Ce soir c'est mon Hélène qui m'invite. Je ne connais pas du tout le répertoire de Norah Jones et elle très peu (Hélène, pas Norah). C'est donc en curieux que nous nous dirigeons vers la Seine Musicale . Partis de la maison après une journée de télétravail, nous arrivons à Boulogne avec nos casse croutes ; pas question de payer la brasserie et le champagne cette fois-ci, c'est hors budget! L'accès à la salle se passe plutôt bien. L'organisation autour de la salle est correct comme pour les concerts passés. Je jette un œil sur les T-Shirts. Bon, ça ne casse pas des briques mais je vais le prendre quand même, pour perpétuer la tradition!
Passage au bar ou il n'y as pas de demi. Nous repartirons donc avec deux pintes. Places assises, numérotées, nous nous installons donc tranquillement. Nous sommes au fond, à droite, dernier rang. C'est loin mais comme la salle est relativement petite, c'est moins pire que dans les stades.
Après un peu de patience, voici venir la guest de la première partie. Non des moindres, car il s'agit de Susan Vega. Oui! La Susan Vega que les plus jeunes d'entre vous ne pourront nécessairement pas connaitre, tout comme le Top 50 sur Canal + qu'elle a écumé lors de l'année 1987. Susan joue de la guitare sèche et est accompagnée d'un seul guitariste électrique.
Ce dernier utilise une une multiplicité de pédales pour donner plus de consistance à la musique, bien que cela soit la voix de la chanteuse qui importe le plus. Cette dernière déroulera un petit bout de son répertoire rock mais surtout folk, servie par le minimalisme de l'ambiance. Susan est une artiste qui a eut un grand succès avec son album "Solitude Standing". Les titres incontournables que sont "Tom's Dinner" et "Luka" m'ont marqué à l'époque, mème si mes gouts musicaux avaient déjà dérivés sur autre chose de très éloigné. Entendre ces chansons en live après tant de temps a été un véritable bonheur. Même si l'image n'est pas bonne, le son de mes vidéos retranscrit bien l'ambiance tranquille et quelque peu nostalgique de ces interprétations.
Fin de la première partie, Susan salue longuement. Les roadies n'ont pas trop de boulot car la scène est totalement vide sans décor et que la plupart des instruments déjà en place pour Norah Jones. Petit tour par le lieu utile à tous pour la vidange et nous revenons en place pour la suite. La salle est pleine, les lumière s'éteigne et les musiciens, applaudis, s'installent dans une lumière bleue. Ils entament une sorte de jam d'ambiance quand Norah Jones entre dans une lumière qui vire au rouge. Elle s'installe et commence à jouer.
Norah Jones est une artiste aux multiples talents. C'est une pianiste virtuose dont les compositions tiennent à ce jour du Blues, de la folk, du jazz, de la pop, de la soul, de la country, et du soft rock. Peut-être que d'autres styles s'ajouterons un jour à cette (déjà) très longue liste? Je vous renvoie à sa biographie pour les détails de sa carrière, sa dizaine d'albums parus et les détails de sa filiation avec le mythique Ravi Shankar.
Les titres vont s'enchainer, très Jazz, p ortés par la voix magnifique de Norah. Ne connaissant pas l'artiste, je ne puis m'étendre sur les titre joués, les fioritures de style, etc. Tout ce que je puis indiquer c'est que son jeu a piano est virtuose. Elle prendra également la guitare et on peut dire sans s'emporter qu'elle maitrise la chose sans en être une experte. L'orchestre qui l'accompagne est bon également, et j'ai trouvé beaucoup de créativité dans la basse. Je crois que celui qui la tient est l'ex de Norah, enfin, c'est ce que j'ai compris. Le batteur est également très fort ; on sent le jazzman et la nécessité de perfection que ce style requiert. J'ai par contre trouvé le guitariste un peu léger. Certes, l'homme est un bon technicien qui maitrise son instrument et qui est capable de jouer de la "lap steel" mais il manquait, à mon sens, d'inspiration. Il eut fallu un virtuose qui puisse donner le change à Norah qui, de part sa maestria, écrasait son musicien. C'est dommage.
La qualité de la salle est encore une fois mise à l'honneur : le son est impeccable, même si nous sommes vraiment au fond du fond. Je me prend à rêver de salle de concert de grande ampleur avec une acoustique similaire... Les formations majeures ne voulant plus faire de tournées à dates multiples, cela serait quand même plus satisfaisant que le son pourrit des stades!
