samedi 11 avril 2026

TELEGRAPH ROAD (AGAIN)

C'est parti pour Provin en ce samedi d'avril. Il reste assez de Gasoil dans la voiture ce qui est particulièrement cool vu le prix à la pompe, merci à l'autre taré d'outre atlantique.
Nous faisons étape chez mes amis Marc et Isabelle (qui habitent sur la route) et que mon Hélène ne connait pas. Petite après midi canapé sympa à manger du quatre quarts en buvant du thé pendants que Marc enchaîne les  vinyles sur sa platine.
Nous nous rendons ensuite à l'hébergement qui est... une maison de vieux! Ma foi la chambre est tout confort et nous avons tout les services.
Courte pause et nous partons pour ce qui nous semble être la meilleure pizzeria du coin. Il reste heureusement une table et nous mangeons en moins d'une heure pour ne pas rater le début... Je n'en ai pas parlé mais si vous êtes là c'est que vous voyez l'affiche ci-contre. Nous sommes à l'autre bout de l’île de France pour revoir Telegraph Road, ce petit cover band de Dire Straits qui nous a ravi en 2018, à Paray Vieille Poste. Ils ont fait une date proche de chez nous à Taverny mais nous n'avons pas eu la chance d'avoir des places. Nous nous sommes donc vengés sur Provin, un peu loin mais accessible.
 
La pizza avalée (plutôt bonne) nous filons au Centre Culturel Saint Ayoul ou nous avons réservé deux place. Pas de Merch évidemment, nous entrons direct avant de passer aux toilettes et.. nous sommes les derniers à nous installer. 
Petite présentation d'un élu locale et le concert commence. J'ai pris la décision de ne rien filmer ce soir et de profiter à 100% du moment. Je suis coté escaliers, 3e rang, Hélène à ma droite. Franchement très bien placés.

Le groupe arrive. Il n'y a pas de décor, comme toujours pour ce genre de prestation. Les première percussions sonnent. Je reconnais immédiatement "Calling Elvis". Bonheur pour moi, avec ce titre pour lequel j'ai une affection particulière.

La formation est plus restreinte que le vrai Dire Straits. Une rythmique-chanteur, une lead, basse, saxo-clavier multifonctions, batteur et le clavier principal, fondateur du groupe. Pas de Pedal Steel, pas de percussionniste dédié (entre autres). Le son est excellent, pas trop fort, je n'ai pas besoin de bouchons.

Et cette fois je dois dire que l'émotion fut énorme. D'abord timide, le public s'est tranquillement réchauffé avec "Walk of life", puis encore jusqu'à "Private Investigation" dont j'ai trouvé le final réussi mais sans plus. La guitare pas assez crunchy, un peu trop rapide aussi.

Et c'est là, alors que le premier tiers du concert a été dépassé, qu'il s'est passé un truc... un trick plutôt, avec "Your lastest trick". Déjà c'est une des préférée d'Hélène, ensuite l'interprétation était vraiment cool avec le saxo, et puis une sorte de magie s'est opérée. Peut-être que les musiciens se sont détendus, ont switchés sur le fait que la salle était comble et que personne n'allait les manger. Allez savoir. "Lady Writer" (impeccable) et le chanteur sort une resonator (Gretch?!?) et le clavier commence l'orgue d'ouverture de "Tunnel of Love". Je décolle. Les larmes montent. J'ai 17 ans, je suis dans "Alchemy" en vrai et c'est juste parfait. Je la chante en entier (comme tout les titres de la soirée du reste) et j'embrasse mon épouse d'amour sur la phrase "I got a keepsake and a kiss" (évidemment).
Pour la suite, je suis resté "And I'm just high on this world" jusqu'à la fin. 
"Where you thing you going?" que j'adore, et puis les classiques : "Romeo & Juliet" réalisé au sublime, idem pour "Telegraph road" (que le groupe ne pouvait que réussir, sinon je ne vois pas pourquoi leur nom!). 
C'est déjà la fin, ou plutôt les traditionnels rappels, avec celles qui manquent et que tout le public, à présent chaud bouillant, attend. Personnellement je suis au bord de l'explosion, et ça y est, c'est l'heure des "Sultans". 
Mais bordel, c'est oui. Je suis sorti du rang pour aller sauter "tranquillement" dans les escaliers. Quel bonheur. Lors de la prestation de Paray Vieille poste, le solo avait été amputé. Cette fois non, il a été joué à la note mais un peu différent... A la Knopfler! C'etait dingue, j'y était, une fois de puis. Catapulté dans l'espace et le temps, à Bercy en 1992, inconscient du privilège que j'avais à l'époque.
Je retourne près de mon Hélène et nous dansons un peu côte à cote pout "Brothers in arms" avant de conclure sur l'inénarrable "Money for nothing" avec un public au plafond (à l'échelle de ce genre de public de salle de fond de banlieue voir de campagne).

