jeudi 13 juillet 2023

IRON MAIDEN XI : On y va une fois?

 

2023 : Maiden signe l'exclusivité de la date française de leur tournée avec le ©Hellfest. Non seulement nous ne sommes pas en état physiquement pour un évènement de ce type mais en plus il est Sold Out depuis longtemps!
David et moi sommes écœurés. L'an passé nous avait déjà laissé un gout amer avec leur venue à La Défense Arena. Comment aller écouter la grand messe du métal dans des conditions acceptables? C'est David qui va nous proposer la solution : Anvers, c'est le plus "jouable". Chiche. Hélène me dit qu'on décale nos vacances, que l'on va fêter l'anniversaire du grand sur place... on booke le TGV pour nous, David va embarquer sa famille en Road Trip avec sa 911, réservation d'un grand AirBnB proche de la gare... Nous voici en selle pour mon 11e concert avec ce groupe mythique, mon concert qui me voit les suivre depuis 20 ans... J'ai presque l'âge qu'ils avaient lors de mon premier Bercy avec eux en 2003.

Voyage sans souci, retrouvailles sur place, Logement poliment "mal décrit"... Mais nous y survivrons. Anvers n'est pas la plus belle ville du monde... ce n'est même pas une belle ville en fait. Sorti de l'hypercentre, il n'y a rien à voir si ce n'est des rues modestes, voir miséreuses et sales. Peu importe, les enfants sont heureux d'être à l'étranger, nous mangeons des frites ultra bonne et nous profitons de vacances originales! Après une journée de ballades dans la ville, nous nous retrouvons à l'appartement. David et moi enfilons nos tenue de combat et laissons nos familles pour nous rentre en tram au Palais des Sports. La bonne nouvelle c'est que nous sommes en avance. La mauvaise nouvelle c'est que... bien que l'entrée soit relativement bien organisée (avec un contrôle des billets efficace mais un contrôle sécurité quasi inexistant), la gestion intérieure du site relève de l'anarchie la plus totale. Le stand sacré des T-shirts est saturé, il est de même impossible d'accéder à la nourriture... Nous abandonnons donc l'idée et entrons dans la salle. Surprise : il y a un stand "Goodies" (mais rien d'intéressant), un autre stand T-Shirt et quelques moyens de se sustenter dans lesquels nous plaçons bon espoir (Spoil, il sera déçu). Je tente un contournement par la gauche alors que David part en exploration de la zone (et des toilettes).

La stratégie fut payante! Enfin payante... pour les vendeur de T-shirts! 45€! Je ne me souviens plus en avoir payé un aussi cher depuis longtemps... Le Nightwish à manches longues il y a 15 ans, oui, c'est sur! On les a senti passer ceux-là! Bref, les emplêtes faites, je retrouve David qui a du coup repéré les lieux. Aussi étonnant qu'il puisse être, il n'y a pas de stand de frites dans le palais!
Nous prendrons donc un coca chacun et un paquet de chips à partager, et nous informons les filles que nous aurons faim en rentrant. Elles nous régaleront, elles sont bien toutes les deux! Nous nous installons donc et discutons, comme à l'habitude, de nos expectatives à propos du show à venir. Après quelques minutes à peine c'est déjà le top départ de la première partie : "The Raven Age".

Le nom me dit quelque chose... et à David aussi! Après une petite recherche, il n'agit d'une formation que nous avons manqué en 2018 pour cause de diner. Qu'en dire... Je vais essayer de rester objectif. C'est le groupe du fils de Steve.
Ce sont de bons musiciens.
Leurs compos ne sont pas matures, on ne sait pas ce qu'ils cherchent.
C'est pas mauvais mais vite oublié.

Conclusion : Sans papa il ne serait pas devant un tel public. C'est presque triste à dire... Maiden a écumé les clubs et les petites salles avant de percer, avec un son nouveau, un style nouveau, une impressionnante dextérité pour l'époque. Pourquoi un tel raccourci? Pourquoi ne pas laisser à ces jeunes le temps de faire leur preuves et le rodage de leur setlist avant de faire face à 20000 personnes? 

