lundi 18 juin 2012

MÖTLEY CRÜE : Loin d'être cuits!


A force de discuter métal autour de moi, je finis par rencontrer d'autres dingos dans mon genre. Le truc c'est qu'à dingo, dingo et demi! Nico n'est pas un pur métaleux, même si c'est dans ces sonorités qu'il va chercher le plus souvent sa satisfaction musicale. Nous nous retrouvons donc sur ce point, et sur la curiosité vis à vis de tout ce qui se fait dans le domaine. Ce soir, c'est lui qui invite (muchas gracias amigo) et qui a pris nos places pour Mötley Crüe. Ces derniers sont de passage à Paris où ils n'ont pas joué depuis 1989! Une grosse attente, donc, pour découvrir ces chantres du Glam et ce qu'ils sont capable de produire. 
Casse-croûte, entrée au Zenith, on est rodés à présent. T-shirt... GRIS! Ah, ça va faire tache dans mon placard!!! Il est exempt de monstre, squelette, baleine et dragons sanguinolents... C'est bien, je pourrais le mettre au quotidien sans risquer l’opprobre de mon épouse.  

Avant de passer aux choses sérieuses, nous découvrons Koritni, un groupe australien vraiment pas mauvais. Un petit plus sur leur reprise de "Sweet Home Chicago" qui a conclu une première partie de qualité, ce qui n'est pas assez le cas.

Les roadies masquent alors la scène et s'attaquent au montage du set de Mötley Crüe. 
Je ne suis pas un fan du groupe, dont j'ai écouté les standards, un peu "comme tout le monde". C'est surtout la légende qui colle à ces quatre filous qui m'a fait accepter l'invitation de Nico! Le Mötley ce sont les frasques de Nikki Sixx, de Tommy Lee et Pamela Anderson, Vince Neil et ses voitures, Mick Mars et sa maladie... le tout sur fond de drogue, alcool, femme, violence! Il fallait savoir s'ils était finalement aussi de bon musiciens.

Je ne vais pas détailler le show, tout à fait sympathique! Le son était bon, les danseuses superbes, Tommy Lee impérial sur son Personnal Rollercoaster (sa batterie est montée sur un wagon de grand 8 lui permettant de faire des loopings sur scène, le tout en jouant!).
Au vu de leurs âges et de leur consommation de substances illicites, produire un spectacle pareil est une prouesse étonnante!

Les titres se sont enchaînés avec fluidité, sans le moindre répit malgré un Mick Mars visiblement malade et dont les difficultés de déplacement sautaient aux yeux. Chapeau à lui, car monter sur scène dans ces conditions ne doit pas être une sinécure.

La setlist, pour mémoire : 

1 - Wild Side 
2 - Live Wire 
3 - Too Fast For Love 
4 - Saints Of Los Angeles 
5 - Shout At The Devil 
6 - Don't Go Away Mad (Just Go Away)  
7 - Same Ol' Situation (SOS) 
8 - Looks That Kill 
9 - Piece Of Your Action 
10 - Primal Scream 
11 - Smokin' In The Boys Room 
[Solo batterie] 
12 - Dr. Feelgood 
13 - Girls, Girls, Girls 
14 - Home Sweet Home 
15 - Kickstart My Heart


En conclusion, un excellent concert. Encore un groupe de papy's qui en a encore à montrer, malgré les 32 années de formation passées. Plus ça va et plus je me dis que le métal, ça conserve! 




lundi 27 juin 2011

MAIDEN 6 : les papy’s font de la résistance.

Encore une chronique rédigée bien après le show… Nous sommes fin juillet 2014, soit 3 ans après les faits. Cette fois cela n’a pas d’importance car mes souvenirs sont clairs et donc parfaitement exploitable.

Retour à Bercy, donc, en venant de ma banlieue (ce qui est à présent habituel).  J’ai trouvé un nouveau compromis pour rentrer à la maison : je laisse ma voiture à Clichy, au parking  du boulot ! Un petit coup de métro m’y ramène après le show et je peux finir tranquillement en évitant d’une part le train et d’autre part les embouteillages de sortie du POPB (ainsi que son coût prohibitif).

Comme d’habitude, je croise David (qui siègera en tribune) avant de plonger en fosse avec Guillaume. Passage par les T-Shirts : j’en prends deux car celui de la tournée me plait énormément et celui « spécial Paris » est très beau aussi ! Mon épouse est au désespoir à ce propos… Elle ne comprend pas la beauté de ces œuvres. Elle les déteste, Snif.