Norah changera d'instrument, jouant de la guitare et d'un synthé qui, a mon sens, desservait son talent. En conclusion, j'ai trouvé ce concert long et quelque peut répétitif. Hélène aussi, vu qu'elle m'a proposé de partir avant les rappels! Nous sommes néanmoins restés jusqu'au bout. Attention, rien à dire sur la qualité de la prestation ; ce n'est pas ma came, voilà tout. Nous sortons tranquillement en bénéficiant des expériences passées pour contourner la foule et prendre le pont. Cap sur le métro! Sur le quai, je vois un homme avec une setlist à la main (probablement demandée à un technicien à la fin du concert). Je lui demande à la prendre en photo, ce qu'il accepte volontiers!
Une belle soirée tout de même, différente de nos gouts habituels. J'ai bien aimé comme musique d'ambiance mais je ne garde pas un souvenir impérissable. Il est important de goûter, nul n'est forcé d'aimer!
Les concerts s'enchaînent ces dernières semaines. Après Kiss & Iron Maiden, nous allons ce soir à La Seine Musicale pour assister à la prestation du morceau d'histoire du rock qu'est Deep Purple.
Le groupe tourne quasiment en permanence et les occasions de les voir ont été nombreuses. Il ne s'agit cependant pas de mes gouts en particulier, sortis des titres phares.
Or, Hélène, encore elle, a eu la bonne idée de proposer cette soirée comme cadeau d'anniversaire pour mon (notre) beau père
Rendez-vous donc à la maison avec lui et ma mère après une journée de télétravail. Le temps de sauter dans un T-Shirt, de passer ma Battle Jacket et zou, nous mettons les voiles à bord de la Golf Cab. Nous arrivons vers 17h45 au parking proche de la Seine Musicale. Le temps d'en sortir, nous approchons la salle et faisons la queue devant une boutique officielle extérieure. C'est ma mère qui paye (j'ai rien pu faire). Je me suis fait cependant souffler le dernier médiator dédicacé de Roger Glover. Frustration.
Nous dinons rapidement (au Champagne!) au O 2 SCENES qui est tout à fait correct. Encore une fois, nous nous faisons voler l'addition ce qui n'est pas spécialement cool dans la mesure où nous étions supposés inviter. BREF.
Queue rapide, fouille et entrée dans la salle. Je vois qu'il reste des médiators à la boutique : quelques minutes plus tard je suis l'heureux propriétaire d'un exemplaire. Roger Glover est important pour moi, cette pièce sera un de mes trésor. Je n'étais pas bien grand quand Antenne 2 diffusait "Love Is All" comme interlude. Dire que c'était Dio au chant... Les grands noms du métal étaient déjà dans ma vie alors que je ne savais pas ce que c'était.
Nous allons nous installer en catégorie 1, centrée mais au fond. Ce sera toujours moins pire que La Defense Arena! Un peu de patience et c'est la première partie avec Stengah. Ce sont des français, de Lille, genre post metal. Pour expliquer le truc, j'ai trouvé une interview. Ma mère a fait un bond au premier coup de batterie! En résumé, c'est du post métal. Le batteur est le leader et ça s'entend. Très technique, arythmique... les deux grattes remplissent dans mélodie, la basse cogne basiquement et le chanteur est un hurleur gutural. 45 minutes de supplice.
Fin des hostilités, Hélène et moi allons ravitailler tout le monde en bouteilles d'eau. Il fait vraiment très chaud dans la salle. Les roadies mettent en place le set de Purple, musique d'intro, c'est parti.
Le son est très bon mais très fort. d'où je suis, je vois le compteur de dB qui s'envole parfois bien au delà des 100. Ne connaissant pas le groupe, du moins pas plus que ses énormes standards, je vois dérouler un show parfaitement millimétré, dont la setlist sans surprise fera la part belle à l'époque Mark II et leur célébrissime album "Machine Head" (1972). Je vous renvoie au lien Wiki ci-dessus pour les différentes périodes de la formation. C'est titanesque!
Toujours est-il que les "vieux" semble heureux d'être là et de jouer pour nous. Oui, on peut dire "vieux" je crois, quand le plus jeune a 67 ans et son ainé 76! Ils sont d'un dynamisme impressionnant, même si certains détails font "mal". Les mains de Don Airey ne semblent pas sure sur les claviers (même si le résultat est très bien!), la main tenant le micro de Ian Gillian tremble parfois...
"Lazy"
Le public est conquis, même s'il n'y a pas l'ambiance des grands soirs. Il est vrai que la Seine Musicale ne se prête pas vraiment à cela. Nous nommes très loin des chaudrons que peuvent être l'EM ou le Bataclan!
