jeudi 14 avril 2022

Kyle Eastwood : Un autre cinéma

Hélène est géniale. Cette affirmation est évidemment biaisée par l'amour que je lui porte mais il n’empêche; sa façon de saisir les occasion fait aussi parti de son génie et de ses charmes!

D'habitude le magazine édité par la ville est systématiquement mis à recycler sans être ouvert. Alors qu'elle l'a exceptionnellement feuilleté, un nom a attiré son œil : Kyle Eastwood. Quelle mouche à donc piqué ce musicien ce Jazz, qui est bien le fils de son père, à venir jouer son répertoire cinématographique dans une petite salle de banlieue parisienne aussi paumée que confidentielle? Vu que je ne connais rien au bonhomme, je me renseigne vite fait... Bon, le mec a bien traîné en France visiblement, y a composé un album... et fait une grande tournée de petites salles. Pourquoi pas! Et puis c'est pas cher, allons-y c'est à 10 minutes à pieds, on n'aura pas de frais de taxi ni de problème de train!

Nous arrivons donc avec un peu d'avance et prenons la file devant le théâtre de la ville. L’événement se présente un peu comme le concert de Telegraph Road à Paray-Vieille-Poste! Pas de sécurité, juste un contrôle des billets, nous serons au deuxième rang un peu à droite, extrêmement bien placés!

Les instruments sont disposés sur scène. Il n'y a pas de décor, tout est minimaliste.  Les musiciens (batteur/piano/basse/trompette/sax) entrent avec un peu en retard et sont applaudis par la salle... Ils s'installent, échangent quelques mots entre eux et attaquent le show à la mesure du batteur.


A part les classiques les plus poncés et la philosophie de l'impro, je ne connais rien au Jazz . Mon prof de maths (le seul que je reconnaisse en tant que tel, reconnaissance éternelle Monsieur Christian Clinet) était un expert et je gage qu'il aurait pu, le temps d'une soirée, nous abreuver de son savoir encyclopédique et nous former au rudiments de ce style si riche et encore si vivant, plus d'un siècle après sa popularisation. Hyperbole et appel à mes souvenirs pour indiquer que le premier morceau sonne familier à mon oreille, mais je n'en sais pas plus. Le son est excellent, nous sommes suffisamment proche pour entendre les instruments au delà de l'amplification ce qui rend une chaleur incroyable. Kyle joue d'une contrebasse atypique... du moins elle me parait comme tel.  


A la fin du titre, il prend le micro et commence à nous parler dans un franglais parfaitement honnête pour un californien. Il présente sa musique, son dernier album (Cinematic), ses musiciens et ce qu'ils vont évidement jouer. Il annonce le second morceau dont je ne me souviens plus. Le schéma se répète alors avec une construction instrumentaliste assez standard : introduction, premier mouvement avec les deux cuivres, puis trompette solo, saxo solo, piano, basse et éventuellement un chouillat de solo batterie... les musiciens reprennent alors en cœur pour conclure. 


C'est agréable, très bien emmené, les morceaux ne sont pas trop long et pour la plupart célèbres ou composés par des célébrités du cinéma comme Henri Mancini, Ennio Morricone ou Lalo Schifrin.


Sur un morceau le saxo/clarinettiste aura un souci technique avec son instrument le forçant à laisser la main au trompette puis à reprendre au saxo. Le Jazz, l'impro, tout ça...

Une aparté dans ce modèle verra les musiciens sortir de scène (sauf le saxo/clarinette) et kyle troquer sa contrebasse pour une basse électrique. Il nous ravira alors d'un "Cinema Paradiso" plein de chaleur. Qu'il est beau ce film, il résume tellement ce qu'est le cinéma. 

Retour du Quintet et arrivée de Hugh Coltman, chanteur sur le titre "Gran Torino" composé par Kyle pour le film éponyme réalisé par son père. Le chant est bon, la musique est belle et les images du film résonnent dans ma tête… encore une pure merveille de cinéma.



