mardi 7 juin 2022

KISS : le bisou d'adieu.

J'ai toujours voulu entendre Kiss en live. Aussi loin que je me souvienne, leur look et leur logo ont attiré mon attention. Je pense que cela remonte à mon premier collège, donc sans doute en classe de cinquième, il y a environs 35 ans. Kiss est une formation mythique, fondée avant ma naissance et qui avait déjà 13 albums au compteur à ce moment là, et ce sans compter les lives.

Quand j'ai commencé à aller régulièrement aux concerts (2003) j'ai rapidement voulu combler mon désir mais le prix ultra-prohibitif des places m'a toujours refroidi. Oui, Kiss, ça se mérite et le coté mercantile du groupe n'est pas une diffamation issue de quelque médisant : ils sont chers, leurs goodies sont chers, tout est cher! Cette fois c'est mon Hélène qui a pu avoir deux places avec son comité d'entreprise et à 30€ pièce, nous n'allions pas nous priver! Bon, pour ce prix nous serons très mal placés mais qu'importe, nous y serons!

Départ de la maison après une journée de télétravail, passage par la case kiné pour ma chérie (d'ailleurs le kiné était aussi au concert!) avant de nous diriger vers Bercy en ligne 14. Cette fois nous allons dîner au Kebab "Le Cap de Bercy" juste à côte du "Chambertin" où nous avons nos habitudes. Bon, disons que ce n'est pas la meilleure assiette de ma vie, mais nous n'avons pas été malades, c'est déjà ça.

19h20, nous nous dirigeons vers l'Arena. Slalom entre les barrières, fouilles, contrôle des billets, portiques d'aéroports... La sécurité est omniprésente, jusqu'aux portes battantes de la salle à présent! Nous nous dirigeons vers la boutique où la file d'attente est canalisée par des poteaux à sangle rétractable (!!!) avec un merchandising peu varié (peu de chose en dehors des T-Shirts) et cher (et pourquoi 5€ de plus pour le modèle fille minimaliste?). Bref, j'en prends un pour la tradition. Nous montons vers le hall circulaire qui dessert les gradins. Il y a à présent toute sorte de snack-bars policées, y compris un spécial "Moët et Chandon" ! Décidemment, la rupture avec le POPB original est consommée... A quand le stand Ladurée? Et Petrossian non?  Décidément, je n'aime pas le "nouveau Bercy". Nous passons au bar (Officiel Heineken) prendre une pinte (pour 2) histoire de patienter et nous allons nous installer au bout du monde, porte N, rang 87.

Nous sommes au bout des balcons, presque au dos de la scène. Seul le gradin en dessous est plus
extrême. déjà vécu l'expérience avec Roger Waters en 2007 mais cette fois nous voyons les techniciens derrière le décor! Bon, gros avantage, nous sommes au bout du balcon : Pas de souci pour étendre les jambes voir poser les pieds sur la rambarde. 

19h, c'est The Last Internationale qui ouvre ce soir. Pas grand chose à en dire : C'est un duo Newyorkais, gratteux et chanteuse, complétés par des musiciens de session. C'est du bon gros rock qui se veut engagé à gauche à tendance révolutionnaire (Interview ici) ce qui est certes intéressant (inusuel de voir des américains aux couleurs rouge et noir de l'anarchie avec un "Che" dans le dos de la chemise) mais n'en fait pas un carton musicologique. Donc c'est propre mais sans originalité (à part le message politique) et on a l'impression d'avoir entendu tous leurs titres... alors que non! 
Merci mon kiné pour la pic!

Le set est plié en 30 minutes, les musiciens sautant dans tous les sens et semblant avoir pris des "produits énergisants". 

Le public reste mou, succès mitigé, 

Hélène et moi sommes d'accord pour ne pas aller plus loin dans la découverte de "TLI".


Les roadies interviennent rapidement pour mettre en place le set de Kiss. Nous en profitons pour aller chercher des bouchons d'oreille pour Hélène (elle les a oublié à la maison) et reprendre une pinte à 10€ que nous partagerons derechef.

