jeudi 6 mars 2008

Apocalyptica 2 : En forme Olympique à l’Olympia !

Ce n’est pas nouveau, et j’ai déjà dit en long et en large pourquoi j’aime ces violoncellistes. Nous nous retrouvons donc devant l’Olympia cette fois, pour assister à la nouvelle prestation parisienne de ces finlandais hors du commun. Il y a Whiplash, Olivier et sa femme (qui restera à l’arrière de la fosse).
Entrée, fouille, Stand T-Shirts. Bon, je l’ai déjà, y’a que la date qui change… Je vais plutôt me payer une écharpe façon club de foot! Original !
Comme nous sommes bien à l’heure, nous n’avons pas de mal à nous dégotter de bonnes places, centrées devant les platines. Le premier groupe ne tarde pas trop à entamer la soirée.

C’est Oceansize, formation anglaise, qui est chargée de chauffer la salle. Ils produisent un son Rock progressif, un peu teinté de riffs métal. C’est marrant, à mes yeux les musicos ressemblaient à des personnages typiques de Manga pour minettes ! Leur production sonore ne m’a pas emballé, mais je concède qu’il y’a de l’idée.   

Une grosse demie-heure plus tard, les roadies installent les fauteuils typiques de nos grateux-archéïstes-néoclassicometaleux. Ces derniers seront à leur top-niveau, ce soir. Relisez ma précédente Knonik à leur propos pour les détails : Le show était grosso-modo le même mis à part quelques variations sur la setlist. Du vrai bonheur.

Le public, par contre, était beaucoup plus calme. L’ambiance, en fosse, était limite amorphe. Rien à voir avec les pogos du Bataclan ! En tant qu’habitué des fosses, j’ai été déçu par ce dernier point… mais en échange, je donne un bon point pour l’accessibilité à un public moins averti qui peut ainsi profiter du spectacle sans être bousculé par une bande de furieux !

Cela sera ma conclusion : Apo, amenez-y votre famille, vos amis, votre tatie, tout le monde ! C’est beau, c’est doux, c’est convivial, ça balance sévère aussi…

Dès qu’ils repassent, j’y retourne !

Pour mémoire :

o    Worlds Collide (Worlds Collide)
o    Refuse/Resist (Inquisition Symphony)
o    I’m Not Jesus (Worlds Collide)
o    Grace (Worlds Collide)
o    Seek & Destroy
o    SOS (Worlds Collide)
o    Path (Cult)
o    Betrayal (Apocalyptica)
o    Bittersweet (Apocalyptica)
o    Helden (Worlds Collide)
o    Master of Puppets (Plays Metallica by Four Cellos)
o    Last Hope (Worlds Collide)
o    Inquisition Symphony (Inquisition Symphony)
o    Life Burns (Apocalyptica)
o    Enter Sandman (Plays Metallica by Four Cellos)
o    Hall of the Mountain King (Cult)
o    Seemann (Reflections)









mardi 26 février 2008

Megadeth : MegaDave.

L’Elysée-Montmartre est Sold-Out ce soir. Nous y arrivons largement en avance, Guillaume et moi, car la tête d’affiche est l’un des monstres légendaire du Thrash-Metal et les bonnes places vont être rudes à négocier.
Le trottoir a été investi par ce qu’il y a de plus métaleux dans la capitale. Il faut dire que Dave Mustaine n’a pas joué à Paris depuis un certain nombre d’années et la frustration est aussi visible que l’impatience dans les yeux de ceux qui, comme nous, ont la chance d’avoir une place pour ce soir. Y’a même la télé.

On entre, je passe à au stand « prêt-à-porter » et nous nous positionnons au premier tiers de la salle, à l’arrière de la zone habituelle de pogo.

C’est Evile qui assure la (courte) première partie. C’est du Thrash plutôt pompé sur Slayer. C’est pas fait pour les nénettes et ça me fait chausser mes bouchons auditif. Heureusement que c’est court. Pas de mention particulière pour ce groupe. Peut mieux faire.