La Setlist, que j'ai noté au fur et à mesure (Accuracy=100%)
 
1 - Calling Elvis 
2 - Walk of life
3 - Once upon a time in the west
4 - Down to the waterline
5 - Private investigation 
6 - Your latest trick
7 - Lady writer
8 - Tunnel of love
9 - Where you thing you going ?
10 - Romeo and juliet
11 - Télégraph Road
12 - The Bug
13 - Sultans of swing 
14 - Brother in arms
15 - Money for nothing 

La conclusion est qu'on a passé un excellent moment, voir un moment d'anthologie.
C'est un groupe cover, composés certes de de pros mais rien à voir avec une machine de compétition comme le groupe original (dissolu depuis plus de 30 ans) et le travail necessaire pour un tel résultat est énorme. Certes, le jeu de Mark est reproduit à 2 joueurs mais le résultat est là, on s'y croit! Les solos sont beaux et identiques aux lives officiels, ou mieux légèrement improvisés autour de la partition ce qui était la signature de l'auteur. Coté batterie, nickel. Le bassiste est impeccable et a parfaitement tenu la boutique. Le clavier était largement reussi et le saxo/divers faisait aussi très bien le job. Ils ont énormément progressé en 8 ans (déjà). Au final rien à dire si ce n'est d'aller les voir s'ils passent dans votre coin, c'est pas cher pour un tel moment. Si jamais on les recroise, on y retourne!
Nous sortons donc ravis et partons en quête d'un bar pour une bière.
Et celui "à schlagues" comme dit Hélène, qui nous a servi, à lui aussi fait le job. Nous finissons donc sur une bonne rigolade avant de rentrer à l'EHPAD.

Journée bien remplie, dodo mérité, départ le lendemain pour la maison et le retour au quotidien.

Prochaine étape : Les Fatals Picards 2, le retour! ça va bien délirer (mais sans Hélène cette fois).
Eux aussi, quelque part, sont les "Sultans of Swing"
 

(ajouter photos et billets)
 

vendredi 13 février 2026

LES MUSIQUES DE JOE HISAISHI EN CONCERT SYMPHONIQUE

Ce soir c'est un peu la course. Jack, notre gros chat birman est diabétique. Nous les savons depuis deux semaines et cela n'est pas vraiment pour nous plaire. D'abord pour lui, et puis pour nos finances et aussi notre temps car il doit avoir son repas en même temps que sa  piqûre d'insuline, deux fois par jours à heure fixe. Inutile de préciser que les spectacles en soirée à Paris sont compromis... Mais nous ferons preuve d'imagination et cette bête ne nos empêchera pas d'avoir notre dose de musique! Donc boulot, retour maison, soins du chat et collation avant le décollage vers le Grand Rex pour une très jolie affiche : Les musiques de Joe Hisaishi interprétées par le Yellow Sox Orchestra. Train et métro donc, jusqu'à cette station que je connais bien, en face de mon lycée.
Nous entrons dans ce bâtiment, ce hall, cette salle que j'adore depuis l'été 1988. J'y ai vu tant de merveilles ciné comme concert. Il y a un stand de goodies, on verra ça après. Nous montons car nous avons des carrés-or en balcon. Hélène achète un gros pot de pop corn sucrés-salés. Nous nous installons un peu sur le coté droit et la vue est bonne, plongeante sur la scène, cela promet. Nous mangeons les pop corn en attendant les musiciens.Je m'extasie en contemplant le décor quand les premiers arrivent sur scènes. Ils sont applaudis et s'installent suivi par d'autres. Ils commencent à s'accorder jusqu'à l'arrivée du premier violon qui donne le la. Encore quelques notes disparates quand entre le chef.
Revenons un peu sur Joe Hisaishi dont je n'ai pas vraiment parlé dans ma chronique précédente. Ce type est un génie et je pourrai m'arrêter à ce qualificatif. C'est juste un constat factuel et non mon opinion ; il suffit de lire sa bio Wikipedia (en lien plus haut) mais si vous avez la flemme, disons simplement qu'il est le complice musical du non moins génial Ayao Miyasaki pour presque tout ses films (oui, oui, le type qui est placé à coté des monstres que sont Walt Disney et Ozamu Tezuka), qu'il a mis en musique d'autres oeuvres incontournables au Studio Ghibli et que l'autre furieux de "Beat Takeshi" lui a aussi commandé des B.O. Tout ceci autour d'autre projets musicaux de moindre ampleur mais qui feraient réver n'importe quel compositeur.