Fin du set avec le mythique "Smoke on the Water". Dire que nous devons cette chanson, ou du moins ses paroles, à l'incendiaire du Kurhaus à Montreux...
Viennent les "Encores"... Ils sont diablement bons. Je suis toujours sous le charme de la basse de Roger Glover et de la batterie de Ian Paice .
Voilà, nous retrouvons le chemin du parking. Un bon quart d'heure pour en sortir et ma "GTI" nous ramènera à la maison. Une bien bonne soirée au final, que notre invité a adoré et c'est l'essentiel!
La setlist :
1 - Highway Star
2 - Pictures of Home
3 - No Need to Shout
4 - Nothing at All
5 - Uncommon Man
6 - Lazy
7 - When a Blind Man Cries
8 - Throw My Bones
9 - Keyboard Solo
10 - Perfect Strangers
11 - Space Truckin'
12 - Smoke on the Water
Encore:
13 - Caught in the Act
14 - Wring That Neck
15 - Hush
16 - Bass Solo
17 - Black Night
Mon T-shirt, très classique et sans date de tournée (dommage)
Mais avec la petite broderie "officielle" !
Le T-shirt d'Hélène! Top classe aussi!
Des billets A4...
Le médiator et la dédicace de Roger Glover.
Love is All!
Edit : Steve Morse a quitté le groupe à cause des soucis de santé de son épouse. Cela faisait 25 ans pour lui. Une vie avec Deep Purple. Nous aurons donc vu l'un de ses dernier show.
Edit 2 du 09/09/2022 : j'ai enfin cousu le patch sur ma veste!
C'est à la Seine Musicale que nous avons rendez-vous, ce soir. Hélène et moi avons eu un dimanche techniquement compliqué où se sont mêlés une grève des transports, une exposition sur le "Greco", un déjeuner mémorable dans une brasserie parisienne et nos retrouvailles avec David pour qui Dream Theater compte presque autant qu'Iron Maiden.
Nous arrivons donc en tram, passablement éméchés, pour retrouver notre ami qui lui est venu de sa province en voiture faute de train. Il ne restera donc pas chez nous le soir, devant rentrer dans la foulée.
Etants en avance, nous allons nous attabler à "La Terrasse".
Nous tuons le temps à coup de discussions autour de frites, de coca et de bière avant de nous diriger vers la salle. C'est un public de connaisseur, plutôt masculin quadra qui se presse pour entrer. Nous sommes pile à l'heure, juste le temps de passer au merchandising. Nous prendrons évidemment des T-Shirts mais renoncerons au vinyle à 60€. Nan mais non quoi... 60...
Bref.
Nous entrons tous les trois dans cette magnifique salle de la Seine Musicale. Cette fois nous serons en première catégorie, bien centrés, juste derrière les platines. C'est pratique, de là où nous sommes nous pouvons voir le Db-mètre : il oscillera entre 95 et 105 durant la soirée avec des pointes à 110. Je vais aussi en profiter pour voir si celui de mon smartphone est juste... en fait non, et de beaucoup.
Démarrage du show quasiment à la seconde prévue! Il n'y a, evidemment, pas de première partie... en fait si, c'est DT qui fait sa propre première partie! Une quasi première heure sera donc consacrée à leur nouvel album. J'avoue, je ne l'ai pas écouté. Vu l'échantillon, c'est du métal, c'est progressif, c'est léché et appliqué... c'est donc bien eux!
Le reproche que je pourrais leur faire c'est de ne pas "sortir" de leur répertoire. Ils sont DT, ils font du DT, ils s'étalent sur du DT... Là ou Iron Maiden se renouvelle quasi perpétuellement, produisant de nouveaux albums contenant de véritables pépites voir des hymnes, semblant plonger les mains dans un tonneau génialement inépuisable, DT se rebrode un canevas déjà bien chargé, presque sans intérêt.
Voici donc la pause, le temps pour nous d'aller faire la "vidange". L'escalier étant près des platine, j'en profite pour m'extasier sur le matériel. Mention spéciale à la malle de Carlos!
Retour en scène de nos artistes, cette fois pour la bonne cause: Dream Theater, c'est un concept album mythique, encensé par la critique à sa sortie. Leur rock/métal progressif a été influencé par nombre de formations (comme les Pink Floyd) et cette galette en est l’archétype. Ce soir nous en auront l'interprétation exhaustive! Un peu comme un "The Wall", "Metropolis Pt. 2: Scenes from a Memory " raconte une longue histoire pas très drôle que je vous laisse découvrir ici.