Retour à nos places : je pensais que les gradins allaient se remplir un peu plus et... non. même la fosse Or n'est pas comble! Il semble qu'il y ait eu pas mal de défections suite aux multiples reports du show. 

Nous sommes bercés par des standards du hard rock métal pendant 45 minutes, vient alors Led

Zeppelin, prélude habituel aux shows de Kiss. Les gradins ne sont pas pleins, malgré la rareté des places à l'achat. Beaucoup ont du jouer avec les assurances pour se faire rembourser. La salle est plongée dans le noir et, de notre position très excentrée, nous voyons monter les musiciens par l'escalier latéral. Musique et le "drap" géant masquant la scène tombe et nous avons la surprise de voir les membres du groupe juchés sur des plateformes. 

La balance semble bonne, le son est très fort, rendant les bouchons nécessaires en particulier lors des pyrotechniques... OR Kiss c'est pyro tout le temps! Ce qui est généralement un final de concert est pour eux un final de chanson! Presque tout ce qui est possible en intérieur sera réalisé durant le show : Flames, pétards, mortiers, feux de bengale, fusées, ballons, confettis et bien sur les facéties de Gene Simmons, crachant du feu ou du sang (à moins que cela ne soit sa langue le plus impressionnant!)

Les titres, parmi les plus classiques de Kiss, vont s'enchainer durant 2 heures. De notre position nous ne pouvons pas vois les écrans ni les éclairages surplombant la scène. Nous sommes par contre près des musiciens (à l'échelle de Bercy!) et nous pouvons observer d'autres détails comme l'intervention des roadies pour ajuster les câbles son, positionner puis désinstaller les feux-d 'artifices (voir souffler ce qui brûle encore!), régler les éléments son ou boire un coca en arrière scène! 

Que cela soit clair, le spectacle est omniprésent, la prestation est irréprochable... peut-être même un peu trop? Accusés de play-back , le groupe n'a pas (enco
re?) démenti. Quoi qu'il en soit ils ont 70, 72 ans, 50 ans de carrière et ravissent leur public. Les fans sont vraiment très fan, généralement fidèles depuis longtemps et mettent une bonne ambiance.

Paul Stanley s'adressera de multiples fois au public, faisant chanter la Marseillaise ou faisant (très amusant) un concours de mots français avec Gene Simmons.

Fontaine de flammes au bout de la guitare, explosions énormes, Paul "Starchild" en tyrolienne au dessus de la foule jusqu'à une scène centrale, batterie qui monte sur vérins hydrauliques, puis Gene "The Demon" sur sa propre plateforme qui monte jusqu'au cintres... je le redis, TOUT y passe.

Le temps s'est écoulé à une vitesse folle et nous anticipons la sortie en partant à la moitié du dernier titre (que nous entendrons s'achever alors que nous sortons du Hall). Pas de ligne 14 ce soir, nous il faut prendre nos précautions pour éviter le Uber.

Au final une super soirée avec un très grand groupe faisant leur adieux à la scène. Inutile de vous les conseiller, donc : ils ne reviendront probablement pas.

La setlist : 

  1. Intro : Rock and Roll (Led Zeppelin)
  2. Detroit Rock City Shout It Out Loud
  3. Deuce 
  4. War Machine
  5. Heaven's on Fire
  6. I Love It Loud (Gene crache du feu)
  7. Say Yeah
  8. Cold Gin
  9. Guitar Solo (Tommy Thayer)
  10. Lick It Up
  11. Calling Dr. Love
  12. Tears Are Falling
  13. Psycho Circus (partiel)
  14. Drum Solo (Eric Singer)
  15. 100,000 Years (dernier couplet)
  16. Bass Solo (Gene crache du sang)
  17. God of Thunder
  18. Love Gun (Paul transféré en scène centrale)
  19. I Was Made for Lovin' You (Paul en scène centrale)
  20. Black Diamond
  21. Encore : Beth (Eric seul au piano)
  22. Do You Love Me
  23. Rock and Roll All Nite
  24. Outro : God Gave Rock 'n' Roll to You

"I Love It Loud"


Paul parle au public & Marseillaise!