Derniers titres et déjà le rappel. C'est toujours aussi bon, aussi chaud. 



J'ai pu reconnaitre (aidé par les annonces de Kyle, mais il y en avait d'autres) : 

Taxi Driver (Bernard Herrmann)

Bullitt (Lalo Schifrin)

Cinema Paradiso (Ennio Morricone)

Vertiges (Ennio Morricone)

Gran Torino (Kyle Eastwood, Michael Stevens

Charade (Henry Mancini)

The Pink Panther (Henry Mancini)

Skyfall (Adele Adkins, ‎Paul Epworth) 

[...]


Nous sortons et avons le plaisir de croiser Kyle dans le hall, le verre de rouge à la main! Il va s'installer dans les vestiaire pour vendre/dédicacer ses albums. Nous inspections nos porte-monnaie : Nous sommes à 10mn de la maison mais nous n'avons pas un rond! Je tente la CB mais rien de possible... nous n'aurons donc pas l'album dédicacé MAIS l'idée vient à Hélène de faire signer mon T-shirt (qui est à l'effigie de l'inspecteur Harry). Kyle Eastwood s'est prêté au jeu avec un sourire, check, Thank you...

Ce fut une excellente soirée. Nous allons prendre l'habitude de vérifier l'agenda de la ville : les concerts comme ça sont les bienvenus!


Un des solos de basse de Kyle Eastwood


"Une version atypique du thème de Cinema Paradiso"


Mon T-Shirt de l'inspecteur Harry...

    

... avec sa signature en gros plan! :)


Et le billet moche complètement électronique.



dimanche 10 octobre 2021

Popa Chubby : le blues-rock étrange au succès franco-français

Nous sommes dimanche et ce soir c'est concert, le premier depuis le COVID. Comment ne pas évoquer cette saleté qui, en plus de tuer des gens, nous pourrit la vie depuis presque 2 ans? Certes, il y a plus grave au vu des autres crises à venir (pollution, climat, etc.) ! Il n'empêche que la sortie de ce soir mets un peu de baume au cœur tant la musique est historiquement une composante indispensable à l'homme depuis qu'il l'a créée.

Après un délicieux déjeuner chez nos amis Anne et Stéphane, Hélène et moi repassons à la maison avant de rejoindre l'Olympia ; le rendez-vous de ce soir est à 18h et il n'y aura pas de première partie. Je porte pour la première fois ma "battle jacket" réalisée durant le second confinement pour en tester la praticité : elle est validée. 

Nous passons le barrage sanitaire, puis sécurité, puis le contrôle des billets et allons à la boutique (pauvrement achalandée). Pas de T-Shirts, pas de patch, pas de rien de rien à part des albums CD et Vinyl  dédicacés ; je prends donc ce dernier.

C'est un concert découverte ce soir. Bien sur Hélène et moi avons entendu parler de Popa Chubby (sans quoi nous ne serions pas ici) mais nous n'avons pas écouté ses (nombreux) album ni l'un ni l'autre. Sa biographie en français est pauvre, celle en anglais un peu moins ; nous avons affaire à un guitariste New Yorkais qui fait du Blues-Rock avec un succès, disons d'estime aux USA et un peu plus de popularité en Europe et en particulier en France.

Rapide passage au bar (Coca pour moi, demi pour Hélène) et nous allons nous placer dans nos fauteuils numérotés. Nous sommes sidérés par le manque de sérieux dans le port du masque! Environs 9 personnes sur 10 n'en ont pas! Le public est plutôt âgé et la plupart ont la cinquantaine bien tapée. Popa arrive sur scène avec ses musiciens. Il salue le public et s'installe avec sa guitare. L'individu étant (très) imposant, il joue assis sur une sorte de tabouret de bar.

