Affichage des articles dont le libellé est Olympia. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Olympia. Afficher tous les articles

lundi 17 novembre 2025

HALESTORM : Le retour!

Halestorm, troisième... [CLAP].

Je retrouve mon David devant l'Olympia ce soir, pour une date de notre groupe fétiche (après Maiden).

Passage à la boutique, je dévalise comme rarement. C'est rare mais je dépense sans compter. 2 T-shirts, le bandana pour Hélène, le vinyle... David ne prendra que le T-shirt noir et blanc avec Lzzy. Nous aurons le même! D'ailleurs je regrette d'avoir pris le rouge lors du live d'il y a deux ans. Celui de David un peu Warholl est vraiment classe! Bref. Je me prends un truc sans alcool au bar, David passe au Pit-Stop et nous allons nous installer places assises.

S'en suit un casse croute tranquille entre potes. J'ai pris un sandwich à la gare, David a plus de chance : c'est un vrai de la boulangerie. On se raconte nos vies jusqu'à la première partie. 

Et pour une fois, c'est un grand moment! Je crois que nous n'avions pas autant ri depuis BabyMetal, (J'apprendrais que nos hôtes ont d'ailleurs fait un duo avec eux!). Le groupe en scène, c'est Bollywood. Prenons les choses dans l'ordre. C'est du Metal Indien, mais comme leur nom à base de jeu de mots foireux le suggère, pas les indiens d'Amérique mais d'inde!

Premier constat, waouh, ils sont bons, voir très bons. C'est une sorte de fusion entre RATM, Sepultura, une forme de Run DMC aussi. Sur Wiki ils sont décrits comme "Nu Métal" mais y'a pas que ça. Je vous laisse découvrir leur bio, très moderne. Sur scène ils donnent tout. Il y a deux Frontmens (Chant + Rap), un guitariste/flutiste, bassiste, un batteur et une espèce de percussionniste avec un tambour typique. Il sont à moitié en costume indien, moitié rock star... très surprenant! Et ça bouge, ça jump. Le public suit incroyablement, la fosse est en feu...

 Evidemment les paroles sont en Indien, enfin en Punjabi (merci Google) et on ne comprends rien... sauf que l'attitude et le non dit des musiciens en dit long. C'est pour cela que je parlais de RATM. C'est dans le même délire. La dernière, Machi Bhasad, est un appel même pas déguisé à la révolution.

La Setlist que j'ai pu retrouver : 

1 - Gaddaar

2 - Aaj

3 - Dana Dan

4 - Bekhauf

5 - Nu Delhi

6 - Halla Bol

7 - Machi Bhasad (Expect a Riot)

Final donc sur ce cri de Raj (ils ont un titre avec ce jeu de mot, je ne fais que reprendre) et c'est l'entracte. C'était très bien en première partie. Un concert entier serait long je pense. Je profite pour descendre acheter le T-Shirt car ils le méritent et je passe au coin. Heureusement que je suis venu avec un sac à dos (celui des 25 ans de GammaRay).

Retour en salle pour continuer nos discutions avec David jusqu'à ce qu'Halestorm entre en scène.
C'est notre troisième fois avec eux et disons que l'on sait ce que l'on va avoir : le top.
Lzzy est en bottes cuissardes compensées, veste et cheveux longs blonds-auburn (ça change, faut préciser), Arejay est moins freak que d'habitude, tout en noir sans couleur tape à l'oeil, Joe cheveux longs et jean à trou et Josh pas rasé et pantalon vinyle ; la scène quoi.

On attaque par un titre du nouvel album (Fallen Star). Il y en aura 9 pour tout le show, ce qui est assez rare. Une tournée promo c'est 4-5 max. On enquille ensuite en territoire connu avec l'incontournable "I Miss The Misery" . Là ça commence à chauffer méchant... "Love Bites" et la salle est à point. Halestorm déroule, Lzzy est fabuleuse que ce soit vocalement ou guitaristiquement, Arejay est un batteur incroyable, Joe assure parfaitement la mélodie soutenu par Josh aussi parfait qu'imperturbable à la basse. Quel groupe mais quel groupe! Ils sont symbiotiques. 

Les titres filent. Beaucoup de nouveaux comme je disais et malheureusement pas mes préférées ("Amen" et "Raise your Horns" pour préciser).  Une petite reprise d'Ozzy Osbourne (avec qui elle a chanté pour sa dernière apparition l'été dernier) ne dépayse personne. Notons l'arrivée sur scène d'un soutien-gorge rouge à destination de Lzzy... et puis d'un noir vers Joe. Ils seront accrochés aux pieds de Micro et y resteront la soirée!