L'incontournable "I was made for lovin' you" 



T-shirt Officiel avec nom du groupe imprimé dedans.
ça ne rigole pas.

C'est le modèle "Heaven on Fire".


L'un des E-billet complètement numérique.

jeudi 14 avril 2022

Kyle Eastwood : Un autre cinéma

Hélène est géniale. Cette affirmation est évidemment biaisée par l'amour que je lui porte mais il n’empêche; sa façon de saisir les occasion fait aussi parti de son génie et de ses charmes!

D'habitude le magazine édité par la ville est systématiquement mis à recycler sans être ouvert. Alors qu'elle l'a exceptionnellement feuilleté, un nom a attiré son œil : Kyle Eastwood. Quelle mouche à donc piqué ce musicien ce Jazz, qui est bien le fils de son père, à venir jouer son répertoire cinématographique dans une petite salle de banlieue parisienne aussi paumée que confidentielle? Vu que je ne connais rien au bonhomme, je me renseigne vite fait... Bon, le mec a bien traîné en France visiblement, y a composé un album... et fait une grande tournée de petites salles. Pourquoi pas! Et puis c'est pas cher, allons-y c'est à 10 minutes à pieds, on n'aura pas de frais de taxi ni de problème de train!

Nous arrivons donc avec un peu d'avance et prenons la file devant le théâtre de la ville. L’événement se présente un peu comme le concert de Telegraph Road à Paray-Vieille-Poste! Pas de sécurité, juste un contrôle des billets, nous serons au deuxième rang un peu à droite, extrêmement bien placés!

Les instruments sont disposés sur scène. Il n'y a pas de décor, tout est minimaliste.  Les musiciens (batteur/piano/basse/trompette/sax) entrent avec un peu en retard et sont applaudis par la salle... Ils s'installent, échangent quelques mots entre eux et attaquent le show à la mesure du batteur.


A part les classiques les plus poncés et la philosophie de l'impro, je ne connais rien au Jazz . Mon prof de maths (le seul que je reconnaisse en tant que tel, reconnaissance éternelle Monsieur Christian Clinet) était un expert et je gage qu'il aurait pu, le temps d'une soirée, nous abreuver de son savoir encyclopédique et nous former au rudiments de ce style si riche et encore si vivant, plus d'un siècle après sa popularisation. Hyperbole et appel à mes souvenirs pour indiquer que le premier morceau sonne familier à mon oreille, mais je n'en sais pas plus. Le son est excellent, nous sommes suffisamment proche pour entendre les instruments au delà de l'amplification ce qui rend une chaleur incroyable. Kyle joue d'une contrebasse atypique... du moins elle me parait comme tel.  


A la fin du titre, il prend le micro et commence à nous parler dans un franglais parfaitement honnête pour un californien. Il présente sa musique, son dernier album (Cinematic), ses musiciens et ce qu'ils vont évidement jouer. Il annonce le second morceau dont je ne me souviens plus. Le schéma se répète alors avec une construction instrumentaliste assez standard : introduction, premier mouvement avec les deux cuivres, puis trompette solo, saxo solo, piano, basse et éventuellement un chouillat de solo batterie... les musiciens reprennent alors en cœur pour conclure. 


C'est agréable, très bien emmené, les morceaux ne sont pas trop long et pour la plupart célèbres ou composés par des célébrités du cinéma comme Henri Mancini, Ennio Morricone ou Lalo Schifrin.


Sur un morceau le saxo/clarinettiste aura un souci technique avec son instrument le forçant à laisser la main au trompette puis à reprendre au saxo. Le Jazz, l'impro, tout ça...

Une aparté dans ce modèle verra les musiciens sortir de scène (sauf le saxo/clarinette) et kyle troquer sa contrebasse pour une basse électrique. Il nous ravira alors d'un "Cinema Paradiso" plein de chaleur. Qu'il est beau ce film, il résume tellement ce qu'est le cinéma. 

