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mercredi 10 avril 2019

AVANTASIA : C'est l'histoire d'un mec...

Après presque 3 mois sans concert, c'est avec une certaine impatience que je me dirige vers l'Olympia en compagnie de mon Hélène. Apéro dans un bar proche, dîner rapide au japonais et nous entrons dans la salle après nous être faits palper par les habituelles équipes de sécurité. Passage obligatoire au stand T-Shirts : pour la première fois nous faisons le choix du même motif! Il faut dire que la pochette de l'album est drôlement belle!

Mais qu'est-ce qu'Avantasia? Quid de Moonglow? et pourquoi on est là, dans ce hall mythique, au milieu de métaleux de tout âges ?(spécial dédicace aux deux vieux en treillis camo et T-Shirt "PowerWolf", ça m'a rappelé des souvenirs, j'ai bien ri!)
Il me semble que l'histoire commence dans un autre monde, quand mon ami David m'a parlé de Edguy en 2006. Nous étions allé les voir à l'époque et j'en ai gardé un excellent souvenir. J'ai voulu les revoir en 2009 mais un triste événement m'en a empêché. Les relations humaines sont telles que parfois, on a l'impression que l'on a vécu dans la peau d'un autre. Bref. Pour David et pour moi, l'eau a bien coulé sous les ponts. Bisous si tu me lis, mon ami.


Revenons à nos moutons. Avantasia est à l'origine un side project de Tobbias Sammet, le leader de Edguy. Tobbias est un artiste particulier, énergique, passionné. Très jeune, il a dédié sa vie à la musique et au métal en particulier et a sorti un premier album à... 17 ans. Il suffit de le voir en scène pour en être convaincu tant il semble né pour cela, bouillonnant qu'il est de présence et de facilité. Avantasia est un concept qu'il a entamé en 2001; l'idée est de raconter une histoire à travers un concept album, sur le thème du "métal opéra" et de le retranscrire sur scène. La particularité de l'exercice est que Tobbias y invite nombre de ses amis parmi renommés et qui jouent ou ont joué dans des formations comme GammarayHelloween, Angra, Within Temptation, Alice Cooper, Scorpions, Kiss,  Yngwee Malmsteen, Mr Big, Twisted Sisters, Nightwish et d'autres que j'oublie. avec les années, Avantasia a eu du succès ce qui a entraîné Tobbias à renouveler l'expérience. Ce soir nous verrons le concert promotionnel du 8e opus : Moonglow.

Nous sommes pile à l'heure pour le début du spectacle. Pas de première partie à proprement parler mais un DJ métaleux (si, si, ça existe!) qui va nous chauffer durant 25 minutes avec une sélection de titres d'Helloween, Iron Savior, Ghost ou Rhapsody. Je dois dire que l'expérience était atypique et pas désagréable. Nous sommes au milieu de la fosse et le son y est correct, sans plus.

20 minutes de pause, nous sommes gratifiés d'une séquence classique qui montre merveilleusement la manière qu'à le métal de se marier parfaitement avec la musique symphonique, tant en vitesse qu'en précision et puissance. Le rideau tombe et et nous voici projetés directement dans le vif du sujet avec une attaque tonitruante de la formation. Décor superbe, musiciens en verve, public de fans... La seule déconvenue vient de la qualité sonore plus que perfectible. Je l'explique par le positionnement des platines sur le coté à droite de la scène ; les réglages ne peuvent ainsi pas être faits au cœur du public.
Comme attendu, nous sommes en présence de power/speed métal, très mélodique à tendance symphonique. L'exécution est propre et il est vraiment dommage que la balance ne soit pas bien étagée; les vocals sont bien mais il y a trop de batterie au détriment des guitares.
Tobbias commence le concert seul mais comme dans les albums il sera bien vite rejoint par certaines célébrités du milieu ainsi que par ses propres musiciens (pour palier aux absences de certains). Nous aurons donc en guest Ronnie Atkins (Pretty Maids), puis Jørn Lande (Yngwee Malmsteen, Masterplan), Geoff Tate (Queensryche), Oliver Hartmann (le guitariste de droite) Adrienne Cowan (la choriste de gauche), Eric Martin (Mr Big) et Bob Catley (Magnum),

Les titres s’enchaînent et nous décidons de faire une première pause après le dixième titre : les jours passés ont été difficiles et la fatigue physique est importante pour Hélène et moi. Nous allons donc nous approvisionner au bar et nous nous ré-installons cette fois au fond de la salle, adossés du mur. Le décor est vraiment superbe pour une si petite salle, avec des projections

Tobbias est toujours le même; je reconnais agréablement le personnage que j'ai vu 12 ans auparavant. chaque détail est sujet à l'humour, aux pitreries : il saisit tous les prétextes! On le voit soudain fouiller dans le col de sa veste, en extraire la protection auditive qui y était tombée, la faire osciller devant ses yeux comme un pendule au bout de son fil et mimer l'hypnose, puis la remettre dans son oreille en bruitant un "plop" dans le micro... et le tout sans s'arrêter de chanter. hilarant!

