour sur la phrase "I got a keepsake and a kiss" (évidemment).
Pour la suite, je suis resté "And I'm just high on this world" jusqu'à la fin. 
"Where you thing you going?" que j'adore, et puis les classiques : "Romeo & Juliet" réalisé au sublime, idem pour "Telegraph road" (que le groupe ne pouvait que réussir, sinon je ne vois pas pourquoi leur nom!). 
C'est déjà la fin, ou plutôt les traditionnels rappels, avec celles qui manquent et que tout le public, à présent chaud bouillant, attend. Personnellement je suis au bord de l'explosion, et ça y est, c'est l'heure des "Sultans". 
Mais bordel, c'est oui. Je suis sorti du rang pour aller sauter "tranquillement" dans les escaliers. Quel bonheur. Lors de la prestation de Paray Vieille poste, le solo avait été amputé. Cette fois non, il a été joué à la note mais un peu différent... A la Knopfler! C'etait dingue, j'y était, une fois de puis. Catapulté dans l'espace et le temps, à Bercy en 1992, inconscient du privilège que j'avais à l'époque.
Je retourne près de mon Hélène et nous dansons un peu côte à cote pout "Brothers in arms" avant de conclure sur l'inénarrable "Money for nothing" avec un public au plafond (à l'échelle de ce genre de public de salle de fond de banlieue voir de campagne).

La Setlist, que j'ai noté au fur et à mesure (Accuracy=100%)
 
1 - Calling Elvis 
2 - Walk of life
3 - Once upon a time in the west
4 - Down to the waterline
5 - Private investigation 
6 - Your latest trick
7 - Lady writer
8 - Tunnel of love
9 - Where you thing you going ?
10 - Romeo and juliet
11 - Télégraph Road
12 - The Bug
13 - Sultans of swing 
14 - Brother in arms
15 - Money for nothing 

La conclusion est qu'on a passé un excellent moment, voir un moment d'anthologie.
C'est un groupe cover, composés certes de de pros mais rien à voir avec une machine de compétition comme le groupe original (dissolu depuis plus de 30 ans) et le travail necessaire pour un tel résultat est énorme. Certes, le jeu de Mark est reproduit à 2 joueurs mais le résultat est là, on s'y croit! Les solos sont beaux et identiques aux lives officiels, ou mieux légèrement improvisés autour de la partition ce qui était la signature de l'auteur. Coté batterie, nickel. Le bassiste est impeccable et a parfaitement tenu la boutique. Le clavier était largement reussi et le saxo/divers faisait aussi très bien le job. Ils ont énormément progressé en 8 ans (déjà). Au final rien à dire si ce n'est d'aller les voir s'ils passent dans votre coin, c'est pas cher pour un tel moment. Si jamais on les recroise, on y retourne!
Nous sortons donc ravis et partons en quête d'un bar pour une bière.
Et celui "à schlagues" comme dit Hélène, qui nous a servi, à lui aussi fait le job. Nous finissons donc sur une bonne rigolade avant de rentrer à l'EHPAD.

Journée bien remplie, dodo mérité, départ le lendemain pour la maison et le retour au quotidien.

Prochaine étape : Les Fatals Picards 2, le retour! ça va bien délirer (mais sans Hélène cette fois).
Eux aussi, quelque part, sont les "Sultans of Swing"
 

(ajouter photos et billets)
 

