lundi 8 juillet 2019

WALK OFF THE EARTH : Marche avant, toute!

Je n'ai plus l'initiative exclusif des spectacles et c'est nouveau pour moi. Dans ma vie d'avant si je ne proposait pas, il ne se passait rien. D'ailleurs il ne se passait pas grand chose non plus quand je proposais quelque-chose... Bref, c'est Hélène qui invite ce soir pour un truc qui lui tient à cœur : Walk Off The Earth


Ne brûlons pas les étape : nous nous retrouvons à St Lazare, les enfants ayant été confiés aux bons soins de Justine, leur nounou du mercredi. Nous avons une nouvelle institution: le passage par le Café Caumartin. C'est un bar d'alcoolique un peu déjanté dans la bonne lignée Rock n' Roll, à deux pas de l'Olympia. Les roadies y ont leurs habitudes, la déco est terrible (y'a même un sticker Aldebert!), le vin superbe, l'ambiance au top... Nous prenons un verre avant de nous diriger vers un des nombreux restaurant asiatique du quartier afin de pouvoir attaquer le spectacle le ventre plein.  Nous arrivons juste à l'heure pour la première partie. Comme d'habitude nous dévalisons le stand des T-Shirts avant de rentrer en fosse.


C'est SOREN LYANN, qui est en scène. Je ne vais pas y aller par quatre chemins. Le garçon se définit comme un artiste de comptoir... Et bien c'est résumé : un héros de bistrot. Auteur, compositeur, musicien sans un style plutôt folk-rock... Ses textes sont simplement mauvais... fautes de rimes, de pas... Sa musique est simpliste et sa technique, disons poliment pauvre. Si je n'avais pas vu autant de shows, je ne me permettrait pas un tel abattage en règle. Certes, il y a (bien) pire au niveau musical... J'ai des copains qui se débrouillent mieux, qui font de la scène et qui n'ont pas la prétention de faire l'Olympia. En résumé, l'individu a eu la chance d'avoir un public un peu naïf, totalement bienveillant et n'attendant qu'une chose : le main show.

Le décor étant en place, l'intervention des techniciens est courte. 20 minutes d'entracte, et nous nous amusons devant la vidéo de pré-show de Walk of the Earth. Il s'agit d'un groupe de rock canadien fondé en 2006, qui a acquis sa notoriété sur Youtube (à l'instar de Steve 'n Seagull). Avec 3,6 millions d'abonnés à leur chaîne et plus de 870 millions de vues, leur popularité est planétaire même si leur tournée hors Canada est très concise. Les voir à Paris est donc exceptionnel et c'est pourquoi Hélène a bondit sur l'occasion.

Nous n'avons malheureusement pas de place assise, ce qui devient désagréable avec le temps. Nous ne somment pas vieux mais plus le temps avance et plus nous aimons le confort. La vidéo (montrant une poursuite en voiture délirante à la mode Fast n' Furious) touche à sa fin et les musiciens entrent en scène, en semblant enchaîner sur le scénario. D'entrée de jeu, ils sont énormes d'énergie, courants, dansants tout en jouant et chantant!

Leur "truc" c'est de jouer d'instruments originaux en plus des guitares, batterie et claviers "normaux",  on a donc des ukulélés, Kazoo,  Glockenspiel, xylophones, cuivres  mais aussi des percussions exotiques de tout bord, Boomwhackers, guitare mutante pour 4 musiciens... Je mets une capture studio car ma photo concert n'est pas réussie. A noter qu'elle montre le "Beard Guy" (mec à barbe); j'y reviendrai.

La performance est absolument impressionnante. Le groupe, très polyvalents, change d'instruments en permanence que ce soit entre les titres ou pendant ces derniers! il y a même un jeu de jonglerie avec les tech's qui rattrapent les guitares jetées en l'air avec force durant tout le concert! Le show est superbe, les lights parfaites, le son absolument idéal. Evidemment, nous ne connaissons pas trop le répertoire où vont se mêler reprises (Maroon 5, Queen, Miley Cyrus...) et Medley's originaux. Le public, pour une bonne part fan des artistes, est chaud bouillant et l'ambiance est donc assurée!

Des musiciens de session appuient le groupe principal dont il ne reste que 4 membre. En effet, le mec à barbe dont je parlais plus haut est décédé fin décembre 2018 ce qui a porte un coup visible à la formation. Charismatique et décrit comme adorable, Mike Taylor est visiblement regretté par les autres membres. L'hommage qu'ils lui rendront en parlant de lui puis en illuminant son poste en scène et en diffusant une vidéo entière le montrant jouer le "Bohemian Rhapsody" de Queen tout en l’accompagnant dans une espèce de playback post-mortem était touchant. 

Nous arrivons aux rappels et Hélène est fatiguée et a son compte pour ce soir. Nous sortons donc du mythique et luxueux Olympia pour rejoindre à pied notre gare habituelle. Nous repassons devant le Café Caumartin et sommes salués par la patronne... Ambiance top cool pour cette soirée drôle et enjouée.