Il parle également beaucoup, quasiment entre chaque titre, complimentant le public parisien sur sa qualité, l’entraînant à chanter plus fort et racontant des détails à propos de ses invités et des chansons.

Cela fait maintenant plus de 2h que nous les écoutons, avec plaisir mais malheureusement beaucoup de fatigue. Nous terminons le 17e qui est le titre phare "Avantasia". Tobbias nous annonce que le prochain titre durera 12 minutes ce qui nous achève. Il est 23h et nous cédons et quittons la salle car il reste encore 7 chansons au programme (merci https://www.setlist.fm/ ). Dommage, nous louperons le final. Il y a encore 1h pour rentrer à la maison et le lever à 6h le lendemain promet d'être rude.



Voici la Setlist, véritable best of des 8 albums :

Intro : Symphony No. 9, Op. 125 (Beethoven)

1 - Ghost in the Moon
2 - Starlight (with Ronnie Atkins)
3 - Book of Shallows (with Ronnie Atkins)
4 - The Raven Child (with Jørn Lande)
5 - Lucifer (with Jørn Lande)
6 - Alchemy (with Geoff Tate)
7 - Invincible (with Geoff Tate)
8 - Reach Out for the Light (with Oliver Hartmann)
9 - Moonglow (with Adrienne Cowan)
10 - Maniac (Fashdance cover, with Eric Martin)
11 - Dying for an Angel (with Eric Martin)
12 - Lavender (with Bob Catley)
13 - The Story Ain't Over (with Bob Catley)
14 - The Scarecrow (with Jørn Lande)
15 - Promised Land
16 - Twisted Mind (with Geoff Tate)
17 - Avantasia (with Geoff Tate)
18 - Let the Storm Descend Upon You (with Jørn Lande)
19 - Master of the Pendulum (with Ronnie Atkins)
20 - Shelter from the Rain (with Bob Catley)
21 - Mystery of a Blood Red Rose (with Bob Catley)
22 - Lost in Space

Encore:
23 - Farewell (with Adrienne Cowan)
24 - Sign of the Cross / The Seven Angels (with everyone)

Bien qu'écourté de près d'une heure, nous avons passé un excellent moment. Avantasia est un immense chapitre de la vie de Tobbias Sammet, qui pourtant était en proie au doute lors de l'écriture de Moonglow. Que dire si ce n'est que le boycott de la bande FM envers le style métal est proprement scandaleux. Les grands labels poussent le commerce et vendent des trucs indéfinissables (c'est même pas de la chanson, techniquement parlant) et abrutissent les auditeurs alors que d'autres véritables musiciens sont mis à l'écart. Il n'y a que quand les groupes dépassent le genre en devenant des phénomènes incontournables que l'on commence à les voir dans les médias (Metallica, Rammstein, AC/DC...) ce qui reste très limité vis à vis de l'offre. Contrairement à beaucoup de style musicaux, le métal est toujours vivant et de nombreux artistes créent et le font évoluer depuis plus de 60 ans.
Il mérite donc mieux que ça. Merci à Tobbias (et aux autres) de continuer.


Les vraies places de la FNAC!


Nos superbes T-shirts, un recto et l'autre verso sur la même photo. 




mercredi 15 février 2006

EDGUY Live : Dingo et son orchestre

Pour les « petits » groupes de heavy métal, pas le choix, c’est l’Elysée Montmartre. J’y retrouve donc David (que j’ai rencontré au concert de Gamma Ray et qui est le plus grand fan de Bruce Dickinson que la terre aie jamais porté) et sa (future) femme. C’est lui (David, pas Bruce) qui m’a convaincu de venir voir ce concert. Béni soit-il (David, mais Bruce aussi un p’tit peu).

Donc nous avons pris la pluie devant l’E.M. Comme d’habitude, ouverture des portes en retard… Accès à la salle au compte goute. Le premier groupe a déjà ouvert le bal : C’est Sabaton. ( http://www.sabaton.net/ ). Je n’y prête pas attention sur le début. Premier impératif : se trouver des emplacements potables. Nous serons sur la droite des tables de mixage. La salle n’étant pas pleine, cela nous fournis une vue assez dégagée. Je pars en guerre sur le Stand « T-shirt ». Y’a du monde ! Il faut dire qu’ils sont assez réussis, et vraiment pas cher (17€, 22€ le manches-longues).

Une fois le combat gagné, je peux m’intéresser au concert. Alors Sabaton, c’est assez spécial. Le son est pourrit, le chanteur a un accent de je ne sais trop ou : on dirait du rital ! Il est habillé tout en cuir à clous et son jeu de scène est par moment à mi chemin entre Village-People et … et… et quoi d’ailleurs ? J’ai lu « George Michael » sur un forum. C’est p’têre bhen ça ! Bref, ça ne ressemble pas à grand-chose. C’est fini, passons à la suite. 