Retour du Quintet et arrivée de Hugh Coltman, chanteur sur le titre "Gran Torino" composé par Kyle pour le film éponyme réalisé par son père. Le chant est bon, la musique est belle et les images du film résonnent dans ma tête… encore une pure merveille de cinéma.



Derniers titres et déjà le rappel. C'est toujours aussi bon, aussi chaud. 



J'ai pu reconnaitre (aidé par les annonces de Kyle, mais il y en avait d'autres) : 

Taxi Driver (Bernard Herrmann)

Bullitt (Lalo Schifrin)

Cinema Paradiso (Ennio Morricone)

Vertiges (Ennio Morricone)

Gran Torino (Kyle Eastwood, Michael Stevens

Charade (Henry Mancini)

The Pink Panther (Henry Mancini)

Skyfall (Adele Adkins, ‎Paul Epworth) 

[...]


Nous sortons et avons le plaisir de croiser Kyle dans le hall, le verre de rouge à la main! Il va s'installer dans les vestiaire pour vendre/dédicacer ses albums. Nous inspections nos porte-monnaie : Nous sommes à 10mn de la maison mais nous n'avons pas un rond! Je tente la CB mais rien de possible... nous n'aurons donc pas l'album dédicacé MAIS l'idée vient à Hélène de faire signer mon T-shirt (qui est à l'effigie de l'inspecteur Harry). Kyle Eastwood s'est prêté au jeu avec un sourire, check, Thank you...

Ce fut une excellente soirée. Nous allons prendre l'habitude de vérifier l'agenda de la ville : les concerts comme ça sont les bienvenus!


Un des solos de basse de Kyle Eastwood


"Une version atypique du thème de Cinema Paradiso"


Mon T-Shirt de l'inspecteur Harry...

    

... avec sa signature en gros plan! :)


Et le billet moche complètement électronique.



dimanche 10 octobre 2021

Popa Chubby : le blues-rock étrange au succès franco-français

Nous sommes dimanche et ce soir c'est concert, le premier depuis le COVID. Comment ne pas évoquer cette saleté qui, en plus de tuer des gens, nous pourrit la vie depuis presque 2 ans? Certes, il y a plus grave au vu des autres crises à venir (pollution, climat, etc.) ! Il n'empêche que la sortie de ce soir mets un peu de baume au cœur tant la musique est historiquement une composante indispensable à l'homme depuis qu'il l'a créée.

Après un délicieux déjeuner chez nos amis Anne et Stéphane, Hélène et moi repassons à la maison avant de rejoindre l'Olympia ; le rendez-vous de ce soir est à 18h et il n'y aura pas de première partie. Je porte pour la première fois ma "battle jacket" réalisée durant le second confinement pour en tester la praticité : elle est validée. 

Nous passons le barrage sanitaire, puis sécurité, puis le contrôle des billets et allons à la boutique (pauvrement achalandée). Pas de T-Shirts, pas de patch, pas de rien de rien à part des albums CD et Vinyl  dédicacés ; je prends donc ce dernier.

C'est un concert découverte ce soir. Bien sur Hélène et moi avons entendu parler de Popa Chubby (sans quoi nous ne serions pas ici) mais nous n'avons pas écouté ses (nombreux) album ni l'un ni l'autre. Sa biographie en français est pauvre, celle en anglais un peu moins ; nous avons affaire à un guitariste New Yorkais qui fait du Blues-Rock avec un succès, disons d'estime aux USA et un peu plus de popularité en Europe et en particulier en France.

Rapide passage au bar (Coca pour moi, demi pour Hélène) et nous allons nous placer dans nos fauteuils numérotés. Nous sommes sidérés par le manque de sérieux dans le port du masque! Environs 9 personnes sur 10 n'en ont pas! Le public est plutôt âgé et la plupart ont la cinquantaine bien tapée. Popa arrive sur scène avec ses musiciens. Il salue le public et s'installe avec sa guitare. L'individu étant (très) imposant, il joue assis sur une sorte de tabouret de bar.