Si je peux cependant être un peu négatif, c'est sur le choix de la setlist avec presque la moitié de nouveaux titres. Certes c'est ambitieux et intéressant de défendre l'album ainsi mais je trouve que ça refroidit un peu trop la fosse de part la méconnaissance que cela implique. Mais c’était c'est très bon, entendons nous!

La setlist (en rouge les nouveautés) :

1 - Fallen Star

2 - I Miss the Misery

3 - Love Bites

4 - Do Not Disturb

5 - Watch Out

6 - Perry Mason (reprise d’Ozzy Osbourne)

7 - Like a Woman Can

8 - How Will You Remember me?

9 - I Am the Fire

10 - Familiar Taste of Poison

11 - Rain Your Blood on Me

12 - Solo de batterie

13 - Freak Like Me

14 - Back from the Dead

15 - K.I.L.L.I.N.G.

16 - Everest

17 - I Gave You Everything


Rappel :

18 - Darkness Always Wins

19 - I Get Off

20 - Here’s to Us

Déjà les rappels et nous finissons par la ballade choupignonne "Here's to Us". Lzzy chante tellement bien, sa voix est totalement incroyable. Un tonnerre d'applaudissements conclue ce concert. Nous nous faufilons vers la sortie, ravis. Je laisse David devant la salle : il dort chez un autre copain parisien ce soir pour pouvoir prendre le train plus tôt demain matin.

Halestorm est décidément une valeur sure, mais vraiment sure. Un vrai refuge de rock-métal dans cette époque ou les grands vieillissent vraiment et vont bientôt quitter la scène. Combien de Maiden encore? Aurais-je la chance de voir certains autre encore plus vieux ou avec des soucis de santé? Halestorm a encore de beau jours devant eux. Ils nous rythmerons donc les années à venir et nous seront fidèles car leur passion vaut la nôtre. C'est vraiment l'un des tout meilleurs groupe que j'ai pu entendre et que j'espère suivre durant des années. 




dimanche 26 mai 2024

BRUCE DICKINSON : The Mandrake Project

 

Une fois de plus, Hélène et moi rejoignons David devant l'Olympia. Il est venu en voiture, il en a bavé 3h... il avait pas le choix.

David est fan de Bruce, je l'ai déjà écrit. On ne le présente plus (Bruce, pas David. Quoique?)

Après 18 années, le front man d'Iron Maiden a sorti un nouvel Opus. J'avoue ne pas l'avoir écouté en entier, mais cela semble intéressant.

Nous entrons comme à l'habitude en mangeant nos casse-croûte dans la longue file d'attente. Nous maîtrisons cette salle. Passage aux T-shirts, puis au bar pour la bière (sauf pour David qui repart en voiture) et montée dans les gradins.
Nous sommes bien placés, au troisième rang ; c'est David qui a pris les places en partant d'une réunion "comme un porc" (je le cite. Quand je dis qu'il est fan…)

La première partie débute et c'est Black Smoke Trigger qui monte sur scène. C'est du bon gros Hard Rock de Nouvelle Zélande. C'est correct mais oubliable.

Après une pause, les musiciens de Bruce attaquent le show. On est à l'Olympia, la déco est minimale mais ce n'est pas le sujet : nous sommes là pour une voix et... une grippe car oui, notre Bruce a la crève et va passer le show à aller se cacher au fond pour se moucher!

Mais quelle prestation! Pour les habitués, oui, on sentait un petit quelque chose dans ses vocalises mais il a enterré tout le monde malgré cela! Son équipe est solide et a bien fait le boulot. Mention spéciale à la bassiste dont j'ai gardé un souvenir très net d'un jeu incroyable. 

Bruce nous parlera en français (vu sa nouvelle femme, c'est peu étonnant), s'excusera pour sa voix (ce type est toujours d'une modestie légendaire) et nous jouera du Thérémine ce qui est assez belle surprise.

Au final un show bien agréable, de belles découvertes avec ce "Mandrake Project" et une potentielle deuxième manche car Bruce a promis de revenir!