On installe Dragon Force ( http://www.dragonforce.com/ ). Ma foi, dire qu’ils sont mauvais serait médire. Techniquement, ça allait. Le son, lui, était très mauvais. L’ingénieur qui gérait la chose mérite le licenciement sec sans préavis au motif d’une faute grave, voir de traitrise ou d’entente avec l’ennemi… Le chanteur était inaudible, la batterie mal équilibrée (en particulier les cymbales qui couvraient tout le monde quand l’énergumène cognait dessus) et la Jackson du guitariste de droite avait une pneumonie… Franchement, décevant. Le style du groupe serait proche du « guitar-hero » façon Malmsteen super speed, mais à deux solos en même temps. Sauf que bon, ils sont moins bons qu’Yngwee quand même. Ça se termine heureusement assez vite, du moins avant que le chanteur (torse poil) n’attrape la maladie de la guitare de droite. Il y avait néanmoins de l’ambiance, le groupe ayant ses fans.

Passons à présent aux choses sérieuses. Les roadies démontent le foutoir des touristes cités plus haut et règlent les instruments à venir. Une gamme de batterie claque derrière le rideau noir. Evidemment, il y a une double grosse caisse. Oupunaise, ça va taper. Allez, c’est parti, On attaque : « Welcome to the FreakShooooooow » !
Avant de raconter la suite, je dois préciser que je ne connaissais pas vraiment le groupe avant le concert. J’ai à peine écouté les albums « Superheroes » et la demo de « Rocket Ride ». Même si la voix de Tobias Sammet ne m’était pas inconnue (Advantasia, the Metal Opera), je venais plutôt en curieux. Bien m’en a pris, car EDGUY ( www.edguy.nu ) sur scène, c’est quelque chose qu’il faut avoir vu.
Premiers titres : Malgré mon ignorance en la matière, je crois avoir reconnu « Catch of the Century » et « Babylon ». Première impression : C’est propre, dynamique, léché. Speed Métal mais pas trop. Le son est excellent et Tobias particulièrement vivant. Il fait chanter le public  (« That’s the boring part of the show !»)  Poussant des vocalises (« Yodleaïe-itou-itou ») imprononçables pour qui n’a pas des cordes vocales de haut niveau… Le véritable délire commence, et il ne va plus s’arrêter.

Quelques mesures… Tiens ? Je connais ça ! « The troooopeeeeerrr » !!! Ces gugusses reprennent Maiden ! Ouaiiiissssss !! Mais non finalement. Après le premier couplet, ils s’arrêtent net. Tobi nous sort une excuse bidon. Il décide de « finir la chanson proprement » et nous avons en effet droit aux dernières mesures. Frustrant, mais super marrant !
On repart donc à fond. Le public est conquis et l’ambiance terrible. On entame un « Fucking with Fire » : Tobias est de plus en plus déchainé : Montant sur les enceintes, sautant partout et traversant la scène en courant. Voici l’incontournable solo de batterie. Diable, en voila encore un qui n’est pas mauvais non plus. Total désynchronisation des 4 membres, avec une espèce de rythme à 3 temps tout à fait surprenant. Et il accélère, le bougre ! On prend une bonne dose de percus, et puis plus rien, lumière coupée… Une panne ? Mais, ne serait-ce pas la respiration de Dark Vador que l’on entend en bruit de fond ? ET SI ! Projecteurs sur le batteur qui nous apparait portant le casque du célèbre méchant et jouant une version toute personnelle de «The Imperial March ». Fort. Techniquement ce n’est pas encore Dave Lombardo, mais coté rapport qualité/humour, c’est difficile à battre !

Voici l’heure de la « ballade ». Tobias nous préviens que l’on va s’endormir. Il incendie le bassiste, en disant qu’il joue trop fort et que l’on entend plus ses beaux Lyrics… Encore une fois, rigolo comme tout.
La deuxième partie du concert va passer à toute vitesse, partagée entre pitrerie scéniques et musique impeccable. Autant l’humour ne collait pas trop à Helloween, autant pour EDGUY (not EDGAY ! arf arf !) c’est inaliénable. Aucun doute non plus sur le fait que l’on ne joue pas dans la même cour vis-à-vis des Sabaton et consorts. Parmi d’autres titres qui bastonnent bien, je reconnais « Superheroes » et, évidemment, « Advantasia »… Bonheur.  Et le public n’est pas en reste, entonnant l’air du « gendarme de St Tropez » entre deux titres (David m’expliquera que le chanteur est fan de De Funès).
Tobi et ses potes nous ont vraiment gâtés ce soir. Ils sont tout jeunes, ils ont une gouache dingue, ils prennent un plaisir évident sur scène… Avec cet état d’esprit, EDGUY peut durer des décennies même si musicalement parlant ce n’est pas très innovant. En conclusion, un très bon moment : dès qu’ils repassent, je retourne les voir sans le moindre état d’âme. Pour moins de 25 euros, il n’y a vraiment pas de raison de se priver !





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