C’est devant un décor dépouillé que se présente Megadeth. En fait, il ne reste plus de la formation originale que son âme fondatrice et damnée, Dave Mustaine. Le caractère impossible de l’ancien guitariste de Metallica a provoqué le remplacement de tout les membres du groupe et ce, de manière tellement systématique que son histoire ressemble à un soap américain !

Le son est perfectible, ce soir. Je garde mes bouchons car nous sommes assez près des enceintes et j’ai peur des lésions.

A la première chanson, le public parisien répond comme un seul homme. La fosse s’agite grandement. Ça bouge grave ! J’ai jamais vu ça ! Le premier tiers de l’E.M. remue de manière dangereuse et la suite « jump » à peine moins ! Nous sommes obligés, Guillaume et moi, d’aller nous mettre en sécurité un peu plus à gauche. Avec ma papatte abîmée, je ne prends aucun risque et un mauvais coup est vite arrivé.

Megadeth nous déroule une setlist quasi-idéale à mon gout, passant de ses morceaux phares aux excellents petits derniers de l’album nouvellement sorti. Le big four fonctionne bien même s’il y a eut de meilleurs batteurs par le passé. Et puis j’aimais bien le bassiste d’origine, moins effacé que les musiciens actuels. Il faut dire que Mustaine, en mégalo perfectionniste, ne supporte pas d’ombre à sa gloire. Cela influence logiquement le choix des protagonistes.


Pour mémoire, la setlist :
  
Sleepwalker
Wake Up Dead
Take No Prisoners
Skin O' My Teeth
Washington Is Next!
Kick The Chair
In My Darkest Hour
Hangar 18
Gears Of War
A Tout Le Monde
Tornado Of Souls
Ashes In Your Mouth
Burnt Ice
Symphony Of Destruction

Trust
Peace Sells - Ext

Holy Wars


Dave nous a bien rempli les oreilles avec sa légendaire « Flying V ». Son problème au bras est apparemment de l’histoire ancienne et ses solos ne semblent pas en souffrir. Il est spontané mais peut-être un peu trop léché dans son style… Le son n’était pas bon et la gaffe finale de l’ingé de la chose a fini de fâcher le maestro (envoyer du Slipknot à la place de l’outro habituelle).  Mais quoi qu’il en soit, MEGADETH, j’en redemande !







dimanche 6 janvier 2008

GAMMARAY-HELLOWEEN : Tous ensembles pour une nouvelle année !

Premier concert de l’année en ce mois de janvier et une grande affiche pour l’Elysée : Mes deux groupes teutons préférés affichent deux dates successives dans ces murs. Ça va donc bastonner méchamment, Power Métal oblige. Ayant pris ma place dès la mise en vente des billets, je serais de la deuxième date (la première ayant été ajoutée après). Un peu dommage à mes yeux, car j’ai un préjugé sur ce point, m’imaginant que les musiciens seront moins spontanés. Je ne sais pas pourquoi, mais bon. C’est tout dans la tête.

Je passe en vitesse sur l’attente dans le froid humide du mois de janvier sur le boulevard Rochechouard. Guillaume ayant oublié de prendre sa place (tu es un abominable boulet) et David ayant participé la veille (t’es un traître mais t’as des raisons acceptables, pas comme l’autre boulet), j’ai donc enfilé mon aube noire et me suis rendu au sanctuaire tout seul pour la communion de ce soir. Communion dis-je, car la messe selon Saint Kay et Saint Andi, ça se partage, ça se fusionne, ça s’échange avec le public ! Tout le monde doit y verser son obole, sa gueulante, sa goutte de sainte sueur !

Je connais à présent bien la salle et me faufile donc comme d’habitude à la recherche de T-Shirt. Oh, sont pas chers ! Bha vous m’en mettrez deux à manches longues siouplé. Dankeshön ! Bitteshön ! et hop, cap sur la scène. Bon, y’a du monde, je resterai donc un peu à droite, mais ça ira.

