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vendredi 12 octobre 2018

SONS OF APOLLO : Fils des étoiles!


Les suggestions de mon ami David (que la bienfaisance brille sur sa famille comme un geyser de plasma solaire durant 70 générations) sont toujours bonnes.

Pour cette fois, il nous propose d'aller écouter un truc complètement inconnu au premier abord et plutôt incroyable : Sons of Apollo.

La première partie commençant à 19h30, Hélène et moi cherchons un bar pour attendre David, qui remonte d'Orléans. J'avais repéré "Les Flingueurs" à deux pas de l'Elysée Montmartre

Bon, c'est encore un coup de malchance, il est fermé et en travaux. Nous nous rabattons donc sur "l'Hélice Bar" et je dois dire que c'était un excellent plan de secours. Leurs cocktails sont excellents. Je recommande le Pistache, qui a vraiment un bon gout de pistache! David nous rejoint, nous trinquons et nous partons pour la salle de concert.

Cela fait 7 ans que je n'ai pas mis les pieds à l'EM : la dernière c'était pour Helloween  en 2011! Depuis, la salle a brûlé et à été refaite à neuf. Nous entrons donc dans cet antre mythique entièrement rénové et c'est... vraiment très réussi! Nous passons la sécurité et montons dans la salle. La première partie devrait jouer son plein et... rien. Nous sommes certes en retard (prémédité) mais théoriquement nous devions arriver pendant "Dilemma"... Nous ne savons même pas si ils ont joué car aucun roadies ne bosse sur scène. Bref, nous filons aux T-shirts. J'en trouve un pour moi, Hélène en prend un pour elle et misère, il n'y en a pas à la taille de David! Le stock a l'air très limité et il se rabat donc sur une très belle veste Hoodie. 

La salle n'est pas comble, nous n'avons donc pas de mal à nous installer devant les platines, au milieu de la fosse.  Intro, le décors est simplissime... nous chaussons les bouchons et le groupe déboule enfin. Le son est bon même si un peu fort (j'y reviendrai). Totale découverte pour Hélène, pour moi un peu moins. C'est du métal progressif dans un contexte un peu particulier.

Sons of Apollo (le dieu de la musique) est un supergroupe né de la volonté de Derek Sherinian et Mike Portnoy. Tout deux, Ex Dream-Theater (que j'ai vu en vrai ici et ici), sont de fabuleux musiciens. Leur idée d'origine était de faire quelque chose de très proche du style D.T. mais ils ont finalement divergé vers quelque chose de plus rock-prog que métal-prog, sorti en album sous le nom de "Psychotic Symphony"

Ayant un carnet d'adresses bien fourni, nos deux larrons ont donc été recruter la crème de la crème, ce qui était facile car la plupart travaillait déjà avec eux dans des projets annexes. Les postes de claviers et de batteries étant logiquement fournis, c'est Ron "Bumblefoot" Thal qui a été recruté à la guitare. Ex Gun's n' Roses et que j'ai vu en 2006 , il est un virtuose du genre et passera le concert entier à nous le montrer avec sa double neck custom de chez Vigier, qui fait de la lumière en plus d'avoir un manche fretless et un manche classique. Je ne veux même pas essayer d'imaginer la difficulté à tirer de la musique d'un instrument pareil... et pour lui, c'est naturel.
La basse est quand à elle tenue par une légende du genre. A l'instar de Ron Thal, Billy Sheehan a joué avec de nombreuses formations prestigieuses comme celles de Steeve Vai ou David Lee Roth. Personnellement, je l'ai découvert dans le "Live at Budokan" d'un autre supergroupe : "Mr Big". Ce soir, c'est la première fois que je vois une basse en double neck! Renseignement pris, l'accordage n'est pas standard sur le manche du haut. Cet homme passe de l'un à l'autre à toute vitesse et cela tient du prodige. Je reste bluffé par son jeu que je savais extraordinaire. Disons que sa réputation n'est pas surfaite, mais pas du tout du tout!

Pour finir il fallait bien un chanteur car les hommes ci dessus ont un défaut : ils ne poussent pas sur leurs cordes vocales. C'est Jeff Scott Soto qui assure donc cette partie. Vous l'aurez compris, lui aussi n'en est pas à son coup d'essai et a vocalisé pour une pléthore de groupes dont Yngwie Malmsteen . Auteur des paroles d'une bonne majorité des titres de l'album, Soto est un fantastique frontman avec ce petit plus qui le rend accessible. Maintenant que tout le monde est présenté, revenons au concert. Cela part très fort car le groupe défend son seul et unique album. Les musiciens enchaînent les premiers titres rapidement et agréablement avant de faire une première incartade dans le répertoire de Dream Theater car oui, le problème des "jeunes" groupes reste le répertoire limité. 