La première partie est assurée par « Rise to Remain ». Il s’agit du groupe du fils Dickinson, Austin.  Passons vite dessus : c’est propre, c’est conventionnel et il n’y a pas d’idée. Ils font ce qu’ils peuvent, et ce n’est pas assez. Sans l’appui de Bruce, ce groupe n’aurait aucune chance de jouer ailleurs que dans des bars. Bercy, c’est trop pour eux !

Justement, voici ceux qui ont commencé par les bars et qui sont à présent dans la stratosphère… que dis-je, au sommet de l’univers ! Cette fois, la vierge est à Paris pour son nouvel Opus : « the final frontier ». Bon, très bon album même ! À mon goût, c’est même le meilleur depuis…   « Brave new world » ? Je dirais presque même « fear of the dark » !

La setlist empruntera donc de nombreux titre à cet opus et verra un groupe absolument incroyable pour l’interpréter :

Intro : Doctor Doctor  (UFO song)

n  Satellite 15... The Final Frontier
n  El Dorado
n  2 Minutes to Midnight
n  The Talisman
n  Coming Home
n  Dance of Death
n  The Trooper
n  The Wicker Man
n  Blood Brothers
n  When the Wild Wind Blows
n  The Evil That Men Do
n  Fear of the Dark
n  Iron Maiden

Encore:

n  The Number of the Beast
n  Hallowed Be Thy Name
n  Running Free

Outro : Always Look on the Bright Side of Life

Une fois de plus nos papy’s  ont mis tout le monde d’accord et retourné le POPB avec de leurs nouveaux titres, comme avec les plus anciens, et encore plus avec les « jurassiques ». Ce fut un concert sublime, et mis à part quelques « raccourcis » commis par Dave Murray dans les solos, je n’ai rien à en redire. Le son était bon, le décor absolument époustouflant... C'est incroyable comme ces artiste ne semblent pas vieillir!

Je le dis, je le répète : j’irais les revoir tant qu’ils tourneront, je ne m’en lasse pas !

Addendum : j'ai oublié de préciser que l'enregistrement de cette tournée est disponible en DVD sous le titre "En Vivo!". C'est absolument terrible! ;-)








                                                   

samedi 26 mars 2011

SLAYER & MEGADETH : 2 Big Four en 1 soir.

Une sympathique soirée s'annonce pour ce 26 mars 2011. C'était il y a 3 ans déjà, et même si j'avais déjà vu ces artistes, ce fut un excellent moment.

Je retrouve Guillaume devant le Zenith et nous plongeons directement dans la fosse car la première partie est déjà entamée. C'est un groupe français (pour une fois!) qui ouvre le bal : Zuul Fx.
C'est du thrash, ça bastonne, mouais, boaf... un bon essai quoi.

Papotage à l'entracte, et montée sur scène du premier groupe tête d'affiche : Slayer.
Je les ai déjà entendus en 2006 à Bercy. Cette fois ils joueront avec Gary Holt qui remplacera Jeff Hanneman, hospitalisé. Ce dernier est décédé depuis. Dommage, c'était un très très bon gratteux.
Malgré cette défection, Slayer reste Slayer. Des décibels, certes, mais une virtuosité et une précision impressionnantes. Guillaume n'aime toujours pas mais perso je prends mon pied, en particulier sur des trucs comme "Dead Skin Mask" ou "Angel of Death" !

La setlist :

1 - World Painted Blood
2 - Hate Worldwide
3 - War Ensemble
4 - Postmortem
5 - Temptation
6 - Dead Skin Mask
7 - Silent Scream
8 - The Antichrist
9 - Americon
10 - Payback
11 - Seasons in the Abyss
12 - Snuff
13 - South of Heaven
14 - Raining Blood
15 - Black Magic
16 - Angel of Death

16 titres, une heure, pas un espace entre chaque note, en un seul mot : Slayer !

Vint ensuite le moment que j'attends depuis longtemps : Megadeth
Pourquoi cette impatience alors que je les ai déjà vu 2 fois (E.M. et Zenith) ?
Tout simplement parce que cette fois le bassiste original est présent! Le mauvais caractère de Dave Mustaine ayant eu raison de tous les musiciens qui ont fait partie du groupe, ce retour est à souligner, surtout que niveau technique, David Ellefson est un client. Ce soir il attaque le concert avec une six cordes fretless, et pas une fausse note...
Les titres se succèdent à un rythme de cavalcade. Un peu dommage, car on aurait aimé un peu de détente et de temps entre chaque titre.