Le temps pour moi de passer aux toilettes (avec un mode de fonctionnement des usagers quasi militaire que c'était un bonheur!) et de reprendre un coca (j'avais vraiment très faim, fallait faire quelque chose!) et les roadies ont fait leur œuvre. Nous finissons les chips et comme à l'accoutumée, "Doctor Doctor" se fait entendre ( et ça me fout les poils!) mais cette fois suivi par une autre musique d'intro, extraite cette fois de la B.O. de l'un des film de SF les plus dingue qu'il soit : "Blade Runner". Quoi de meilleur choix qu'une musique d'anticipation un peu rétro pour une tournée nommée "The Future Past" ?  Je suis un indécrottable fan de ce film, bide à sa sortie mais redécouvert plus tard en vidéo et rendu au statut de chef-d'œuvre qu'il est. Allez, c'est parti, Maiden est là devant nous, en chair et en décibels. David a pris de bonnes places, profitons!

Comme je le dis à chaque fois, je ne vais pas raconter qui ils sont, ce qu'ils sont, pourquoi ils sont là.
Ici c'est la grand messe du métal.
Tu es ici parce que tu aimes le métal.
Tu es parmi tes pairs et au meilleur endroit pour avoir ce que tu désires, rien ne manquera.
Point de vue son : c'est très correct, un chouillat en dessous de Bercy mais bien mieux que cette maudite Défense Arena.
Point de vue place : la fosse est plus longue que Bercy (le Sportpaleist est plus long) donc on perd en vision sur la scène... dommage.
Point de vue spectacle : décors moins impressionnant que lors du précédent tour. Moins d'effets mais mieux (le combat de Bruce contre Eddie à la mitrailleuse à Pyro était génial!)

Point de vue Eddie justement : on en a eu 4! 
Un premier et fugace "Stranger in a Strange Land" (ci dessus).
Un second "Senjutsu de la tournée précédente, armé de son sabre et combattant les musiciens.
Un troisième "Somewhere in Time" que viens de citer pour la pyrotechnie géniale.
Un dernier, le traditionnel géant gonflable, repris également. (on parle d'une structure de 8-9m de haut quand même...)

Point de vue musiciens :
Bruce a toujours la pêche mais on sent que l'âge commence à l'atteindre.
Dave est de plus en plus statique mais sa musique se tient!
Adrian est toujours aussi bon, avec de très belles envolées.
Janick fait toujours le spectacle et il est toujours difficile de savoir s'il joue ou non... Pourvu qu'il ne blesse personne!
Steve est une machine. impressionnant.
Nicko a très bien joué ce soir. Dire qu'il a attendu la fin de la tournée pour s'excuser de ne pas avoir été au top (QUOI?) suite à ses soucis de santé (HEIN?) dans cette vidéo . Et oui, après son cancer en 2020 il vécu un AVC l'hiver dernier. A 71 ans, reprendre la route des concerts comme ça... Ce type est un héro à sa manière.


Point de vue musique : belle setlist mixée de titres du dernier album, de moins connus et avec un  "Alexander the Great", jamais joué en live car ne correspondant pas aux canons de l'époque. Interressant de mixer les idées futuristes de "Somewhere" avec celles, poste apocalyptique de "Writing on the wall". 

Intro - Doctor Doctor (UFO song)

00 - Blade Runner (End Titles, Vangelis song)

01 - Caught Somewhere in Time
02 - Stranger in a Strange Land
03 - The Writing on the Wall
04 - Days of Future Past
05 - The Time Machine
06 - The Prisoner
07 - Death of the Celts
08 - Can I Play With Madness
09 - Heaven Can Wait
10 - Alexander the Great
11 - Fear of the Dark
12 - Iron Maiden

Encore:
13 - Hell on Earth
14 - The Trooper
15 - Wasted Years

Outro - Always Look on the Bright Side of Life (Monty Python)

Voilà, nous sortons avec les Monty Pythons et rentrons à pied à travers une ville ou l'on croise quelques T-Shirts noirs. Mission accomplie! Nous verrons encore ces T-Shirts à la gare le lendemain, sur le quai vers Paris. Visiblement nous ne sommes pas les seuls à avoir eu cette idée!

Reverrons nous Iron Maiden un jour? Je l'espère même si, avouons le, ça sent la fin. Une tournée? Deux peut-être? nous verrons mais je pense que David et moi en serons!


C'est David qui a imprimé.