Le son est un peu fort mais bon même si quelques équilibrages auraient étés différents si je m'étais retrouvé aux platines. En effet, la batterie et le clavier (membres fondateurs) ont trop de relief à mon goût; Hélène me dira la même chose. Pour ce qui est des décibels, la salle est équipée d'un dBmètre avec un gros afficheur. Dur de le prendre en photo mais il affichait entre 100 et 109dB quand les gens criaient.
Le groupe va donc passer en revue une partie de son album, des titres de D.T. et quelques OVNI absolument fabuleux. Jeff Soto étant un fan intergalactique de Queen, il nous gratifiera d'un titre (Save Me) excellemment bien exécute. Il y aura aussi du Van Halen etn déjà étrenné en public avec les Guns n' Roses, la reprise du  "Pink Panther Theme" par Ron Thal. Ce fut magique et ça a fait chanter toute la salle. Solo de basse, solo de clavier... un peu de bouche trou et un peu de parlotte avec le public... Nous apprendrons que la soirée clôt le "Big 5" de la tournée mondiale du groupe (Los Angeles, New York, Londres, Tokyo et Paris). Les autres dates comptant beaucoup moins pour eux.

Nous ne nous sommes presque pas ennuyés durant le show (sauf pendant le solo de clavier, vraiment trop long). Portnoy s'occupe comme il peut lui aussi, jonglant avec ses baguettes (et en perdant une certaine quantité!) tant ses capacités étaient sous-exploitées. Cerise sur le gâteau, Soto est descendu chanter dans la fosse et est passé entre David et moi! Nous ne pouvions le voir de plus près! 
C'est la fin du concert. J'ai les jambes et le dos en miettes et ma chérie aussi. Nous rentrons tout les trois à la maison après une halte dans le japonais ou j'avais déjà dîné avec Guilhem. Globalement, c’était cool. Y aura-t-il d'autres albums? Nous verrons. Les musiciens disent que oui. A suivre donc.

La setlist : 

Intro : Intruder (Van Halen song)

1 - God of the Sun
2 - Signs of the Time
3 - Divine Addiction
4 - Just Let Me Breathe (Dream Theater cover)
5 - Labyrinth
6 - Bass Solo
7 - Lost in Oblivion
8 - Save Me (Queen cover)
9 - Alive
10 - The Pink Panther Theme (Henry Mancini cover)
11 - Opus Maximus
12 - Keyboard Solo
13 - Lines in the Sand (Dream Theater cover)

Encore:
14 - And the Cradle Will Rock... (Van Halen cover)
15 Coming Home

outro : Happy Trails (Roy Rogers song)

  
Un superbe T-Shirt pas noir (bleu !?!) avec une parodie du logo d'Apollo XIII.


Le T-Shirt Girly d'Hélène.


les places imprimées cette fois (caca beurk).



mardi 11 janvier 2011

HELLOWEEN sans STRATOVARIUS : les absents ont toujours tort.

Voici une chronique en retard, écrite en juillet 2014 soit presque 3 ans et demi après. Il s’agissait d’une affiche particulièrement alléchante : Helloween (les teutons mythiques) et Stratovarius (les finlandais non moins mythiques) pour leurs dernières créations respectives.

Pour ce qui est d’Helloween, j’ai déjà vu 3 fois et c’est toujours un plaisir de passer quelques temps à transpirer en compagnie des citrouilles. J’avoue que j’attendais Stratovarius avec plus de curiosité dans la mesure où leurs excellentes productions méritaient largement de passer à l’épreuve du live. Je serais déçu, malheureusement.

Je ne le sais pas encore mais c’est mon ultime concert à l’Elysée Montmartre. La salle sera incendiée moins de deux semaines après. Dommage, ce lieu se prêtait vraiment bien aux rassemblements métaleux : ni trop petit, ni immense, il permettait de faire chauffer la marmite à la juste température pour un plaisir maximum.

C’est Trick or Treat qui a ouvert ce soir-là. C’était rapide, léché, propre avec un son correct. Rien à en dire si ce n’est la reprise speed de « Girl just wanna havec fun » de Cindy Lauper : bien joué et très fun !

C’est une fois le décor démonté qu’est arrivée la mauvaise surprise de la soirée : le chanteur de Stratovarius étant malade, il ne pouvait assurer son chant. La prestation était donc annulée à mon grand désarroi car la setlist prévue pour cette partie promettait du plaisir pur ! Rien que « Kiss of Judas » et « Black Diamond »… flute de flute de Zut et re-re-Zut! Et en plus, j’avais acheté le T-Shirt en avance ! Misère…

Heureusement, les fondamentaux seront assurés par nos amis d’outre Rhin. J’ai déjà chroniqué plusieurs fois sur ce groupe, je ne puis plus rien en dire de vraiment nouveaux. Ils étaient au top, le son était bon, clair, ça envoyait du pâté dans tous les recoins de la salle… La setlist était bien choisie avec peut-être un peu trop d’extraits du nouvel album… mais de gros classiques faisant partie de mes favorits, en particulier pour le final.

Andi a été impérial et toujours aussi communicatif, les musiciens ont assuré (je dirais presque « comme toujours » mais ça serait réducteur !)
En bref une bonne soirée, même si privée de l’un de ses plats de résistance.