La setlist : 

Intro - Invaders (TV Show Theme)
00 - Toltec 7 Arrival
01 - Accident of Birth
02 - Abduction
03 - Laughing in the Hiding Bush
04 - Afterglow of Ragnarok
05 - Chemical Wedding
06 - Many Doors to Hell
07 - Jerusalem
08 - Resurrection Men (Bruce on percussion)
09 - Rain on the Graves (including a drum solo)
10 - Frankenstein (The Edgar Winter Group cover) (Bruce on percussion & theremin)
11 - The Alchemist
12 - Tears of the Dragon (extended acoustic 12-string & electric guitars intro; Bruce on percussion)
13 - Darkside of Aquarius

Encore:
14 - Navigate the Seas of the Sun
15 - Book of Thel
16 - The Tower (skipped the very last "The moon and sun divided - The magician laughs" line)
Outro - Fanlight Fanny (George Formby song)



[Note juin 2025 : Je publie sans les photos/vidéos, je tâcherai de les ajouter à l'occasion]


mardi 22 août 2023

Megadeth : L'Olympia à chaud.


Megadeth. Ce nom a pour moi une signification particulière. J'aime énormément leur musique, l'histoire du groupe est folle... Mais il y a plus. Ce mélange d'attente et de satisfaction, entre les albums et les concerts n'y est pas pour rien! 

Il n'était pas passé à Paris depuis un concert avec Five Fingers Death  Punch , où il ouvrait modestement en première partie (la tête d'affiche est celui qui vend le plus de disques et Dave Mustaine a du en faire un AVC). David et moi avions décidé à l'époque de ne pas y aller par ce que le concert était uniquement un concert d'ouverture et que il est parfaitement dommage de ne pas profiter d'un show entier de la bande à Dave. Payer si cher pour 45mn, c'est gâché!  La dernière fois que nous avions donc vu , c'était ensemble au dans notre festival en 2016 avec à Kiko Loureiro comme guitariste soliste. 

Exceptionnellement nous nous retrouvons place de la Madeleine pour dîner ensemble d'un sandwich
maison partagé avec les pigeons qui se promenaient entre nos jambes. Nous cheminons ensuite vers l'Olympia et après une fouille rapide nous allons nous installer en gradins (nous n'avons décidemment plus l'âge de nous battre au milieu de la chaleur de la fosse). Petite exception aujourd'hui, il y aura 2 autres convives dans les gradins puisque mon ancien chef vénéré, Xavier, emmène son fils apprenti guitariste profiter du son exceptionnel de ce groupe . La première partie est assurée par Existance, un groupe français qui ma foi s'est très bien comporté avec un bon son et de bons réglages. Ils ne me laisseront pas un souvenir extraordinaire, d'ailleurs nous les avons déjà vus avec Helloween et un an après il ne m'en reste rien en mémoire! Le répertoire est très classique , très métal... Agréable sans plus. 

Arrive alors la bande à Dave Mustaine avec toujours Kiko à la guitare. A noter que David Elefson ne fait plus partie du groupe suite à son renvoi pour des raisons... Justifiées ou non. De toute façon, Dave dira que c'est justifié ce qui ne change rien! 

C'est donc James Lomenzo qui reprend la basse comme lors du concert d'ouverture de Judas Priest... Ce soir sera mon 5e Megadeth et je crois que je n'ai jamais vu deux fois la même formation! 

Je ne vais pas chroniquer une fois de plus sur la qualité de du quator, je l'ai déjà fait à plusieurs reprises.
Le son ce soir est absolument excellent, la salle est chaude comme jamais. Vu de haut nous avons une vue plongeante sur la fosse où cela bouge très fort! Cette fois Megadeth vient présenter son dernier album "The Sick, the Dying... and the Dead!". 
 
Nous aurons donc une cette setlist classique pour pour un nouvel album avec de nouveaux titres clairsemant un ensemble de classiques . Grosso modo, prenez "Hangar 18" en ouverture finissez par "Peace Sells",  mettez ce que vous voulez parmi les titre majeurs entre les 2, clairsemez de 2-3 titres nouveaux et hop, vous avez un concert classique de Megadeth.

Nous ignorons que ce soir serait l'une des dernières prestations de Kiko au sein du groupe, ce dernier voulant rester plus près de sa famille par la suite, a pris des vacances avant de présenter un nouveau soloïste (c'est pas français mais ça devrait) pour le remplacer définitivement. 

C'est vraiment dommage car ça dextérité était vraiment fabuleuse au sein de ce groupe, lui qui était passionné par Megadeth depuis tout gosse. Il a eu la chance de vivre son rêve et de participer au groupe de de sa jeunesse! Se promener comme il le faisait sur des des solos à 160 reste une prouesse vraiment extraordinaire. 

Je laisserai filer David qui ce soir rentre chez lui exceptionnellement et doit rejoindre la gare de Lyon pour prendre son train. Je retrouverai Xavier et son fils Eugène pour échanger quelques impressions sur le chemin du métro, véritablement un un grand souvenir que cette prestation et .La chaleur d'un concert trop rarement vécue . 