 C'est un peu étrange mais ça lui permet de jouer avec deux pétales de distorsion en même temps (essentiellement wah wah au pied droit et autre chose que je n'ai pas identifié au pied gauche, sans doute plusieurs équipements). Les musiciens sont Tom Curiano à la batterie, Paul Loranger pour la basse et Dave Keyes aux claviers. Première impression : c'est fort, très fort, trop fort! 

Et la balance est mal faite : si la guitare, la batterie et dans une moindre mesure les claviers tintent
clairs, la basse quand à elle sature à en faire trembler ma chemise! C'est vraiment dommage car l'expérience est du coup gâchée. Il se passera 3 titres maximum avant que je ne chausse mes bouchons; Hélène qui a oublié les siens se mettra des poules de kleenex dans les oreilles! 

Popa Chubby attaque sur du Hendrix et la prestation est tout à fait correcte. Il enchaine ensuite sur ses propres créations, extraites de ses très nombreux albums. Ma foi, si le son n'était pas si mauvais, cela serait presque bon... tant que... tant qu'il ne se lance pas dans ses innombrables solos. 

Un solo pas trop mauvais


La première chose à noter c'est qu'il maitrise son instrument, méchamment. La technique n'a pas de secret pour lui et son toucher est extraordinaire. Il gère l'électricité comme un démon, jouant sur les potentiomètres et la distorsion (sans parler des pédales) avec une vélocité impressionnante. La seconde chose et non des moindres ce sont les pains et autres défauts d'échelle chromatique dont il est capable. Aller vite, c'est bien... respecter les principes de la musique c'est mieux! Combien de fois ai-je été surpris d'entendre des dissonances dans ses solos? Certes, cela arrive aux meilleurs mais chez lui cela devient un gimmick! Popa Chubby c'est le mec il se gamelle sans arrêt et ne se rattrape jamais aux branches ce qui provoque des enchaînements désastreux, genre décalage d'un ton ou complet contre-temps, ou les deux! Ce n'est pas compliqué, ses musiciens ont le regard rivé sur lui pendant tout le concert pour essayer de le suivre!

Une heure se passe et on nous annonce une entracte que je qualifierait de salvatrice. Nous patientons pour le petit coin et retournons nous assoir juste à temps. De retour sur scène, Popa s'est changé et enchaîne les titres jusqu'à l'habituel solo de batterie qui sera un duo (duel?) d'instruments! En effet, Popa est aussi batteur et Hélène et moi pensons que finalement il devrait arrêter la guitare!

Le duo de batterie 

Voici déjà (enfin?) la fin du set avec la reprise du "Halleluja" de Leonard Cohen. Nous n'attendons pas la fin des applaudissements et nous nous faufilons vers la sortie. Nous irons finir la soirée en dinant à l'arrache dans un vrai restaurant chinois du coté de Saint Lazare. Au moment où j'écris ces lignes, nous n'avons pas encore écouté le vinyl. La fin du concert était plus bluesy et moins acharnée sur les solos, ce qui donnait un peu plus de cohérence à la musique. Peut-être qu'un enregistrement produit sera moins chaotique? je ne manquerai pas d'indiquer mon avis final dans les jours à venir en amendant ce texte si besoin est. Quelque part je comprends le succès uniquement d'estime dans sa patrie d'origine... 

Pour l'heure, je ne suis pas fan de Popa Chubby. Peut-être est-ce le fait d'avoir entendu en live de trop grands artistes comme Knopfler, Clapton, Gilmour mais aussi un maître comme Tommy Emmanuel ?

A suivre donc après une écoute posée et un volume modéré, installés dans le canapé.



Les billets sont complètement électroniques à présent. Nous sommes vraiment très loin des cartons personnalisés avec hologrammes d'il y a 25 ans.


Le vinyl dédicacé que nous avons pu ramener à peu près en état.


dimanche 26 janvier 2020

DREAM THEATER 3 : To be or not...

C'est à la Seine Musicale que nous avons rendez-vous, ce soir. Hélène et moi avons eu un dimanche techniquement compliqué où se sont mêlés une grève des transports, une exposition sur le "Greco", un déjeuner mémorable dans une brasserie parisienne et nos retrouvailles avec David pour qui Dream Theater compte presque autant qu'Iron Maiden.