Pour mémoire, la setlist :

1. Intro
2. Are You Metal?
3. Eagle Fly Free
4. March Of Time
5. Guitar solo (Sascha Gerstner)
6. Where The Sinners Go
7. Steel Tormentor
8. Drums solo
9. I'm Alive
10. You Stupid Mankind
11. Forever And One (acoustic)
12. A Handful Of Pain
13. The Keeper's Medley (Keeper Of The Seven Keys / King For 1000 Years / Halloween)
14. I Want Out

Encores :
15. Ride The Sky
16. Future World

Encores 2 :
17. Dr. Stein






mardi 26 février 2008

Megadeth : MegaDave.

L’Elysée-Montmartre est Sold-Out ce soir. Nous y arrivons largement en avance, Guillaume et moi, car la tête d’affiche est l’un des monstres légendaire du Thrash-Metal et les bonnes places vont être rudes à négocier.
Le trottoir a été investi par ce qu’il y a de plus métaleux dans la capitale. Il faut dire que Dave Mustaine n’a pas joué à Paris depuis un certain nombre d’années et la frustration est aussi visible que l’impatience dans les yeux de ceux qui, comme nous, ont la chance d’avoir une place pour ce soir. Y’a même la télé.

On entre, je passe à au stand « prêt-à-porter » et nous nous positionnons au premier tiers de la salle, à l’arrière de la zone habituelle de pogo.

C’est Evile qui assure la (courte) première partie. C’est du Thrash plutôt pompé sur Slayer. C’est pas fait pour les nénettes et ça me fait chausser mes bouchons auditif. Heureusement que c’est court. Pas de mention particulière pour ce groupe. Peut mieux faire.

C’est devant un décor dépouillé que se présente Megadeth. En fait, il ne reste plus de la formation originale que son âme fondatrice et damnée, Dave Mustaine. Le caractère impossible de l’ancien guitariste de Metallica a provoqué le remplacement de tout les membres du groupe et ce, de manière tellement systématique que son histoire ressemble à un soap américain !

Le son est perfectible, ce soir. Je garde mes bouchons car nous sommes assez près des enceintes et j’ai peur des lésions.

A la première chanson, le public parisien répond comme un seul homme. La fosse s’agite grandement. Ça bouge grave ! J’ai jamais vu ça ! Le premier tiers de l’E.M. remue de manière dangereuse et la suite « jump » à peine moins ! Nous sommes obligés, Guillaume et moi, d’aller nous mettre en sécurité un peu plus à gauche. Avec ma papatte abîmée, je ne prends aucun risque et un mauvais coup est vite arrivé.

Megadeth nous déroule une setlist quasi-idéale à mon gout, passant de ses morceaux phares aux excellents petits derniers de l’album nouvellement sorti. Le big four fonctionne bien même s’il y a eut de meilleurs batteurs par le passé. Et puis j’aimais bien le bassiste d’origine, moins effacé que les musiciens actuels. Il faut dire que Mustaine, en mégalo perfectionniste, ne supporte pas d’ombre à sa gloire. Cela influence logiquement le choix des protagonistes.


Pour mémoire, la setlist :
  
Sleepwalker
Wake Up Dead
Take No Prisoners
Skin O' My Teeth
Washington Is Next!
Kick The Chair
In My Darkest Hour
Hangar 18
Gears Of War
A Tout Le Monde
Tornado Of Souls
Ashes In Your Mouth
Burnt Ice
Symphony Of Destruction

Trust
Peace Sells - Ext

Holy Wars


Dave nous a bien rempli les oreilles avec sa légendaire « Flying V ». Son problème au bras est apparemment de l’histoire ancienne et ses solos ne semblent pas en souffrir. Il est spontané mais peut-être un peu trop léché dans son style… Le son n’était pas bon et la gaffe finale de l’ingé de la chose a fini de fâcher le maestro (envoyer du Slipknot à la place de l’outro habituelle).  Mais quoi qu’il en soit, MEGADETH, j’en redemande !







dimanche 6 janvier 2008

GAMMARAY-HELLOWEEN : Tous ensembles pour une nouvelle année !

Premier concert de l’année en ce mois de janvier et une grande affiche pour l’Elysée : Mes deux groupes teutons préférés affichent deux dates successives dans ces murs. Ça va donc bastonner méchamment, Power Métal oblige. Ayant pris ma place dès la mise en vente des billets, je serais de la deuxième date (la première ayant été ajoutée après). Un peu dommage à mes yeux, car j’ai un préjugé sur ce point, m’imaginant que les musiciens seront moins spontanés. Je ne sais pas pourquoi, mais bon. C’est tout dans la tête.

Je passe en vitesse sur l’attente dans le froid humide du mois de janvier sur le boulevard Rochechouard. Guillaume ayant oublié de prendre sa place (tu es un abominable boulet) et David ayant participé la veille (t’es un traître mais t’as des raisons acceptables, pas comme l’autre boulet), j’ai donc enfilé mon aube noire et me suis rendu au sanctuaire tout seul pour la communion de ce soir. Communion dis-je, car la messe selon Saint Kay et Saint Andi, ça se partage, ça se fusionne, ça s’échange avec le public ! Tout le monde doit y verser son obole, sa gueulante, sa goutte de sainte sueur !