La setlist était d'enfer, l'attaque sur "Trust" est un pur bonheur! Peu de titre du nouvel album et donc beaucoup de classiques!     

1 - Trust 
2 - In My Darkest Hour 
3 - Hangar 18 
4 - Wake Up Dead 
5 - Poison Was the Cure 
6 - Angry Again 
7 - How the Story Ends 
8 - She-Wolf 
9 - Head Crusher 
10 - 1,320' 
11 - A Tout Le Monde 
12 - Sweating Bullets 

Encores :
13 - Symphony of Destruction
14 - Peace Sells 

Encores 2 :
15 - Holy Wars... The Punishment Due

J'ai été drôlement gâté car de nombreux titres sont parmi mes favoris. "Angry Again" en live est un délice auditif!

Avoir deux des piliers du Thrash en "Big Four" (formation à quatre musiciens, Batterie, Basse, Guitare Rythmique et Soliste) le même soir est un privilège. Même si Guillaume n'a pas caché sa déception, je suis sorti de là conquis. J'ai vu trop de concerts pour savoir distinguer les biens, des moins biens, des carrément mauvais. Même si ce soir les différentes formations n'étaient pas à l'état de grâce, ils étaient quand même très haut dans la hiérarchie et ça, il faut savoir le reconnaître.




mardi 11 janvier 2011

HELLOWEEN sans STRATOVARIUS : les absents ont toujours tort.

Voici une chronique en retard, écrite en juillet 2014 soit presque 3 ans et demi après. Il s’agissait d’une affiche particulièrement alléchante : Helloween (les teutons mythiques) et Stratovarius (les finlandais non moins mythiques) pour leurs dernières créations respectives.

Pour ce qui est d’Helloween, j’ai déjà vu 3 fois et c’est toujours un plaisir de passer quelques temps à transpirer en compagnie des citrouilles. J’avoue que j’attendais Stratovarius avec plus de curiosité dans la mesure où leurs excellentes productions méritaient largement de passer à l’épreuve du live. Je serais déçu, malheureusement.

Je ne le sais pas encore mais c’est mon ultime concert à l’Elysée Montmartre. La salle sera incendiée moins de deux semaines après. Dommage, ce lieu se prêtait vraiment bien aux rassemblements métaleux : ni trop petit, ni immense, il permettait de faire chauffer la marmite à la juste température pour un plaisir maximum.

C’est Trick or Treat qui a ouvert ce soir-là. C’était rapide, léché, propre avec un son correct. Rien à en dire si ce n’est la reprise speed de « Girl just wanna havec fun » de Cindy Lauper : bien joué et très fun !

C’est une fois le décor démonté qu’est arrivée la mauvaise surprise de la soirée : le chanteur de Stratovarius étant malade, il ne pouvait assurer son chant. La prestation était donc annulée à mon grand désarroi car la setlist prévue pour cette partie promettait du plaisir pur ! Rien que « Kiss of Judas » et « Black Diamond »… flute de flute de Zut et re-re-Zut! Et en plus, j’avais acheté le T-Shirt en avance ! Misère…

Heureusement, les fondamentaux seront assurés par nos amis d’outre Rhin. J’ai déjà chroniqué plusieurs fois sur ce groupe, je ne puis plus rien en dire de vraiment nouveaux. Ils étaient au top, le son était bon, clair, ça envoyait du pâté dans tous les recoins de la salle… La setlist était bien choisie avec peut-être un peu trop d’extraits du nouvel album… mais de gros classiques faisant partie de mes favorits, en particulier pour le final.

Andi a été impérial et toujours aussi communicatif, les musiciens ont assuré (je dirais presque « comme toujours » mais ça serait réducteur !)
En bref une bonne soirée, même si privée de l’un de ses plats de résistance.


Pour mémoire, la setlist :

1. Intro
2. Are You Metal?
3. Eagle Fly Free
4. March Of Time
5. Guitar solo (Sascha Gerstner)
6. Where The Sinners Go
7. Steel Tormentor
8. Drums solo
9. I'm Alive
10. You Stupid Mankind
11. Forever And One (acoustic)
12. A Handful Of Pain
13. The Keeper's Medley (Keeper Of The Seven Keys / King For 1000 Years / Halloween)
14. I Want Out

Encores :
15. Ride The Sky
16. Future World

Encores 2 :
17. Dr. Stein






mardi 8 décembre 2009

RAMMSTEIN : "Frühling in Paris" mais on était en décembre...