Nous arrivons donc en tram, passablement éméchés, pour retrouver notre ami qui lui est venu de sa province en voiture faute de train. Il ne restera donc pas chez nous le soir, devant rentrer dans la foulée.

Etants en avance, nous allons nous attabler à "La Terrasse".
Nous tuons le temps à coup de discussions autour de frites, de coca et de bière avant de nous diriger vers la salle. C'est un public de connaisseur, plutôt masculin quadra qui se presse pour entrer. Nous sommes pile à l'heure, juste le temps de passer au merchandising. Nous prendrons évidemment des T-Shirts mais renoncerons au vinyle à 60€. Nan mais non quoi... 60...
Bref.

Nous entrons tous les trois dans cette magnifique salle de la Seine Musicale. Cette fois nous serons en première catégorie, bien centrés, juste derrière les platines. C'est pratique, de là où nous sommes nous pouvons voir le Db-mètre : il oscillera entre 95 et 105 durant la soirée avec des pointes à 110. Je vais aussi en profiter pour voir si celui de mon smartphone est juste... en fait non, et de beaucoup.

Démarrage du show quasiment à la seconde prévue! Il n'y a, evidemment, pas de première partie... en fait si, c'est DT qui fait sa propre première partie! Une quasi première heure sera donc consacrée à leur nouvel album. J'avoue, je ne l'ai pas écouté. Vu l'échantillon, c'est du métal, c'est progressif, c'est léché et appliqué... c'est donc bien eux!



Le reproche que je pourrais leur faire c'est de ne pas "sortir" de leur répertoire. Ils sont DT, ils font du DT, ils s'étalent sur du DT... Là ou Iron Maiden se renouvelle quasi perpétuellement, produisant de nouveaux albums contenant de véritables pépites voir des hymnes, semblant plonger les mains dans un tonneau génialement inépuisable, DT se rebrode un canevas déjà bien chargé, presque sans intérêt.

Voici donc la pause, le temps pour nous d'aller faire la "vidange". L'escalier étant près des platine, j'en profite pour m'extasier sur le matériel. Mention spéciale à la malle de Carlos!


Retour en scène de nos artistes, cette fois pour la bonne cause: Dream Theater, c'est un concept album mythique, encensé par la critique à sa sortie. Leur rock/métal progressif a été influencé par nombre de formations (comme les Pink Floyd) et cette galette en est l’archétype. Ce soir nous en auront l'interprétation exhaustive!  Un peu comme un "The Wall", "Metropolis Pt. 2: Scenes from a Memory " raconte une longue histoire pas très drôle que je vous laisse découvrir ici.

La setlist avance, la soirée aussi. Sur l'écran géant défilent les images d'un film animé illustrant l'histoire complexe qui se joue. Le son est enivrant, grisant... on sent une nette différence de présence entre cette interprétation et la première partie, tellement plus "vide".
les artistes s'amusent, ils sont dans leur domaine, dans ce qu'ils aiment, dans leur tripes, au fond de leur art. C'est fort, puissant... et tellement mélancolique en même temps!
Fin de l'album, fondu au noir. Un dernier titre du nouvel album en guise de rappel. DT salue le public... presque 3h de spectacle (entracte comprise). la salle est debout, ils le méritent bien.
Je suis mitigé en conclusion. La nouveauté ne paye pas en ce qui les concerne. L'album d'il y a 20 ans fonctionne nettement mieux que les composition récente. James (Kevin) LaBrie n'a toujours pas retrouvé sa voix... C'est sur, c'est une super expérience.... j'aurais juste voulu la vivre il y a 20 ou 25 ans. Le groupe semble jeune et pourtant il s'est formé en 1985... les membres étaient vraiment jeunes à ce moment là!
Comme David et moi, Hélène a préféré la deuxième partie. Elle n'avais quasiment jamais écouté DT avant (juste un peu par dessus mon épaule).
Je ne pense pas retourner les écouter. C'était ma troisième fois, et cela va bien comme ça. To be or not to be?