Je connais à présent bien la salle et me faufile donc comme d’habitude à la recherche de T-Shirt. Oh, sont pas chers ! Bha vous m’en mettrez deux à manches longues siouplé. Dankeshön ! Bitteshön ! et hop, cap sur la scène. Bon, y’a du monde, je resterai donc un peu à droite, mais ça ira.

C’est AXXIS qui attaque, ce soir. Bonne prestation, ma foi, même si le son n’est pas extraordinaire. Je ne connaissais pas mais le frontman se démenant bien, il ne m’a pas laissé un mauvais souvenir avec sa une voix particulière. Bonne note donc pour ce groupe de happy métal Allemand. Le public répondant bien, je constate qu’il y a des fans. Il faudrait que je m’y intéresse plus.

C’est au tour de GAMMARAY d’entrer en scène. Le décor est celui de la tournée précédente (Majestic) alors qu’ils présentent un nouvel album (Land of the free II).

 Le son n’est pas extraordinaire, et c’est dommage car nous avons doit à du grand, ce soir ! J’apprécie particulièrement Kay Hansen sur scène. Ce type est fait pour ça. Il joue avec un plaisir évident et ses musiciens le suivent avec harmonie. Beaucoup de gens étant venus, comme moi, plus pour GAMMARAY que pour HELLOWEEN, il y a une ambiance de folie dans l’EM. La setlist est plutôt sympatrique même si j’aurai bien apprécié quelques autres titres… Mais en une heure, il était difficile de faire mieux. De grands standards du groupe sont tout de même joués, ainsi qu’évidemment des titres du dernier album en date. Mention particulière pour « The Empress » dont la version live « déchire méchamment » (pour faire style ch’suis un jeune).

Gros final (« somewhere out in spaaaaaaace ! ») et petit rappel. Sentiment de frustration car trop court et son perfectible. Heureusement, il y en aura un peu encore ! 

Revoici les roadies, et le « matos aux citrouilles » est mis en place. Gros décors, comme d’habitude avec ce groupe très fantaisiste. Le thème de cette fois est le jeu de hasard, rapport au nouvel album « Gambling with the Devil ». Il y a donc une ambiance casino avec des citrouilles malfaisantes et des roulettes partout. Allez, c’est parti pour deux heures du plus pur power métal.
Le son est cette fois excellent et pas trop fort, ce qui me permet de ne pas mettre de bouchons.

C’est mon troisième HELLOWEEN et je les sens encore une fois au top. Andi gesticule toujours autant, les guitaristes sont toujours aussi balaises, le batteur cogne en rafale et le bassiste assure à l’arrière. La setlist sera cette fois-ci moins conventionnelle que par le passé, nous sortant des morceaux moins entendus ces dernières années. Comme d’habitude, nous avons droit à un sketch ridicule ou les musiciens massacrent « Smoke on the water ». C’est vrai qu’ils ont la manie des masques, les teutons… et avec un nom pareil… Bref. Dernière ligne droite et final tout en puissance : GAMMARAY revient sur scène pour la réconciliation (Kay Hansen avait quitté HELLOWEEN suite à quelques tensions, en 1989).

L’armée allemande ayant envahi la scène, nous avons donc entendu les hymnes que sont « Future world » et « I want out ». Et là, là ça a été le méga pied. Déjà parce que ça donnait un gros son avec plein de saturation comme j’aime, et puis parce que « I.W.O. » est l’une de mes préférées.  Au passage, on entend un ampli exploser… J’ai adoré.

En conclusion : Sont toujours bons, les boches. La qualité allemande  reste malgré les années et les kilomètres. Pour ce qui est d’HELLOWEEN, après 3 concerts, je pense que j’ai fait le tour. Par contre, je me laisserai peut-être encore aller à un GAMMARAY. Qui sait, s’ils tournent encore ? Ce concert (en version entière et non la version écourtée qui nous a été servie ce soir) est finalement sortie en CD/DVD : « Hell Yeah ! The Awesome Foursome ».
Je le conseille, il marche bien !

Pour mémoire :

Setlist GAMMARAY :
- Welcome (Intro)
- Heaven Can Wait
- New World Order
- Fight
- Empress
- Valley Of The Kings
- Rebellion In Dreamland
- Into The Storm
- Heavy Metal Universe
- Ride The Sky
- Somewhere Out In Space
- Send Me A Sign

 Setlist HELLOWEEN :

- Intro (walls/riddle)
- Halloween
- Sole Survivor
- March Of Time
- As Lon As I Fall
- A Tale Wasn't Right
- Smoke On The Water/ Solo de Batterie
- King For 1000 Years
- If I Could Fly
- The Bells Of The Seven Hells
- Eagle Fly Free
- Dr Stein


- Medley: Perfect Gentleman Pt. 1 / I Can / Where The Rain Grows / Perfect Gentleman Pt. 2 / Power / Keeper Of The Seven Keys


Setlist HELLOWEEN + GAMMARAY:

Future World
I Want Out     












mercredi 15 février 2006

EDGUY Live : Dingo et son orchestre

Pour les « petits » groupes de heavy métal, pas le choix, c’est l’Elysée Montmartre. J’y retrouve donc David (que j’ai rencontré au concert de Gamma Ray et qui est le plus grand fan de Bruce Dickinson que la terre aie jamais porté) et sa (future) femme. C’est lui (David, pas Bruce) qui m’a convaincu de venir voir ce concert. Béni soit-il (David, mais Bruce aussi un p’tit peu).