Les premières notes sonnent et je reconnais la merveilleuse mélodie de Nausicaa qui me touche déjà. Bien sûr, mon Hélène a vu ces films d'animation mais elle n'y voue pas le culte qui est le mien. Je vais donc vivre des émotions plus ou moins intenses durant toute le concert.
Les musiciens sont bons, voir très bons. Ils jouent avec légèreté, une pointe d'humour et même de l'espièglerie de la part des percussionnistes qui échangent leurs instruments ou courent d'un bout à l'autre de la scène pour rythmer les morceaux. C'est un orchestre très complet avec une bonne centaines d'intervenants. A noter la polyvalence d'une des contrebassiste qui est aussi chanteuse lyrique et qui pose son instrument pour nous ravir de sa superbe voix (même si j'ai eu le privilège d'entendre mieux, c'était quand même magnifique).

Le chef d'orchestre prend plusieurs fois la parole pour présenter les oeuvres et les musiciens. Un super extra sur le discours de "Princesse Mononoke" où il nous gratifie d'un véritable cours de musicologie, expliquant les différents instruments et les émotions voulues en fonction par le compositeur, jonglant avec cette palette comme un peintre sur sa toile. Une autre surprise sera une reprise d'une bande originale du film "La General" de Buster Keaton.  J'ignorait que Joe Hisaishi avait refait une musique pour ce film centenaire que j'adore. Keaton est pour moi l'un des plus formidable comédien de tous les temps. 
J'ignorais aussi que la première mondiale de ce film avait eu lieu au Japon.
Bref. Je dois trouver cette version.
Énorme émotion sur "Totoro". Je ne m'attendais pas à aussi fort. Oui, j'adore ce film que j'ai découvert au début des réseaux P2P avant 2000; un copain avait trouvé une version JPstUS, peut-être en Real je ne sais plus mais en "timbre poste". Revu bien sûr en DVD, j'ai gardé pour lui une place particulière compte tenu de la tendresse et de sa poésie.

C'est "Porco Rosso" qui succède et c'est la musique Hisaishi pour laquelle j'ai le plus d'affection mais pour le coup l'émotion était moins grande. Peut-être parce que la digression jouée n'a pas compris mon thème préféré? "In search for a distant era" pour ne pas le nommer.
Les titres suivent... "Laputa" est aussi une merveille. Et "Le Voyage de Chihiro", et "Ponyo sur la falaise". Ce sont déjà les rappels, le temps s'est évaporé. C'est un tonnerre d'applaudissements pour une nouvelle reprise de "Princesse Mononoke"... Et le chef nous indique pour pour la dernière ça commence par "To" et que l'on peut chanter... la magnifique chanson finale de "Totoro"! Ce que le public (et moi même) s'empresse de faire évidemment.
Nous quittons la salle, je suis ravi. Hélène a bien aimé. Je dévalise la boutique (enfin je prends un pin's, une tasse et un poster) 

La Setlist (avec doutes) :

1 - Nausicaa of the Valley of the Wind - Suite
2 - The Wind Rises - Suite
3 - Kikujiro - Suite
4 - Princess Mononoke - Suite
5 - Kiki's Delivery Service - Suite
6 - The General - Suite
7 - My Neighbor Totoro - Suite
8 - Porco Rosso - Suite
9 - Brother - Suite
10 - Laputa: Castle in the Sky - Suite
11 - Spirited Away - Suite
12 - Le Petit Poucet - Suite
13 - Howl's Moving Castle - Suite
14 - Ponyo - Suite
Encore:
15 - Ashitaka and San (from Princess Mononoke)
16 - My Neighbor Totoro - Ending Theme Song

En conclusion, le moment fut particulièrement agréable. J'aime aussi la musique symphonique (comme une bonne proportion de métaleux, dont mon David que j'ai qui est aussi un fan de Hisaishi). L'interprétation de ces thèmes que j'adore était magnifié et extrêmement prégnante.
Depuis que nous avons réservé les deux concerts en rapport avec Miyasaki, un troisième évènement s'est ajouté. Le "vrai" Joe Hisaishi va venir en France pour jouer dans les arènes de Nimes. A cette date, nous avons les places, les billets de TGV et la réservation de l'hébergement. J'attends beaucoup de cet événement que j'imagine venir se caler avec mon premier concert d'Ennio Morricone.
Nous verrons bien. La musique, c'est tellement inattendu ; positivement ou négativement.