 C'est un peu étrange mais ça lui permet de jouer avec deux pétales de distorsion en même temps (essentiellement wah wah au pied droit et autre chose que je n'ai pas identifié au pied gauche, sans doute plusieurs équipements). Les musiciens sont Tom Curiano à la batterie, Paul Loranger pour la basse et Dave Keyes aux claviers. Première impression : c'est fort, très fort, trop fort! 

Et la balance est mal faite : si la guitare, la batterie et dans une moindre mesure les claviers tintent
clairs, la basse quand à elle sature à en faire trembler ma chemise! C'est vraiment dommage car l'expérience est du coup gâchée. Il se passera 3 titres maximum avant que je ne chausse mes bouchons; Hélène qui a oublié les siens se mettra des poules de kleenex dans les oreilles! 

Popa Chubby attaque sur du Hendrix et la prestation est tout à fait correcte. Il enchaine ensuite sur ses propres créations, extraites de ses très nombreux albums. Ma foi, si le son n'était pas si mauvais, cela serait presque bon... tant que... tant qu'il ne se lance pas dans ses innombrables solos. 

Un solo pas trop mauvais


La première chose à noter c'est qu'il maitrise son instrument, méchamment. La technique n'a pas de secret pour lui et son toucher est extraordinaire. Il gère l'électricité comme un démon, jouant sur les potentiomètres et la distorsion (sans parler des pédales) avec une vélocité impressionnante. La seconde chose et non des moindres ce sont les pains et autres défauts d'échelle chromatique dont il est capable. Aller vite, c'est bien... respecter les principes de la musique c'est mieux! Combien de fois ai-je été surpris d'entendre des dissonances dans ses solos? Certes, cela arrive aux meilleurs mais chez lui cela devient un gimmick! Popa Chubby c'est le mec il se gamelle sans arrêt et ne se rattrape jamais aux branches ce qui provoque des enchaînements désastreux, genre décalage d'un ton ou complet contre-temps, ou les deux! Ce n'est pas compliqué, ses musiciens ont le regard rivé sur lui pendant tout le concert pour essayer de le suivre!

Une heure se passe et on nous annonce une entracte que je qualifierait de salvatrice. Nous patientons pour le petit coin et retournons nous assoir juste à temps. De retour sur scène, Popa s'est changé et enchaîne les titres jusqu'à l'habituel solo de batterie qui sera un duo (duel?) d'instruments! En effet, Popa est aussi batteur et Hélène et moi pensons que finalement il devrait arrêter la guitare!

Le duo de batterie 

Voici déjà (enfin?) la fin du set avec la reprise du "Halleluja" de Leonard Cohen. Nous n'attendons pas la fin des applaudissements et nous nous faufilons vers la sortie. Nous irons finir la soirée en dinant à l'arrache dans un vrai restaurant chinois du coté de Saint Lazare. Au moment où j'écris ces lignes, nous n'avons pas encore écouté le vinyl. La fin du concert était plus bluesy et moins acharnée sur les solos, ce qui donnait un peu plus de cohérence à la musique. Peut-être qu'un enregistrement produit sera moins chaotique? je ne manquerai pas d'indiquer mon avis final dans les jours à venir en amendant ce texte si besoin est. Quelque part je comprends le succès uniquement d'estime dans sa patrie d'origine... 

Pour l'heure, je ne suis pas fan de Popa Chubby. Peut-être est-ce le fait d'avoir entendu en live de trop grands artistes comme Knopfler, Clapton, Gilmour mais aussi un maître comme Tommy Emmanuel ?

A suivre donc après une écoute posée et un volume modéré, installés dans le canapé.



Les billets sont complètement électroniques à présent. Nous sommes vraiment très loin des cartons personnalisés avec hologrammes d'il y a 25 ans.


Le vinyl dédicacé que nous avons pu ramener à peu près en état.


dimanche 26 janvier 2020

DREAM THEATER 3 : To be or not...

