Les vacances sont finies, les enfants sont chez leur mère, les étoiles sont donc alignées pour nous permettre d'assister à un bon concert des familles!
Je connais Helloween depuis 20 ans, j'ai donc l'impression de rentrer à la maison ce soir! Je ne reviendrais pas sur leur bio, j'en ai parlé plein de fois déjà.
Aujourd'hui ils jouent avec Kai Hansen (leur ancien guitariste qui a fondé Gammaray) ce qui est loin d'être une nouveauté (ils fricotent ensemble depuis un certain temps déjà) et Michael Kirske (leur ancien chanteur, réintégré aux cotés d'Andi Denis en 2017). Sachant que Kai chante aussi et que les deux antres guitaristes sont conservés, la promesse d'un beau bazar scénique est de mise. Hélène et moi avons télétravaillé la journée. Un coup de train et nous voici aux environs de L'Olympia. Il n'est que 17h ; nous sommes très en avance car David ne doit arriver que vers 19h40. Nous nous installons donc au comptoir Café Caumartin (que nous avions déjà visité) pour une première bière. Isa, la taulière, est vraiment adorable. Je ne sais pas comment nous en sommes arrivés à parler tous les trois de machines à laver… mais bon. Nos pintes descendues, nous partons nous promener dans le quartier à la recherche d'une restauration rapide pas trop chère (un Kebab quoi...)
Nous atterrissons donc au Pera, rue de Castellane. Bon, soyons honnête, ce n'est pas le meilleur mais le patron a été sympa et c'était très copieux. Nous déambulons encore un peu sur les boulevards, passage dans une pharmacie avant de retourner au Café Caumartin pour attendre David. L'endroit est bien plus rempli, que tout à l'heure. Hélène prend une table pendant que je commande deux demis. Les consommateurs sont tous cools (dans le move), l'ambiance est savoureuse, la musique (métal évidement) et cette déco de fou. Encore bravo à la Taulière!
19h45 : Voici David! Il s'installe avec nous, je lui prends également un demi. Nous échangeons nos dernières nouvelles alors qu'il avale un casse-croute en boite. Nous avons décidé d'oublier la première partie. C'est un groupe français nommé Existance. Peu d'info et à priori rien d'original. nous resterons donc tranquilles à finir nos consommations. Nous rejoignons la salle vers 20h20. Le temps d'arriver, d'être fouillés, de faire la queue aux incontournables T-shirts ou je prends également un set de médiators, de passer aux W.C. et... leur set est déjà fini. (35mn?). Nous donnons la pièce à l'ouvreuse et nous nous installons au balcon. Oui, nous n'avons plus l'âge de la fosse, c'est comme ça.
Les roadies installent le set. Nous distinguons le kit de batterie en transparence du rideau (marqué au sigle du groupe) qui cache la scène ; cela semble… monstrueux.
Il fait très chaud dans la salle et Hélène en souffre déjà. Le show risque d'être long sur ce point.
Remarque COVID : Zéro masque. Le public est très majoritairement quadra voir quinqua. T-shirt noirs et cheveux blancs pour certains... Nous sentons bien que le groupe a attiré les vieux fans. La salle est comble, le balcon est blindé... l'heure approche non sans impatience dans le public.
Noir, le rideau tombe, dévoilant une citrouille géante sur laquelle trône un set de batterie totalement délirant (4 grosses caisses) !
La scène est simple avec deux escaliers et un écran géant servant de décor général. Cette technique est devenue le nouveau standard à présent. Des animations en images de synthèses illustrant les titres du groupe se succèderons durant tout le show.
Ce dernier fut fabuleux. Les musiciens étaient déchaînés, prenant un plaisir visible à jouer. Leur amitié elle aussi était visible : Andi et Michael plaisantant ensemble, chantant en se tenant l'épaule... Kai toujours souriant, l'autre Michael (Weikath) toujours au top de la guitare, Markus toujours aussi heureux d'être là et Daniel "la machine" à la batterie, absolument formidable.