(Ajouter le scan du billet et les photos des Goodies)

vendredi 6 février 2026

HOMMAGE A QUEEN AU PLANETARIUM

Comme nous avons adoré le show Pink Floyd au Planétarium, nous nous sommes laissés tenter par l'hommage à Queen. C'est dimanche, nous prenons les transports jusqu'à la Villette et comme d'habitude, ça fait loin. Nous sommes un peu en avance et cette fois il y a peu de monde à la queue ce qui aurait du être un indice.
Bonne nouvelle, les fauteuils ont été refaits depuis la dernière fois et avec l'expérience, nous sommes dans les meilleurs fauteuils (les plus centrés au fond). Le show commence un peu en retard et je ne vais pas y aller par quatre chemins : je ne sais pas quoi en penser.

La qualité sonore y est, comme la qualité de la projection ; C'est le contenu qui pose dilemme. 
Je n'ai pas noté la setlist en détail. La sélection était pas mal avec les standards du groupe ("Show Must Go On", "We Were Rock you", "Bohemian Rhapsody") ainsi que d'autres moins connues. Elle est cependant envoyée sans cohérence, sans histoire. D'ailleurs les visuels en CGI bas de gamme sont aussi décousus que la bande son! A moitié psyché, à moitié planétarium avec une vue de Neil Armstrong à la dérive dans l'espace façon 2001 et à moitié (oui ça fait 150%) vue de biologie (marine ou non!?!) le tout ponctué par un pantin Freddy Mercury jouant 20 cm au dessus du clavier de  son piano à queue.

Je ne vais pas en rajouter. Beaucoup de spectateurs ont quitté la salle avant la fin. Hélène a du intervenir pour faire taire des voisins. En un mot, c'était chiant, mal fichu, sans scenario, sans but, sans projet. Je ne sais pas qui a réalisé ça et ce qu'il avait en tête mais on dirait qu'il a exploité des modèles 3D déjà disponibles (dont l'astronaute qui nage la brasse dans les neurones, les vues de l'ISS et la tortue de mer en exploration sous marine, dont je cherche toujours le rapport avec Queen) en claquant Freddy de temps en temps par dessus. Les vues de lumières et de couleurs auraient peut-être plu à des spectateurs sous acide des 70's mais là… juste non. ça m'a fait penser aux vieux plugins de visualisation Winamp, pour ceux qui ont connu. De plus le sujet de la cohérence de la sélection est posé : les titres n'ont aucun sens, aucun rapport l'un avec l'autre. 

Bref, ce n'était pas bon et autant se prendre un bon best off sur un vinyle dans le canapé, bien calé avec le chat sur les genoux.

Retour en transports, déçus. Le contraste avec le Dark Side est saisissant. Certes il était difficile de produire quelque chose aussi cohérent que l'illustration spatiale d'un concept album aussi mythique. On aurait cependant aimé quelque chose de bien écrit, voir écrit tout court. Je... On ne recommande pas.
 



samedi 10 janvier 2026

TRIBUTE II PINK FLOYD par FLOYD FACTORY

Ce premier concert de 2026 est particulièrement atypique. Pas de salle connue, pas de groupe connu et un saut de puce à pied pour nous retrouver avec les enfants et ma belle mère au Studio 240, la salle de musique polyvalente de ma ville.
Au menu un cover-band de Pink Floyd par Floyd Factory. Que l'on soit clairs, je ne reparlerai pas de Pink Floyd; a moins de faire parti du peuple des Sentinelles, vous savez qui ils sont, ce qu'ils ont apporté à la musique du XXe siècle et a quel point il n'y a rien de contemporain pour essayer de vaguement toucher leur potentiel créatif. Comme ils sont à la retraite, si j'ose dire, leur musique est reprise en live par beaucoup de groupes (petits ou grands) avec plus ou moins de mise en scène.
Pas de lights, de laser, de feux d'artifice ce soir. Floyd Factory est très modeste et ce n'est pas plus mal.

Arrivés en avance, nous serons au deuxième rang, Hélène, mon plus jeune et moi. Ma belle mère sera au premier rang dans le coin et mon ado au fond. Il n'aime pas la musique mais avait apprécié le show au planetarium. Bon, on aurait pas du le trainer là finalement mais il fallait tenter.


Evidemment pas de première partie, pas de décor, rien que les musiciens, à l'heure sur la scène... enfin... plutôt en contrebas de l'amphi car il n'y a pas de scène à proprement parler. La formation est ancienne, au moins 2010 au vu de leurs publications sur Facebook.