Cette chronique ayant été rédigée après mon opération et à l'aide d'un outil de reconnaissance vocale, elle a été amendée et remise au propre le 08/04/2024.

Existance - (Je sais pas le titre Sorry)




Megadeth - Hangar 18


La Setlist, pour mémoire : 

00 - Prince of Darkness (intro)

01 - Hangar 18
02 - Dread and the Fugitive Mind
03 - Angry Again
04 - Sweating Bullets
05 - Wake Up Dead
06 - In My Darkest Hour
07 - We'll Be Back
08 - Dystopia
09 - Trust
10 - A tout le monde
11 - Tornado of Souls
12 - Symphony of Destruction
13 - Peace Sells

Encore:
14 - Holy Wars... The Punishment Due (incl. band introduction)

15 - Silent Scorn (outro)
16 - My Way (Claude François song, Sid Vicious version, outro 2)
17 - Shadow of Deth (outro 3)




Encore un billet numérique bien pourrit…



Le T-Shirt habituel...



Que je porterai en juin 2024 !

mardi 30 août 2022

HELLOWEEN : Unis pour la vie!

Les vacances sont finies, les enfants sont chez leur mère, les étoiles sont donc alignées pour nous permettre d'assister à un bon concert des familles! 

Je connais Helloween depuis 20 ans, j'ai donc l'impression de rentrer à la maison ce soir! Je ne reviendrais pas sur leur bio, j'en ai parlé plein de fois déjà.

Aujourd'hui ils jouent avec Kai Hansen (leur ancien guitariste qui a fondé Gammaray) ce qui est loin d'être une nouveauté (ils fricotent ensemble depuis un certain temps déjà) et Michael Kirske (leur ancien chanteur, réintégré aux cotés d'Andi Denis en 2017). Sachant que Kai chante aussi et que les deux antres guitaristes sont conservés, la promesse d'un beau bazar scénique est de mise. Hélène et moi avons télétravaillé la journée. Un coup de train et nous voici aux environs de L'Olympia. Il n'est que 17h ; nous sommes très en avance car David ne doit arriver que vers 19h40. Nous nous installons donc au comptoir Café Caumartin (que nous avions déjà visité) pour une première bière. Isa, la taulière, est vraiment adorable. Je ne sais pas comment nous en sommes arrivés à parler tous les trois de machines à laver…  mais bon. Nos pintes descendues, nous partons nous promener dans le quartier à la recherche d'une restauration rapide pas trop chère (un Kebab quoi...) 

Nous atterrissons donc au Pera, rue de Castellane. Bon, soyons honnête, ce n'est pas le meilleur mais le patron a été sympa et c'était très copieux. Nous déambulons encore un peu sur les boulevards, passage dans une pharmacie avant de retourner au Café Caumartin pour attendre David. L'endroit est bien plus rempli, que tout à l'heure. Hélène prend une table pendant que je commande deux demis. Les consommateurs sont tous cools (dans le move), l'ambiance est savoureuse, la musique (métal évidement) et cette déco de fou. Encore bravo à la Taulière! 

19h45 : Voici David! Il s'installe avec nous, je lui prends également un demi. Nous échangeons nos dernières nouvelles alors qu'il avale un casse-croute en boite. Nous avons décidé d'oublier la première partie. C'est un groupe français nommé Existance. Peu d'info et à priori rien d'original. nous resterons donc tranquilles à finir nos consommations. Nous rejoignons la salle vers 20h20. Le temps d'arriver, d'être fouillés, de faire la queue aux incontournables T-shirts ou je prends également un set de médiators, de passer aux W.C. et... leur set est déjà fini. (35mn?). Nous donnons la pièce à l'ouvreuse et nous nous installons au balcon. Oui, nous n'avons plus l'âge de la fosse, c'est comme ça.

Les roadies installent le set. Nous distinguons le kit de batterie en transparence du rideau (marqué au sigle du groupe) qui cache la scène ; cela semble… monstrueux.
Il fait très chaud dans la salle et Hélène en souffre déjà. Le show risque d'être long sur ce point.

Remarque COVID : Zéro masque. Le public est très majoritairement quadra voir quinqua. T-shirt noirs et cheveux blancs pour certains... Nous sentons bien que le groupe a attiré les vieux fans. La salle est comble, le balcon est blindé... l'heure approche non sans impatience dans le public. 