Le Tshirt de David

(Dos)


J'ai cédé à l'écharpe!
Made in China... :-| 


Mon Tshirt (je voulais le samourai)

(Dos riche en couleurs)




mercredi 5 juillet 2023

NORAH JONES & SUSAN VEGA

 

Ce soir c'est mon Hélène qui m'invite. Je ne connais pas du tout le répertoire de Norah Jones et elle très peu (Hélène, pas Norah). C'est donc en curieux que nous nous dirigeons vers la Seine Musicale . Partis de la maison après une journée de télétravail, nous arrivons à Boulogne avec nos casse croutes ; pas question de payer la brasserie et le champagne cette fois-ci, c'est hors budget!
L'accès à la salle se passe plutôt bien. L'organisation autour de la salle est correct comme pour les concerts passés.
Je jette un œil sur les T-Shirts. Bon, ça ne casse pas des briques mais je vais le prendre quand même, pour perpétuer la tradition!
Passage au bar ou il n'y as pas de demi. Nous repartirons donc avec deux pintes.
Places assises, numérotées, nous nous installons donc tranquillement. Nous sommes au fond, à droite, dernier rang. C'est loin mais comme la salle est relativement petite, c'est moins pire que dans les stades.

Après un peu de patience, voici venir la guest de la première partie. Non des moindres, car il s'agit de Susan Vega. Oui! La Susan Vega que les plus jeunes d'entre vous ne pourront nécessairement pas connaitre, tout comme le Top 50 sur Canal + qu'elle a écumé lors de l'année 1987. Susan joue de la guitare sèche et est accompagnée d'un seul guitariste électrique. 

Ce dernier utilise une une multiplicité de pédales pour donner plus de consistance à la musique, bien que cela soit la voix de la chanteuse qui importe le plus. Cette dernière déroulera un petit bout de son répertoire rock mais surtout folk, servie par le minimalisme de l'ambiance. Susan est une artiste qui a eut un grand succès avec son album "Solitude Standing". Les titres incontournables que sont "Tom's Dinner" et "Luka" m'ont marqué à l'époque, mème si mes gouts musicaux avaient déjà dérivés sur autre chose de très éloigné. Entendre ces chansons en live après tant de temps a été un véritable bonheur. Même si l'image n'est pas bonne, le son de mes vidéos retranscrit bien l'ambiance tranquille et quelque peu nostalgique de ces interprétations.

Fin de la première partie, Susan salue longuement. Les roadies n'ont pas trop de boulot car la scène est totalement vide sans décor et que la plupart des instruments déjà en place pour Norah Jones. Petit tour par le lieu utile à tous pour la vidange et nous revenons en place pour la suite. La salle est pleine, les lumière s'éteigne et les musiciens, applaudis, s'installent dans une lumière bleue. Ils entament une sorte de jam d'ambiance quand Norah Jones entre dans une lumière qui vire au rouge. Elle s'installe et commence à jouer.

Norah Jones est une artiste aux multiples talents. C'est une pianiste virtuose dont les compositions tiennent à ce jour du Blues, de la folk, du jazz, de la pop, de la soul, de la country, et du soft rock. Peut-être que d'autres styles s'ajouterons un jour à cette (déjà) très longue liste? Je vous renvoie à sa biographie pour les détails de sa carrière, sa dizaine d'albums parus et les détails de sa filiation avec le mythique Ravi Shankar.



Les titres vont s'enchainer, très Jazz, p
ortés par la voix magnifique de Norah. Ne connaissant pas l'artiste, je ne puis m'étendre sur les titre joués, les fioritures de style, etc. Tout ce que je puis indiquer c'est que son jeu a piano est virtuose. Elle prendra également la guitare et on peut dire sans s'emporter qu'elle maitrise la chose sans en être une experte. L'orchestre qui l'accompagne est bon également, et j'ai trouvé beaucoup de créativité dans la basse. Je crois que celui qui la tient est l'ex de Norah, enfin, c'est ce que j'ai compris. Le batteur est également très fort ; on sent le jazzman et la nécessité de perfection que ce style requiert. J'ai par contre trouvé le guitariste un peu léger. Certes, l'homme est un bon technicien qui maitrise son instrument et qui est capable de jouer de la "lap steel" mais il manquait, à mon sens, d'inspiration. Il eut fallu un virtuose qui puisse donner le change à Norah qui, de part sa maestria, écrasait son musicien. C'est dommage.