C'est à la Seine Musicale que nous avons rendez-vous, ce soir. Hélène et moi avons eu un dimanche techniquement compliqué où se sont mêlés une grève des transports, une exposition sur le "Greco", un déjeuner mémorable dans une brasserie parisienne et nos retrouvailles avec David pour qui Dream Theater compte presque autant qu'Iron Maiden.

Nous arrivons donc en tram, passablement éméchés, pour retrouver notre ami qui lui est venu de sa province en voiture faute de train. Il ne restera donc pas chez nous le soir, devant rentrer dans la foulée.

Etants en avance, nous allons nous attabler à "La Terrasse".
Nous tuons le temps à coup de discussions autour de frites, de coca et de bière avant de nous diriger vers la salle. C'est un public de connaisseur, plutôt masculin quadra qui se presse pour entrer. Nous sommes pile à l'heure, juste le temps de passer au merchandising. Nous prendrons évidemment des T-Shirts mais renoncerons au vinyle à 60€. Nan mais non quoi... 60...
Bref.

Nous entrons tous les trois dans cette magnifique salle de la Seine Musicale. Cette fois nous serons en première catégorie, bien centrés, juste derrière les platines. C'est pratique, de là où nous sommes nous pouvons voir le Db-mètre : il oscillera entre 95 et 105 durant la soirée avec des pointes à 110. Je vais aussi en profiter pour voir si celui de mon smartphone est juste... en fait non, et de beaucoup.

Démarrage du show quasiment à la seconde prévue! Il n'y a, evidemment, pas de première partie... en fait si, c'est DT qui fait sa propre première partie! Une quasi première heure sera donc consacrée à leur nouvel album. J'avoue, je ne l'ai pas écouté. Vu l'échantillon, c'est du métal, c'est progressif, c'est léché et appliqué... c'est donc bien eux!



Le reproche que je pourrais leur faire c'est de ne pas "sortir" de leur répertoire. Ils sont DT, ils font du DT, ils s'étalent sur du DT... Là ou Iron Maiden se renouvelle quasi perpétuellement, produisant de nouveaux albums contenant de véritables pépites voir des hymnes, semblant plonger les mains dans un tonneau génialement inépuisable, DT se rebrode un canevas déjà bien chargé, presque sans intérêt.

Voici donc la pause, le temps pour nous d'aller faire la "vidange". L'escalier étant près des platine, j'en profite pour m'extasier sur le matériel. Mention spéciale à la malle de Carlos!


Retour en scène de nos artistes, cette fois pour la bonne cause: Dream Theater, c'est un concept album mythique, encensé par la critique à sa sortie. Leur rock/métal progressif a été influencé par nombre de formations (comme les Pink Floyd) et cette galette en est l’archétype. Ce soir nous en auront l'interprétation exhaustive!  Un peu comme un "The Wall", "Metropolis Pt. 2: Scenes from a Memory " raconte une longue histoire pas très drôle que je vous laisse découvrir ici.

La setlist avance, la soirée aussi. Sur l'écran géant défilent les images d'un film animé illustrant l'histoire complexe qui se joue. Le son est enivrant, grisant... on sent une nette différence de présence entre cette interprétation et la première partie, tellement plus "vide".
les artistes s'amusent, ils sont dans leur domaine, dans ce qu'ils aiment, dans leur tripes, au fond de leur art. C'est fort, puissant... et tellement mélancolique en même temps!
Fin de l'album, fondu au noir. Un dernier titre du nouvel album en guise de rappel. DT salue le public... presque 3h de spectacle (entracte comprise). la salle est debout, ils le méritent bien.
Je suis mitigé en conclusion. La nouveauté ne paye pas en ce qui les concerne. L'album d'il y a 20 ans fonctionne nettement mieux que les composition récente. James (Kevin) LaBrie n'a toujours pas retrouvé sa voix... C'est sur, c'est une super expérience.... j'aurais juste voulu la vivre il y a 20 ou 25 ans. Le groupe semble jeune et pourtant il s'est formé en 1985... les membres étaient vraiment jeunes à ce moment là!
Comme David et moi, Hélène a préféré la deuxième partie. Elle n'avais quasiment jamais écouté DT avant (juste un peu par dessus mon épaule).
Je ne pense pas retourner les écouter. C'était ma troisième fois, et cela va bien comme ça. To be or not to be?