Oui, j'ai oublié quelqu'un! Sascha Gerstner! Le "jeune" de la bande (à peine 45 ans à l'heure où je rédige!) mérite un petit paragraphe à lui seul… ou plutôt, ses guitares méritent un paragraphe. Après avois parcouru l'Insta du loulou, son Facebook et les forums de métal, j'ai fini par identifier qu'il s'agit de l'œuvre d'un petit artisan nommé "VIV Guitars". Pas de site web, juste un Facebook. C'est vraiment une production à l'unité, totalement sur mesure. Il est amusant qu'ils travaillent aussi avec Michael Weikath (info glanée dans une interview) et Markus Grosskopf (modèle totalement custom pour Helloween).
Pour revenir au modèles (pluriel, il en a au moins 2) de Sascha, c'est surprenant, très futuriste, ça ressemble à des guitares d'inspiration japonaise et c'est, d'après lui, plus équilibré à jouer.
Justement, le jeu de guitare, parlons en! Avec 3 solistes potentiels, Helloween égale Maiden! Solos à 2, solos à 3, c'est un festival de virtuosité ce soir! J'adore Kai Hansen et il me régale ce soir! David et moi prenons un pieds indéniable! C'est moins le cas pour Hélène : il fait très chaud et l'ambiance est vraiment Fanbase, ce qui n'aide pas à la découverte.
J'ignore pourquoi cette chaleur. C'est la première fois que l'Olympia est physiquement chaud comme ça (c'était mon 7e je crois, dont une majorité en fosse). Ce fut donc peu agréable pour elle.
Nous arrivons tranquillement aux "Encores" après plusieurs épisodes amusants (comme d'habitude avec Helloween). Les chanteurs s'enlacent pendant la Power Balade, Andi parle avec nous en français, commente l'addiction de Kai à la cigarette et le fait qu'il fume en vitesse en coulisses… A ce propos, aucun clope sur scène ni aucune bouteille d'alcool! Ils ont du avoir interdiction car c'est une habitude chez eux.
Nous sommes très étonnés d'entendre "Keeper of the Seven Keys" en version intégrale (1/4 d'heure!). Les musiciens achèvent le titre décrescendo en se présentant les uns les autres et en quittant la scène, Sascha fermant le bal.
Grosse ovation dans le public qui appelle et chante durant plusieurs minutes car la salle n'est pas rallumée, éclairée en rouge pompier. Retour final de la bande sur scène pour un dernier titre, l'immanquable "I Want Out" : le public est debout, gradins compris, ça bouge fort ici aussi! Cela faisait longtemps que je n'avais pas vu un tel bronx pour une fin de concert, ça fait vraiment plaisir à voir! Il faut dire que le public était vraiment connaisseur, ça aide.
Cette fois c'est bien les saluts de la fin. Baguettes et médiators partent dans le public comme d'habitude. Ce fut vraiment un très bon concert. Le son était bon, j'ai retiré mes bouchons au 4e titre pour mieux profiter car finalement pas si fort. En conclusion, rien à dire à part qu'Helloween ne semble jamais avoir été aussi bon. Pour un groupe fondé en 1984 et dont les racines remontent à 1978, cela relève de l'exploit ; de mon point de vue cela repose sur le fait qu'il s'agit d'une vraie bande de potes et qu'ils s'amusent ensemble. Tant que cela durera...
J'ignore si je retournerai les voir. C'était ma sixième ce soir auquel il faut ajouter deux Gammaray "tout seul" (quatre en tout)... Je ne les avais pas vu depuis 9 ans. Il est peut être temps de rester sur un bon souvenir... Enfin qui sait?
Nous sortons donc. David dors chez un copain à Paris pour repartir tôt demain. Hélène et moi remontons donc sur Saint Lazare. Train, maison, dodo. le lendemain a piqué!