Nous attaquons donc sobrement par "In the flesh", un titre du double album "The Wall". Je trouve ça assez atypique mais vu qu'ils ont poursuivi par "The Thin Ice" du même album, j'ai compris la logique. Le groupe va nous dérouler un bon morceau de l'album, dans l'ordre. Enfin disons qu'ils vont en faire une version simplifiée! Le son est correct, l'interprétation aussi. Je chante toutes les paroles. J'adore cet album et je lève la main, quand entre deux chansons, le leader demande "qui a vu le film" ?

Non seulement j'ai vu le film mais j'avais l'affiche en poster dans ma chambre d'ado! "Comfortably numb" conclue le medley du mur. Suit alors une classique de la période pré-Dark Side que je n'ai pas identifié (j'enrage mais il y a tant de matériel à cette époque, c'est dur!)

S'en suit alors un résumé de l'incontournable "Dark Side". C'est toujours dommage d'amputer les 42'58'' de ce concept album... Pour le coup, une selection est nécessaire si on ne veut pas y passer la nuit. C'était déjà le cas pour "The Wall" et ça l'est aussi pour "Wish you were here", raccourci à trois titres. Notons quand même que je n'avais jamais entendu "Welcome to the machine" en live puisque joué la dernière fois en 1989 et pas pendant la tournée de 1994 dont j'ai vu une date. Un vrai plaisir.

Nous touchons à la fin du concert avec un rappel où les musiciens demandent de deviner ce qu'ils vont jouer. Je demande "Dogs Of War". Je suis entendu, le bassiste me répond "presque" et ce sera "Sorrow", seul titre "moderne" de l'hommage puisque' extrait de "A Momentary Lapse of Reason", leur avant-dernier album, sans Waters.  

Le final sera un retour à "The Wall" : "Run Like Hell" étant incontournable en fin de concert!

Au final un bien chouette moment en famille ou j'ai passé ma soirée à chanter, vêtu de mon T-shirt de plus de 30 ans d'âge. Pour 7€, franchement, merci monsieur le maire.


La setlist (23 titres dont 13 de "The Wall" !)  : 

1 - In the flesh

2 - The thin ice

3 - Another brick in the wall part 1

4 - The happiest days of your lives

5 - Another brick in the wall part 2

6 - Mother

7 - Empty spaces

8 - Young lust

9 - Another brick ô the wall part 3

10 - Goodbye blue sky

11 - Hey you 

12 - Comfortably numb

13 - ? 

14 - Breath

15 - Money

16 - Us and them

17 - Brain damage

18 - Éclipse

19 - Shine on you crazy diamond

20 - Wish you were here

21 - Welcome to the machine

22 - Sorrow

23 - Run like hell



Le billet de la billetterie du musée de la ville! :)



 

samedi 6 décembre 2025

LES FATALS PICARDS A TOUTE VAPEUR !

Dans la série des douces folies, nous sommes ce soir à Dijon pour aller voir les incroyables Fatals Picards. C'est nos amis Christophe et Hélène qui nous invitent, mon fils, Hélène et moi pour la soirée. TGV et courses rapides en ville pour ramener de la vraie moutarde et après un déjeuner en famille et une après midi achat de chocolats, nous filons vers "La Vapeur" pour cette "animation musicale', comme ils se plaisent à dire.

La salle est sympa, avec bar et petit stand de Merch. Im y a même un vestiaire! Les T-Shirts ne sont pas chers, j'en prends donc 2 même si je suis déçu de ne pas avoir le modèle "Fils de P.", vous comprendrez plus tard. Ce sera donc "Reich des Licornes" et surtout "PalalaPapapapa", album que j'ai un peu beaucoup poncé.

Me sentant en forme je décide de rester dans la fosse avec Christophe tandis qu'Hélène et Hélène (la mienne) monteront en tribune avec mon fils. 

Etant bien en avance, nous sommes donc bien devant, dans les 4 premiers rangs. Finalement Hélène (l'autre) nous rejoins et nous discutons donc en attendant la première partie. La fosse se remplis de vieux, de punks, de trentenaires en robes rose. L'ambiance promet d'être salée mais j'ai prévu : déjà mon bras est enfin solide et j'ai mis mes Doc Martens, ma première paire qui fait ses 38 ans cette année.

La premier groupe s'installe dans un décor plus que simple (un panneau routier). Il s'agit d'un duo Basse/Batterie nommé "La Pigñata". Alors ils annoncent direct la couleur : c'est du Punk, dans le genre des "Ludwig Von 88" mais simplifié et plus énervé. C'est très amusant et efficace!

Pour la Setlist, on repassera vu que je ne connais pas le groupe et que je n'ai rien trouvé sur le Web. Mention pour un titre inégalable : "Ferme ta gueule Pascal Praud" !