WOTE est ce que je nomme un groupe 2.0:
Il est formé d'Internet et pour l'Internet mais comme la majorité des véritables Bloggers/Vloggers, il a besoin de l'IRL pour vivre. Le virtuel a ses limites, surtout avec la musique et la rencontre avec le public est une nécessité. Le partage "live" ne peut être remplacé et WOTE l'a bien compris en se transcendant d'énergie sur scène. Ce sont de formidables techniciens, de géniaux shomen/women et leur sensibilité ainsi que leur plaisir est une bénédiction pour leurs followers. Allez les voir, ils le méritent!


Un petit extrait...



... et un autre


La Setlist pour mémoire :

1 - Fire in My Soul
2 - Fifth Avenue
3 - Corner of Queen
4 - Hey Ya! (OutKast cover)
5 - Alright
6 - Teenage Dirtbag (Wheatus cover)
7 - Somebody That I Used to Know / Stand by Me / Come on Eileen / Wouldn't It Be Nice / Shape of You / No Scrubs / No Diggity / Closer / Royals / Hello
8 - Taekwondo
9 - Rise (Jonas Blue cover)
10 - Mike's Song
11 - Home We'll Go
12 - Girls Like You (Maroon 5 cover)
13 - Red Hands
14 - No Brainer / In My Feelings / Irreplaceable / Party in the U.S.A. / Roar / Rich Girl / Hips Don't Lie by Walk off the Earth
15 - Bohemian Rhapsody (Queen cover)
16 - Sing It All Away

Encore:
17 - Gang of Rhythm
18 - Hold On (The Break)
19 - Rule the World

Encore 2:
20 - R.E.V.O.



Nos vrais billets de L'OLYMPIA, achetés à L'OLYMPIA et photographiés à L'OLYMPIA dans la pochette de l'OLYMPIA!



Le T-shirt de la fille...



Et celui (manches longues) du garçon!

vendredi 28 juin 2019

RAMMSTEIN : Trop et trop peu ?!?

C'est mon troisième RAMMSTEIN. Ayant manqué la tournée "Made in Germany" de 2012 pour une sombre raison de radinerie vis à vis du prix des places, j'ai cette fois mis les  moyens pour profiter un maximum de l’événement. J'ai pris de Catégorie 1 et... ce n’était peut-être pas la meilleure idée...
Impressionné par la date 2009, frustré donc par le non date de 2012, re-frustré par celle de 2016, j'attendais beaucoup de 2019. j'attendais...

Tout commence plutôt bien : les enfants sont gardés, Hélène a fait les casses-croûtes et nous savons que la SNCF coupera notre ligne de train pour travaux, donc j'ai booké un parking à La Défense,
Il fait beau et nous traversons l'esplanade au milieu de myriades de métaleux. Nous nous trouvons un petit coin pour dîner et nous retrouvons la bande (Jean-luc, Sindy, David....) devant l'Arena.

Le placement étant pourrit du à la difficulté d'avoir des places, nous les quittons rapidement pour aller nous installer tranquillement. Nous entrons donc après les contrôles, une remise de briquets  et montons un interminable escalier. Première déception: dans la coursive du haut le stand T-shirts est réduit à son strict minimum. J'achète donc celui de la date parisienne, bien austère, le "Diamant" pour fille ainsi que le porte badges et le pin's. Avec difficultés, nous trouvons nos places... ou plutôt nous constatons qu'elles sont fort éloignées l'une de l'autre (ça je le savait) mais placées en plein milieu du bloc! Et oui, à l'Arena, les places n°1 ne sont pas en bout de rang. Nous squattons donc en attendant car vu le bazar, il y a fort à parier que nous aurons de meilleures places disponibles. Ce sera le cas et avec un peu de négociation (MERCI à l'ensemble du rang 51 et au monsieur de chez Carrefour!) j'arrive à avoir deux places cote à cote en bout de rang.


Rammstein n'est plus à présenter. Je ne le ferais donc pas d'autant plus que j'en ai déjà parlé sur ce blog. Cela fait plus de 10 ans maintenant que je les écoute et leur maestria me bluffe toujours.
Nous sommes vraiment bien placés, presque en plein milieu. La salle finit de se remplir et c'est le premier fondu au noir pour attaquer la première partie qui se jouera sur une petite scène dite "B" placée en pleine fosse, sur la gauche.

Elle est assurée par Duo Jatekok. Que dire si ce n'est que ces deux pianistes jouent du Rammstein au piano et que c'est gentillet? Le public chante, l'ambiance est bonne. Voici un petit extrait histoire de se faire une idée :




C'est déjà l'entracte et nous allons entamer le gros morceau. Fondu de lumière et...

Et je ne peux que dire ce qui doit l'être : le son est terriblement trop fort, même pour un malentendant comme moi! Hélène et moi nous équipons donc de bouchons: classiques pour elle, Audiotech pour moi. La balance est mauvaise et ce qui devait être un bon moment tourne au supplice, certains riffs étant à peine reconnaissables tant le son est saturé! Je jure contre les ingénieurs du son... Échangeant avec David, celui-ci ressent la même chose. 