Donc nous avons pris la pluie devant l’E.M. Comme d’habitude, ouverture des portes en retard… Accès à la salle au compte goute. Le premier groupe a déjà ouvert le bal : C’est Sabaton. ( http://www.sabaton.net/ ). Je n’y prête pas attention sur le début. Premier impératif : se trouver des emplacements potables. Nous serons sur la droite des tables de mixage. La salle n’étant pas pleine, cela nous fournis une vue assez dégagée. Je pars en guerre sur le Stand « T-shirt ». Y’a du monde ! Il faut dire qu’ils sont assez réussis, et vraiment pas cher (17€, 22€ le manches-longues).

Une fois le combat gagné, je peux m’intéresser au concert. Alors Sabaton, c’est assez spécial. Le son est pourrit, le chanteur a un accent de je ne sais trop ou : on dirait du rital ! Il est habillé tout en cuir à clous et son jeu de scène est par moment à mi chemin entre Village-People et … et… et quoi d’ailleurs ? J’ai lu « George Michael » sur un forum. C’est p’têre bhen ça ! Bref, ça ne ressemble pas à grand-chose. C’est fini, passons à la suite. 

On installe Dragon Force ( http://www.dragonforce.com/ ). Ma foi, dire qu’ils sont mauvais serait médire. Techniquement, ça allait. Le son, lui, était très mauvais. L’ingénieur qui gérait la chose mérite le licenciement sec sans préavis au motif d’une faute grave, voir de traitrise ou d’entente avec l’ennemi… Le chanteur était inaudible, la batterie mal équilibrée (en particulier les cymbales qui couvraient tout le monde quand l’énergumène cognait dessus) et la Jackson du guitariste de droite avait une pneumonie… Franchement, décevant. Le style du groupe serait proche du « guitar-hero » façon Malmsteen super speed, mais à deux solos en même temps. Sauf que bon, ils sont moins bons qu’Yngwee quand même. Ça se termine heureusement assez vite, du moins avant que le chanteur (torse poil) n’attrape la maladie de la guitare de droite. Il y avait néanmoins de l’ambiance, le groupe ayant ses fans.

Passons à présent aux choses sérieuses. Les roadies démontent le foutoir des touristes cités plus haut et règlent les instruments à venir. Une gamme de batterie claque derrière le rideau noir. Evidemment, il y a une double grosse caisse. Oupunaise, ça va taper. Allez, c’est parti, On attaque : « Welcome to the FreakShooooooow » !
Avant de raconter la suite, je dois préciser que je ne connaissais pas vraiment le groupe avant le concert. J’ai à peine écouté les albums « Superheroes » et la demo de « Rocket Ride ». Même si la voix de Tobias Sammet ne m’était pas inconnue (Advantasia, the Metal Opera), je venais plutôt en curieux. Bien m’en a pris, car EDGUY ( www.edguy.nu ) sur scène, c’est quelque chose qu’il faut avoir vu.
Premiers titres : Malgré mon ignorance en la matière, je crois avoir reconnu « Catch of the Century » et « Babylon ». Première impression : C’est propre, dynamique, léché. Speed Métal mais pas trop. Le son est excellent et Tobias particulièrement vivant. Il fait chanter le public  (« That’s the boring part of the show !»)  Poussant des vocalises (« Yodleaïe-itou-itou ») imprononçables pour qui n’a pas des cordes vocales de haut niveau… Le véritable délire commence, et il ne va plus s’arrêter.

Quelques mesures… Tiens ? Je connais ça ! « The troooopeeeeerrr » !!! Ces gugusses reprennent Maiden ! Ouaiiiissssss !! Mais non finalement. Après le premier couplet, ils s’arrêtent net. Tobi nous sort une excuse bidon. Il décide de « finir la chanson proprement » et nous avons en effet droit aux dernières mesures. Frustrant, mais super marrant !
On repart donc à fond. Le public est conquis et l’ambiance terrible. On entame un « Fucking with Fire » : Tobias est de plus en plus déchainé : Montant sur les enceintes, sautant partout et traversant la scène en courant. Voici l’incontournable solo de batterie. Diable, en voila encore un qui n’est pas mauvais non plus. Total désynchronisation des 4 membres, avec une espèce de rythme à 3 temps tout à fait surprenant. Et il accélère, le bougre ! On prend une bonne dose de percus, et puis plus rien, lumière coupée… Une panne ? Mais, ne serait-ce pas la respiration de Dark Vador que l’on entend en bruit de fond ? ET SI ! Projecteurs sur le batteur qui nous apparait portant le casque du célèbre méchant et jouant une version toute personnelle de «The Imperial March ». Fort. Techniquement ce n’est pas encore Dave Lombardo, mais coté rapport qualité/humour, c’est difficile à battre !