C’est AXXIS qui attaque, ce soir. Bonne prestation, ma foi, même si le son n’est pas extraordinaire. Je ne connaissais pas mais le frontman se démenant bien, il ne m’a pas laissé un mauvais souvenir avec sa une voix particulière. Bonne note donc pour ce groupe de happy métal Allemand. Le public répondant bien, je constate qu’il y a des fans. Il faudrait que je m’y intéresse plus.

C’est au tour de GAMMARAY d’entrer en scène. Le décor est celui de la tournée précédente (Majestic) alors qu’ils présentent un nouvel album (Land of the free II).

 Le son n’est pas extraordinaire, et c’est dommage car nous avons doit à du grand, ce soir ! J’apprécie particulièrement Kay Hansen sur scène. Ce type est fait pour ça. Il joue avec un plaisir évident et ses musiciens le suivent avec harmonie. Beaucoup de gens étant venus, comme moi, plus pour GAMMARAY que pour HELLOWEEN, il y a une ambiance de folie dans l’EM. La setlist est plutôt sympatrique même si j’aurai bien apprécié quelques autres titres… Mais en une heure, il était difficile de faire mieux. De grands standards du groupe sont tout de même joués, ainsi qu’évidemment des titres du dernier album en date. Mention particulière pour « The Empress » dont la version live « déchire méchamment » (pour faire style ch’suis un jeune).

Gros final (« somewhere out in spaaaaaaace ! ») et petit rappel. Sentiment de frustration car trop court et son perfectible. Heureusement, il y en aura un peu encore ! 

Revoici les roadies, et le « matos aux citrouilles » est mis en place. Gros décors, comme d’habitude avec ce groupe très fantaisiste. Le thème de cette fois est le jeu de hasard, rapport au nouvel album « Gambling with the Devil ». Il y a donc une ambiance casino avec des citrouilles malfaisantes et des roulettes partout. Allez, c’est parti pour deux heures du plus pur power métal.
Le son est cette fois excellent et pas trop fort, ce qui me permet de ne pas mettre de bouchons.

C’est mon troisième HELLOWEEN et je les sens encore une fois au top. Andi gesticule toujours autant, les guitaristes sont toujours aussi balaises, le batteur cogne en rafale et le bassiste assure à l’arrière. La setlist sera cette fois-ci moins conventionnelle que par le passé, nous sortant des morceaux moins entendus ces dernières années. Comme d’habitude, nous avons droit à un sketch ridicule ou les musiciens massacrent « Smoke on the water ». C’est vrai qu’ils ont la manie des masques, les teutons… et avec un nom pareil… Bref. Dernière ligne droite et final tout en puissance : GAMMARAY revient sur scène pour la réconciliation (Kay Hansen avait quitté HELLOWEEN suite à quelques tensions, en 1989).

L’armée allemande ayant envahi la scène, nous avons donc entendu les hymnes que sont « Future world » et « I want out ». Et là, là ça a été le méga pied. Déjà parce que ça donnait un gros son avec plein de saturation comme j’aime, et puis parce que « I.W.O. » est l’une de mes préférées.  Au passage, on entend un ampli exploser… J’ai adoré.

En conclusion : Sont toujours bons, les boches. La qualité allemande  reste malgré les années et les kilomètres. Pour ce qui est d’HELLOWEEN, après 3 concerts, je pense que j’ai fait le tour. Par contre, je me laisserai peut-être encore aller à un GAMMARAY. Qui sait, s’ils tournent encore ? Ce concert (en version entière et non la version écourtée qui nous a été servie ce soir) est finalement sortie en CD/DVD : « Hell Yeah ! The Awesome Foursome ».
Je le conseille, il marche bien !