Cela gâche complètement le spectacle car le show est lui absolument superbe. Les moyens sont énormes, les lumières fabuleuses, les pyrotechnies hallucinantes... mais.... il y a encore un mais....  A force de lance-flammes, la salle est envahie d'une fumée grise qui peine à retomber. Tellement que nous ne distinguerons plus les artistes lors des derniers titres! C'est encore une fois dommage au vu des moyens engagés. Je pense que ce spectacle a été conçu pour les stades extérieurs et aurait du être revu ici.

Certes les spectateurs en fosse n'ont pas du ressentir ce problème et peu-être moins souffrir du son dans la mesure ou il y avait des enceintes intermédiaires pour le fond de salle qu'ils ne subissaient pas... il n’empêche qu'au prix des places dans cette catégorie, j'attendais quelques chose d'irréprochable. Le spectacle nous a donc paru fort long au regard de ces désagréments... Petit intermède plus potable, le groupe se déplace sur la scène B pour jouer "Engel" avec les deux pianistes. Avec la voix de Till c'est certes mieux mais bon... le reste du contexte a flanqué le bad mood....  Nous arrivons à la fin d'une setlist pourtant généreuse, donnant évidemment une belle part au nouvel album. C'est vraiment gâché (je me répète).


Pourtant ce n'est pas le concert qui est à ériger comme pires moment de la soirée! Sortir du bâtiment a été un calvaire. Impossible de retrouver les amis, et nous mettons 45mn à rejoindre le parking (15mn à l'aller). Il nous faudra encore 35 minutes pour nous extraire de ce dernier dont les sorties complètement saturées ne sont pas dimensionnées pour un tel événement!  

Nous avions goutté à l'Arena pour Roger Waters. L'expérience n'avait pas été extraordinaire. Je crois que cette fois nous sommes vaccinés. A moins d'un artiste vraiment vraiment "obligatoire" nous n'y retournerons pas, tant l'expérience fut dégoûtante (je crois que c'est le mot le plus approprié).  les artistes furent parfait mais c'est tout ce qui gravite autour qui a péché : réglages, logistique...
Donc bon... Rammstein, j'adore toujours... et je suis toujours autant frustré!


La setlist

Intro: Music for the Royal Fireworks (George Frideric Handel song)

A Stage:
01 - Was ich liebe
02 - Links 2-3-4
03 - Tattoo
04 - Sehnsucht
05 - Zeig dich
06 - Mein Herz brennt
07 - Puppe
08 - Heirate mich
09 - Diamant
10 - Deutschland
11 - Radio
13 - Mein Teil
14 - Du hast
15 - Sonne
16 - Ohne dich

B Stage
17 - Engel (piano version with Duo Jatekok)

Encore:
18 - Ausländer
19 - Du riechst so gut
20 - Pussy

Encore 2:
21 - Rammstein
22 - Ich will

Outro:
Sonne (Piano version)


Quelques captures (son pourrit) :

Mein Hertz Brennt (Extrait)


Mein Teil (Extrait)
Till brûle Flake au lance-flammes!

Du Hast (Extrait)


Sonne (Extrait)


Ohne Dich (Extrait)
La mer de briquets, distribués avant le spectacle...







Les places, y compris le parking...




Pin's & collier à badge




Et les T-shirts!

lundi 17 juin 2019

MARK KNOPFLER : Going Home.

J'ai déjà du écrire ici que la vie est pleine de surprise, que les merveilles inattendues se cachent au détour d'un regard, que bla-bla, bla-bla on peut pas imaginer les "effets papillon" de certaines décisions, etc...
La musique est importante pour moi et j'aime partager ces sensations, ces frissons, cette forme de satisfaction jubilatoire. Hier soir je pense avoir grimpé une sorte de Kilimandjaro dans ce domaine en compagnie de mon Hélène. Je ne m'avance pas trop en affirmant qu'elle ne me contredira pas.

Les rendez-vous à Bercy (J'y arriverai pas) l'AccorHotels Arena se ressemblent : Arrivée sur place, installation au fond du Chambertin, pichet de rosé et frites en attendant les retardataires. Cette fois, Hélène et moi attendons son amie Cricri. Nous évaporons un premier "50" de Cinsault avant de dîner d'un tartare, arrosé d'un deuxième pichet.

Je donne décidément une bonne note à ce café - restaurant - brasserie - je sais pas quoi comment le qualifier... Bon, c'est écrit café dessus mais c'est bien plus dedans. Bref. Les frites sont maison, servies brûlantes; le vin est correct et pas trop cher pour l'emplacement; le patron diffuser la musique du groupe en concert le soir même... Bref, c'est vraiment un "Before" absolument parfait. Nous terminons nos assiettes tranquillement en échangeant sur le line-up du Hellfest auquel Cricri va participer. Il y a du lourd et beaucoup de groupes attirent mon attention. On ira un jour...

Hélène nous invite et nous nous dirigeons vers l'entrée. Il y a de la queue et arrivé à la vérification des billets nous sommes redirigés vers un autre point de contrôle pour accéder à "la fosse" (qui n'en est pas une).