Noir, le rideau tombe, dévoilant une citrouille géante sur laquelle trône un set de batterie totalement délirant (4 grosses caisses) !
La scène est simple avec deux escaliers et un écran géant servant de décor général. Cette technique est devenue le nouveau standard à présent. Des animations en images de synthèses illustrant les titres du groupe se succèderons durant tout le show.   
Ce dernier fut fabuleux. Les musiciens étaient déchaînés, prenant un plaisir visible à jouer. Leur amitié elle aussi était visible : Andi et Michael plaisantant ensemble, chantant en se tenant l'épaule... Kai toujours souriant, l'autre Michael (Weikath) toujours au top de la guitare, Markus toujours aussi heureux d'être là et Daniel "la machine" à la batterie, absolument formidable.

Oui, j'ai oublié quelqu'un! Sascha Gerstner! Le "jeune" de la bande (à peine 45 ans à l'heure où je rédige!) mérite un petit paragraphe à lui seul… ou plutôt, ses guitares méritent un paragraphe. Après avois parcouru l'Insta du loulou, son Facebook et les forums de métal, j'ai fini par identifier qu'il s'agit de l'œuvre d'un petit artisan nommé "VIV Guitars". Pas de site web, juste un Facebook. C'est vraiment une production à l'unité, totalement sur mesure. Il est amusant qu'ils travaillent aussi avec Michael Weikath (info glanée dans une interview) et Markus Grosskopf (modèle totalement custom pour Helloween). 
Pour revenir au modèles (pluriel, il en a au moins 2) de Sascha, c'est surprenant, très futuriste, ça ressemble à des guitares d'inspiration japonaise et c'est, d'après lui, plus équilibré à jouer. 

Justement, le jeu de guitare, parlons en! Avec 3 solistes potentiels, Helloween égale Maiden! Solos à 2, solos à 3, c'est un festival de virtuosité ce soir! J'adore Kai Hansen et il me régale ce soir! David et moi prenons un pieds indéniable! C'est moins le cas pour Hélène : il fait très chaud et l'ambiance est vraiment Fanbase, ce qui n'aide pas à la découverte. 

J'ignore pourquoi cette chaleur. C'est la première fois que l'Olympia est physiquement chaud comme ça (c'était mon 7e je crois, dont une majorité en fosse). Ce fut donc peu agréable pour elle.

Nous arrivons tranquillement aux "Encores" après plusieurs épisodes amusants (comme d'habitude avec Helloween). Les chanteurs s'enlacent pendant la Power Balade, Andi parle avec nous en français, commente l'addiction de Kai à la cigarette et le fait qu'il fume en vitesse en coulisses… A ce propos, aucun clope sur scène ni aucune bouteille d'alcool! Ils ont du avoir interdiction car c'est une habitude chez eux.

Nous sommes très étonnés d'entendre "Keeper of the Seven Keys" en version intégrale (1/4 d'heure!). Les musiciens achèvent le titre décrescendo en se présentant les uns les autres et en quittant la scène, Sascha fermant le bal. 

Grosse ovation dans le public qui appelle et chante durant plusieurs minutes car la salle n'est pas rallumée, éclairée en rouge pompier. Retour final de la bande sur scène pour un dernier titre, l'immanquable "I Want Out" : le public est debout, gradins compris, ça bouge fort ici aussi! Cela faisait longtemps que je n'avais pas vu un tel bronx pour une fin de concert, ça fait vraiment plaisir à voir! Il faut dire que le public était vraiment connaisseur, ça aide.

Cette fois c'est bien les saluts de la fin. Baguettes et médiators partent dans le public comme d'habitude. Ce fut vraiment un très bon concert. Le son était bon, j'ai retiré mes bouchons au 4e titre pour mieux profiter car finalement pas si fort. En conclusion, rien à dire à part qu'Helloween ne semble jamais avoir été aussi bon. Pour un groupe fondé en 1984 et dont les racines remontent à 1978, cela relève de l'exploit ; de mon point de vue cela repose sur le fait qu'il s'agit d'une vraie bande de potes et qu'ils s'amusent ensemble. Tant que cela durera...


J'ignore si je retournerai les voir. C'était ma sixième ce soir auquel il faut ajouter deux Gammaray "tout seul" (quatre en tout)... Je ne les avais pas vu depuis 9 ans. Il est peut être temps de rester sur un bon souvenir... Enfin qui sait?
Nous sortons donc. David dors chez un copain à Paris pour repartir tôt demain. Hélène et moi remontons donc sur Saint Lazare. Train, maison, dodo. le lendemain a piqué!