vendredi 13 février 2026

LES MUSIQUES DE JOE HISAISHI EN CONCERT SYMPHONIQUE

Ce soir c'est un peu la course. Jack, notre gros chat birman est diabétique. Nous les savons depuis deux semaines et cela n'est pas vraiment pour nous plaire. D'abord pour lui, et puis pour nos finances et aussi notre temps car il doit avoir son repas en même temps que sa  piqûre d'insuline, deux fois par jours à heure fixe. Inutile de préciser que les spectacles en soirée à Paris sont compromis... Mais nous ferons preuve d'imagination et cette bête ne nos empêchera pas d'avoir notre dose de musique! Donc boulot, retour maison, soins du chat et collation avant le décollage vers le Grand Rex pour une très jolie affiche : Les musiques de Joe Hisaishi interprétées par le Yellow Sox Orchestra. Train et métro donc, jusqu'à cette station que je connais bien, en face de mon lycée.
Nous entrons dans ce bâtiment, ce hall, cette salle que j'adore depuis l'été 1988. J'y ai vu tant de merveilles ciné comme concert. Il y a un stand de goodies, on verra ça après. Nous montons car nous avons des carrés-or en balcon. Hélène achète un gros pot de pop corn sucrés-salés. Nous nous installons un peu sur le coté droit et la vue est bonne, plongeante sur la scène, cela promet. Nous mangeons les pop corn en attendant les musiciens.Je m'extasie en contemplant le décor quand les premiers arrivent sur scènes. Ils sont applaudis et s'installent suivi par d'autres. Ils commencent à s'accorder jusqu'à l'arrivée du premier violon qui donne le la. Encore quelques notes disparates quand entre le chef.
Revenons un peu sur Joe Hisaishi dont je n'ai pas vraiment parlé dans ma chronique précédente. Ce type est un génie et je pourrai m'arrêter à ce qualificatif. C'est juste un constat factuel et non mon opinion ; il suffit de lire sa bio Wikipedia (en lien plus haut) mais si vous avez la flemme, disons simplement qu'il est le complice musical du non moins génial Ayao Miyasaki pour presque tout ses films (oui, oui, le type qui est placé à coté des monstres que sont Walt Disney et Ozamu Tezuka), qu'il a mis en musique d'autres oeuvres incontournables au Studio Ghibli et que l'autre furieux de "Beat Takeshi" lui a aussi commandé des B.O. Tout ceci autour d'autre projets musicaux de moindre ampleur mais qui feraient réver n'importe quel compositeur.

Les premières notes sonnent et je reconnais la merveilleuse mélodie de Nausicaa qui me touche déjà. Bien sûr, mon Hélène a vu ces films d'animation mais elle n'y voue pas le culte qui est le mien. Je vais donc vivre des émotions plus ou moins intenses durant toute le concert.
Les musiciens sont bons, voir très bons. Ils jouent avec légèreté, une pointe d'humour et même de l'espièglerie de la part des percussionnistes qui échangent leurs instruments ou courent d'un bout à l'autre de la scène pour rythmer les morceaux. C'est un orchestre très complet avec une bonne centaines d'intervenants. A noter la polyvalence d'une des contrebassiste qui est aussi chanteuse lyrique et qui pose son instrument pour nous ravir de sa superbe voix (même si j'ai eu le privilège d'entendre mieux, c'était quand même magnifique).

Le chef d'orchestre prend plusieurs fois la parole pour présenter les oeuvres et les musiciens. Un super extra sur le discours de "Princesse Mononoke" où il nous gratifie d'un véritable cours de musicologie, expliquant les différents instruments et les émotions voulues en fonction par le compositeur, jonglant avec cette palette comme un peintre sur sa toile. Une autre surprise sera une reprise d'une bande originale du film "La General" de Buster Keaton.  J'ignorait que Joe Hisaishi avait refait une musique pour ce film centenaire que j'adore. Keaton est pour moi l'un des plus formidable comédien de tous les temps. 
J'ignorais aussi que la première mondiale de ce film avait eu lieu au Japon.
Bref. Je dois trouver cette version.
Énorme émotion sur "Totoro". Je ne m'attendais pas à aussi fort. Oui, j'adore ce film que j'ai découvert au début des réseaux P2P avant 2000; un copain avait trouvé une version JPstUS, peut-être en Real je ne sais plus mais en "timbre poste". Revu bien sûr en DVD, j'ai gardé pour lui une place particulière compte tenu de la tendresse et de sa poésie.

C'est "Porco Rosso" qui succède et c'est la musique Hisaishi pour laquelle j'ai le plus d'affection mais pour le coup l'émotion était moins grande. Peut-être parce que la digression jouée n'a pas compris mon thème préféré? "In search for a distant era" pour ne pas le nommer.
Les titres suivent... "Laputa" est aussi une merveille. Et "Le Voyage de Chihiro", et "Ponyo sur la falaise". Ce sont déjà les rappels, le temps s'est évaporé. C'est un tonnerre d'applaudissements pour une nouvelle reprise de "Princesse Mononoke"... Et le chef nous indique pour pour la dernière ça commence par "To" et que l'on peut chanter... la magnifique chanson finale de "Totoro"! Ce que le public (et moi même) s'empresse de faire évidemment.
Nous quittons la salle, je suis ravi. Hélène a bien aimé. Je dévalise la boutique (enfin je prends un pin's, une tasse et un poster) 