Un bout de "A Nightmare to Remember"
(Titre de 2009)


"The spirit carry on"
(On sent bien le coté Pink Floyd)


Setlist :

Atlas (Instrumental Alt Nick Phoenix & Thomas J. Bergersen song)

Act 1:
1 - Untethered Angel
2 - A Nightmare to Remember
3 - Paralyzed
4 - Barstool Warrior
5 - In the Presence of Enemies, Part I
6 - Pale Blue Dot

Act 2 (Metropolis, Part 2: Scenes From a Memory):
7 - Act I: Scene One: Regression
8 - Act I: Scene Two: I. Overture 1928
9 - Act I: Scene Two: II. Strange Déjà Vu
10 - Act I: Scene Three: I. Through My Words
11 - Act I: Scene Three: II. Fatal Tragedy
12 - Act I: Scene Four: Beyond This Life
13 - Act I: Scene Five: Through Her Eyes
14 - Act II: Scene Six: Home
15 - Act II: Scene Seven: I. The Dance of Eternity
16 - Act II: Scene Seven: II. One Last Time
17 - Act II: Scene Eight: The Spirit Carries On
18 - Act II: Scene Nine: Finally Free

Encore:
19 - At Wit's End

Les vrais faux billets imprimés à l'arrache.



Mon beau Tshirt à la Hamlet cyber-déjanté! 



Et les jolies fleurs de celui d'Hélène.


mardi 19 novembre 2019

DIRE STRAITS EXPERIENCE : Vite fait, bien fait.

5 mois de pause... c'était long! Retour à la musique ce soir, dans une salle que nous ne connaissons pas : La Seine Musicale.

Le hasard a voulu que nous soyons 3 collègues du même bureau à aller voir ce show. Le rendez-vous before est donc donné à "La Terrasse". Hélène et moi arrivons en premier et nous installons autour d'une grande table ronde entre deux ours blancs et un babyfoot.
Surprise, y'a de la Duvel et du Colombelle. Nous y ajoutons un cornet de frites et commençons à grignoter. Aude nous rejoins, accompagné de son chéri Benoit. Ils commandent à leur tour et nous discutons en attendant Ismaël et sa future épouse. Il nous rejoindra mais pas elle, trop en retard.
Notre petit brunch expédié, nous nous pressons vers la salle. Les contrôles sont cool, pas de fouille au corps ni de portique, nous rentrons, ouf. Passage rapide au bar pour prendre quelques chips et un verre de vin et nous pénétrons dans la salle.


C'est Thomas Kahn qui ouvre ce soir. Nous assistons à la fin de son set. Il joue seul en scène guitare et chant, style soul. ça a l'air propre mais pas de jugement possible sur les quelques notes que nous entendons. Vu que ce n'est pas du tout mon genre, je ne pousserai pas jusqu'à aller écouter ses œuvres, il y a tant et tant déjà sur la liste... C'est donc l'entracte, 20 minutes.

 La salle de la Seine Musicale est magnifique. Elle est construite pour l’acoustique, cela se voit et s'entend. La capacité maximale est de 6000 places, ce qui est "petit" à l'heure actuelle.

 Nous sommes placés sur le coté droit en catégorie 2. Malgré cela, l'angle de vision reste bon et le son excellent! L'expérience a donc commencé... la Dire Straits Experience!
Etonnement, l'ouverture se fait sur Telegraph Road. Morceau fleuve et pièce de choix de la discographie de Dire Straits.... L'interprétation est impeccable, bien que le tempo soit un peu rapide. Quitte à pinailler, je pense qu'il y avait un peu trop de basses.