La Setlist (parfaite) :

1- Skyfall
2 - Eagle Fly Free
3 - Mass Pollution
4 - Future World
5 - Power
6 - Save Us
7 - Medley : Metal Invaders / Victim of Fate / Gorgar / Ride the Sky
8 - Heavy Metal (Is the Law)
9 - Forever and One (Neverland)
10 - Angels
11 - Guitar Solo (Sascha Gerstner)
12 - Best Time
13 - Dr. Stein
14 - How Many Tears

Encore :
15 - Perfect Gentleman
16 - Keeper of the Seven Keys

Encore 2 :
17 - I Want Out





Le T-Shirt



Les Médiators



Les VRAIES places! 


 



dimanche 10 octobre 2021

Popa Chubby : le blues-rock étrange au succès franco-français

Nous sommes dimanche et ce soir c'est concert, le premier depuis le COVID. Comment ne pas évoquer cette saleté qui, en plus de tuer des gens, nous pourrit la vie depuis presque 2 ans? Certes, il y a plus grave au vu des autres crises à venir (pollution, climat, etc.) ! Il n'empêche que la sortie de ce soir mets un peu de baume au cœur tant la musique est historiquement une composante indispensable à l'homme depuis qu'il l'a créée.

Après un délicieux déjeuner chez nos amis Anne et Stéphane, Hélène et moi repassons à la maison avant de rejoindre l'Olympia ; le rendez-vous de ce soir est à 18h et il n'y aura pas de première partie. Je porte pour la première fois ma "battle jacket" réalisée durant le second confinement pour en tester la praticité : elle est validée. 

Nous passons le barrage sanitaire, puis sécurité, puis le contrôle des billets et allons à la boutique (pauvrement achalandée). Pas de T-Shirts, pas de patch, pas de rien de rien à part des albums CD et Vinyl  dédicacés ; je prends donc ce dernier.

C'est un concert découverte ce soir. Bien sur Hélène et moi avons entendu parler de Popa Chubby (sans quoi nous ne serions pas ici) mais nous n'avons pas écouté ses (nombreux) album ni l'un ni l'autre. Sa biographie en français est pauvre, celle en anglais un peu moins ; nous avons affaire à un guitariste New Yorkais qui fait du Blues-Rock avec un succès, disons d'estime aux USA et un peu plus de popularité en Europe et en particulier en France.

Rapide passage au bar (Coca pour moi, demi pour Hélène) et nous allons nous placer dans nos fauteuils numérotés. Nous sommes sidérés par le manque de sérieux dans le port du masque! Environs 9 personnes sur 10 n'en ont pas! Le public est plutôt âgé et la plupart ont la cinquantaine bien tapée. Popa arrive sur scène avec ses musiciens. Il salue le public et s'installe avec sa guitare. L'individu étant (très) imposant, il joue assis sur une sorte de tabouret de bar.

 C'est un peu étrange mais ça lui permet de jouer avec deux pétales de distorsion en même temps (essentiellement wah wah au pied droit et autre chose que je n'ai pas identifié au pied gauche, sans doute plusieurs équipements). Les musiciens sont Tom Curiano à la batterie, Paul Loranger pour la basse et Dave Keyes aux claviers. Première impression : c'est fort, très fort, trop fort! 

Et la balance est mal faite : si la guitare, la batterie et dans une moindre mesure les claviers tintent
clairs, la basse quand à elle sature à en faire trembler ma chemise! C'est vraiment dommage car l'expérience est du coup gâchée. Il se passera 3 titres maximum avant que je ne chausse mes bouchons; Hélène qui a oublié les siens se mettra des poules de kleenex dans les oreilles! 

Popa Chubby attaque sur du Hendrix et la prestation est tout à fait correcte. Il enchaine ensuite sur ses propres créations, extraites de ses très nombreux albums. Ma foi, si le son n'était pas si mauvais, cela serait presque bon... tant que... tant qu'il ne se lance pas dans ses innombrables solos. 

Un solo pas trop mauvais


La première chose à noter c'est qu'il maitrise son instrument, méchamment. La technique n'a pas de secret pour lui et son toucher est extraordinaire. Il gère l'électricité comme un démon, jouant sur les potentiomètres et la distorsion (sans parler des pédales) avec une vélocité impressionnante. La seconde chose et non des moindres ce sont les pains et autres défauts d'échelle chromatique dont il est capable. Aller vite, c'est bien... respecter les principes de la musique c'est mieux! Combien de fois ai-je été surpris d'entendre des dissonances dans ses solos? Certes, cela arrive aux meilleurs mais chez lui cela devient un gimmick! Popa Chubby c'est le mec il se gamelle sans arrêt et ne se rattrape jamais aux branches ce qui provoque des enchaînements désastreux, genre décalage d'un ton ou complet contre-temps, ou les deux! Ce n'est pas compliqué, ses musiciens ont le regard rivé sur lui pendant tout le concert pour essayer de le suivre!