La Setlist (parfaite) :
1- Skyfall
2 - Eagle Fly Free
3 - Mass Pollution
4 - Future World
5 - Power
6 - Save Us
7 - Medley : Metal Invaders / Victim of Fate / Gorgar / Ride the Sky
La tradition étant lancée, c'est à moi d'inviter Nico ce soir. Comme le programme est gentillet, je convie également David. Non, pas David le métalleux dont j'ai déjà parlé ici, mais l'autre David avec qui nous "bossons" depuis un certain nombre d'années, et qui est un puceau des oreilles en matière de métal. Du power teuton pour un première fois, on aurait pu aller bien pire.
L'E.M. ayant brûlé, nous nous retrouvons dans l'ambiance cosy de l'Olympia pour cette soirée "retour". En effet, la tournée "Hellish Rock" auquel j'ai assisté ayant remporté un franc succès, les protagonistes ont décidé de remettre le couvert.
Encore une fois, je ne vais pas re-re-redétailler ces groupes puisque cela a déjà été fait un certain nombre de fois sur ce blog. Tout ce que je dirais c'est que Kai Hansen a grossit et que Andi Deris est toujours aussi alcoolique/dingue/obsédé (ajouter ici toutes les mentions que vous voulez).
La setlist Gammaray :
Intro : Welcome
1 - Anywhere in the Galaxy
2 - Men, Martians and Machines
3 - The Spirit
4 - Dethrone Tyranny
5 - Master of Confusion
6 - Empire of the Undead
7 - Empathy
8 - Rise
[Guitar Solo]
9 - Future World (Cover Helloween bien sur!)
10 - To the Metal
Encore:
11 - Send Me a Sign
La setlist Helloween :
Intro : For Those About to Rock (We Salute You)
1 - Wanna Be God
2 - Nabataea
3 - Eagle Fly Free
4 - Straight Out of Hell
5 - Where the Sinners Go
6 - Waiting for the Thunder
7 - Steel Tormentor
[Drum Solo]
8 - I'm Alive
9 - Live Now!
10 - Hold Me in Your Arms
11 - If I Could Fly
12 - Hell Was Made in Heaven
13 - Power
Encore:
14 - Are You Metal?
15 - Dr. Stein
Encore 2 avec Gammaray :
16 - Halloween / How Many Tears / Heavy Metal (Is the Law)
17 - I Want Out
J'ai bien aimé la soirée, même si la setlist "moins usuelle" des deux groupes étaient peut-être un peu plus molle. Pour une fois Helloween a été meilleur de Gammaray, que je préfère pourtant... David et Nico (qui ne connaissait pas du tout) ont aimé. Je crois vraiment que je deviens TRES difficile... ;-)
Voici une chronique en retard, écrite en juillet 2014 soit presque
3 ans et demi après. Il s’agissait d’une affiche particulièrement alléchante :
Helloween (les teutons mythiques) et Stratovarius (les finlandais non moins
mythiques) pour leurs dernières créations respectives.
Pour ce qui est d’Helloween, j’ai déjà vu 3 fois et c’est
toujours un plaisir de passer quelques temps à transpirer en compagnie des
citrouilles. J’avoue que j’attendais Stratovarius avec plus de curiosité dans la
mesure où leurs excellentes productions méritaient largement de passer à l’épreuve
du live. Je serais déçu, malheureusement.
Je ne le sais pas encore mais c’est mon ultime concert à l’Elysée
Montmartre. La salle sera incendiée moins de deux semaines après. Dommage, ce
lieu se prêtait vraiment bien aux rassemblements métaleux : ni trop petit,
ni immense, il permettait de faire chauffer la marmite à la juste température
pour un plaisir maximum.
C’est Trick or Treat qui a ouvert ce soir-là. C’était
rapide, léché, propre avec un son correct. Rien à en dire si ce n’est la
reprise speed de « Girl just wanna havec fun » de Cindy Lauper :
bien joué et très fun !