 Il n'y a pas si longtemps, Hélène et moi sommes allé voir Telegraph Road justement. Comme ce soir, il s'agissait d'un Cover Band mais cette fois le groupe est une entreprise de Chris White, Saxophoniste des deux derniers tours du groupe original. Excellent musicien, ce dernier a également joué avec le NYJO, mais aussi France Gall, Tom Jones, Brian Ferry... il était à Wembley avec Dire Straits pour le Live Aid et le Nelson Mandela 70th Birthday Tribute... Et a loupé de tourner avec les Pink Floyd à cause d'un accident de moto, ce qui veut dire que j'aurais du l'entendre ce jour là!
Ayant rejoué avec les Straits (autre cover band comptant Alan Clark, qu'on ne présente plus) son idée était de faire revivre l'esprit du groupe à travers ses plus grand hits... et la sélection parmi ces derniers est rude!
Evidemment, il n'est pas seul sur scène ce soir (même s'il donne l'impression d'être le centre de l'attention) et si Terence Reis est un guitariste aussi extraordinaire qu'inconnu, Chris Witten lui joue un répertoire qu'il connait bien. L'ensemble est plus que cohérent et produit un son fidèle à l'original que cela soit dans le ton ou l'interprétation à la note près. Il est dommage que la balance laisse une part trop belle au saxo. Même s'il s'agit de son groupe, sa tonalité écrase la strat' solo qui est la star du Dire Straits d'origine.
Le temps passe et les titres se succèdent, sur un tempo toujours trop rapide à mon goût. La couleur globale est étonnement plus proche d'Alchemy (1984, sans Chris White) que d'On The Night (1993). C'est propre et vraiment sans bavure, sans pain ; ce n'est plus un cover, c'est un véritable hommage religieux. J'avoue que certains titres m'ont arraché une larme (Romeo & Juliet, Tunnel Of Love, Brothers In Arms...) et Hélène a eu sa préférée (Your Latest Trick). Un changement de setlist m'a privé d'une de mes favorite (Where do you think you're going? au profit de Six blade Knife), dommage mais j'en ferais pas un drame.


Durant une pause, Chris White présente ses musiciens. Big Up to MICHEL !!!!


Les balades se terminent, voici le monumental Sultans of swing. toujours trop rapide, toujours trop de saxo, ce qui laisse un petite amertume. La perfection était proche!
Courte pause et nous repartons sur le deuxième incontournable : Money For Nothing.
C'est toujours très propre même si raccourci. Local hero, toujours la même nostalgie. La salle est debout depuis une bonne demie heure.


La Setlist : 
1 - Telegraph Road (Dire Straits cover)
2 - Walk of Life (Dire Straits cover)
3 - Romeo and Juliet (Dire Straits cover)
4 - Tunnel of Love (Dire Straits cover)
5 - Your Latest Trick (Dire Straits cover)
6 - The Man's Too Strong (Dire Straits cover)
7 - Expresso Love (Dire Straits cover)
8 - So Far Away (Dire Straits cover)
9 - Private Investigations (Dire Straits cover)
10 - Why Worry (Dire Straits cover)
11 - Six Blade Knife (Dire Straits cover)
12 - Once Upon a Time in the West (Dire Straits cover)
13 - Two Young Lovers (Dire Straits cover)
14 - On Every Street (Dire Straits cover)
15 - Brothers in Arms (Dire Straits cover)
16 - Sultans of Swing (Dire Straits cover)

Encore:
17 - Money for Nothing (Dire Straits cover)
18 - Going Home: Theme of the Local Hero (Mark Knopfler cover)


J'ai capté deux chansons. J'ai délibérément pris des titres moins connus, ce qui est relatif quand on parle de Dire Straits : 


So Far Away


On Every Streets



Voilà, retour en vitesse par la ligne 9. Ismaël et sa chérie nous retrouvent par hasard dans un wagon. Le trajet semble long sur la L, la nuit sera courte, on bosse demain... tout à l'heure.