Pour mémoire :

Setlist GAMMARAY :
- Welcome (Intro)
- Heaven Can Wait
- New World Order
- Fight
- Empress
- Valley Of The Kings
- Rebellion In Dreamland
- Into The Storm
- Heavy Metal Universe
- Ride The Sky
- Somewhere Out In Space
- Send Me A Sign

 Setlist HELLOWEEN :

- Intro (walls/riddle)
- Halloween
- Sole Survivor
- March Of Time
- As Lon As I Fall
- A Tale Wasn't Right
- Smoke On The Water/ Solo de Batterie
- King For 1000 Years
- If I Could Fly
- The Bells Of The Seven Hells
- Eagle Fly Free
- Dr Stein


- Medley: Perfect Gentleman Pt. 1 / I Can / Where The Rain Grows / Perfect Gentleman Pt. 2 / Power / Keeper Of The Seven Keys


Setlist HELLOWEEN + GAMMARAY:

Future World
I Want Out     












jeudi 29 novembre 2007

APOCALYPTICA : Comment finir au violon!

Soirée 
fraîche de novembre pour ce rendez-vous au Bataclan. Encore une fois, la file d’attente se prolonge longuement sur la rue Oberkampf. Beaucoup d’amateurs habillés en noir mais une foule finalement hétéroclite, avec des gens plus « normaux ». Olivier est un peu en retard mais comme l’horaire annoncé ne sera pas respecté, nous ne manquerons pas une miette de la soirée. Contrôle habituel, passage par la case T-Shirt... 
Magnifique celui-là! C’est chérie qui va être contente! Une petite attente et la première partie démarre.
LACRIMAS PROFUNDERE : ce que je peux en dire, c’est qu’a part le chanteur façon Nick Cave complètement shooté et le batteur qui ressemblait à Demis Roussos avec un chapeau de cowboy, Il n’y avait rien d’original. Ils ont enchaîne leurs titres. Tout se ressemblait même si les protagonistes faisaient des efforts visibles... Le son était mal balancé... Les solos inaudibles… Non, décidément il vaut mieux oublier cette prestation sans intérêt. 
La suite mérite par contre que l’on s’y attarde en détail. Je ne suis pas fan d’Apocalyptica mais je suis par contre curieux, amateur de classique et gros consommateur de Metallica. Du coup je suis venu en touriste, sans avoir écouté autre chose que le live au “Rock am Ring” 2005 ou je les ai trouvés plutôt bons. C’est vrai qu’au premier abord, le violoncelle-métal, ça peut en surprendre plus d’un. Je ne peux que conseiller de prêter l’oreille, car le rendu est simplement fabuleux.
Voici donc notre quintet, composé de quatre violoncelles et d’un batteur. Ils s’installent dans leurs fauteuils du plus bel effet (assortis à la pochette du CD) et attaquent à grand coup d’archets. La salle est chaude, le son excellent… L’ambiance monte très vite… Ils sont très démonstratifs et au bout de 3 ou 4 titres cela dégénère en pogo dans la fosse ! Ni Olivier ni moi n’attendions un tel engouement de la part du public… Je balance ma bouteille d’eau pour ne pas finir trempé et je prends un peu de champs par rapport aux furieux. C’est fou ce que l’on se sent fragile dans ces moments de boucherie pure !
Bon, ça se calme, les amateurs de chocs se rassemblent au centre de la fosse… Les musiciens sont en train de donner tout ce qu’ils ont. Leur plaisir à jouer est évident… Et puis il y a eu « One ».  Explosion dans le public. En fait, c’est sur les titres de Metallica que le groupe sort le plus de rage. Le paroxysme attendu de cette soirée sera, à mon sens, atteint lors du « Seek and Destroy » qui verra le Bataclan communier comme un seul homme avec son messie musical.
Nous passerons donc presque deux heures avec les violons finlandais. Pas une seconde d’ennuis, interprétation parfaite, envolées superbes, rigueur extraordinaire…


Que dire d’autre ? Ha oui, j’ai pris ma place pour leur prochaine date à Paris. Ils valent le coup, et plutôt deux fois qu’une !