C’est une fois le décor démonté qu’est arrivée la mauvaise
surprise de la soirée : le chanteur de Stratovarius étant malade, il ne
pouvait assurer son chant. La prestation était donc annulée à mon grand désarroi
car la setlist prévue pour cette partie promettait du plaisir pur ! Rien
que « Kiss of Judas » et « Black Diamond »… flute de flute
de Zut et re-re-Zut! Et en plus, j’avais acheté le T-Shirt en avance ! Misère…
Heureusement, les fondamentaux seront assurés par nos amis d’outre
Rhin. J’ai déjà chroniqué plusieurs fois sur ce groupe, je ne puis plus rien en
dire de vraiment nouveaux. Ils étaient au top, le son était bon, clair, ça
envoyait du pâté dans tous les recoins de la salle… La setlist était bien
choisie avec peut-être un peu trop d’extraits du nouvel album… mais de gros classiques
faisant partie de mes favorits, en particulier pour le final.
Andi a été impérial et toujours aussi communicatif, les
musiciens ont assuré (je dirais presque « comme toujours » mais ça
serait réducteur !)
En bref une bonne soirée, même si privée de l’un de ses
plats de résistance.
Pour
mémoire, la setlist :
1. Intro
2. Are You Metal?
3. Eagle Fly Free
4. March Of Time
5. Guitar solo (Sascha Gerstner)
6. Where The Sinners Go
7. Steel Tormentor
8. Drums solo
9. I'm Alive
10. You Stupid Mankind
11. Forever And One (acoustic)
12. A Handful Of Pain
13. The Keeper's Medley (Keeper Of The Seven
Keys / King For 1000 Years / Halloween)
Premier concert de l’année en ce mois de janvier et une
grande affiche pour l’Elysée : Mes deux groupes teutons préférés affichent
deux dates successives dans ces murs. Ça va donc bastonner méchamment, Power
Métal oblige. Ayant pris ma place dès la mise en vente des billets, je serais
de la deuxième date (la première ayant été ajoutée après). Un peu dommage à mes
yeux, car j’ai un préjugé sur ce point, m’imaginant que les musiciens seront
moins spontanés. Je ne sais pas pourquoi, mais bon. C’est tout dans la tête.
Je passe en vitesse sur l’attente dans le froid humide du
mois de janvier sur le boulevard Rochechouard. Guillaume ayant oublié de
prendre sa place (tu es un abominable boulet) et David ayant participé la
veille (t’es un traître mais t’as des raisons acceptables, pas comme l’autre
boulet), j’ai donc enfilé mon aube noire et me suis rendu au sanctuaire tout
seul pour la communion de ce soir. Communion dis-je, car la messe selon Saint
Kay et Saint Andi, ça se partage, ça se fusionne, ça s’échange avec le
public ! Tout le monde doit y verser son obole, sa gueulante, sa goutte de
sainte sueur !
Je connais à présent bien la salle et me faufile donc comme d’habitude
à la recherche de T-Shirt. Oh, sont pas chers ! Bha vous m’en mettrez deux
à manches longues siouplé. Dankeshön ! Bitteshön ! et hop, cap sur la
scène. Bon, y’a du monde, je resterai donc un peu à droite, mais ça ira.
C’est AXXIS qui attaque, ce soir. Bonne prestation, ma foi,
même si le son n’est pas extraordinaire. Je ne connaissais pas mais le frontman
se démenant bien, il ne m’a pas laissé un mauvais souvenir avec sa une voix
particulière. Bonne note donc pour ce groupe de happy métal Allemand. Le public
répondant bien, je constate qu’il y a des fans. Il faudrait que je m’y
intéresse plus.
C’est au tour de GAMMARAY d’entrer en scène. Le décor est
celui de la tournée précédente (Majestic) alors qu’ils présentent un nouvel
album (Land of the free II).
Le son n’est pas
extraordinaire, et c’est dommage car nous avons doit à du grand, ce soir !