Un bout de "A Nightmare to Remember"
(Titre de 2009)


"The spirit carry on"
(On sent bien le coté Pink Floyd)


Setlist :

Atlas (Instrumental Alt Nick Phoenix & Thomas J. Bergersen song)

Act 1:
1 - Untethered Angel
2 - A Nightmare to Remember
3 - Paralyzed
4 - Barstool Warrior
5 - In the Presence of Enemies, Part I
6 - Pale Blue Dot

Act 2 (Metropolis, Part 2: Scenes From a Memory):
7 - Act I: Scene One: Regression
8 - Act I: Scene Two: I. Overture 1928
9 - Act I: Scene Two: II. Strange Déjà Vu
10 - Act I: Scene Three: I. Through My Words
11 - Act I: Scene Three: II. Fatal Tragedy
12 - Act I: Scene Four: Beyond This Life
13 - Act I: Scene Five: Through Her Eyes
14 - Act II: Scene Six: Home
15 - Act II: Scene Seven: I. The Dance of Eternity
16 - Act II: Scene Seven: II. One Last Time
17 - Act II: Scene Eight: The Spirit Carries On
18 - Act II: Scene Nine: Finally Free

Encore:
19 - At Wit's End

Les vrais faux billets imprimés à l'arrache.



Mon beau Tshirt à la Hamlet cyber-déjanté! 



Et les jolies fleurs de celui d'Hélène.


mardi 19 novembre 2019

DIRE STRAITS EXPERIENCE : Vite fait, bien fait.

5 mois de pause... c'était long! Retour à la musique ce soir, dans une salle que nous ne connaissons pas : La Seine Musicale.

Le hasard a voulu que nous soyons 3 collègues du même bureau à aller voir ce show. Le rendez-vous before est donc donné à "La Terrasse". Hélène et moi arrivons en premier et nous installons autour d'une grande table ronde entre deux ours blancs et un babyfoot.
Surprise, y'a de la Duvel et du Colombelle. Nous y ajoutons un cornet de frites et commençons à grignoter. Aude nous rejoins, accompagné de son chéri Benoit. Ils commandent à leur tour et nous discutons en attendant Ismaël et sa future épouse. Il nous rejoindra mais pas elle, trop en retard.
Notre petit brunch expédié, nous nous pressons vers la salle. Les contrôles sont cool, pas de fouille au corps ni de portique, nous rentrons, ouf. Passage rapide au bar pour prendre quelques chips et un verre de vin et nous pénétrons dans la salle.


C'est Thomas Kahn qui ouvre ce soir. Nous assistons à la fin de son set. Il joue seul en scène guitare et chant, style soul. ça a l'air propre mais pas de jugement possible sur les quelques notes que nous entendons. Vu que ce n'est pas du tout mon genre, je ne pousserai pas jusqu'à aller écouter ses œuvres, il y a tant et tant déjà sur la liste... C'est donc l'entracte, 20 minutes.

 La salle de la Seine Musicale est magnifique. Elle est construite pour l’acoustique, cela se voit et s'entend. La capacité maximale est de 6000 places, ce qui est "petit" à l'heure actuelle.

 Nous sommes placés sur le coté droit en catégorie 2. Malgré cela, l'angle de vision reste bon et le son excellent! L'expérience a donc commencé... la Dire Straits Experience!
Etonnement, l'ouverture se fait sur Telegraph Road. Morceau fleuve et pièce de choix de la discographie de Dire Straits.... L'interprétation est impeccable, bien que le tempo soit un peu rapide. Quitte à pinailler, je pense qu'il y avait un peu trop de basses.