    Le métal est vaste comme le monde et comme pour ce dernier, il faut du temps pour en faire le tour. Ce soir je passe le cap des quarantièmes rugissants : Et oui, c’était mon quarantième concert. Par tout les diables, qu’il s’est mérité celui-là !

    D’abord, je devais y aller avec ma p’tite femme. Elle a renoncé car elle pensait ne pas pouvoir « tenir le coup » sur un concert entier. Elle aime bien ce groupe, pourtant… RAMMSTEIN. Vous connaissez ? C’est encore du métal, mais allemand et industriel. Quoi ça est-ce ? Simplement la fusion de mélodies « synthétiques » (au clavier) et de riffs puissant à la guitare (ça, on connait, c’est du standard). Pour caricaturer, c’est comme si la mélodie de Jean-Michel Jarre faisait ami-ami avec le rythmique de Slayer.  Et ça bastonne !

    Ensuite, en me rendant à Bercy, je me suis retrouvé dans un agrégat automobile inénarrable (un bouchon, quoi !) qui m’a fait rater la première partie. Combichrist que c’était. Le peu que j’ai entendu de loin n’était pas mauvais : c’est du sous-métal-électronique, avec deux batteurs. Je n’ai pas pu voir… Mais il y a un fait que leur site Web met en évidence : ils ont une sale tronche. Bref.

    Troisième impair : Je rentre dans le POPB, je passe au stand T-shirt, et je descends dans l’arène… Ah ? non, je descends pas : Ils ont bloqué les escaliers entre la fosse et les gradins ! Misère de misère. Je fais deux fois le tour, je me renseigne… OK, porte T ça doit passer… Et ça passe ! Mais il y a du monde… Pardon-pardon-oups-pardon… J’arrive au niveau des platines, un peu à gauche. Je n’irai pas beaucoup plus loin car il y a deux « fosses » ce soir avec des barrières entre les deux. J’échange quelques mots avec mon voisin du moment… Et c’est parti ! Voici les premières mesures d’un des show les plus « chaud » auquel j’ai eu le plaisir de participer.

    La fosse est brulante et c’est le Bercy des grand soirs, plein jusqu’à la lie ! Impossible d’échapper au pogo quasi permanent. Le public est plus jeune, ça se sent : ils se fatiguent moins vite que pour AC/DC !

    Artistiquement parlant, il y a énormément à dire sur ce groupe. D’abord, le spectacle est irréprochable. Le son était très bon, les guitares précises, le clavier ultra juste, avec juste ce qu’il faut de différent vis-à-vis des albums pour rendre le son « live » attrayant. Coté décors, on fait dans le formidable. Éclairages de folie, lasers à l’avenant… Mais le gros morceau c’est les pyrotechnies : On entre dans le complètement grandiose. Explosions, fusées, que cela soit sur scène ou au dessus de la foule… Et que serait un live de RAMMSTEIN sans les traditionnels lance-flammes ? Un individu est même brûlé sur scène pendant « Benzin » ! Et les ailes qui brûlent avec « Engel »… Et… Et… Et ce sens du spectacle… Le canon à mousse, le tour en zodiac dans le public… Le jeu de scène est à l’avenant, je dirais « psychédélique-décalé ».

    Je vais peut-être en choquer plus d’un, mais je vais oser une comparaison avec PINK FLOYD. Tout bien réfléchi, leur musique est assez planante avec des passages carrément doux comme « Früling in Paris ». Le spectacle de folie m’a sérieusement rappelé l’hippodrome de Chantilly en 94, en version sur-amphétamétalisée, bien sur.

    Je ne peux que recommander cette expérience. N’écoutez pas les controverses, les commentaires sur le soi-disant sado-maso-nazisme de ce groupe. Allez les voir, ça en vaut vraiment le coup. « FEUER FREI » !!!!


    La setlist, pour mémoire :

  1. Rammlied
  2. B*******
  3. Waidmanns Heil
  4. Keine Lust
  5. Weisses fleisch
  6. Feuer Frei!
  7. Wiener Blut
  8. Frühling in Paris
  9. Ich Tu Dir Weh
  10. Liebe Ist Für Alle Da
  11. Benzin
  12. Links 2-3-4
  13. Du Hast
  14. Pussy
  15. Sonne
  16. Haifisch
  17. Ich will
  18. Engel




mercredi 1 avril 2009

Metallica : Sad but true.