La qualité de la salle est encore une fois mise à l'honneur : le son est impeccable, même si nous sommes vraiment au fond du fond. Je me prend à rêver de salle de concert de grande ampleur avec une acoustique similaire... Les formations majeures ne voulant plus faire de tournées à dates multiples, cela serait quand même plus satisfaisant que le son pourrit des stades!

Norah changera d'instrument, jouant de la guitare et d'un synthé qui, a mon sens, desservait son talent. En conclusion, j'ai trouvé ce concert long et quelque peut répétitif. Hélène aussi, vu qu'elle m'a proposé de partir avant les rappels! Nous sommes néanmoins restés jusqu'au bout. Attention, rien à dire sur la qualité de la prestation ; ce n'est pas ma came, voilà tout. Nous sortons tranquillement en bénéficiant des expériences passées pour contourner la foule et prendre le pont. Cap sur le métro! Sur le quai, je vois un homme avec une setlist à la main (probablement demandée à un technicien à la fin du concert). Je lui demande à la prendre en photo, ce qu'il accepte volontiers! 

Une belle soirée tout de même, différente de nos gouts habituels. J'ai bien aimé comme musique d'ambiance mais je ne garde pas un souvenir impérissable. Il est important de goûter, nul n'est forcé d'aimer! 


Billets full numériques,
même pas imprimés...
c'est de pire en pire...


La Setlist du métro!


Et le T-Shirt...

...de piètre facture...









vendredi 12 mai 2023

Scorpions : Still lovin' you baby!

C'est avec un violent sentiment de manque que nous prenons le TGV pour Nantes en ce vendredi. Nous n'avons pas assisté à un concert depuis octobre, et encore, il n'était pas formidable. Pourquoi Nantes? Et bien tout simplement parce que nous avons mes enfants pour la date parisienne de Scorpions et que, finalement, il nous était nécessaire d'aller les entendre. Scorpions... J'espère que vous connaissez cette formation aux 100 millions d'albums vendus et dont les racines plongent en 1965! Leur biographie est une épopée digne du Parzival de Wolfram von Eschenbach avec la quête musicale en guise de Graal... Ce groupe est une de mes premières découverte "hard" vers mes 12-13 ans, avec Europe.  Je n'ai jamais osé aller les entendre malgré les multiples occasions, n'étant après tout pas un grand fan. Hélène a su créer l'occasion pour que nous nous déplacions. Beaucoup de souvenirs et quelques surprises nous ravirons donc, ce soir.

Après quelques aléas de transports et un TER qui nous a emmené un peu loin dans la banlieue Nantaise, nous avons pu poser le sac à l'hôtel et manger un bout au KFC avant de nous diriger vers le Zenith.
Pour une fois, j'exploite ma surdité dans la mesure où une entrée est dédiée aux invités, handicapés, sourds (!!!), etc... 

La première partie a (comme d'habitude) déjà débuté. Nous passons aux T-Shirts (+ Patches pour ma veste et bracelet pour le mono d'auto école d'Hélène) avant de pénétrer dans l'antre.
Autant l'organisation extérieure laissait à désirer, autant le service intérieur (avec les huissiers et les hôtesses) était impeccable. Nous nommes placés presque au fond sur la droite (ce que c'est de prendre les places au dernier moment). 

Il est 20h17 et ThunderMother bat son plein sur scène. Je vais résumer factuellement très vite, sans sexisme aucun car :

        -     C'est 100% que des filles nordiques.
        -     Elles jouent en Power Trio + chant.
        -    Très influencé AC/DC période High Voltage.
        -    La fondatrice/guitariste a du remplacer l'ensemble de son lineup en mars dernier.
        -    Elle devrait acheter une vraie bassiste, celle là ne connait qu'un accord.


C'est propre, y'a de l'idée, c'est du gros Hard Rock MAIS.... mais... mais... Il manque la guitare rythmique ce que la lead a du mal à combler (n'est pas Phil Campbell qui veut, et puis Phil il jouait avec un des bassiste les plus tip top de la planète, on y revient).
Conclusion, c'est chiant au bout d'une heure. D'ailleurs c'est fini, hop, on va au bar chercher une pinte chacun.

30 minutes d'entracte occupées à discuter et à siroter ce qui était une Heineken Silver. Pas si mal pour une binouse de concert! La scène est préparée pour les Scorp'. Rideau noir siglé du groupe... On baisse la musique d'ambiance, chute du double rideau (!) et c'est parti!