Gros applaudissement pour le duo (le public était en totale compatibilité avec les artistes. Démontage de la batterie et des quelques accessoires et installation du set des Fatals Picards. Avant de décrire leur concert, je vais m'attarder une seconde sur eux. Je les écoute depuis 2-3 ans, je connaissais leur existence mais c'est Christophe qui m'a véritablement fait comprendre leur importance. Des débuts à la tournée actuelle en passant par l'improbable participation à l'Eurovision, leur histoire est . Pour une fois qu'on a des Français qui se défendent... et ils le font bien!

Nous échangeons donc avec mes amis avant qu'ils entrent en scène. Ils sont là pour leur 25e anniversaire, rien à défendre à part leur collection de titres incroyables, droles et engagés au style hétéroclite. Car oui, il faut noter que ce sont d'extraordinaires musiciens. Ils jouent en power trio et chanteur avec quelques arrangements de claviers en coulisse avec une capacité à changer de style instantanément, parfois au sein d'une même chanson. Rock, Punk Rock, Hard Rock, Reggae... et même du Metal (ce ne sera pas le cas ce soir). Le chanteur, Paul Léger, est absolument incroyable dans son rôle. Certes ce n'est pas une voix de dingue mais il fait le job et est totalement à sa place. A la batterie c'est  le talentueux Jean-Marc Sauvagnargues (qui chante aussi un peu quand Paul ne le fait pas). Ce n'est pas le meilleur batteur du monde mais il envoie déjà sacrément lourd. Yves Giraud tiens la basse, l'air punk et la vue basse et Laurent Honel assures la guitare en mode bien costaud.

Sur scène, c'est une claque. un monceau de talent qui se déverse au long d'un concert ponctué d'humour, de réflexion, de blagues potaches et de revendications car oui, ils sont de gauche, de la vraie gauche.

Sauf erreur, les titres joués étaient : 

1 - La sécurité de l'emploi

2 - Le retour à la Terre

3 - La nouille à l'air

4 - Française des jeux

5 - Goldorak est mort

6 - Le combat ordinaire

7 - Morflé

8 - Mon père était tellement de gauche

9 - Cure toujours

10 - Les playmobils complotistes

11 - Bernard Lavilliers

12 - Sucer des cailloux

13 - À la vie, à l'Armor

14 - Angela

15 - Punkachien

16 - Fils de P.

17 - Partenaire particulier (Partenaire Particulier cover)

18 - Dans un ciel de 1er mai

19 - Punks au Liechtenstein


Oui, ils s'adressent à une génération, la leur, la mienne. Goldorak, c'est toute mon enfance. Cure, Partenaire Particulier aussi. Oui, ils revendiquent comme "Dans un ciel de premier mai", "Le combat ordinaire", "La sécurité de l'emploi". Oui, ils critiquent la société aussi avec "sucer des cailloux", "le "retour à la terre"," "Fils de P.", etc. Et c'est ça qui est bon. C'est ces artiste un peu différents qui font parfois avancer la chose. 

Ils enchaînent, permutent les instruments (basse et guitare). Paul fait n'importe quoi avec sa gratte (branchée?) sur l'indispensable "Punkachien", c'est un pogo déchaîne (avec Christophe qui s'est mis en rempart devant son Hélène et moi) sur "Fils de P." que le hurle tant cela est nécessaire. Oui, "P." c'est Vladimir Poutine, et oui, rappeler que ce type est une raclure, c'est nécessaire. J'ai oublié mon drapeau breton acheté exprès en Bretagne mais j'agite le petit que l'on m'a prêté sur "A la vie à l'Armor". D'ailleurs j'ai également oublié ma veste de concert : payes ton cerveau et tes troubles. 

Le concert s'achève traditionnellement sur "Punks au Lichtenstein" dans une ambiance de folie et nous nous retrouvons à la sortie. Un peu de patience au vestiaire et retour chez nos amis pour une nuit de repos nécessaire. Nous reprenons le TGV de bonne heure le dimanche avec Hélène et mon fils. Celui-ci (12ans) était ravi, a filmé le concert,  pris des photos. Il semble avoir choppé le virus depuis AC/DC. A suivre!

Franchement j'ai adoré cette soirée. Les Fatals sont vraiment géniaux. A la sortie j'ai vu une affiche de promo pour leur concert à Paris, au Zenith et j'ai convaincu Cédric de m'y suivre en mai prochain. les places sont prises, on va se régaler (en plus grand,  je suis curieux!) .





lundi 17 novembre 2025

HALESTORM : Le retour!

Halestorm, troisième... [CLAP].

Je retrouve mon David devant l'Olympia ce soir, pour une date de notre groupe fétiche (après Maiden).