La vie est ainsi faite que les plus grandes passions peuvent parfois s’effacer devant la réalité du quotidien. Il en a été ainsi dans ma vie. Suite à notre déménagement, sur-occupé par les travaux dans notre nouvelle demeure, je n’ai pas pu suivre ces chroniques comme elles le méritaient. Je rattrape donc à présent le temps et mes souvenirs à l’occasion de la refonte de mes blogs. Nous sommes fin juillet 2014, cinq années après les faits.

Suite au « match aller » au Parc des princes, je voulais retourner voir ce groupe mythique. J’avais passé un bon moment et de tels monstres ne pouvaient être ignorés surtout que le fait que cela se passe dans une salle « un peu plus petite » comme Bercy devait ajouter au contexte.

Je pense que j’y suis allé avec Olivier, grand fan des « four horsemen » mais vraiment pas sûr.

Déception dès le départ : le T-Shirt de la tournée est passable...

On est en gradins en plus : je me suis vautré lors de la resa!

J’avoue que ma mémoire flanche complètement à propos des groupes de première partie.
Le net me dit que l’on a eu « The Show » ainsi que célèbre « Machine Head ». Bienbienbien…
Comme le temps passe…

J’ai une impression mitigée de ce concert. C’était celle de l’album « Death Magnetic » qui m’a franchement déçu, pour rester poli. C’est sur, ils ont joué propre, y’a eu plein de pyro et la scène centrale au milieu du public est un super concept.

Mais bof. Setlist un peu plus atypique sans casser des briques :
  • That Was Just Your Life
  • The End Of The Line
  • Harvester Of Sorrow
  • Disposable Heroes
  • One
  • Broken, Beat And Scarred
  • Cyanide
  • Sad But True
  • The Unforgiven
  • The Judas Kiss
  • The Day That Never Comes
  • Master Of Puppets
  • Damage, Inc.
  • Nothing Else Matters
  • Enter Sandman
  • Stone Dead Forever
  • Phantom Lord
  • Seek and Destroy
Final avec des gros ballons envoyés dans la foule : c’est rigolo mais on est pas venu voir Chantal Goya !
Metallica est devenu un mythe, une marque sur laquelle capitalisent beaucoup de monde. J’avais affirmé à l’époque que je ne retournerai pas les voir, et je n’y suis pas retourné quand ils sont passé au Stade de France pour les 20 ans du « Black Album ». En fait c’est ça leur drame : ils n’ont plus rien de potable depuis 20 ans !
J’ai infiniment plus de respect pour Dave Mustaine qui sort des riffs fabuleux en quantité phénoménale tout en gardant un public plus confidentiel plutôt que pour la bande à Hetfield qui pond des trucs sans intérêt et rempli des stade.
Là, c’est dit.







samedi 21 mars 2009

JUDAS PRIEST : Le retour de MEGADAVE !

C’est le printemps ! Le soleil est au rendez-vous et je me dirige vers le Zénith pour me plonger dans la pénombre métaleuse. Après un bouchon bien dense et quelques difficultés à localiser le parking au milieu des travaux, je finis par laisser ma voiture dans les sous-sols de la Cité des sciences. Après 10 bonnes minutes de marche à pied, je rejoins la fontaine ou m’attend David. Sont également présents certains membres du forum « Defender of the Faith » dont les têtes ne me sont pas inconnues.

Nous discutons un moment des dernières nouveautés de la scène métal et partageons un petit sandwich avant de nous diriger vers la salle. Je laisse David partir vers l’entrée tribunes (il aime son petit confort et je commence à le comprendre) et les premières mesures de TESTAMENT retentissent alors que je passe la sécurité. Je vais en louper un bout mais vu le potin que cela fait, je ne pense pas que cela soit dramatique. Séance T-Shirt traditionnelle. Allez, cette fois je fais une exception : je ne prends pas le modèle de la tournée « Nostradamus » de JUDAS PRIEST mais celui de l’un de leurs premiers albums (« Sad Wings Of Destiny » sans les dates dans le dos). C’est moins collector, mais pour une fois je suis sûr que ma petite femme ne le trouvera pas moche : il y a un ange dessus !

Bref, je tasse mes achats dans mes poches de treillis, je boucle les écoutilles et je pénètre dans la fosse. Cette dernière est bien remplie. J’arrive néanmoins à me frayer un chemin jusqu'au premier tiers, derrière la zone de pogo.

Revenons sur TESTAMENT. Première impression : heureusement que j’ai mes bouchons : le son est pitoyablement saturé et bien trop fort. La balance est proprement mauvaise… C’est dommage car le groupe est connu et leur style (Thrash) est plaisant quoique répétitif. La formation a ses fans et ça remue bien devant. Il faut dire qu’il est assez rare de voir un groupe aussi important à l’ouverture.   