L'expérience mérite d'être vécue même si rien ne pourra remplacer le groupe original. Mark Knopfler ayant fait ses adieux à la scène, il ne reste que les cover bands passionnés pour faire revivre en live cette musique si romantique. Pourquoi ne pas aller en écouter d'autres? Ils sont tous, quelque part, en accord avec les paroles de Mark :

And then the man, he steps right up to the microphone.
And says at last, just as the time bell rings, "
Goodnight, now it's time to go home."
And he makes it fast, with one more thing:"
We're the Sultans, "
We are the Sultans of Swing."


Vrai-faux billets recto versos...
Et pas de T-Shirt vu que pas de merchandizing....

lundi 8 juillet 2019

WALK OFF THE EARTH : Marche avant, toute!

Je n'ai plus l'initiative exclusif des spectacles et c'est nouveau pour moi. Dans ma vie d'avant si je ne proposait pas, il ne se passait rien. D'ailleurs il ne se passait pas grand chose non plus quand je proposais quelque-chose... Bref, c'est Hélène qui invite ce soir pour un truc qui lui tient à cœur : Walk Off The Earth


Ne brûlons pas les étape : nous nous retrouvons à St Lazare, les enfants ayant été confiés aux bons soins de Justine, leur nounou du mercredi. Nous avons une nouvelle institution: le passage par le Café Caumartin. C'est un bar d'alcoolique un peu déjanté dans la bonne lignée Rock n' Roll, à deux pas de l'Olympia. Les roadies y ont leurs habitudes, la déco est terrible (y'a même un sticker Aldebert!), le vin superbe, l'ambiance au top... Nous prenons un verre avant de nous diriger vers un des nombreux restaurant asiatique du quartier afin de pouvoir attaquer le spectacle le ventre plein.  Nous arrivons juste à l'heure pour la première partie. Comme d'habitude nous dévalisons le stand des T-Shirts avant de rentrer en fosse.


C'est SOREN LYANN, qui est en scène. Je ne vais pas y aller par quatre chemins. Le garçon se définit comme un artiste de comptoir... Et bien c'est résumé : un héros de bistrot. Auteur, compositeur, musicien sans un style plutôt folk-rock... Ses textes sont simplement mauvais... fautes de rimes, de pas... Sa musique est simpliste et sa technique, disons poliment pauvre. Si je n'avais pas vu autant de shows, je ne me permettrait pas un tel abattage en règle. Certes, il y a (bien) pire au niveau musical... J'ai des copains qui se débrouillent mieux, qui font de la scène et qui n'ont pas la prétention de faire l'Olympia. En résumé, l'individu a eu la chance d'avoir un public un peu naïf, totalement bienveillant et n'attendant qu'une chose : le main show.

Le décor étant en place, l'intervention des techniciens est courte. 20 minutes d'entracte, et nous nous amusons devant la vidéo de pré-show de Walk of the Earth. Il s'agit d'un groupe de rock canadien fondé en 2006, qui a acquis sa notoriété sur Youtube (à l'instar de Steve 'n Seagull). Avec 3,6 millions d'abonnés à leur chaîne et plus de 870 millions de vues, leur popularité est planétaire même si leur tournée hors Canada est très concise. Les voir à Paris est donc exceptionnel et c'est pourquoi Hélène a bondit sur l'occasion.

Nous n'avons malheureusement pas de place assise, ce qui devient désagréable avec le temps. Nous ne somment pas vieux mais plus le temps avance et plus nous aimons le confort. La vidéo (montrant une poursuite en voiture délirante à la mode Fast n' Furious) touche à sa fin et les musiciens entrent en scène, en semblant enchaîner sur le scénario. D'entrée de jeu, ils sont énormes d'énergie, courants, dansants tout en jouant et chantant!