Nouvelle queue donc, avant d'accéder au rez-de-chaussée de la salle. Ce qui est sympa à cet endroit c'est que la boutique est vraiment grande et facile d'accès. Bon, c'est vrai que ce n'est pas la ruée sur les goodies ce soir. Nous emportons les T-shirts de la tournée, fille et garçon puisqu'Hélène suit régulièrement mon rituel à présent. Merci à elle, j'ai eu un beau cadeau ce soir.

Nous entrons dans le chaudron obscur et passons par le flanc gauche pour trouver nos places au rang 35. C'est la première fois pour nous que nous serons assis en fauteuil dans la fosse. j'aurais tendance à dire que c'est normal vu le public de "vieux" mais j'y reviendrais. La première partie a déjà commencé. C'est un jeune guitariste qui nous joue un blues très intimiste, seul en scène avec sa guitare. Il nous quittera en nous remerciant mais sans se nommer, ce qui n'est pas forcément la meilleure méthode pour profiter de la notoriété de l"événement vu qu'il n'est pas mentionné nulle part. Après une recherche poussée, j'ai fini par l'identifier grâce au programme du "Royal Albert All".
Il s'agit de Juke Ross, dont l'insignifiance sur les réseaux semble en accord avec sa volonté scénique de ne pas exister. Bon, il joue et chante proprement mais dire qu'il est chiant est un euphémisme poli.

30 minutes d'entracte, le temps de... de rien en fait puisque la scène est déjà prête! il a suffit de débarrasser le micro de l'autre mou pour préparer le set à venir.

Nous patientons et la salle est enfin plongée dans le noir. C'est un vieil homme qui parait sur scène, portant de grosses lunettes et accompagné de pas moins de 9 musiciens. Le concert commence et nous avons de la peine à voir Mark Knopfler ainsi.

A presque 70 ans, celui qui se surnomme lui même "Old Grand Dad" a bien du mal à se mouvoir et même à parler lorsque, entre deux titres, il s'adressera un peu plus longtemps à nous.

Après les premiers titres, il est installé sur une chaise haute qui dramatise à mon sens encore plus le contexte. Essouflé, il nous raconte ses histoires, son histoire quand à 16 ans, il faisant de l'autostop avec sa guitare le soir du 25 décembre. C'est sa tournée d'adieu, il l'a annoncé... Mark nous présente ses musiciens, non sans humour (il placera quelques répliques amusantes tout au long du spectacle). Guy Fletcher (qui l'accompagne depuis l'apogée de Dire Straits) est de la soirée, passant de la guitare aux claviers. Ajoutons à cela un autre clavier, un batteur, un percussionniste, une basse, deux autres guitares, un saxo et une flute et nous avons un bien bel orchestre pour soutenir notre tête d'affiche.

Visiblement usé, celui qui a joué avec Chet Atkins et Tommy Emmanuel ne semble plus capable de ses irrésistibles envolées techniques qui ont fait sa réputation depuis plus de 40 ans. Nous n'avons pas l'impression qu'il s'agit du même homme à la fois sur mon vieux T-Shirt, sur le nouveau et sur scène... Et pourtant...
Jouant sur un répertoire plus lent, s'appuyant parfaitement sur un orchestre irréprochable, Mark Knopfler va conquerir sans conteste une salle remplie à guichet fermés. Il retracera sa carrière post Dire Straits en en extrayant les points marquants car la majorité est là mais nous donnera une bonne proportion de titres de son ancien groupe.

Je confesse avoir pleuré sur plusieurs titres car l'émotion, 27 ans après l'avoir entendu en ces mêmes murs, était trop forte. Oui, je n'avais jamais rêvé d'entendre "Once Upon A Time In The West" en live, de sa main... Oui, j'ai sombré dans une nostalgie terrible pendant "Romeo & Juliet", même si je l'avais déjà ré-entendu en 2005. Oui, mon Hélène a pleuré à son tour pour "Your Latest Trick" qui est et restera sans doute sa préférée...

C'était la dernière fois et notre hôte ne pouvais partir sans envoyer l'un de ses très grand succès. La salle exultera donc pour "Money For Nothing", rare titre écrit en collaboration (avec Sting) et aux accents plus saturés (guitaristiquement parlant).

Le public s'est en parti déplacé devant la scène, créant une "vraie" fosse et ce au grand dam des spectateurs du fond. L'ambiance, soudainement plus "jeune", s'est propagée dans la salle (certes raisonnablement). Jusqu'ici le public était plutôt passif et la fin du concert montrera que ce n'était pas un fin en soit (sans aller jusqu'au pogo, on s'entend).


Nous continuons avec Dire Straits, période "Brother in Arms" avec le titre éponyme. L'interprétation de Mark est parfaite vu ses moyens, toute en rondeur, en sentiment...

Je verse encore une larme, j'ai 17 ans... non... 14.... Je viens d'avoir l'album... non... je me revois devant la télé, chez un copain, regarder la VHS avec le clip au crayonné...

Et la salle chante, et les gens font une nuit étoilée avec leurs téléphones... Tout le monde vit la musique, je le filme un peu, c'est magnifique.