La première image que je garderai du groupe est presque une carte postale. Les membres sont tous habillés comme on les attends, cuirs et chapeaux... Aucune surprise tant ce look n'a pas varié depuis au moins 20 ans. Le son est bon, un peu trop de basse qui couvre le chant. Je décide de garder mes appareils car je pense que tout cela est du au fait que nous sommes au fond et que cela atténue un peu.

Le décor est résolument moderne avec le désormais classique écran géant qui permet de projeter tous les décors possibles et en prime de les animer! deux autres écrans situés de part et d'autre de la scène retransmettent les images en gros plan des musiciens.


"The Scorpions", devenu "Scorpions" est le groupe initialement créé en 1965 par Rudolf Schenker. Ce dernier est évidemment toujours là et il est vraiment étonnant de le voir évoluer sur scène et parfois même sauter quand on sait qu'il a... 74 ans. Caché derrière ses éternelles lunettes de soleil et arborant son grand chapeau un peu western, il alternera ses "Flying V" (dont certaines bien délirantes avec un pot d'échappement!). Son toucher de guitare est toujours là même si, il faut le concéder, il n'est plus aussi propre et net que dans sa jeunesse ; de nombreux enregistrements sont disponibles pour nous le montrer.

Autre pilier du groupe depuis 1969, Klaus Meine a aussi 74 ans. Contrairement à Rudolf, cela se sent vraiment. Certes, une bonne partie de sa voix est toujours là mais ses mouvements montrent son âge et son micro (sur pied) semble le tenir parfois. Nous rêverons quand même avec lui mais ne cachons par qu'il devrait arrêter... il aurait déjà dû en fait, lors de la tournée d'adieux de 2012! Il n'empêche qu'il a enchanté la soirée, parlant au public, et même en français.

Troisième indétrônable, Matthias Jabs a rejoint Scorpions en 1979. Un peu plus jeune que ses condisciples, il est un peu en retrait vis à vis de Rudolf mais fait un très bon boulot. Lui aussi fera défiler une quantité folle de guitares (Explorer entre autres) custom durant tout le set! 


Petit jeune né le même jour que Kurt Cobain et recruté en 2004, Paweł Mąciwoda n'a "que" 56 ans. Polonais, bassiste professionnel dès l'adolescence, il a participé a quelques projet avant Scorpions. Peu de chose à dire si ce n'est qu'il fait largement le job
et est plutôt effacé vis à vis de ses camarades.

Le meilleur pour la fin en la personne de Mikkey Dee à la batterie! Je dois dire que je n'avais pas
regardé le LineUp et que j'ai été plus qu'étonné de le revoir... car oui, j'ai déjà pu entendre ce... cet... enfin... heuu... Animal? J'y peux rien, il me fait penser au Muppet éponyme!
Donc Mikkey est l'ex batteur de MotörHead! Décidemment, je parlais de Phil Campbell plus haut, c'est Saint Lemmy ce soir! Son style, très propre à la Ian Paice mais très démonstratif, sied merveilleusement au groupe. C'est assez inattendu je dois dire mais le constat est là.



Il nous gratifiera d'un solo particulièrement impressionnant avec un hommage à Lemmy dont le portrait s'est affiché sur une machine à sous projetée en vidéo dans le décors derrière lui.


Les titres vont s'enchaîner très naturellement pour une setlist "classique" de concert, faisant la part belle au nouvel album (Rock Believer) et rendant hommage aux gros cartons de le formation (durant les 80-90's). Le public sera plutôt sage (la moyenne d'âge étant assez élevée) mais chantant les titres les plus connu dont l'incontournable et magnifique "Still loving you" qui reste, à mes oreilles, une des plus belle power ballad de tout les temps) Oui, on a aussi eut "Send me an angel" et "Wind of change" (dont les paroles ont été modifiées au profit de l'Ukraine au vu du comportement Russe de ces derniers mois) ; Klaus a même réellement sifflé l'intro ce qui est une performance hallucinante! Il n'empèche que c'est ce drame amoureux qui l'emporte, même si Rudolf a eu du mal sur le solo. Je ne me lasse pas de ce titre, et ça fait 35 ans que ça dure (sortie en 84, entendu la première fois en 86).