Une heure se passe et on nous annonce une entracte que je qualifierait de salvatrice. Nous patientons pour le petit coin et retournons nous assoir juste à temps. De retour sur scène, Popa s'est changé et enchaîne les titres jusqu'à l'habituel solo de batterie qui sera un duo (duel?) d'instruments! En effet, Popa est aussi batteur et Hélène et moi pensons que finalement il devrait arrêter la guitare!

Le duo de batterie 

Voici déjà (enfin?) la fin du set avec la reprise du "Halleluja" de Leonard Cohen. Nous n'attendons pas la fin des applaudissements et nous nous faufilons vers la sortie. Nous irons finir la soirée en dinant à l'arrache dans un vrai restaurant chinois du coté de Saint Lazare. Au moment où j'écris ces lignes, nous n'avons pas encore écouté le vinyl. La fin du concert était plus bluesy et moins acharnée sur les solos, ce qui donnait un peu plus de cohérence à la musique. Peut-être qu'un enregistrement produit sera moins chaotique? je ne manquerai pas d'indiquer mon avis final dans les jours à venir en amendant ce texte si besoin est. Quelque part je comprends le succès uniquement d'estime dans sa patrie d'origine... 

Pour l'heure, je ne suis pas fan de Popa Chubby. Peut-être est-ce le fait d'avoir entendu en live de trop grands artistes comme Knopfler, Clapton, Gilmour mais aussi un maître comme Tommy Emmanuel ?

A suivre donc après une écoute posée et un volume modéré, installés dans le canapé.



Les billets sont complètement électroniques à présent. Nous sommes vraiment très loin des cartons personnalisés avec hologrammes d'il y a 25 ans.


Le vinyl dédicacé que nous avons pu ramener à peu près en état.


lundi 8 juillet 2019

WALK OFF THE EARTH : Marche avant, toute!

Je n'ai plus l'initiative exclusif des spectacles et c'est nouveau pour moi. Dans ma vie d'avant si je ne proposait pas, il ne se passait rien. D'ailleurs il ne se passait pas grand chose non plus quand je proposais quelque-chose... Bref, c'est Hélène qui invite ce soir pour un truc qui lui tient à cœur : Walk Off The Earth


Ne brûlons pas les étape : nous nous retrouvons à St Lazare, les enfants ayant été confiés aux bons soins de Justine, leur nounou du mercredi. Nous avons une nouvelle institution: le passage par le Café Caumartin. C'est un bar d'alcoolique un peu déjanté dans la bonne lignée Rock n' Roll, à deux pas de l'Olympia. Les roadies y ont leurs habitudes, la déco est terrible (y'a même un sticker Aldebert!), le vin superbe, l'ambiance au top... Nous prenons un verre avant de nous diriger vers un des nombreux restaurant asiatique du quartier afin de pouvoir attaquer le spectacle le ventre plein.  Nous arrivons juste à l'heure pour la première partie. Comme d'habitude nous dévalisons le stand des T-Shirts avant de rentrer en fosse.


C'est SOREN LYANN, qui est en scène. Je ne vais pas y aller par quatre chemins. Le garçon se définit comme un artiste de comptoir... Et bien c'est résumé : un héros de bistrot. Auteur, compositeur, musicien sans un style plutôt folk-rock... Ses textes sont simplement mauvais... fautes de rimes, de pas... Sa musique est simpliste et sa technique, disons poliment pauvre. Si je n'avais pas vu autant de shows, je ne me permettrait pas un tel abattage en règle. Certes, il y a (bien) pire au niveau musical... J'ai des copains qui se débrouillent mieux, qui font de la scène et qui n'ont pas la prétention de faire l'Olympia. En résumé, l'individu a eu la chance d'avoir un public un peu naïf, totalement bienveillant et n'attendant qu'une chose : le main show.

Le décor étant en place, l'intervention des techniciens est courte. 20 minutes d'entracte, et nous nous amusons devant la vidéo de pré-show de Walk of the Earth. Il s'agit d'un groupe de rock canadien fondé en 2006, qui a acquis sa notoriété sur Youtube (à l'instar de Steve 'n Seagull). Avec 3,6 millions d'abonnés à leur chaîne et plus de 870 millions de vues, leur popularité est planétaire même si leur tournée hors Canada est très concise. Les voir à Paris est donc exceptionnel et c'est pourquoi Hélène a bondit sur l'occasion.