La Setlist (avec doutes) :

1 - Nausicaa of the Valley of the Wind - Suite
2 - The Wind Rises - Suite
3 - Kikujiro - Suite
4 - Princess Mononoke - Suite
5 - Kiki's Delivery Service - Suite
6 - The General - Suite
7 - My Neighbor Totoro - Suite
8 - Porco Rosso - Suite
9 - Brother - Suite
10 - Laputa: Castle in the Sky - Suite
11 - Spirited Away - Suite
12 - Le Petit Poucet - Suite
13 - Howl's Moving Castle - Suite
14 - Ponyo - Suite
Encore:
15 - Ashitaka and San (from Princess Mononoke)
16 - My Neighbor Totoro - Ending Theme Song

En conclusion, le moment fut particulièrement agréable. J'aime aussi la musique symphonique (comme une bonne proportion de métaleux, dont mon David que j'ai qui est aussi un fan de Hisaishi). L'interprétation de ces thèmes que j'adore était magnifié et extrêmement prégnante.
Depuis que nous avons réservé les deux concerts en rapport avec Miyasaki, un troisième évènement s'est ajouté. Le "vrai" Joe Hisaishi va venir en France pour jouer dans les arènes de Nimes. A cette date, nous avons les places, les billets de TGV et la réservation de l'hébergement. J'attends beaucoup de cet événement que j'imagine venir se caler avec mon premier concert d'Ennio Morricone.
Nous verrons bien. La musique, c'est tellement inattendu ; positivement ou négativement.





(Ajouter les photos des Goodies)

vendredi 6 février 2026

HOMMAGE A QUEEN AU PLANETARIUM

Comme nous avons adoré le show Pink Floyd au Planétarium, nous nous sommes laissés tenter par l'hommage à Queen. C'est dimanche, nous prenons les transports jusqu'à la Villette et comme d'habitude, ça fait loin. Nous sommes un peu en avance et cette fois il y a peu de monde à la queue ce qui aurait du être un indice.
Bonne nouvelle, les fauteuils ont été refaits depuis la dernière fois et avec l'expérience, nous sommes dans les meilleurs fauteuils (les plus centrés au fond). Le show commence un peu en retard et je ne vais pas y aller par quatre chemins : je ne sais pas quoi en penser.

La qualité sonore y est, comme la qualité de la projection ; C'est le contenu qui pose dilemme. 
Je n'ai pas noté la setlist en détail. La sélection était pas mal avec les standards du groupe ("Show Must Go On", "We Were Rock you", "Bohemian Rhapsody") ainsi que d'autres moins connues. Elle est cependant envoyée sans cohérence, sans histoire. D'ailleurs les visuels en CGI bas de gamme sont aussi décousus que la bande son! A moitié psyché, à moitié planétarium avec une vue de Neil Armstrong à la dérive dans l'espace façon 2001 et à moitié (oui ça fait 150%) vue de biologie (marine ou non!?!) le tout ponctué par un pantin Freddy Mercury jouant 20 cm au dessus du clavier de  son piano à queue.

Je ne vais pas en rajouter. Beaucoup de spectateurs ont quitté la salle avant la fin. Hélène a du intervenir pour faire taire des voisins. En un mot, c'était chiant, mal fichu, sans scenario, sans but, sans projet. Je ne sais pas qui a réalisé ça et ce qu'il avait en tête mais on dirait qu'il a exploité des modèles 3D déjà disponibles (dont l'astronaute qui nage la brasse dans les neurones, les vues de l'ISS et la tortue de mer en exploration sous marine, dont je cherche toujours le rapport avec Queen) en claquant Freddy de temps en temps par dessus. Les vues de lumières et de couleurs auraient peut-être plu à des spectateurs sous acide des 70's mais là… juste non. ça m'a fait penser aux vieux plugins de visualisation Winamp, pour ceux qui ont connu. De plus le sujet de la cohérence de la sélection est posé : les titres n'ont aucun sens, aucun rapport l'un avec l'autre. 

Bref, ce n'était pas bon et autant se prendre un bon best off sur un vinyle dans le canapé, bien calé avec le chat sur les genoux.