Deux heures se sont évaporées et les "encores" touchent à leur fin. Bien évidement le vieux maître entame "Local Hero", encore une fois magnifiquement servi par ses accompagnants.

Je retourne encore vers le futur de mes 17 ans, et je crois que le public aussi, quel que soit leur age à l'époque. La flûte, le saxo, la guitare, les réponses musicales si tendres au début avant le crescendo et le rythme de la mélodie presque andine.

C'est un déchaînement d'applaudissements, espérant en vain un nouveau rappel qui gronde dans la salle.

Mark et sa bande saluent le public une dernière fois puis s'efface pour de bon. La lumière est rallumée, nous sortons. Cricri est ravie, Hélène et moi totalement sous le choc. Hélène l'a vu lors de plusieurs ses tournées solo, elle ne sait plus combien (de l'avantage de tenir ce blog). Nous avons donc vécu la dernière ensemble, après avoir eu le cover band l'an passé. Nous nous posons des questions sur l'état de santé de l'artiste, qui nous semble disproportionné vis à vis de son âge pas si avancé finalement. Est-il malade? A-t-il voulu donner, à travers cette tournée marathon, un dernier bonheur à son public? Nous ne le sauront pas, du moins pas tout de suite. Nous avons constaté que son plus grand classique, le merveilleux et ultra technique "Sultans of Swing" n'avait pas été joué ce soir. Peut-être n'en est-il plus capable?

Je ne peux donc pas vous conseiller d'aller voir Mark Knopfler en concert : soit, heureux élus, vous avez des places pour les quelques dates restantes et déjà complètes, soit vous ne pourrez vous retrancher que sur les enregistrements existants parmi lesquels je ne peux que vous indiquer le généralissime pirate enregistré à Basel en 1992 (mais je crois que je radote).

La setlist :

01 - Why Aye Man
02 - Corned Beef City
03 - Sailing to Philadelphia
04 - Once Upon a Time in the West (Dire Straits)
05 - Romeo and Juliet (Dire Straits)
06 - My Bacon Roll
07 - Matchstick Man
08 - Done With Bonaparte
09 - Heart Full of Holes
10 - She's Gone
11 - Your Latest Trick (Dire Straits)
12 - Postcards From Paraguay
13 - On Every Street (Dire Straits)
14 - Speedway at Nazareth

Encore:
15 - Money for Nothing (Dire Straits)

Encore 2:
16 - Brothers in Arms (Dire Straits)
17 - Going Home (Theme from Local Hero)



Nos T-Shirts...


Avec les dates et villes habituelles.


 
Et les billets "pour de faux" de la Fnac.


Une petite dédicace au couple un peu plus âgé que nous avec qui nous avons fait le (long) voyage retour (à cause des travaux sur la 14 et la J). Nous étions à quelques rangs d'écart, nous ne nous sommes parlés que quelques instants en arrivant à la gare; Bonne continuation! 

Encore un grand merci Monsieur Knopfler pour toutes ces années. Nous continuerons à écouter vos enregistrements.


mercredi 10 avril 2019

AVANTASIA : C'est l'histoire d'un mec...

Après presque 3 mois sans concert, c'est avec une certaine impatience que je me dirige vers l'Olympia en compagnie de mon Hélène. Apéro dans un bar proche, dîner rapide au japonais et nous entrons dans la salle après nous être faits palper par les habituelles équipes de sécurité. Passage obligatoire au stand T-Shirts : pour la première fois nous faisons le choix du même motif! Il faut dire que la pochette de l'album est drôlement belle!

Mais qu'est-ce qu'Avantasia? Quid de Moonglow? et pourquoi on est là, dans ce hall mythique, au milieu de métaleux de tout âges ?(spécial dédicace aux deux vieux en treillis camo et T-Shirt "PowerWolf", ça m'a rappelé des souvenirs, j'ai bien ri!)
Il me semble que l'histoire commence dans un autre monde, quand mon ami David m'a parlé de Edguy en 2006. Nous étions allé les voir à l'époque et j'en ai gardé un excellent souvenir. J'ai voulu les revoir en 2009 mais un triste événement m'en a empêché. Les relations humaines sont telles que parfois, on a l'impression que l'on a vécu dans la peau d'un autre. Bref. Pour David et pour moi, l'eau a bien coulé sous les ponts. Bisous si tu me lis, mon ami.


Revenons à nos moutons. Avantasia est à l'origine un side project de Tobbias Sammet, le leader de Edguy. Tobbias est un artiste particulier, énergique, passionné. Très jeune, il a dédié sa vie à la musique et au métal en particulier et a sorti un premier album à... 17 ans. Il suffit de le voir en scène pour en être convaincu tant il semble né pour cela, bouillonnant qu'il est de présence et de facilité. Avantasia est un concept qu'il a entamé en 2001; l'idée est de raconter une histoire à travers un concept album, sur le thème du "métal opéra" et de le retranscrire sur scène. La particularité de l'exercice est que Tobbias y invite nombre de ses amis parmi renommés et qui jouent ou ont joué dans des formations comme GammarayHelloween, Angra, Within Temptation, Alice Cooper, Scorpions, Kiss,  Yngwee Malmsteen, Mr Big, Twisted Sisters, Nightwish et d'autres que j'oublie. avec les années, Avantasia a eu du succès ce qui a entraîné Tobbias à renouveler l'expérience. Ce soir nous verrons le concert promotionnel du 8e opus : Moonglow.