Voici l’heure de la « ballade ». Tobias nous préviens que l’on va s’endormir. Il incendie le bassiste, en disant qu’il joue trop fort et que l’on entend plus ses beaux Lyrics… Encore une fois, rigolo comme tout.
La deuxième partie du concert va passer à toute vitesse, partagée entre pitrerie scéniques et musique impeccable. Autant l’humour ne collait pas trop à Helloween, autant pour EDGUY (not EDGAY ! arf arf !) c’est inaliénable. Aucun doute non plus sur le fait que l’on ne joue pas dans la même cour vis-à-vis des Sabaton et consorts. Parmi d’autres titres qui bastonnent bien, je reconnais « Superheroes » et, évidemment, « Advantasia »… Bonheur.  Et le public n’est pas en reste, entonnant l’air du « gendarme de St Tropez » entre deux titres (David m’expliquera que le chanteur est fan de De Funès).
Tobi et ses potes nous ont vraiment gâtés ce soir. Ils sont tout jeunes, ils ont une gouache dingue, ils prennent un plaisir évident sur scène… Avec cet état d’esprit, EDGUY peut durer des décennies même si musicalement parlant ce n’est pas très innovant. En conclusion, un très bon moment : dès qu’ils repassent, je retourne les voir sans le moindre état d’âme. Pour moins de 25 euros, il n’y a vraiment pas de raison de se priver !





Addendum 2023 : Ajout d'un flyer japonais pour la même tournée ..

dimanche 11 décembre 2005

Helloween : Keeper of… un bon souvenir ?

Ca y est, je les ai vus. C’est vrai, que je les attendais depuis un bon moment, pour les avoir écoutés en long en large en travers, et avoir été frustré de leur trop courte prestation à Bercy, avant Maiden.
Mais reprenons au début.

L’Elysée Montmartre, 3eme Edition. On arrive, Guillaume et moi, à 18h10 pour 18h30. Déjà du monde partout sur le trottoir d’en face. On se faufile, on rentrera avec la première vague.
Pour nous faire patienter, un gusse se pointe avec sa sèche. Il commence à gueuler et a tenter de vendre ses disques à 5 euros. De la merde. Son site WEB : http://etatsecondtulavu.free.fr vous en donnera une idée.
Bref. Il fait froid, ils nous laissent poireauter trop longtemps. Quand nous rentrons, le premier groupe a déjà commencé.

Le temps de passer par la case T-shirt (ARF ARF, ma chérie ne peut plus les voir !) et nous nous installons dans les 10m, plein centre. Bonne vision, le son est fort, j'ai encore oublié les Quies.

C’est Jaded Heart (http://www.jadedheart.de) sur scène. Ne connaissait pas. C’était bien. Ils avaient remplacé leur guitariste solo, malade, par un pote français de passage. Genre chevelu avec un piercing entre le nez et l’oreille. La belle bête quoi. Bhen doué le gugusse. Au dessus du lot. Un toucher impressionnant pour un guest.
On en bouffe une bonne grosse demi-heure, vu qu’on a raté la première chanson. On sent le petit groupe, ils jouent avec la batterie de Primal Fear. (http://www.primalfear.de) Bha tiens, le temps pour les roadies de repositionner les grosses caisses, de bidouiller les amplis, et hop, c’est parti. Apparemment, y’en a qui connaissent dans le public (pas nous). Ça gueule, ça pogotte un peu. C’est lourd et bruyant. Le chanteur est mégalo, comme beaucoup. Boaf quoi. Vivement que ça se termine. 45 minutes, ça m’a paru long.

Redémontage (3 groupes, ça fait trop d’entractes !) et réglages habituels. La salle est en version « allongée » (sans rideaux). C’est blindé de chez blindé. « For those about the rock » d’AC/DC en intro dans le noir et Helloween démarre le show. Oué, c’est le mot ! Parceque ça va être le concert de métal le plus rigolo qu’il m’a été donné de voir. La setlist ne fut vraiment pas mauvaise : On débute par un extrait du nouvel album (« King of 1000 years ») et ça enquille « Eagle fly free » (ouéééé !)  « Hell was made in Heaven » « Keeper of the seven keys » (Rhaaa, ça c’était  très bon !), une autre je sais plus et le solo de batterie habituel. Sauf que le bassiste s’est installé avec une batterie de môme pour faire « genre la batterie c’est facile ». Le truc humoristique, quoi… Et le batteur (remplacé depuis Bercy, et pourtant à Bercy il était bon !) nous a défoncé les tympans à très grande vitesse. Fort le gusse, mais pas aussi bon que le gars de Gamma Ray, ou que Lars Ulrich, le meilleur cogneur que j’ai pu apprécier en vrai.