La setlist avance, la soirée aussi. Sur l'écran géant défilent les images d'un film animé illustrant l'histoire complexe qui se joue. Le son est enivrant, grisant... on sent une nette différence de présence entre cette interprétation et la première partie, tellement plus "vide".
les artistes s'amusent, ils sont dans leur domaine, dans ce qu'ils aiment, dans leur tripes, au fond de leur art. C'est fort, puissant... et tellement mélancolique en même temps! Fin de l'album, fondu au noir. Un dernier titre du nouvel album en guise de rappel. DT salue le public... presque 3h de spectacle (entracte comprise). la salle est debout, ils le méritent bien.
Je suis mitigé en conclusion. La nouveauté ne paye pas en ce qui les concerne. L'album d'il y a 20 ans fonctionne nettement mieux que les composition récente. James (Kevin) LaBrie n'a toujours pas retrouvé sa voix... C'est sur, c'est une super expérience.... j'aurais juste voulu la vivre il y a 20 ou 25 ans. Le groupe semble jeune et pourtant il s'est formé en 1985... les membres étaient vraiment jeunes à ce moment là!
Comme David et moi, Hélène a préféré la deuxième partie. Elle n'avais quasiment jamais écouté DT avant (juste un peu par dessus mon épaule).
Je ne pense pas retourner les écouter. C'était ma troisième fois, et cela va bien comme ça. To be or not to be?
Un bout de "A Nightmare to Remember"
(Titre de 2009)
"The spirit carry on"
(On sent bien le coté Pink Floyd)
Setlist :
Atlas (Instrumental Alt Nick Phoenix & Thomas J. Bergersen song)
Act 1:
1 - Untethered Angel
2 - A Nightmare to Remember
3 - Paralyzed
4 - Barstool Warrior
5 - In the Presence of Enemies, Part I
6 - Pale Blue Dot
Act 2 (Metropolis, Part 2: Scenes From a Memory):
7 - Act I: Scene One: Regression
8 - Act I: Scene Two: I. Overture 1928
9 - Act I: Scene Two: II. Strange Déjà Vu
10 - Act I: Scene Three: I. Through My Words
11 - Act I: Scene Three: II. Fatal Tragedy
12 - Act I: Scene Four: Beyond This Life
13 - Act I: Scene Five: Through Her Eyes
14 - Act II: Scene Six: Home
15 - Act II: Scene Seven: I. The Dance of Eternity
16 - Act II: Scene Seven: II. One Last Time
17 - Act II: Scene Eight: The Spirit Carries On
18 - Act II: Scene Nine: Finally Free
5 mois de pause... c'était long! Retour à la musique ce soir, dans une salle que nous ne connaissons pas : La Seine Musicale.
Le hasard a voulu que nous soyons 3 collègues du même bureau à aller voir ce show. Le rendez-vous before est donc donné à "La Terrasse". Hélène et moi arrivons en premier et nous installons autour d'une grande table ronde entre deux ours blancs et un babyfoot.
Surprise, y'a de la Duvel et du Colombelle. Nous y ajoutons un cornet de frites et commençons à grignoter. Aude nous rejoins, accompagné de son chéri Benoit. Ils commandent à leur tour et nous discutons en attendant Ismaël et sa future épouse. Il nous rejoindra mais pas elle, trop en retard.
Notre petit brunch expédié, nous nous pressons vers la salle. Les contrôles sont cool, pas de fouille au corps ni de portique, nous rentrons, ouf. Passage rapide au bar pour prendre quelques chips et un verre de vin et nous pénétrons dans la salle.
C'est Thomas Kahn qui ouvre ce soir. Nous assistons à la fin de son set. Il joue seul en scène guitare et chant, style soul. ça a l'air propre mais pas de jugement possible sur les quelques notes que nous entendons. Vu que ce n'est pas du tout mon genre, je ne pousserai pas jusqu'à aller écouter ses œuvres, il y a tant et tant déjà sur la liste... C'est donc l'entracte, 20 minutes.
La salle de la Seine Musicale est magnifique. Elle est construite pour l’acoustique, cela se voit et s'entend. La capacité maximale est de 6000 places, ce qui est "petit" à l'heure actuelle.
Nous sommes placés sur le coté droit en catégorie 2. Malgré cela, l'angle de vision reste bon et le son excellent! L'expérience a donc commencé... la Dire Straits Experience!