Allez, on monte le set de MEGADETH. Toujours aussi sobre et… rapiécé ! La bannière du fond a visiblement été scotchée en deux endroits ! Cela fait vraiment pauvre, d’autant plus qu’il n’y a aucune décoration à part l’énorme batterie et les piles de Marshall.

Le public s’est repositionné et à en juger par le nombre de T-Shirts à l’effigie de Vic à présent sur le devant de la fosse, je me demande franchement quelle est la tête d’affiche ce soir.

Voici le rouquin et ses potes… C’est parti pour un set que j’envisage court et orienté par le dernier album, « United Abomination ». La première chanson me donnera raison mais la suite… Ah mes amis, quelle suite ! Le son est excellent et l’accueil que le public a réservé à Dave Mustaine semble le satisfaire. Ce dernier s’investit à fond dans le show, bien plus qu’à l’E.M. l’année dernière. Et ça enchaîne les cartons, et… et… OUI ! Il me joue ma préférée qu’ils avaient supprimée lors de la tournée précédente ! Quel frisson lors du solo de « She Wolf » !

De mémoire, la setlist devait ressembler à cela, dans le désordre peut-être :

Sleepwalker
Wake up dead
Take no prisonner
A tout le monde
She wolf
In my darkest hour
Symphony of destruction
Skin o’ my teeth
Hangar 18
Peace sells
Holy war

Avec “Trust” et “Washington is next », cela aurait été ultime à mon goût… Mais il s’agissait d’une première et trop courte partie… C’est donc déjà fini et les médiators volent… Ils atterrissent à quelques mètres à ma gauche. Dommage.

Cette fois, le groupe prend le temps de saluer le public. Il est ovationné comme rarement. Le pied. J’ai presque envie de partir. J’étais venu essentiellement pour eux, j’ai été gâté, je suis satisfait.

Seulement, les roadies installent à présent les petites affaires des monuments du métal que sont les Judas Priest. Même si je ne suis pas un fan, comment bouder une légende pareille ?

Nous partons donc explorer quelques-unes des pages les plus anciennes du heavy metal anglais, avec le « metal god » comme guide.

Judas Priest, c’est presque 40 ans de carrière. Arrivés entre Sabbath et Maiden, ils ont posés certaines bases du métal, que cela soit au niveau du line-up (Le duo de lead-guitars)  ou  de la tenue vestimentaire (cuirs et clous). Leur style en perpétuel évolution, associé à la voix exceptionnelle de Rob Halford, a traversé les décennies avec plus ou moins de succès, influençant la scène du genre.

Le voici donc, notre « metal god », encapuchonné dans une cape argentée qui me rappelle Bruce Dickinson lors de la tournée « Dance of death ».

Que dire de la prestation du jour ? C’est difficile pour moi qui suis, comme je l’ai déjà dit, amateur du genre mais pas fan du groupe. Ils ont été bons, c’est incontestable. Comment ne pas être respectueux de cette bande de quinquagénaires qui ont retourné la scène durant presque deux heures ? Je regrette juste de ne pas les avoir vus au meilleur de leur forme, il y a une vingtaine d’année. Le son était bien trop fort, en particulier la batterie, et mes bouchons furent nécessaires. Pour ce qui est du groupe, quoi qu’on en dise, Halford paraissait usé, voir carrément à la peine… Capable par le passé de vocalises extraordinaires, on le sentait limite voir parfois à la ramasse. Dommage. Les musiciens, eux, ont bien assuré même si j’ai trouvé le bassiste un peu léger.

Il n’empêche, et j’insiste, que le show était bon, avec un décor certes classique mais efficace,

La setlist a repris des titres récents et, évidement, les grands classiques du groupe. Leur dernier opus, « Nostradamus », étant un concept-album, j’aurais presque été intéressé par une programmation le reprenant intégralement et terminant avec les classiques (un peu comme Maiden pour « A matter of life anddeath »). Il n’empêche que nous en avons eu pour notre argent et que même si le public était plus calme que pour MEGADETH, il y avait une belle ambiance.

Gros rappels, trois titres puis nouveaux rappels et le groupe revient une deuxième fois pour un « Living after midnight » repris par le public de manière tout à fait extraordinaire.


Sortie dans la cohue et je retrouve David qui a peu ou prou le même avis que moi : Megadeth vainqueur ! Le Priest c’est un peu du passé à présent.