Retour en transports, déçus. Le contraste avec le Dark Side est saisissant. Certes il était difficile de produire quelque chose aussi cohérent que l'illustration spatiale d'un concept album aussi mythique. On aurait cependant aimé quelque chose de bien écrit, voir écrit tout court. Je... On ne recommande pas.
 



samedi 10 janvier 2026

TRIBUTE II PINK FLOYD par FLOYD FACTORY

Ce premier concert de 2026 est particulièrement atypique. Pas de salle connue, pas de groupe connu et un saut de puce à pied pour nous retrouver avec les enfants et ma belle mère au Studio 240, la salle de musique polyvalente de ma ville.
Au menu un cover-band de Pink Floyd par Floyd Factory. Que l'on soit clairs, je ne reparlerai pas de Pink Floyd; a moins de faire parti du peuple des Sentinelles, vous savez qui ils sont, ce qu'ils ont apporté à la musique du XXe siècle et a quel point il n'y a rien de contemporain pour essayer de vaguement toucher leur potentiel créatif. Comme ils sont à la retraite, si j'ose dire, leur musique est reprise en live par beaucoup de groupes (petits ou grands) avec plus ou moins de mise en scène.
Pas de lights, de laser, de feux d'artifice ce soir. Floyd Factory est très modeste et ce n'est pas plus mal.

Arrivés en avance, nous serons au deuxième rang, Hélène, mon plus jeune et moi. Ma belle mère sera au premier rang dans le coin et mon ado au fond. Il n'aime pas la musique mais avait apprécié le show au planetarium. Bon, on aurait pas du le trainer là finalement mais il fallait tenter.


Evidemment pas de première partie, pas de décor, rien que les musiciens, à l'heure sur la scène... enfin... plutôt en contrebas de l'amphi car il n'y a pas de scène à proprement parler. La formation est ancienne, au moins 2010 au vu de leurs publications sur Facebook.

Nous attaquons donc sobrement par "In the flesh", un titre du double album "The Wall". Je trouve ça assez atypique mais vu qu'ils ont poursuivi par "The Thin Ice" du même album, j'ai compris la logique. Le groupe va nous dérouler un bon morceau de l'album, dans l'ordre. Enfin disons qu'ils vont en faire une version simplifiée! Le son est correct, l'interprétation aussi. Je chante toutes les paroles. J'adore cet album et je lève la main, quand entre deux chansons, le leader demande "qui a vu le film" ?

Non seulement j'ai vu le film mais j'avais l'affiche en poster dans ma chambre d'ado! "Comfortably numb" conclue le medley du mur. Suit alors une classique de la période pré-Dark Side que je n'ai pas identifié (j'enrage mais il y a tant de matériel à cette époque, c'est dur!)

S'en suit alors un résumé de l'incontournable "Dark Side". C'est toujours dommage d'amputer les 42'58'' de ce concept album... Pour le coup, une selection est nécessaire si on ne veut pas y passer la nuit. C'était déjà le cas pour "The Wall" et ça l'est aussi pour "Wish you were here", raccourci à trois titres. Notons quand même que je n'avais jamais entendu "Welcome to the machine" en live puisque joué la dernière fois en 1989 et pas pendant la tournée de 1994 dont j'ai vu une date. Un vrai plaisir.

Nous touchons à la fin du concert avec un rappel où les musiciens demandent de deviner ce qu'ils vont jouer. Je demande "Dogs Of War". Je suis entendu, le bassiste me répond "presque" et ce sera "Sorrow", seul titre "moderne" de l'hommage puisque' extrait de "A Momentary Lapse of Reason", leur avant-dernier album, sans Waters.  

Le final sera un retour à "The Wall" : "Run Like Hell" étant incontournable en fin de concert!

Au final un bien chouette moment en famille ou j'ai passé ma soirée à chanter, vêtu de mon T-shirt de plus de 30 ans d'âge. Pour 7€, franchement, merci monsieur le maire.


La setlist (23 titres dont 13 de "The Wall" !)  : 

1 - In the flesh

2 - The thin ice

3 - Another brick in the wall part 1

4 - The happiest days of your lives

5 - Another brick in the wall part 2

6 - Mother

7 - Empty spaces

8 - Young lust

9 - Another brick ô the wall part 3

10 - Goodbye blue sky

11 - Hey you 

12 - Comfortably numb

13 - ? 

14 - Breath

15 - Money

16 - Us and them

17 - Brain damage

18 - Éclipse

19 - Shine on you crazy diamond

20 - Wish you were here

21 - Welcome to the machine

22 - Sorrow

23 - Run like hell



Le billet de la billetterie du musée de la ville! :)