Nous sommes pile à l'heure pour le début du spectacle. Pas de première partie à proprement parler mais un DJ métaleux (si, si, ça existe!) qui va nous chauffer durant 25 minutes avec une sélection de titres d'Helloween, Iron Savior, Ghost ou Rhapsody. Je dois dire que l'expérience était atypique et pas désagréable. Nous sommes au milieu de la fosse et le son y est correct, sans plus.

20 minutes de pause, nous sommes gratifiés d'une séquence classique qui montre merveilleusement la manière qu'à le métal de se marier parfaitement avec la musique symphonique, tant en vitesse qu'en précision et puissance. Le rideau tombe et et nous voici projetés directement dans le vif du sujet avec une attaque tonitruante de la formation. Décor superbe, musiciens en verve, public de fans... La seule déconvenue vient de la qualité sonore plus que perfectible. Je l'explique par le positionnement des platines sur le coté à droite de la scène ; les réglages ne peuvent ainsi pas être faits au cœur du public.
Comme attendu, nous sommes en présence de power/speed métal, très mélodique à tendance symphonique. L'exécution est propre et il est vraiment dommage que la balance ne soit pas bien étagée; les vocals sont bien mais il y a trop de batterie au détriment des guitares.
Tobbias commence le concert seul mais comme dans les albums il sera bien vite rejoint par certaines célébrités du milieu ainsi que par ses propres musiciens (pour palier aux absences de certains). Nous aurons donc en guest Ronnie Atkins (Pretty Maids), puis Jørn Lande (Yngwee Malmsteen, Masterplan), Geoff Tate (Queensryche), Oliver Hartmann (le guitariste de droite) Adrienne Cowan (la choriste de gauche), Eric Martin (Mr Big) et Bob Catley (Magnum),

Les titres s’enchaînent et nous décidons de faire une première pause après le dixième titre : les jours passés ont été difficiles et la fatigue physique est importante pour Hélène et moi. Nous allons donc nous approvisionner au bar et nous nous ré-installons cette fois au fond de la salle, adossés du mur. Le décor est vraiment superbe pour une si petite salle, avec des projections

Tobbias est toujours le même; je reconnais agréablement le personnage que j'ai vu 12 ans auparavant. chaque détail est sujet à l'humour, aux pitreries : il saisit tous les prétextes! On le voit soudain fouiller dans le col de sa veste, en extraire la protection auditive qui y était tombée, la faire osciller devant ses yeux comme un pendule au bout de son fil et mimer l'hypnose, puis la remettre dans son oreille en bruitant un "plop" dans le micro... et le tout sans s'arrêter de chanter. hilarant!

Il parle également beaucoup, quasiment entre chaque titre, complimentant le public parisien sur sa qualité, l’entraînant à chanter plus fort et racontant des détails à propos de ses invités et des chansons.

Cela fait maintenant plus de 2h que nous les écoutons, avec plaisir mais malheureusement beaucoup de fatigue. Nous terminons le 17e qui est le titre phare "Avantasia". Tobbias nous annonce que le prochain titre durera 12 minutes ce qui nous achève. Il est 23h et nous cédons et quittons la salle car il reste encore 7 chansons au programme (merci https://www.setlist.fm/ ). Dommage, nous louperons le final. Il y a encore 1h pour rentrer à la maison et le lever à 6h le lendemain promet d'être rude.



Voici la Setlist, véritable best of des 8 albums :

Intro : Symphony No. 9, Op. 125 (Beethoven)

1 - Ghost in the Moon
2 - Starlight (with Ronnie Atkins)
3 - Book of Shallows (with Ronnie Atkins)
4 - The Raven Child (with Jørn Lande)
5 - Lucifer (with Jørn Lande)
6 - Alchemy (with Geoff Tate)
7 - Invincible (with Geoff Tate)
8 - Reach Out for the Light (with Oliver Hartmann)
9 - Moonglow (with Adrienne Cowan)
10 - Maniac (Fashdance cover, with Eric Martin)
11 - Dying for an Angel (with Eric Martin)
12 - Lavender (with Bob Catley)
13 - The Story Ain't Over (with Bob Catley)
14 - The Scarecrow (with Jørn Lande)
15 - Promised Land
16 - Twisted Mind (with Geoff Tate)
17 - Avantasia (with Geoff Tate)
18 - Let the Storm Descend Upon You (with Jørn Lande)
19 - Master of the Pendulum (with Ronnie Atkins)
20 - Shelter from the Rain (with Bob Catley)
21 - Mystery of a Blood Red Rose (with Bob Catley)
22 - Lost in Space

Encore:
23 - Farewell (with Adrienne Cowan)
24 - Sign of the Cross / The Seven Angels (with everyone)