"The Zoo"


La setlist, pour mémoire : 



1 - Gas in the Tank
2 - Make It Real
3 - The Zoo
4 - Coast to Coast
5 - Seventh Sun
6 - Peacemaker
7 - Bad Boys Running Wild
8 - Delicate Dance
9 - Send Me an Angel
10 - Wind of Change
11 - Tease Me Please Me
12 - Rock Believer
13 - New Vision
14 - Blackout
15 - Big City Nights

Encore:
16 - Still Loving You
17 - Rock You Like a Hurricane






"Big City Nights"


Il est dit que le scorpion est un animal dur à cuire, qu'il résiste même aux radiations nucléaires. J'ignore si Rudolf Schenker pensait à cette résilience lorsqu'il a nommé sa formation en 1965. Ce nom est cependant parfaitement justifié. 

L'habituel Tshirt...


Support aimablement prêté par l'hôtel Campanile ou nous avons séjourné. 
Big Up pour leur petit déjeuner!


Et nos places en A4.

mardi 18 octobre 2022

SAMARA JOY : Jeune et Jazz

C'est dans un contexte personnel agité que nous allons passer cette soirée. Beaucoup de tension familiale mais heureusement j'ai une femme formidable qui m'aide dans cette passe stressante, pleine d'écueils.

Nous voici donc au Théâtre du cormier, à 10mn à pieds de la maison.

Nous sommes au premier rang, au centre, on ne peut rêver mieux. En fait c'est presque trop près car les retours de scène et l'angle en contre plongée ne sont pas forcément les meilleurs amis pour regarder les artistes. Peut être que les 3-4e rangs sont meilleurs sur ce point. Par contre j'ai de la place pour mes jambes! 😁

Nous avons pris les places pour Samara Joy suite à l'excellente soirée passée en compagnie de Kyle Eastwood. Samara Joy n'est pas une join venture entre Lada et Joydivision mais une jeune artiste Jazz de la scène Newyorkaise. Petite fille de directeur/directrice d'un groupe de Gospel, elle a grandi dans la musique et la étudiée.
Je vous laisse parcourir sa biographie pour plus de détails.

La scène ne peut être plus sobre. Un piano à queue, un kit de batterie des plus simple, une contrebasse. Quelques lumières, c'est tout.

Après un joli quiproquo venant de deux dames qui cherchaient leurs places en nous proposant du chocolat, les artistes entrent en scène.

C'est donc parti pour 1h30 de jazz. Le sujet est complexe, j'y connais pas grand chose... Mon prof de Maths de lycée, le seul et l'unique Christian Clinet, était un expert mais malheureusement je n'ai appris que l'algèbre et la géométrie avec lui. Je ne m'étendrais donc pas sur le style qui m'est totalement nébuleux.

Le son est bon, la balance aussi... Les musiciens sont très pro. Il ne me semble pas que cela soient les habitués de Samara (précédemment

guitare/double basse/batterie). La voix de la chanteuse est conforme à sa réputation : surprenante! Capable de jolies basses mais aussi de magnifiques envolées dans les aigues. Elle alternera les titres et de petits speaches, amusants ou émouvants, durant tout le concert.

J'avoue avoir un peu de mal avec son accent ; je dois lutter pour la comprendre. Le pianiste semble très au point en matière d'improvisation (je n'ose dire solo). Le batteur travaille aussi proprement. Après plusieurs titres mon Hélène et moi sommes d'accord pour dire que le bassiste est clairement en dessous. C'est un peu dommage... Disons que tant qu'il n'a pas à digresser, ça va.

Mon ignorance en jazz ne me permet pas de reconnaitre les différentes chansons. Il y en aura une bonne douzaine, rappels compris.

En conclusion, ce ne fut pas désagréable mais pas transcendant non plus. Même si les mélodies varient, rien ne semble sortir du lot, apte à créer une émotion musicale intense.

Autant nous avons vibré avec Kyle Eastwood, autant Samara Joy ne nous a pas fait décoller. 

Ce concert, réorganisé en dîner spectacle aurait été parfait à notre gout! Je suis peut être incisif mais ce concert était plat et aurait été parfait avec de bons petits plats.

Nous sortons tranquillement, sans demander de selfie ou d'autographe. 



Il faudra d'autres expériences jazz pour aiguiser notre culture dans le domaine et peut être mieux apprécier ce style.


Un titre capturé en entier.
Le son craque un peu, j'ignore pourquoi.

On peut interagir avec l'artiste sur Facebook et sur Twitter.