Edit juin 2025 : ajour d'une photo prise ce jour là, trouvée sur le WEB.
Si l'auteur se sent lésé, je la retirerai immédiatement à sa demande.

lundi 8 octobre 2007

Within Temptation 2 : Vox partie…

Un nouveau Zénith avec ma chérie. Deux bons groupes à l’affiche. Cela s’annonce comme une excellente soirée. Et pourtant…

Nous arrivons donc dans une file d’attente remplie d’ados aux styles les plus divers. Diable, ils ratissent large nos néerlandais.

Guillaume nous rejoint. Cette fois, il a eu sa place. Papotage métaleux pour patienter. On entre, pas de T-Shirt cette fois. J’ai déjà vu le groupe lors de cette tournée, je l’ai donc déjà et le porte sur moi! L’avantage quand on se pointe avec une demoiselle (ma petite femme en l’occurrence) c’est que l’on peut faire rentrer tout ce que l’on veut ou presque. Nous avons donc les casse-croûtes, les bouteilles, le dessert… Bref, on se pose et on dîne peinard.

Delain ouvre le bal, comme au Bataclan. Cette fois-ci, je vois le set entier. Je ne m’étendrai pas dessus, car j’en ai déjà parlé. Ils sont bons, peut-être un peu trop « propres » mais je pense qu’ils iront loin car le line-up montre un gros potentiel. Sharon rejoint Charlotte pour le duo. C’est que du beau.

Voici les roadies… Et… Et… Et je m’attends à revivre, en tribune cette fois, le formidable concert du Bataclan. Et… Et… bhen non. N’en déplaise aux fans qui digressent sur la perfection vocale de Sharon à longueur de Forum, c’était nul. Certes je ne suis pas critique musical, Guillaume non plus et ma chérie a très peu de concerts à son tableau de chasse… Nous sommes peut-être trop exigeants. Mais nous nous sommes regardés au bout de 3 chansons et avons commencé à nous dire que ce n’était pas possible, qu’il y avait un problème de sono, que la chanteuse avait un rhume, une angine, une pneumonie peut-être…

La jolie voix de Sharon est brisée, c’est un constat. Pour s’en convaincre, écouter le live « Silence Tour » par exemple, et enchaîner avec le « Black Symphony » qui est leur dernier opus. C’est flagrant. Elle ne « pousse » plus, elle choisit la facilité au niveau des vocalises et lorsque la partition exige un effort, on entend son timbre qui déraille.

Bien sur, il y avait de l’ambiance dans la fosse et dans les gradins… Bien sur les musiciens étaient au top… Tellement d’ailleurs que le naturel avait totalement disparu et que les partitions semblaient enregistrées et jouées en playback.

C’était tellement horrible que l’on a failli s’en aller avant la fin. C’est moi qui aie insisté pour rester parce que j’aime bien « Ice Queen », qui clôt le concert.

Nous abandonnons donc Within. Je jetterai une oreille dans les albums à suivre (s’il y en a) par curiosité. Mais je doute de les revoir un jour. Au bataclan, ils étaient au sommet.





Edit juin 2025 : ajour d'une photo prise ce jour là, trouvée sur le WEB.
J'ai laissé les copyrights et si l'auteur se sent lésé, je la retirerai immédiatement à sa demande.





mercredi 9 mai 2007

Within Temptation 1 : Vox Deï.

J’ai découvert les « Within » en ouverture de Maiden, au Parc des Princes. Guillaume et moi avons été séduits par les guitares précises, les riffs très sombres contrastants avec la voix presque enfantine de la chanteuse. A l’écoute de leurs albums et de leurs autres concerts, l’idée de leur consacrer une soirée entière ne me semble donc pas aberrante. Guillaume ne m’ayant pas suivi sur ce coup là, je mets donc le cap seul sur le Bataclan.