Après cet « intermède » comique, on redécolle : « Occasion Avenue » du nouvel album, puis « Mr Torture » (héhé, on revient au Dark Ride » !!!) I  « If I could fly » (bien bien) et et et … et le nouveau guitariste (Sacha) qui nous fait un trip solo, en concurrence avec le batteur (décidément !) équipé d’une guitare de môme. Tragicomique, encore une fois… Un petit sourire tout de même et une grosse impression : Le Sasha une fois sorti des partitions, il est plutôt balaise aussi. Après ça devient confus. Y’avait du pogo à 3 ou 4 rangs devant, ça a un peu bougé. On s’est un peu reculé avec Guillaume : pas de danger… Faut dire que « Power », tout le monde attendait. « Future Word » aussi… Andy nous fait chanter… Il a l’air de prendre son pied ! « Invisible man… Et les rappels : « Mrs God », « I Want Out » (Merci Mr Kay Hansen, je l’ai aussi eu avec Gamma Ray !), et pour finir, le « Dr Stein » dont je ne me lasse décidément pas.

Mon avis général : Une super ambiance, une salle de Fans (avec un grand F) et un groupe assez dynamique. Sacha a mis 4 chansons à régler ses amplis, et il a tiré la gueule tant que ça n’allait pas. Andy semblait vraiment surpris de l’ambiance, martelant des « merci Paris » avec un sourire qui ne semblait pas être un jeu de scène…
La setlist était bien aussi. J’aurais voulu un « Perfect Gentleman » ou un « Starlight » en plus, mais c’est personnel.
Les solos avec le tragicomique n’étaient pas nécessaires, mais cela a permis de souffler. Le son était un peu fort mais pas mauvais…

C’est donc l’heure du classement : Helloween a vieilli, et ils se répètent. Je voulais les voir, j’ai vu, j’ai aimé mais ce n’est pas mon plus grand pied live. Un cran en dessous. Gamma Ray a tout balayé la dernière fois, leur prestation était magnifique. Encore une fois, Kay Hansen, c’est un maitre.
Bon, Metallica au Parc, c’était imbattable, comme Maiden à Bercy (le Give Me Ed tour)…
Donc très bien, mais pas la note maximum. C’est sur, c’était mieux que Malmsteen quand même !
Pas déçu mais peut mieux faire.



Addendum 2023 : Ajouter une photo d'époque trouvé sur le web.



lundi 17 octobre 2005

GAMMA-RAY: Keeper of the seven Kai!

Retour à l’E.M, visité il y a peu avec Yngwee comme guide. Cette fois, et pour la première fois, je suis tout seul ! Mes gardes du corps habituels se sont dégonflés… La sensation est étrange. Un concert, je trouve que cela se partage! Heureusement, comme tout finit par des chansons, tout finit par s’arranger aussi.

Entrée, cohue habituelle… Zut, tous les T-shirts ont été vendus! C’est pas grave, je m’en procurerai un sur le site du groupe. Surtout qu’il est beau celui-là. Chérie va encore être malade… ;-)

Je m’installe au fond, près des platines. Je me retrouve mêlé à un groupe de métaleux qui discute du programme. Tiens? Une connaissance! Une nana informaticienne que j’ai rencontrée lors d’une formation! Elle nous demande de garder ses fringues de moto car elle veut filer sur le devant de la scène… Pas de souci, on s’arrange. Je ne connais pas encore son nom, mais le petit blond qui est avec moi va m’accompagner plusieurs fois dans des concerts à venir. Il me fera découvrir quelques groupes très intéressants. David, en un mot, MERCI ! J

Arrivée des premiers zozos de la première partie : POWERWOLF.

Comment dire. A la base, ils se présentent comme des Roumains. Sapés à la Dracula de la meilleure époque (Bela Lugosi bien sûr). Agitant des T-Shirt « vive le vrai métal »…

Techniquement pas mauvais... Le chanteur, sorte de Pavarotti d’outre tombe, assure même assez bien. Sauf que tout cela est totalement ridicule, évidemment… Et à nous d’apprendre, par la suite, que tout est parfaitement orchestré et que ce groupe de comiques s’appelle en fait RED AIM. Faute d’autre chose, nous poserons avec eux de nouvelles bases impérissables quant au degré maximum du lamentable lors d’un concert.

Bref. Démontage/remontage/la suite : NOCTURNAL RITES.

C’est une bande de blonds Suédois, pas trop mauvais, dont le chanteur a la désagréable manie de se mettre torse-poil pour venir se frotter dans la foule. Bon, c’est rigolo comme ça, mais assez étrange quand même… Ils avaient l’air bien déchirés en définitive. Pas sérieux, oublions.

Installation des décors de GAMMA-RAY. Leur set est largement trop grand pour le petit Elysée-Montmartre qui n’en demandait pas tant. C’est pas grave, les roadies tassent un peu, ça passe… On sent qu’ils jouent « plus grand » outre Rhin !