Le salut final



Les billets en A4

vendredi 9 septembre 2022

BERNARD MINET METAL BAND : Une heure de gloire.

Des années que j'attendais ça... depuis qu'un jour, sans doute vers 2012, je suis tombé sur cette vidéo .

Bernard Minet. Le Bernard Minet. Le batteur des Musclés, reprenant les génériques de mon enfance/adolescence, version métal! 

Et il refaisait un show à Paris, au Petit Bain, cette salle qu'Hélène et moi avons tant apprécié pour Van Canto...

Départ de la maison, ce samedi après midi, pour les quais du Port de la Gare à Paris. Nous faisons un petit détour pour aller faire une course du coté de St Lazare mais comme cela s'est fini plus vite que prévu, nous nous arrêtons au Café Caumatin pour un demi. Finalement l'endroit n'est pas si loin de St Lazare, la taulière est adorable et le bière vraiment peu chère : nous pensons qu'il va devenir notre QG pour les haltes avant de reprendre le train. Une fois rafraichis, nous repartons direction Madeleine, puis ligne 14 jusqu'à Bercy et enfin un peu de marche le long du pont puis des quais. Notons que c'est la première fois qu'il y a une soirée UFC/MMA en France et que conséquemment l'ambiance des grands soirs devant l'Accor Hotel Arena. Arrivée sur les quais, nous flânons parmi les terrasses éphémères jusqu'à celle du Petit Bain et surprise! La file d'attente est déjà en place devant l'entrée et Bernard Minet est là, discutant avec son public et acceptant les photos!, J'échange quelques mots avec lui pendant qu'Hélène prends la photo. 

Votre serviteur : " - Merci encore de nous avoir fait rêver il y a si longtemps"

Bernard Minet : " - Ah mais vous allez rêver ce soir aussi!"

Nous partons ensuite enquêter sur le "comment se nourrir avant le concert". Nous finissons par commander du humus, un hot dog végétarien, une espèce de carpaccio frites et deux bières directement à la terrasse du petit bain. Fun fact, Bernard viendra voir Hélène pour lui demander ce qu'on a commandé et si c'est bon! 

Nous prenons notre temps avant de nous diriger vers la salle. Nous passons le contrôle et nous nous faisons tamponner à l'ancienne (ce qui n'étais pas arrivé depuis longtemps, peut être dans cette salle justement!) 

 Nous passons au bar prendre deux bières et nous commençons à discuter avec d'autres spectateurs, derrières les platines. Ma veste attire les regards et est un sujet de conversation toujours renouvelé! Un métalleux bien typique nous dit être là pour la première partie, ce qui m'étonne grandement. Mon regard se perd une seconde vers les écrans numériques des ingés-son et je distingue la Setlist du concert. Le peu que je vois me ravis. Je prend la photo et Hélène me dit que je ne peux pas m'empêcher de regarder le programme avant un évènement... Oui, c'est assumé! La salle se remplis et il est temps de nous placer car il n'y a pas de possibilité de s'assoir. Hélène a un éclair de génie : il a une espère de balcon sur le coté de la scène, surplombant la fosse. Une maman y est déjà installée avec ses deux garçons. Nous la rejoignons donc et bien nous en a pris au vu de la tournure des évènements.

Le premier groupe arrive et commence à jouer au milieu du public. Il s'agit des "Roadies of the D".
Ils sont trois (deux guitares électro-acoustiques et une batterie) et... ils sont très bons! Nous écoutons ces joyeux drilles suivre un set très propre, étonnement bon compte tenu des moyens modestes. Après recherche, il s'agit d'un cover-band   de "Tenacious D" qui est un groupe américain de hard rock satirique composé des musiciens et acteurs Jack Black et Kyle Gass

Force est de constater que nos artistes savent (en parlant métal) emmener le public qui participe grandement à leur performance! La prestation des "Roadies" est vraiment excellente... J'ai particulièrement apprécié la trop courte reprise de "Ace Of Spade", Motörhead étant une référence du genre. L'heure file comme une minute et après moultes facéties les "D's" quittent la scène, nous laissant un excellent souvenir.