Arrivée en métro je m’insère dans une file d’attente assez kilométrique regroupant un public varié (des gothico-ados aux « vieux » métaleux en passant par des BCBG un peu colorés au mieux du noir ambiant).  Le groupe a déjà une certaine notoriété et ce genre de salle est largement sous dimensionnée. Ouverture des portes trop tardive, le show est donc déjà commencé quand je passe par la case T-Shirt. C’est « Delain » qui ouvre. J’assiste avec intérêt à la fin de leur prestation. Le son est bon, la chanteuse est douée, les musiciens aussi. Le style est assez classique à présent (type Metal Symphonique, c'est-à-dire un gros son avec une fille qui chante). Sharon, de Within Temptation, rejoint la chanteuse de Delain (Charlotte) pour un duo tout à fait sympatique. Après deux titres, c’est déjà fini… Dommage, j’en aurai bien bouffé un peu plus. Ils sont vraiment très propres.

Démontage, remontage… Grosses guitare… ça y est, c’est parti. Je suis au cinq ou sixième rang, je vois en détail les grosses pompes de Sharon, la chanteuse, qui est habillée d’une superbe robe couleur ivoire.
Je n’ai jamais été aussi près. Il faut dire que je ne cherche pas vraiment non plus, car d’habitude, ça bouge méchamment devant et je ne me sens pas à finir à l’hôpital.

C’est ma première fois au Bataclan, et je dois dire que l’ambiance y est fabuleuse. La proximité avec les artistes est étonnante. Contrepartie évidente, nous subissons une chaleur à crever. Sharon est rapidement trempée, Robert (Le guitariste, fondateur du groupe) fait pleuvoir sa sueur sur la scène… Le son est excellent, les titres sont interprétés un peu plus agressivement vis-à-vis des albums. C’est tout ce que j’attends d’un concert ! Du naturel, de l’envolée métaleuse, du plaisir artistique.

Les titres s’enchainent et Sharon distribue ses bouteilles d’eau aux spectateurs des premiers rangs. Perso, je suis rentré avec une petite bouteille et je l’ai bien vite éclusée. Je suis trempé à 8/10 sur l’échelle de la machine à laver. Le continuum espace-temps a du être perturbé car l’espace de quelques « jumps » et c’est déjà fini.

La setlist n’était pourtant pas courte : 

Our Solemn Hour
The Howling
Frozen
Stand My Ground
Forsaken
The Cross
What Have You Done
The Heart Of Everything
Mother Earth
See Who I Am
Angels
Hand Of Sorrow
All I Need
Jillian
The Truth Beneath The Rose
Deceiver Of Fools
Memories
Ice Queen

Excellent moment que cette soirée au Bataclan, d'autant plus que c'était mon anniversaire. Un autre concert de Within est prévu au Zénith cette année. Je prendrais des places. Ma chérie appréciant la voix fabuleuse de Sharon, nous irons donc ensemble.


Le billet

Le T-Shirt


Edit juin 2025 : Ajout d'une image de l'album trouvée sur le WEB. 







jeudi 3 mai 2007

Roger Waters : The dark side of Pink Floyd.

Pour ceux qui suivent, j’ai du raconter une partie de l’histoire des Pink Floyd dans la kronik consacrée au live de 1994, ainsi que dans celle de David Gilmour. Vous savez donc tous que Roger Waters est le bassiste historique de cette formation mythique.
  Fâché avec les autres musiciens, il a fait ses valises pour continuer sa carrière seul.  Il ne porte donc plus la marque du groupe mais comme il est l’auteur perturbé d’une pléthore de  tubes, il a absolument le droit de les jouer.
Entouré de musiciens de session, il va donc nous régaler, car ce soir, c’est le grand répertoire.