Et voici Kai Hansen. Pour ceux qui l’ont déjà vu sur scène, je n’ai rien à dire. Pour les autres, filez tout de suite réserver vos places ! Ce type est terrible. Avec ses potes, ils nous ont filés une quinzaine de titres formidables, divinement interprétés, en enflammant littéralement l’assistance. Les musiciens sont relax, ils jouent leur truc en passionnés… Kai discute avec le public… Seulement deux titres du dernier album, le reste étant des classiques plus anciens… Un passage par Helloween (I Want Out !)… La batterie qui bombarde…

David, qui les avait déjà entendus au moins 2 fois, me confiera qu’ils étaient vraiment au top ce soir là. Personnellement, je pense qu’il s’agissait d’un des tout meilleurs live qu’il m’ait été donné de voir, si tant est que je puisse mettre une hiérarchie. Disons que c’était un excellent moment.

Pour mémoire :


01) Welcome / Gardens Of The Sinner
02) New World Order
03) Heaven Can Wait
04) Fight
05) Blood Religion
06) Strangers In The Night
07) One With The World
08) Drums solo
09) I Want Out
10) Heavy Metal Universe
11) The Silence
12) Rebellion In Dreamland / Land Of The Free
13) Valley Of The Kings
14) Somewhere Out In Space
15) Send Me A Sign 



Addendum 2023 : Ajout d'un extrait de flyer allemand recoupé de la tournée Majestic.

samedi 4 juin 2005

Malmsteen : Yngwie what ?!?

Restons dans le domaine des « Guitar Heroes » pour aller voir l'un des virtuoses les plus délirants de la scène métal : Yngwie Malmsteen. Là, je sens que j'en ai paumé plus d'un. En effet, la notoriété de ce Suédois aux doigts atomiques est plutôt confidentielle dans l'Hexagone. Pourtant, sa discographie est plutôt étoffée (plus de 20 albums) et ses créations particulièrement originales, allant du speed-métal néo ique au... ique (S'inspirant de Vivaldi, il a composé un concerto pour guitare électrique). Etoile filante du rock d'Outre Atlantique, Malmsteen n'en est resté une dans les mémoires que du côté pacifique puisque le Japon le considère toujours comme l'un des plus grands musiciens du monde. 

Revenons à notre soirée. Je retrouve Guillaume devant l'Elysée Montmartre. Entrée (toujours en vrac), case T-Shirt... Ha... Raté. Faut du liquide (j'en ai pas assez) et ils sont plutôt moches. Tant pis.
La première partie est animée par Yann Armellino. C'est un guitariste français (ce qui est plutôt rare) qui se présente accompagné d'un bassiste. Le spectacle sera sobre, l'artiste comblant le vide de la scène par une interprétation irréprochable. Ça ressemblait un peu à du Satriani, sans en être. Le public a bien suivi et le sentiment global est positif.  
A notre grand étonnement, l'E.M. est loin d'être rempli alors que la tête d'affiche démarre en trombe, ce soir. C'est quand même une petite salle et, quoi qu'on en dise, Malmsteenest une référence en matière de métal. J'attendais plus de monde. M'enfin ce n'est pas grave : pour une fois, cela fait de l'air et nous sommes bien placés, au centre, aux pieds des artistes.

De ces derniers, peu de choses à dire : Prestation minimum, musiciens absents... Le « Showman » c'est Ingwee et il ne semble pas supporter la moindre ombre à son ego. D'autant plus que le « format » du principal intéressé se prête au jeu : vu sa taille, il en occupe, de la place ! Certes, il a maigri mais du coup il gesticule dans tout les sens. Sa Stratocaster virevolte dans les airs,  sur son épaule, derrière sa tête... il joue avec les dents à plusieurs reprises, puis en aveugle... On croirait un show de Hendrix mais bien plus énervé. Tellement que notre fou furieux fini par s'emmêler les cheveux dans la sangle de sa guitare et qu'un technicien doit venir le libérer !

Autre souci technique : le son est bon, bien balancé mais il semble que la guitare du maître ne « passe » pas par intermittence. Il échange (à la volée) et puis finalement, entre deux chansons, on reboote un ampli. Tout rentre dans l'ordre jusqu'à la  fin du show.
Au final, j'ai trouvé la prestation assez bonne, quoiqu'un petit pincement me contrarie pourtant. Il y avait un je ne sais quoi de non spontané, même si la virtuosité de l'intéressé lui permettait toutes les frasques possibles. De plus, les nouveaux titres (du nouvel album « Unleash the Fury ») ne rendaient pas aussi bien que les bons cartons de son début de carrière. Après tout, compte tenu de son , tout était dit avec « Rising Force ».

Ma conclusion est qu'un phénomène technique comme cela, il faut l'avoir vu une fois. C'était peut-être pour cela que la salle n'était pas comble ce soir-là.
On a un petit jeune de chez nous qui semble vouloir suivre la voie super-speed de Malmsteen. Espérons qu'il n'attrape pas le melon de la même façon...
La Setlist, pour mémoire :

Rising Force
Never Die
Don't Let It End
Dreaming
Revolution
Extrait Concerto
You Don't Remember, I'll Never Forget
The 7th Sign
Demon Driver
Trilogy Op. Suite
Red House
Black Star
I Am A Viking
I'll See The Light Tonight




Addendum 2023 : ajout d'une photo du concert de l'époque trouvée sur le web