mardi 20 juin 2006

Guns n’ Roses : Axl et ses musiciens.

On est le 20 Juin et demain c’est la fête de la musique. Pour nous, ce sera ce soir.

Gun’s n’ Roses… Quelle affiche ! Les riffs de ce groupe on bercé mes années lycée… Et celles de bien d’autres trentenaires, si je me base sur la quantité de T-Shirts gris délavés devant le POPB. D’ailleurs le mien ne déroge pas à la règle… Et celui de mon camarade Olivier non plus. Je dois dire que je pars avec un mauvais à priori. J’ai écouté la performance du groupe à Lisbonne. C’était mou, c’était fade… Axl avait la voie déchirée… pas super.

Sandwich avalé, bouteille d’eau vidée… nous nous immergeons dans Bercy. Comme d’habitude, je fais ma crise vestimentaire. Nous déambulons dans les coursives avant de localiser le modèle idéal, taille XL. 30 euros, cher et pas très original, mais c’est pour la collec’. Je le plie et le range dans ma poche de treillis. Nous nous engouffrons dans la salle, en haut des gradins. La première partie a déjà démarrée. Première impression : La sono est drôlement forte. Nous descendons dans la fosse, sur la droite des platines. « Bullet for my valentine » ( http://www.bulletformyvalentine1.com/ ) est sur scène. C’est un peu trash. Son trop sourd, basse un peu saturée… C’est dommage, ils sont bons. Il faudra que je les écoute à tête reposée. Descente dans la fosse, attention à la marche ! Nous prêtons toute notre attention durant une demi-heure, et puis comme d’habitude, une pause avant le second groupe. Nous en profitons pour retrouver une collègue d’Olivier. Recherche un peu complexe, dans une fosse plutôt bondée. Nous la retrouvons sur le coté gauche. C’est de cette position que nous entendrons le deuxième groupe : « Avenged Sevenfold » ( http://www.avengedsevenfold.com/ ). Pour le coup, c’est vraiment du trash, avec un je ne sais quoi de technique… Tempo en retard. Intéressant… mais au bout de 3 titres, ça lasse. Finalement trop technique, j’ai préféré nos précédents larrons. Retour vers le centre, devant les platines, pour apprécier au mieux ce qui va suivre. Il est 21h45. Les roadies mettent en place le décor. 22h15, toujours rien. Pour nous faire patienter, on nous passe tout les standards du hard-rock et du métal. Le public se met à chanter sur « Master of Puppets »… Grandiose.
22h35… ça se met à siffler à chaque nouvelle chanson. Nous savions qu’Axl allait jouer sa Diva, mais il abuse.

Blackout.

Le voila, ça démarre. « Welcome to the jungle ». Gros effets pyrotechniques. Ecrans géants. Vache, c’est la boucherie dans la fosse. Jump or die, comme on dit, alors je jump tout ce que je peux. Bref contact avec l’épaule de mon camarade, j’ai la mâchoire qui part en vrille. Peu importe, c’est la foire, au bout de 5 minutes j’a tellement mal partout que je ne sens plus rien de particulier. On enchaine : « It’s so easy ». ça chahute encore. On est pourtant loin de la scène… Et ça continue « Mr Brownstone », « Live and let die »… ça chauffe encore. La version Mc Cartney est à des années lumières… Et je suis en train de me dire que ça va durer 2h. Je n’ai jamais vu une fosse ça. Même pour Metallica.

Une pause, un solo de guitare. Robin Fink, c’est le nom de l’artiste. Ouais… On attend la suite. Heureusement voici le « Sweet child of mine », et puis « Madagascar » avant une nouvelle apocalypse : « You could be mine ». J’ai quitté la terre. Olivier me dira que c’est « l’effet  Alain Souchon » : J’ai 10 ans. Retour en arrière sur un autre titre qui m’a tant bercé « Knokin’ on the heaven’s door ». Merci monsieur Dylan, merci monsieur Rose… Le cocktail est toujours aussi bon et doux. Heureusement, cela permet de reprendre son souffle. Les musiciens en ont besoin aussi et vont se reposer en coulisse : C’est Dizzy Reed (le dernier « Gunner » à part Axl) qui se colle au piano. Il nous enchante d’un « Ziggy Stardust » tout à fait fabuleux. A partir d’ici, ma mémoire défaille un peu. J’ai l’impression d’avoir vécu une succession de solos de guitare aussi médiocre qu’inutiles. Seul bon moment, le solo avec la « mouche » (espèce de guitare-pied-abeille qui ne ressemblait à rien) : Le « Don’t cry » arracherai des larmes a n’importe quel métaleux, même malhonnête. Retour du groupe pour « November Rain ». Ca aussi, c’est du beau. « My Michelle », ça bâche encore une fois… Personnellement, je suis rincé, état liquide. Et voici la surprise : Axl nous prie de bien vouloir accueillir Izzy Stradin. Là, je trouve que l’on marche sur la tète. Un autre membre original des Gun’s, c’est bien, mais pourquoi diable le faire venir pour les dernières chansons ? « Used to love her », « Patience », « Nightrain »… La vache… ça jump toujours… Heureusement pour moi, Bercy a commencé à se vider : Il y en a qui ne veulent pas louper le dernier train pour rentrer chez eux. Je fais un pas en arrière et je peux donc rester sur le plancher des vaches pour la fin. Olivier saute toujours. Increvable !