Les techniciens interviennent très rapidement pour quelques réglages (et nous retrouvons les gens avec qui nous avons échangé au début). A peine le temps de se remettre en place et voici Minet et ses sbires (Greg à la basse, Guillaume à la guitare et Brian à la batterie) pour ce qui va être le show le plus délirant de tout ce que j'ai vu jusqu'alors. Je n'ai pas d'autre qualificatif car j'ai vu des types d'ambiances, mais jamais tout en même temps.


Bernard va interpréter un panel de générique et de chansons de notre enfance. Que dire… C'était superbe. Non qu'il chante bien (il oublie les paroles, n'est plus dans le ton, le rythme… bref, ça pique!) mais les musicos ont fait un super boulot pour le tenir à bout de bras, mettre une ambiance du tonnerre que j'ai rarement vu, reprendre les codes du métal pour faire bouger tout le public. Tout le monde chantait, tout le monde connaissait tout par cœur, et sautait, pogotait... Slammait!

Nous étions idéalement placés pour ne pas subir une fosse totalement hors de contrôle! Il y a même eu Il y a même eu un Wall of Death sur "Ken le survivant" ! (j'étais pas prêt...)
Entre deux titres, Minet nous parle d'Ariane, des Musclés disparus, de Dorothée... Minutes émouvantes d'une époque passée, restée dans les mémoires de quadras-quinquas complètement retombés en enfance soir là. 

J'ai 10 ans, je chante... Hélène aussi.. Revanche sur le Club Dorothée qui était diffusé en public et en direct à l'époque et auquel elle n'a jamais participé (j'étais un peu grand pour ma part).
Les titres défilent... "Foutez moi le bordel Paris!" nous demande Greg... et nous foutons le bordel autant qu'on peut... La péniche tangue. Bienvenue au (dans) Le Petit Bain.

Les musiciens saluent le public après une cinquantaine de minutes de folie (Et un rappel de "Bioman"). 
J'avoue avoir pleuré sur "Capitaine Flam". C'était mon héros, du moins l'un des principaux. Enfant j'ai eu les jouets, l'album Panini, j'ai vu tous les épisodes. Adulte j'ai lu les livres traduits d'Edmond Hamilton et j'ai pu en sonder la profondeur imaginative. 

Nous quittons la salle relativement tôt par rapport à l'habitude (22h). Nous marchons jusqu'au Café 12 Terminus pour déguster un des plus beau cornet de frites qu'il nous ai été donné, accompagné de demis de Silver. Encore un coup de 14, train, maison, dodo...

Partager cette soirée à mi chemin entre la nostalgie, les entreprises débiles et la passion musicale avec mon Hélène fut fabuleux. Certes, en étant objectif, Minet n'est plus au mieux de sa forme... Qu'importe! Partager cette petite heure avec un public de la même génération, tendant un disque d'époque à dédicacer ou portant un T-Shirt de "Denver le dernier dinosaure" ou "Dragon Ball" (pour ma part j'avais mon Goldorak), criant, chantant, bougeant comme des gamins de dix ans, pogottant comme des adultes en même temps... Tout cela était une expérience fabuleuse. 

Regarder en arrière n'est pas forcément la solution mais pour aller en avant il faut aussi avoir de bonnes bases. Je regrette que mes enfants ne puissent pas connaitre ça. Ce type d'émission télé, ces dessins animés, cette époque insouciante... Décidément, quelle années, les 80. Il nous a bien fait rêver, Minet.


La Setlist : 

(En gras les chansons que j'ai filmé et qui sont disponible dans CETTE PLAYLIST )


1 - Goldorak Go

2 - SilverHawks

3 - Bioman (introduction par "Salut bande de tarés")

4 - Le Collège Fou Fou Fou

5 - Dragon Ball et Dragon Ball Z

6 - Olive et Tom

7 - Les Samourais de l'éternel

8 - Nicky Larson (Jean-Paul Césari cover)

9 - Denver le dernier Dinosaure

10 - Denver le dernier Dinosaure (Bis)

11 - Jeanne et Serge (Valérie Barouille cover)

12 - Conan l'aventurier

13 - Ken le Survivant (Bernard Denimal cover)

14 - La Chanson des Chevaliers

15 - Les Chevaliers du Zodiaque

16 - La Merguez Partie (Les Musclés)

17 - La fête au village (Les Musclés)

18 - Capitaine Flam (Richard Simon cover)

19 - Bioman (Bis) 



Les billets, A4, Recto verso...




Pas de T-shirt, pas de boutique. Y'a que Minet qui en avait un à paillettes!