Passage à la boutique, je dévalise comme rarement. C'est rare mais je dépense sans compter. 2 T-shirts, le bandana pour Hélène, le vinyle... David ne prendra que le T-shirt noir et blanc avec Lzzy. Nous aurons le même! D'ailleurs je regrette d'avoir pris le rouge lors du live d'il y a deux ans. Celui de David un peu Warholl est vraiment classe! Bref. Je me prends un truc sans alcool au bar, David passe au Pit-Stop et nous allons nous installer places assises.

S'en suit un casse croute tranquille entre potes. J'ai pris un sandwich à la gare, David a plus de chance : c'est un vrai de la boulangerie. On se raconte nos vies jusqu'à la première partie. 

Et pour une fois, c'est un grand moment! Je crois que nous n'avions pas autant ri depuis BabyMetal, (J'apprendrais que nos hôtes ont d'ailleurs fait un duo avec eux!). Le groupe en scène, c'est Bollywood. Prenons les choses dans l'ordre. C'est du Metal Indien, mais comme leur nom à base de jeu de mots foireux le suggère, pas les indiens d'Amérique mais d'inde!

Premier constat, waouh, ils sont bons, voir très bons. C'est une sorte de fusion entre RATM, Sepultura, une forme de Run DMC aussi. Sur Wiki ils sont décrits comme "Nu Métal" mais y'a pas que ça. Je vous laisse découvrir leur bio, très moderne. Sur scène ils donnent tout. Il y a deux Frontmens (Chant + Rap), un guitariste/flutiste, bassiste, un batteur et une espèce de percussionniste avec un tambour typique. Il sont à moitié en costume indien, moitié rock star... très surprenant! Et ça bouge, ça jump. Le public suit incroyablement, la fosse est en feu...

 Evidemment les paroles sont en Indien, enfin en Punjabi (merci Google) et on ne comprends rien... sauf que l'attitude et le non dit des musiciens en dit long. C'est pour cela que je parlais de RATM. C'est dans le même délire. La dernière, Machi Bhasad, est un appel même pas déguisé à la révolution.

La Setlist que j'ai pu retrouver : 

1 - Gaddaar

2 - Aaj

3 - Dana Dan

4 - Bekhauf

5 - Nu Delhi

6 - Halla Bol

7 - Machi Bhasad (Expect a Riot)

Final donc sur ce cri de Raj (ils ont un titre avec ce jeu de mot, je ne fais que reprendre) et c'est l'entracte. C'était très bien en première partie. Un concert entier serait long je pense. Je profite pour descendre acheter le T-Shirt car ils le méritent et je passe au coin. Heureusement que je suis venu avec un sac à dos (celui des 25 ans de GammaRay).

Retour en salle pour continuer nos discutions avec David jusqu'à ce qu'Halestorm entre en scène.
C'est notre troisième fois avec eux et disons que l'on sait ce que l'on va avoir : le top.
Lzzy est en bottes cuissardes compensées, veste et cheveux longs blonds-auburn (ça change, faut préciser), Arejay est moins freak que d'habitude, tout en noir sans couleur tape à l'oeil, Joe cheveux longs et jean à trou et Josh pas rasé et pantalon vinyle ; la scène quoi.

On attaque par un titre du nouvel album (Fallen Star). Il y en aura 9 pour tout le show, ce qui est assez rare. Une tournée promo c'est 4-5 max. On enquille ensuite en territoire connu avec l'incontournable "I Miss The Misery" . Là ça commence à chauffer méchant... "Love Bites" et la salle est à point. Halestorm déroule, Lzzy est fabuleuse que ce soit vocalement ou guitaristiquement, Arejay est un batteur incroyable, Joe assure parfaitement la mélodie soutenu par Josh aussi parfait qu'imperturbable à la basse. Quel groupe mais quel groupe! Ils sont symbiotiques. 

Les titres filent. Beaucoup de nouveaux comme je disais et malheureusement pas mes préférées ("Amen" et "Raise your Horns" pour préciser).  Une petite reprise d'Ozzy Osbourne (avec qui elle a chanté pour sa dernière apparition l'été dernier) ne dépayse personne. Notons l'arrivée sur scène d'un soutien-gorge rouge à destination de Lzzy... et puis d'un noir vers Joe. Ils seront accrochés aux pieds de Micro et y resteront la soirée!

Si je peux cependant être un peu négatif, c'est sur le choix de la setlist avec presque la moitié de nouveaux titres. Certes c'est ambitieux et intéressant de défendre l'album ainsi mais je trouve que ça refroidit un peu trop la fosse de part la méconnaissance que cela implique. Mais c’était c'est très bon, entendons nous!