Bien qu'écourté de près d'une heure, nous avons passé un excellent moment. Avantasia est un immense chapitre de la vie de Tobbias Sammet, qui pourtant était en proie au doute lors de l'écriture de Moonglow. Que dire si ce n'est que le boycott de la bande FM envers le style métal est proprement scandaleux. Les grands labels poussent le commerce et vendent des trucs indéfinissables (c'est même pas de la chanson, techniquement parlant) et abrutissent les auditeurs alors que d'autres véritables musiciens sont mis à l'écart. Il n'y a que quand les groupes dépassent le genre en devenant des phénomènes incontournables que l'on commence à les voir dans les médias (Metallica, Rammstein, AC/DC...) ce qui reste très limité vis à vis de l'offre. Contrairement à beaucoup de style musicaux, le métal est toujours vivant et de nombreux artistes créent et le font évoluer depuis plus de 60 ans.
Il mérite donc mieux que ça. Merci à Tobbias (et aux autres) de continuer.


Les vraies places de la FNAC!


Nos superbes T-shirts, un recto et l'autre verso sur la même photo. 




samedi 26 janvier 2019

STEVE'N'SEAGULLS : Être aussi fous qu'eux...

Dans l'adversité, il faut savoir prendre des initiatives et assumer ses choix. Le prix est parfois lourd à payer que cela soit psychologiquement ou physiquement... Avec cette chronique, j'assume tout et j'assumerai toujours tout, que cela soit les délires comme ça et le reste plus ou moins sérieux. Cela a toujours été mais ma rencontre avec Hélène a repoussé les limites de réalisation des trucs délirants.   J'ai, comme beaucoup,  "rencontré" Steve'n'Seagulls en 2015 par le biais de leur vidéo Youtube "Thundertruck" (Cover exceptionnel à bien des égard du classique d'AC/DC, 77 millions de vues au moment ou j'écris ces lignes).
A la fois impressionné par leur prestation et extrêmement amusé par le concept, je nourrissais donc depuis longtemps le projet de les voir en concert. Pour un "petit groupe", Steve"n"Seagull tourne beaucoup. Leur renommée numérique etant importante, ils remplissent beaucoup de petites salles en Europe, souvent loin des métropoles majeures. Les circonstances ont fait que je les ai loupé lors de leur passage à Sannois en mai 2016, à moins de 20mn de chez moi ainsi qu'à paris en novembre de la même année; date qui aurait été presque aussi facile. A l'annonce d'un nouvel album, j'ai évidement souhaité réparer cela. Hélène adhérant au concept, nous avons cherché une date et un lieu compatible... Savigny le templs, Vitry le François... Rien de facile en semaine... Nous avons donc pris la vache par les cornes et jeté notre dévolu sur Le Havre. C'est certes plus loin mais on connait la ville, c'est facile pour nous en train et le samedi soir c'est en Week-End. Nous avons donc pris des places de train, réservé un AirBnB et zou! Direction la Normandie du vendredi au dimanche!
Je ne vais pas vous raconter le voyage en TER. On s'en fiche royalement. Juste à noter que le train était à l'heure, ce qui est suffisemment exceptionnel pour être souligné. Merci la SNCF. Après une journée de repos et de shopping, nous partons à pied pour Le Tetris où se déroule l’événement. On a pas fait attention mais sur le trajet, il y a les escaliers de Tourneville. 300 marches pas anticipées à monter, ça surprend! Arrivé sur les lieux, nous n'avons que des bonnes surprises. Le vestiaire est pratique et gratuit, il y a un bar énorme à l'entrée et le stand T-Shirts, quoique très réduit, est animé par les artistes! Nous achetons donc nos T-Shirts directement à "Wild" Till Hiltunen avant de troquer nos affaires contre un bracelet numéroté et de pénétrer dans la salle armés d'un verre chacun. Le rentez-vous était à 20h30 mais les artistes ne démarrerons qu'à 21h. Nous avons donc le temps de nous poser

Le Tetris est une salle superbe dont le volume doit être similaire à celui du Bataclan. Il n'est pas comble mais le public est bel et bien là, très hétérogène comme nous pouvions l'attendre en province. Il y a des jeunes, des moins jeunes... des métaleux et des curieux... L'ambiance s'annonce décontractée, peut-être un peu trop portée sur la boisson (le bar à tourné à plein rendement toute la soirée). Fondu au noir, c'est la première partie.

C'est Whistling Tumbleweed qui ouvre ce soir. Il s'agit d'un groupe de Bluegrass français qui reprends et revisite les standards de la musique américaine, le tout à la sauce des années 40. Ils jouent excellemment bien et le son est parfait. Même si nous ne goûtons pas spécialement la musique Country, nous passons un bon moment. Entre deux titres, j'interpelle le leader du groupe, qui me réponds. Tout le monde rigole de ma vanne, l'ambiance est au top.