Nous n'avons malheureusement pas de place assise, ce qui devient désagréable avec le temps. Nous ne somment pas vieux mais plus le temps avance et plus nous aimons le confort. La vidéo (montrant une poursuite en voiture délirante à la mode Fast n' Furious) touche à sa fin et les musiciens entrent en scène, en semblant enchaîner sur le scénario. D'entrée de jeu, ils sont énormes d'énergie, courants, dansants tout en jouant et chantant!

Leur "truc" c'est de jouer d'instruments originaux en plus des guitares, batterie et claviers "normaux",  on a donc des ukulélés, Kazoo,  Glockenspiel, xylophones, cuivres  mais aussi des percussions exotiques de tout bord, Boomwhackers, guitare mutante pour 4 musiciens... Je mets une capture studio car ma photo concert n'est pas réussie. A noter qu'elle montre le "Beard Guy" (mec à barbe); j'y reviendrai.

La performance est absolument impressionnante. Le groupe, très polyvalents, change d'instruments en permanence que ce soit entre les titres ou pendant ces derniers! il y a même un jeu de jonglerie avec les tech's qui rattrapent les guitares jetées en l'air avec force durant tout le concert! Le show est superbe, les lights parfaites, le son absolument idéal. Evidemment, nous ne connaissons pas trop le répertoire où vont se mêler reprises (Maroon 5, Queen, Miley Cyrus...) et Medley's originaux. Le public, pour une bonne part fan des artistes, est chaud bouillant et l'ambiance est donc assurée!

Des musiciens de session appuient le groupe principal dont il ne reste que 4 membre. En effet, le mec à barbe dont je parlais plus haut est décédé fin décembre 2018 ce qui a porte un coup visible à la formation. Charismatique et décrit comme adorable, Mike Taylor est visiblement regretté par les autres membres. L'hommage qu'ils lui rendront en parlant de lui puis en illuminant son poste en scène et en diffusant une vidéo entière le montrant jouer le "Bohemian Rhapsody" de Queen tout en l’accompagnant dans une espèce de playback post-mortem était touchant. 

Nous arrivons aux rappels et Hélène est fatiguée et a son compte pour ce soir. Nous sortons donc du mythique et luxueux Olympia pour rejoindre à pied notre gare habituelle. Nous repassons devant le Café Caumartin et sommes salués par la patronne... Ambiance top cool pour cette soirée drôle et enjouée.

WOTE est ce que je nomme un groupe 2.0:
Il est formé d'Internet et pour l'Internet mais comme la majorité des véritables Bloggers/Vloggers, il a besoin de l'IRL pour vivre. Le virtuel a ses limites, surtout avec la musique et la rencontre avec le public est une nécessité. Le partage "live" ne peut être remplacé et WOTE l'a bien compris en se transcendant d'énergie sur scène. Ce sont de formidables techniciens, de géniaux shomen/women et leur sensibilité ainsi que leur plaisir est une bénédiction pour leurs followers. Allez les voir, ils le méritent!


Un petit extrait...



... et un autre


La Setlist pour mémoire :

1 - Fire in My Soul
2 - Fifth Avenue
3 - Corner of Queen
4 - Hey Ya! (OutKast cover)
5 - Alright
6 - Teenage Dirtbag (Wheatus cover)
7 - Somebody That I Used to Know / Stand by Me / Come on Eileen / Wouldn't It Be Nice / Shape of You / No Scrubs / No Diggity / Closer / Royals / Hello
8 - Taekwondo
9 - Rise (Jonas Blue cover)
10 - Mike's Song
11 - Home We'll Go
12 - Girls Like You (Maroon 5 cover)
13 - Red Hands
14 - No Brainer / In My Feelings / Irreplaceable / Party in the U.S.A. / Roar / Rich Girl / Hips Don't Lie by Walk off the Earth
15 - Bohemian Rhapsody (Queen cover)
16 - Sing It All Away

Encore:
17 - Gang of Rhythm
18 - Hold On (The Break)
19 - Rule the World

Encore 2:
20 - R.E.V.O.



Nos vrais billets de L'OLYMPIA, achetés à L'OLYMPIA et photographiés à L'OLYMPIA dans la pochette de l'OLYMPIA!



Le T-shirt de la fille...



Et celui (manches longues) du garçon!