J’apprécie particulièrement Kay Hansen sur scène. Ce type est fait pour ça. Il
joue avec un plaisir évident et ses musiciens le suivent avec harmonie. Beaucoup
de gens étant venus, comme moi, plus pour GAMMARAY que pour HELLOWEEN, il y a
une ambiance de folie dans l’EM. La setlist est plutôt sympatrique même si
j’aurai bien apprécié quelques autres titres… Mais en une heure, il était
difficile de faire mieux. De grands standards du groupe sont tout de même
joués, ainsi qu’évidemment des titres du dernier album en date. Mention
particulière pour « The Empress » dont la version live
« déchire méchamment » (pour faire style ch’suis un jeune).
Gros final
(« somewhere out in spaaaaaaace ! ») et petit rappel. Sentiment
de frustration car trop court et son perfectible. Heureusement, il y en aura un
peu encore !
Revoici les roadies, et le « matos aux
citrouilles » est mis en place. Gros décors, comme d’habitude avec ce
groupe très fantaisiste. Le thème de cette fois est le jeu de hasard, rapport
au nouvel album « Gambling with the Devil ». Il y a donc une ambiance
casino avec des citrouilles malfaisantes et des roulettes partout. Allez, c’est parti pour deux
heures du plus pur power métal.
Le son est cette fois excellent et pas trop fort, ce qui me
permet de ne pas mettre de bouchons.
C’est mon troisième HELLOWEEN et je les sens encore une fois
au top. Andi gesticule toujours autant, les guitaristes sont toujours aussi
balaises, le batteur cogne en rafale et le bassiste assure à l’arrière. La
setlist sera cette fois-ci moins conventionnelle que par le passé, nous sortant
des morceaux moins entendus ces dernières années. Comme d’habitude, nous avons
droit à un sketch ridicule ou les musiciens massacrent « Smoke on the water ».
C’est vrai qu’ils ont la manie des masques, les teutons… et avec un nom pareil…
Bref. Dernière ligne droite et final tout en puissance : GAMMARAY revient
sur scène pour la réconciliation (Kay Hansen avait quitté HELLOWEEN suite à
quelques tensions, en 1989).
L’armée allemande ayant envahi la scène, nous avons donc
entendu les hymnes que sont « Future world » et « I want
out ». Et là, là ça a été le méga pied. Déjà parce que ça donnait un gros
son avec plein de saturation comme j’aime, et puis parce que « I.W.O. »
est l’une de mes préférées. Au passage,
on entend un ampli exploser… J’ai adoré.
En conclusion : Sont toujours bons, les boches. La
qualité allemande reste malgré les
années et les kilomètres. Pour ce qui est d’HELLOWEEN, après 3 concerts, je
pense que j’ai fait le tour. Par contre, je me laisserai peut-être encore aller
à un GAMMARAY. Qui sait, s’ils tournent encore ? Ce concert (en version
entière et non la version écourtée qui nous a été servie ce soir) est
finalement sortie en CD/DVD : « Hell Yeah ! The Awesome
Foursome ».
Je le conseille, il marche bien !
Pour mémoire :
Setlist
GAMMARAY :
- Welcome (Intro)
- Heaven Can Wait
- New World Order
- Fight
- Empress
- Valley Of The Kings
- Rebellion In Dreamland
- Into The Storm
- Heavy Metal Universe
- Ride The Sky
- Somewhere Out In Space
- Send Me A Sign
Setlist HELLOWEEN :
- Intro (walls/riddle)
- Halloween
- Sole Survivor
- March Of Time
- As Lon As I Fall
- A Tale Wasn't Right
- Smoke On The Water/ Solo de Batterie
- King For 1000 Years
- If I Could Fly
- The Bells Of The Seven Hells
- Eagle Fly Free
- Dr Stein
- Medley: Perfect Gentleman Pt. 1 / I
Can / Where The Rain Grows / Perfect Gentleman Pt. 2 / Power / Keeper Of The
Seven Keys
Ca y est, je les ai
vus. C’est vrai, que je les attendais depuis un bon moment, pour les avoir
écoutés en long en large en travers, et avoir été frustré de leur trop courte
prestation à Bercy, avant Maiden.
Mais reprenons au
début.