Leur "truc" c'est de jouer d'instruments originaux en plus des guitares, batterie et claviers "normaux",  on a donc des ukulélés, Kazoo,  Glockenspiel, xylophones, cuivres  mais aussi des percussions exotiques de tout bord, Boomwhackers, guitare mutante pour 4 musiciens... Je mets une capture studio car ma photo concert n'est pas réussie. A noter qu'elle montre le "Beard Guy" (mec à barbe); j'y reviendrai.

La performance est absolument impressionnante. Le groupe, très polyvalents, change d'instruments en permanence que ce soit entre les titres ou pendant ces derniers! il y a même un jeu de jonglerie avec les tech's qui rattrapent les guitares jetées en l'air avec force durant tout le concert! Le show est superbe, les lights parfaites, le son absolument idéal. Evidemment, nous ne connaissons pas trop le répertoire où vont se mêler reprises (Maroon 5, Queen, Miley Cyrus...) et Medley's originaux. Le public, pour une bonne part fan des artistes, est chaud bouillant et l'ambiance est donc assurée!

Des musiciens de session appuient le groupe principal dont il ne reste que 4 membre. En effet, le mec à barbe dont je parlais plus haut est décédé fin décembre 2018 ce qui a porte un coup visible à la formation. Charismatique et décrit comme adorable, Mike Taylor est visiblement regretté par les autres membres. L'hommage qu'ils lui rendront en parlant de lui puis en illuminant son poste en scène et en diffusant une vidéo entière le montrant jouer le "Bohemian Rhapsody" de Queen tout en l’accompagnant dans une espèce de playback post-mortem était touchant. 

Nous arrivons aux rappels et Hélène est fatiguée et a son compte pour ce soir. Nous sortons donc du mythique et luxueux Olympia pour rejoindre à pied notre gare habituelle. Nous repassons devant le Café Caumartin et sommes salués par la patronne... Ambiance top cool pour cette soirée drôle et enjouée.

WOTE est ce que je nomme un groupe 2.0:
Il est formé d'Internet et pour l'Internet mais comme la majorité des véritables Bloggers/Vloggers, il a besoin de l'IRL pour vivre. Le virtuel a ses limites, surtout avec la musique et la rencontre avec le public est une nécessité. Le partage "live" ne peut être remplacé et WOTE l'a bien compris en se transcendant d'énergie sur scène. Ce sont de formidables techniciens, de géniaux shomen/women et leur sensibilité ainsi que leur plaisir est une bénédiction pour leurs followers. Allez les voir, ils le méritent!


Un petit extrait...



... et un autre


La Setlist pour mémoire :

1 - Fire in My Soul
2 - Fifth Avenue
3 - Corner of Queen
4 - Hey Ya! (OutKast cover)
5 - Alright
6 - Teenage Dirtbag (Wheatus cover)
7 - Somebody That I Used to Know / Stand by Me / Come on Eileen / Wouldn't It Be Nice / Shape of You / No Scrubs / No Diggity / Closer / Royals / Hello
8 - Taekwondo
9 - Rise (Jonas Blue cover)
10 - Mike's Song
11 - Home We'll Go
12 - Girls Like You (Maroon 5 cover)
13 - Red Hands
14 - No Brainer / In My Feelings / Irreplaceable / Party in the U.S.A. / Roar / Rich Girl / Hips Don't Lie by Walk off the Earth
15 - Bohemian Rhapsody (Queen cover)
16 - Sing It All Away

Encore:
17 - Gang of Rhythm
18 - Hold On (The Break)
19 - Rule the World

Encore 2:
20 - R.E.V.O.



Nos vrais billets de L'OLYMPIA, achetés à L'OLYMPIA et photographiés à L'OLYMPIA dans la pochette de l'OLYMPIA!



Le T-shirt de la fille...



Et celui (manches longues) du garçon!