Etonnement, l'ouverture se fait sur Telegraph Road. Morceau fleuve et pièce de choix de la discographie de Dire Straits.... L'interprétation est impeccable, bien que le tempo soit un peu rapide. Quitte à pinailler, je pense qu'il y avait un peu trop de basses.
Il n'y a pas si longtemps, Hélène et moi sommes allé voir Telegraph Road justement. Comme ce soir, il s'agissait d'un Cover Band mais cette fois le groupe est une entreprise de Chris White, Saxophoniste des deux derniers tours du groupe original. Excellent musicien, ce dernier a également joué avec le NYJO, mais aussi France Gall, Tom Jones, Brian Ferry... il était à Wembley avec Dire Straits pour le Live Aid et le Nelson Mandela 70th Birthday Tribute... Et a loupé de tourner avec les Pink Floyd à cause d'un accident de moto, ce qui veut dire que j'aurais du l'entendre ce jour là!
Ayant rejoué avec les Straits (autre cover band comptant Alan Clark, qu'on ne présente plus) son idée était de faire revivre l'esprit du groupe à travers ses plus grand hits... et la sélection parmi ces derniers est rude!
Evidemment, il n'est pas seul sur scène ce soir (même s'il donne l'impression d'être le centre de l'attention) et si Terence Reis est un guitariste aussi extraordinaire qu'inconnu, Chris Witten lui joue un répertoire qu'il connait bien. L'ensemble est plus que cohérent et produit un son fidèle à l'original que cela soit dans le ton ou l'interprétation à la note près. Il est dommage que la balance laisse une part trop belle au saxo. Même s'il s'agit de son groupe, sa tonalité écrase la strat' solo qui est la star du Dire Straits d'origine. Le temps passe et les titres se succèdent, sur un tempo toujours trop rapide à mon goût. La couleur globale est étonnement plus proche d'Alchemy (1984, sans Chris White) que d'On The Night (1993). C'est propre et vraiment sans bavure, sans pain ; ce n'est plus un cover, c'est un véritable hommage religieux. J'avoue que certains titres m'ont arraché une larme (Romeo & Juliet, Tunnel Of Love, Brothers In Arms...) et Hélène a eu sa préférée (Your Latest Trick). Un changement de setlist m'a privé d'une de mes favorite (Where do you think you're going? au profit de Six blade Knife), dommage mais j'en ferais pas un drame.
Durant une pause, Chris White présente ses musiciens. Big Up to MICHEL !!!!
Les balades se terminent, voici le monumental Sultans of swing. toujours trop rapide, toujours trop de saxo, ce qui laisse un petite amertume. La perfection était proche!
Courte pause et nous repartons sur le deuxième incontournable : Money For Nothing.
C'est toujours très propre même si raccourci. Local hero, toujours la même nostalgie. La salle est debout depuis une bonne demie heure.
La Setlist :
1 - Telegraph Road (Dire Straits cover)
2 - Walk of Life (Dire Straits cover)
3 - Romeo and Juliet (Dire Straits cover)
4 - Tunnel of Love (Dire Straits cover)
5 - Your Latest Trick (Dire Straits cover)
6 - The Man's Too Strong (Dire Straits cover)
7 - Expresso Love (Dire Straits cover)
8 - So Far Away (Dire Straits cover)
9 - Private Investigations (Dire Straits cover)
10 - Why Worry (Dire Straits cover)
11 - Six Blade Knife (Dire Straits cover)
12 - Once Upon a Time in the West (Dire Straits cover)
13 - Two Young Lovers (Dire Straits cover)
14 - On Every Street (Dire Straits cover)
15 - Brothers in Arms (Dire Straits cover)
16 - Sultans of Swing (Dire Straits cover)
Encore:
17 - Money for Nothing (Dire Straits cover)
18 - Going Home: Theme of the Local Hero (Mark Knopfler cover)
J'ai capté deux chansons. J'ai délibérément pris des titres moins connus, ce qui est relatif quand on parle de Dire Straits :
So Far Away
On Every Streets
Voilà, retour en vitesse par la ligne 9. Ismaël et sa chérie nous retrouvent par hasard dans un wagon. Le trajet semble long sur la L, la nuit sera courte, on bosse demain... tout à l'heure.
L'expérience mérite d'être vécue même si rien ne pourra remplacer le groupe original. Mark Knopfler ayant fait ses adieux à la scène, il ne reste que les cover bands passionnés pour faire revivre en live cette musique si romantique. Pourquoi ne pas aller en écouter d'autres? Ils sont tous, quelque part, en accord avec les paroles de Mark :
And then the man, he steps right up to the microphone.