C'est Kepa qui leur succède en scène. C'est vrai que l'histoire du personnage est touchante (Je l'apprends en direct en lisant le texte des Inrocks tout en écoutant ses premiers titres). C'est également vrai que jouer en "one man band" comme il le fait, avec sa resonator et son harmonica, est techniquement impressionnant mais au bout de 4 ou 5 titres, l'ennui gagne. Je ne connais que peu de choses au Blues mais j'ai bien plus apprécié les Whistling et leur énergie de groupe plutôt que l'exercice de style finalement fade même s'il mettait visiblement tout ce qu'il avait. On le lit dans son interview d'ailleurs. Il a peut-être vraiment le blues mais il fait ça avec un objectif avant tout lucratif ; il est d'abord nécessaire de s'amuser, les reste n'a pas d'importance et suivra si le jeu est suffisamment bon. It's a long way to the top dirait un certain groupe australien... Peut-être qu'en jouant avec d'autres il y aurait émulation et cela passerai mieux? C'est ce que suggère mon Hélène. En attendant Kepa montre que savoir bien jouer ne suffit pas (oui, je suis dur).
Etant repassés par le bar entre la première et la deuxième partie, nous avons encore du carburant pour le clou de la soirée, grand verre oblige. Le matériel de tous les artistes était très succin (instrument et micros), la mise en place de la scène pour le Steve"n"Seagulls est très rapide. Il est 23h et on attaque la tête d'affiche, c'est pas à Paris que ça arriverait! ça démarre très fort avec ce que je pense être un cover de Led Zep'. 

Il n'y a aura pas de repère de soir : Nos amis de Finlande ont l'habitude de ne pas se tenir à une setlist fixée pour leurs prestations de tournées. Même s'ils gardent un fil conducteur, ils jouent ce qu'ils ont envie, et c'est tant mieux! Evidemment, on est toujours dans le style Bluegrass-Country mais cette fois c'est sauce hard-rock / métal, et ça change tout! Je reconnais parfaitement le deuxième titre qui n'est rien de moins que "The Trooper" d'Iron Maiden. C'est chaud, ça galope, y'a pas de distorsion mais on s'y croirait! Je ne résiste pas à en filmer un petit bout pour le partager. Maiden c'est beaucoup pour moi et je dois dire que leur interprétation est génialissime. Tout y est alors que, quelque part, il n'y a rien. Les titres vont s'enchaîner ainsi durant une bonne centaine de minutes. Les finlandais, virtuoses de leurs instruments, s'amusent visiblement sur la scène et le public du Tetris est conquis. Chacun est mis à l'honneur en prenant le micro et si le contrebassiste (Pukki) , la batterie (Puikkonen) et le banjo (Herman) chantent un ou deux titres chacun, il n'en est pas de même pour les deux individus situés à notre gauche. Tout d'abord celui (Remmel) qui semble diriger (en fait il n'y a pas vraiement de leader, juste une bande de potes qui s'amusent), alterne la mandoline et la guitare en plus d'assurer la majorité du chant.


Et puis il y a "Wild" Till Hiltunen. Comment être insensible à cet énorme nounours qui joue de la mandoline, du clavier, de l'accordéon et de la flûte, le tout avec son bonnet en fourrure vissé sur le crâne? Il fait le spectacle même si c'est vraiment un groupe que nous avons sur scène, avec une vraie cohésion. Les titres s’enchaînent... il y aura quelques compositions personnelles mais surtout des covers de groupes comme Offpring, Gary Moore, Metallica (Hélène me prive de pogo), Lenny Kravitz... j'ai 17 ans pour You could Be mine de Guns n' Roses.... Comme on navigue dans les 5 premiers rangs, on est franchement bien pour profiter, prendre quelques photos, filmer... même si ce n'est pas l'objectif! La balance est extra et je n'ai pas besoin de bouchons (mais j'ai coupé mes appareils). Nous approchons des 20 titres, ça commence à sentir la fin... date française oblige, nos finlandais campagnards vous nous ravie avec un délicieux Antisocial de Trust qui faisait quelque part écho aux deux titres d'AC/DC (You shook me all night long et bien évidement Thunderstruck).

C'est l'heure de la photo pour les réseaux sociaux et si jamais vous voulez savoir la tronche que j'ai, sachez que j'y suis visible (mais Hélène est cachée). 
Sortie de la salle, nouveau passage par la boutique... j'ai besoin de faire un geste pour soutenir ces fous furieux qui sont en train de conquérir le monde à grand coup de salopettes de paysans et de clichés de leur pays. Çà tombe bien, "Wild" Till est de retour à la boutique! Il dédicace donc le vinyl de leurs dernier album sorti. Ces types sont sérieux dans leur délire, accessibles et généreux. C'est vraiment formidable de profiter d'eux.


Nos place, et les billets de train (tout électronique cette fois)



Le 33T dédicacé par Hiltunen.


Le T-Shirt "fille" de la tournée d'Hélène.


Le mien, aux armes du groupe.

En conclusion : si jamais je peux les rechopper, j'y retourne et je pense qu'Hélène sera avec moi. C'est fun, c'est bien joué, c'est intense (bien plus que l'on peut l'imaginer)... et ça mérite que l'on s'y intéresse! On est sortis de là complètement moulus... il a fallu rentrer... en passant par les escaliers de Tourneville... Argh....