La setlist (en rouge les nouveautés) :

1 - Fallen Star

2 - I Miss the Misery

3 - Love Bites

4 - Do Not Disturb

5 - Watch Out

6 - Perry Mason (reprise d’Ozzy Osbourne)

7 - Like a Woman Can

8 - How Will You Remember me?

9 - I Am the Fire

10 - Familiar Taste of Poison

11 - Rain Your Blood on Me

12 - Solo de batterie

13 - Freak Like Me

14 - Back from the Dead

15 - K.I.L.L.I.N.G.

16 - Everest

17 - I Gave You Everything


Rappel :

18 - Darkness Always Wins

19 - I Get Off

20 - Here’s to Us

Déjà les rappels et nous finissons par la ballade choupignonne "Here's to Us". Lzzy chante tellement bien, sa voix est totalement incroyable. Un tonnerre d'applaudissements conclue ce concert. Nous nous faufilons vers la sortie, ravis. Je laisse David devant la salle : il dort chez un autre copain parisien ce soir pour pouvoir prendre le train plus tôt demain matin.

Halestorm est décidément une valeur sure, mais vraiment sure. Un vrai refuge de rock-métal dans cette époque ou les grands vieillissent vraiment et vont bientôt quitter la scène. Combien de Maiden encore? Aurais-je la chance de voir certains autre encore plus vieux ou avec des soucis de santé? Halestorm a encore de beau jours devant eux. Ils nous rythmerons donc les années à venir et nous seront fidèles car leur passion vaut la nôtre. C'est vraiment l'un des tout meilleurs groupe que j'ai pu entendre et que j'espère suivre durant des années. 




jeudi 2 octobre 2025

BERNARD MINET : HIGHWAY TO MERGUEZ !

Soiré entre potes avec mon Cédric! J'ai pris une place pour Hélène au dernier moment et je me suis loupé, c'est pas la bonne date (ce soir c'est sold out). Donc train-train habituel jusqu'à une salle que nous ne connaissons pas : La Nuit. C'est une discothèque, ex-spécialiste Hip-Hop, le "8 Madeleine".
Nous rentrons dans ce décor de miroirs et de néons. Je suis pas habitué, ça fait bizarre.

Pour une fois y'a des T-Shirts! Je profite de la première partie pour en acheter un bien débile. Le Warm-up est réalisé par Arnaud Danger du Macumba Open-Air Fest' . C'est une espèce de mix de vieux trucs ou les gens chantent et d'autres moins connus ou l'on s'ennuie.

Fin du drame, heureusement que c’était pas trop long. J'ai déjà vu Bernard avec Hélène. On l'avait même rencontré à l'époque! (alors que là les meetings VIP étaient payants).

Intro à la batterie de notre Nanard. Il a du mal. Beaucoup. On dirait qu'il va exploser. Quand tu vois jouer Ian Paice relax à coté, tu mesures la différence... Ils ont pourtant à peu près le même âge.

Et pourtant Minet a été batteur pour de grands noms (Aznavour, Sheila, Chamfort), ce qui présuppose un excellent niveau... Rincé notre Bernard. Mais on l'aime quand même! Surtout qu'il nous envoie ce que l'on attend : les générique de notre enfance joués par des bourrins en mode métal.

Premier constat : c'est la même équipe que la dernière fois (et c'est plutôt pas mal).

Deuxième point : le public est chaud (certes moins qu'au Petit Bain) et c'est ce qui fait l'essentiel de ce genre d’événement.

Troisième et dernier point : Minet chante... faux comme la dernière fois. C'est débile jusqu'au stade terminal et c'est ça qui est bon. 

Peu de déco, juste un écran géant derrière le groupe qui semble diffuser un Powerpoint avec des illustrations des Animés en rapport avec le titre.

Je n'ai pas noté la Setlist. Ca a commencé par "Biouman" (la parodie des Inconnus, sacrée revanche) avec les titres habituels: "Nicky Larson", "Le College Fou-fou-fou", "La Merguez Partie", "Denver" (deux fois)... et évidemment "Goldorak Go" avec une grosse surprise pour moi : l'une des images d'illustration sur l'écran géant est une capture d'écran de la miniature de ma chaine Youtube! Je vous laisse juger : 



C'est cette petite note gloire que j'emporterai au delà de ce concert. Minet m'a pillé mon visuel... mais vu que j'ai pillé son logo (et que j'en ai fait un patch pour ma Battle) on est quitte!

Nous avons passé une bonne soirée et c'est l'essentiel. Si vous avez l'occasion et que vous êtes de la génération, allez voir Minet. C'est une valeur sure! (débile, mais sure).