 Il n'y a pas si longtemps, Hélène et moi sommes allé voir Telegraph Road justement. Comme ce soir, il s'agissait d'un Cover Band mais cette fois le groupe est une entreprise de Chris White, Saxophoniste des deux derniers tours du groupe original. Excellent musicien, ce dernier a également joué avec le NYJO, mais aussi France Gall, Tom Jones, Brian Ferry... il était à Wembley avec Dire Straits pour le Live Aid et le Nelson Mandela 70th Birthday Tribute... Et a loupé de tourner avec les Pink Floyd à cause d'un accident de moto, ce qui veut dire que j'aurais du l'entendre ce jour là!
Ayant rejoué avec les Straits (autre cover band comptant Alan Clark, qu'on ne présente plus) son idée était de faire revivre l'esprit du groupe à travers ses plus grand hits... et la sélection parmi ces derniers est rude!
Evidemment, il n'est pas seul sur scène ce soir (même s'il donne l'impression d'être le centre de l'attention) et si Terence Reis est un guitariste aussi extraordinaire qu'inconnu, Chris Witten lui joue un répertoire qu'il connait bien. L'ensemble est plus que cohérent et produit un son fidèle à l'original que cela soit dans le ton ou l'interprétation à la note près. Il est dommage que la balance laisse une part trop belle au saxo. Même s'il s'agit de son groupe, sa tonalité écrase la strat' solo qui est la star du Dire Straits d'origine.
Le temps passe et les titres se succèdent, sur un tempo toujours trop rapide à mon goût. La couleur globale est étonnement plus proche d'Alchemy (1984, sans Chris White) que d'On The Night (1993). C'est propre et vraiment sans bavure, sans pain ; ce n'est plus un cover, c'est un véritable hommage religieux. J'avoue que certains titres m'ont arraché une larme (Romeo & Juliet, Tunnel Of Love, Brothers In Arms...) et Hélène a eu sa préférée (Your Latest Trick). Un changement de setlist m'a privé d'une de mes favorite (Where do you think you're going? au profit de Six blade Knife), dommage mais j'en ferais pas un drame.


Durant une pause, Chris White présente ses musiciens. Big Up to MICHEL !!!!


Les balades se terminent, voici le monumental Sultans of swing. toujours trop rapide, toujours trop de saxo, ce qui laisse un petite amertume. La perfection était proche!
Courte pause et nous repartons sur le deuxième incontournable : Money For Nothing.
C'est toujours très propre même si raccourci. Local hero, toujours la même nostalgie. La salle est debout depuis une bonne demie heure.


La Setlist : 
1 - Telegraph Road (Dire Straits cover)
2 - Walk of Life (Dire Straits cover)
3 - Romeo and Juliet (Dire Straits cover)
4 - Tunnel of Love (Dire Straits cover)
5 - Your Latest Trick (Dire Straits cover)
6 - The Man's Too Strong (Dire Straits cover)
7 - Expresso Love (Dire Straits cover)
8 - So Far Away (Dire Straits cover)
9 - Private Investigations (Dire Straits cover)
10 - Why Worry (Dire Straits cover)
11 - Six Blade Knife (Dire Straits cover)
12 - Once Upon a Time in the West (Dire Straits cover)
13 - Two Young Lovers (Dire Straits cover)
14 - On Every Street (Dire Straits cover)
15 - Brothers in Arms (Dire Straits cover)
16 - Sultans of Swing (Dire Straits cover)

Encore:
17 - Money for Nothing (Dire Straits cover)
18 - Going Home: Theme of the Local Hero (Mark Knopfler cover)


J'ai capté deux chansons. J'ai délibérément pris des titres moins connus, ce qui est relatif quand on parle de Dire Straits : 


So Far Away


On Every Streets



Voilà, retour en vitesse par la ligne 9. Ismaël et sa chérie nous retrouvent par hasard dans un wagon. Le trajet semble long sur la L, la nuit sera courte, on bosse demain... tout à l'heure.

L'expérience mérite d'être vécue même si rien ne pourra remplacer le groupe original. Mark Knopfler ayant fait ses adieux à la scène, il ne reste que les cover bands passionnés pour faire revivre en live cette musique si romantique. Pourquoi ne pas aller en écouter d'autres? Ils sont tous, quelque part, en accord avec les paroles de Mark :

And then the man, he steps right up to the microphone.
And says at last, just as the time bell rings, "
Goodnight, now it's time to go home."
And he makes it fast, with one more thing:"
We're the Sultans, "
We are the Sultans of Swing."


Vrai-faux billets recto versos...
Et pas de T-Shirt vu que pas de merchandizing....