L’Elysée Montmartre,
3eme Edition. On arrive, Guillaume et moi, à 18h10 pour 18h30. Déjà du monde
partout sur le trottoir d’en face. On se faufile, on rentrera avec la première
vague.
Pour nous faire
patienter, un gusse se pointe avec sa sèche. Il commence à gueuler et a tenter
de vendre ses disques à 5 euros. De la merde. Son site WEB : http://etatsecondtulavu.free.fr
vous en donnera une idée.
Bref. Il fait froid,
ils nous laissent poireauter trop longtemps. Quand nous rentrons, le premier
groupe a déjà commencé.
Le temps de passer
par la case T-shirt
(ARF ARF, ma chérie ne peut plus les voir !) et nous nous installons dans
les 10m, plein centre. Bonne vision, le son est fort, j'ai encore oublié les
Quies.
C’est Jaded Heart (http://www.jadedheart.de) sur scène. Ne
connaissait pas. C’était bien. Ils avaient remplacé leur guitariste solo,
malade, par un pote français de passage. Genre chevelu avec un piercing entre
le nez et l’oreille. La belle bête quoi. Bhen doué le gugusse. Au dessus du
lot. Un toucher impressionnant pour un guest.
On en bouffe une
bonne grosse demi-heure, vu qu’on a raté la première chanson. On sent le petit
groupe, ils jouent avec la batterie de Primal Fear. (http://www.primalfear.de) Bha tiens, le
temps pour les roadies de repositionner les grosses caisses, de bidouiller les
amplis, et hop, c’est parti. Apparemment, y’en a qui connaissent dans le public
(pas nous). Ça gueule, ça pogotte un peu. C’est lourd et bruyant. Le chanteur
est mégalo, comme beaucoup. Boaf quoi. Vivement que ça se termine. 45 minutes,
ça m’a paru long.
Redémontage (3
groupes, ça fait trop d’entractes !) et réglages habituels. La salle est
en version « allongée » (sans rideaux). C’est blindé de chez blindé.
« For those about the rock » d’AC/DC en intro dans le noir et
Helloween démarre le show. Oué, c’est le mot ! Parceque ça va être le
concert de métal le plus rigolo qu’il m’a été donné de voir. La setlist ne fut
vraiment pas mauvaise : On débute par un extrait du nouvel album
(« King of 1000 years ») et ça enquille « Eagle fly free »
(ouéééé !) « Hell was made in Heaven » « Keeper of
the seven keys » (Rhaaa, ça c’était très bon !), une autre je
sais plus et le solo de batterie habituel. Sauf que le bassiste s’est installé
avec une batterie de môme pour faire « genre la batterie c’est
facile ». Le truc humoristique, quoi… Et le batteur (remplacé depuis
Bercy, et pourtant à Bercy il était bon !) nous a défoncé les tympans à
très grande vitesse. Fort le gusse, mais pas aussi bon que le gars de Gamma
Ray, ou que Lars Ulrich, le meilleur cogneur que j’ai pu apprécier en vrai.
Après cet
« intermède » comique, on redécolle : « Occasion
Avenue » du nouvel album, puis « Mr Torture » (héhé, on
revient au Dark Ride » !!!) I « If I could fly »
(bien bien) et et et … et le nouveau guitariste (Sacha) qui nous fait un trip
solo, en concurrence avec le batteur (décidément !) équipé d’une guitare
de môme. Tragicomique, encore une fois… Un petit sourire tout de même et une
grosse impression : Le Sasha une fois sorti des partitions, il est plutôt
balaise aussi. Après ça devient confus. Y’avait du pogo à 3 ou 4 rangs devant,
ça a un peu bougé. On s’est un peu reculé avec Guillaume : pas de danger…
Faut dire que « Power », tout le monde attendait. « Future
Word » aussi… Andy nous fait chanter… Il a l’air de prendre son
pied ! « Invisible man… Et les rappels : « Mrs God »,
« I Want Out » (Merci Mr Kay Hansen, je l’ai aussi eu avec Gamma
Ray !), et pour finir, le « Dr Stein » dont je ne me lasse
décidément pas.