Bercy, encore, toujours cette salle qui me colle et qui a l’avantage d’être à 15 minutes à pied de mon appartement. Encore moins si l’on prend le métro…  c’est le cas, ce soir. Places numérotées, mais pas géniales… En fait les pires de Bercy, dans le dos des musiciens. Il faut dire que j’ai appris sur le tard l’existence de ce concert et que j’ai eu ce qu’il restait. Nous arrivons à l’heure, je passe aux T-shirts et nous nous installons, punis, dans le coin de l’arène.

Personne ne pouvant ouvrir devant un monument comme Roger Waters, nous entrons directement dans le vif du sujet. La setlist proposée est une compilation des morceaux historiques du groupe, à commencer par  « The Wall », album autobiographique racontant les dérives psychologiques de l’auteur. Il y aura évidemment du « Wish you were here » et un bout de « A saucerful of secrets ».

Cela commence donc très fort :

In The Flesh
Mother
Set The Controls For The Heart Of The Sun
Shine On You Crazy Diamond
Have A Cigar
Wish You Were Here

Suit un étonnant extrait du dernier album de Waters avec les Floyd, « The Final Cut » : tout un symbole. Là, j’avoue, j’attendais pas. C’est avec cet album que j’ai découvert le groupe, vers 1987.

Southampton Dock
The Fletcher Memorial Home

Nous continuons avec des titres « solo » que je ne connais pas, mais qui sont bien agréables à l’oreille :

Perfect Sense – part 1
Perfect Sense – part 2
Leaving Beirut Intro
Leaving Beirut

Passage par “Animals”, album mythique du groupe, avec Sheep.

Et puis un entr’acte, chose qui ne se fait quasiment plus dans les spectacles modernes. Jusqu’ici, bien peu de chose à dire. Nous avons réussis à nous replacer un peu plus à droite pour une meilleure visibilité. Le son est excellents, les musiciens formidables, les effets visuels très riches (dans le style Pink Floyd). Roger Waters est incroyablement charismatique.

Après un quart d’heure de pause, retour aux affaires avec le grand moment de la soirée : L’interprétation intégrale du  « Dark Side of the Moon ». C’est le titre de la tournée, on est là pour ça. C’est le bonheur.

Speak To Me
Breathe (In The Air)
On The Run
Time
The Great Gig In The Sky
Money
Us And Them
Any Colour You Like
Brain Damage
Eclipse 

Bercy est debout. Tonnerre d’applaudissements dans la salle. C’est du délire. Bon, ce n’est pas la foire et le Pogo d’une fosse de thrash, mais on sent une ferveur, une communion du public.

C’est déjà l’heure des rappels, avec une occasion de refermer le cercle de ce concert. Retour au début, aux pensées ravagées de Roger Waters, à “The Wall” :

The Happiest Days Of Our Lives
Another Brick In The Wall – part 2
Vera
Bring The Boys Back Home
Is There Anybody Out There?
Comfortably Numb

Je dois confesser que sur la dernière, j’ai gravement piqué mon pied. J’adore “Comfortably Numb”. J’sais pas, je pourrais l’écouter des milliers de fois, elle ne me lasse pas. Il est juste dommage que ce soir là ça ne soit pas l'auteur original de ce solo fabuleux qui soit à la guitare... Mais comment concilier l'inconciliable? 

En conclusion, je pourrais mettre à charge l’usure de la voix de Waters, qui ne ressemble plus vraiment à grand chose (Heureusement qu’il s’économise et qu’il ne chante pas tout). Je pourrais également dire qu’il ne joue plus tout les morceaux… Et que ces morceaux sont trop formatés et proches des partitions studio… Et que son line up n’est pas aussi bon que les Floyd d’origine… 

Mais comment en vouloir à un homme qui a inspire des générations de musiciens, et cela depuis 40 ans? Entendre ses chef-d’oeuvre, de sa main, avec le cochon géant flottant dans le POPB, c’est un privilège et ça ne se discute pas.