Mon avis
général : Une super ambiance, une salle de Fans (avec un grand F) et un
groupe assez dynamique. Sacha a mis 4 chansons à régler ses amplis, et il a
tiré la gueule tant que ça n’allait pas. Andy semblait vraiment surpris de
l’ambiance, martelant des « merci Paris » avec un sourire qui ne
semblait pas être un jeu de scène…
La setlist était bien
aussi. J’aurais voulu un « Perfect Gentleman » ou un
« Starlight » en plus, mais c’est personnel.
Les solos avec le
tragicomique n’étaient pas nécessaires, mais cela a permis de souffler. Le son
était un peu fort mais pas mauvais…
C’est donc l’heure du
classement : Helloween a vieilli, et ils se répètent. Je voulais les voir,
j’ai vu, j’ai aimé mais ce n’est pas mon plus grand pied live. Un cran en
dessous. Gamma Ray a tout balayé la dernière fois, leur prestation était
magnifique. Encore une fois, Kay Hansen, c’est un maitre.
Bon, Metallica au
Parc, c’était imbattable, comme Maiden à Bercy (le Give Me Ed tour)…
Donc très bien, mais
pas la note maximum. C’est sur, c’était mieux que Malmsteen quand même !
Pas déçu mais peut
mieux faire.
Addendum 2023 : Ajouter une photo d'époque trouvé sur le web.
Bruce nous avait annoncé leur tout nouvel album en juin. Nous sommes en novembre. "Dance of Death" est sorti. Pas mauvais. Comme l'a si bien résumé mon camarade Olivier : "J'ai cru entendre du Iron Maiden".
Ce soir là, j'abandonne la douce chaleur de mon appartement parisien pour replonger, en compagnie de Guillaume, dans la fureur de Bercy. Cette fois, ça promet de chauffer d'autant plus que la première partie est assurée par Helloween! On "s'installe" comme la dernière fois, la lumière baisse, dernière prière et voici les allemands aux citrouilles. J'aime beaucoup leurs premières œuvres. J'ai donc un important parti pris dans les commentaires à venir, absolument pas objectifs. Cependant, un autre pote qui les a vus plusieurs fois me confirmera que ce soir là, Helloween a eu un instant de grâce.
Le line-up est assez chamboulé et il ne reste plus grand monde du groupe original. J'étais curieux d'entendre le nouveau guitariste (Sascha Gerstner).
Le son est excellent, bien réglé, pas trop fort. J'aurais mieux, mais pas de beaucoup.
"Starlight" en ouverture. Génial!
"Keeper" en deuxième. 16 minutes. Je ne pensais pas qu'ils la sortiraient sur une première partie. Dieu que c'était bon, Bercy reprenant les refrains en cœur...
"Future World" et on gueule et on gueule!
"Eagle Fly Free". Sans bavure.
Andi demande : Are you ready for "Dr Stein"? Réponse: Oui, Encore!
"If I could fly" était plus doux, ça détend.
"How many tears" a conclu ce mini concert qui ne m'a donné qu'une envie : Entendre Helloween sur un set entier. Je serais exaucé, mais il faudra patienter.
On démonte le matos allemand, on monte les amplis anglais et ça décolle.
C'est donc le concert de la tournée "Dance of Death". Pour ceux qui veulent la revivre, l'album et le DVD "Death on the Road" en sont de bonnes cartes postales. Vu de la fosse, c'était autre chose. Le son était un rien saturé au début. Corrigé par la suite. La set-list fut assez classique mêlant les titres du nouvel album avec les standards du groupe. Mention spéciale à "Can I play with madness" et "Lord of the flies". Dans les nouvelles, "No more lies" donne bien, version public.
Le show fut très bon, à la mesure de ce que peut être Maiden sur scène. Ces gars forment une véritable machine de guerre, propre à fournir une incroyable énergie à chaque fois. J'ai préféré le concert précédent, certainement pour une question d'ambiance. Mais qu'importe, ce fut un excellent moment!