Ce sont les rappels habituels. Voici le tube titre du futur dernier album qui devrait sortir un jour prochain : « Chinese Democracy ». C’est du même tonneau que tout le reste. Facile à deviner que c’est du G’n’f’R’ Un dernier solo de guitare-supplice et le groupe conclut sur « Paradise city ». Un véritable petit feu d’artifice est tiré en intérieur, des tonnes de confettis sont projetés sous la voute de Bercy. Axl balance son micro dans la foule... ça y est, c’est fini. Il est 1h15 environs. On en a bouffé 2h30.
 
Résumer toute mes impressions sur ce concert ne sera pas aisé. Premier point important, Axl avait toute sa voix (et quelle voix) ce qui est un facteur grandiose pour la note générale. Il était au top et mis à part son retard, il n’y avait vraiment rien à lui reprocher.
Les musiciens s’en sont globalement bien sortis, mis à part les solos de guitare pitoyables. (J’admets être exigeant car j’ai eu la chance d’entendre en live Knopfler, Clapton ou encore Gilmour. Sans aller jusqu'à Malmsteen ! Mais le solo est un exercice qui se doit de toucher la perfection. On en était très très loin).
Il faut aussi noter qu’un Slash vaut au moins deux guitaristes « normaux ». Quand Izzy Stradin a débarqué, on totalisait 4 grateux sur scène, sans compter la basse. Y a-t-il une règle qui dit que l’on compense la qualité par la quantité en matière de maltraitance de Telecaster ?
La batterie faisait son boulot, les claviers aussi. Un petit manque de fantaisie peut-être ?
Les décors étaient somptueux, les effets grandioses et parfaitement coordonnés. L’ambiance ultra-chaude a fait le reste.
Je ne classerai pas ce live dans mon trio de tête (pour mémoire : Maiden 06/03 ; Metallica 06/04 et Gamma Ray 10/05) mais il les talonnera de près. 


Ha oui : Le petit rectangle bleu sur le billet est un confetti, chopé au vol ! Je suis décidément sentimental J






Addendum juillet 2014 : une photo de mon collector datant de la tournée "Use your Illusion" que je n'ai pas pu aller voir à l'époque (J'ai acheté ce T-Shirt à la FNAC). Le concert de Paris existe en vidéo (de piètre qualité malheureusement) : c'est néanmoins un pur délice.



Addendum Septembre 2021 : J'apprends que le garçon bruyant avec la guitare qui sort des ailes d'insecte était Ron "Bumblefoot" Thal et que son engin est une création Vigier.
Je suis sur le popotain vu le respect que j'ai actuellement pour ce type (entendu live avec Sons Of Apollo), capable de tout y compris de jouer du Gilmour
Rendons à César ce qu'il lui appartient et en même temps ce soir là, j'ai pas aimé! ;-)


Addendum Avril 2024 : Ajout d'une photo de l'affiche du concert, prise dans le métro et trouvée sur le net.




mercredi 15 mars 2006

David Gilmour : un petit Pink Floyd dans un grand Rex!

Nous sommes le 25 juillet 2014. Il y a deux jours, j’ai entrepris de publier l’intégralité de mes chroniques musicales, quel qu’en soit l’état.  Je me suis dit que c’était la meilleure façon de les conserver, quelque part dans le Cloud…

Hors voilà, je n’ai jamais écrit sur ce fabuleux concert du 15 mars 2006. Plus de 8 années se sont écoulée et je ne pourrais jamais retranscrire l’enthousiasme qui m’a animé ce soir-là, accompagné de ma chérie, au sortir du Grand Rex. Rien que le fait que cela soit cette salle (pour laquelle j’ai une affection toute particulière car mon lycée est en face !) avec sa décoration typique, ses velours d’une autre époque, son ambiance délicieusement rétro.

J’ai eu les places en dernière minute et nous étions donc installés au balcon. Ce n’était pas ce qu’on pouvait faire de mieux (surtout avec un gêneur qui passait son temps à se dandiner devant mes yeux) mais au moins nous étions parmi le peu de privilégiés à pouvoir partager un grand moment musical.
J’ai (comme d’habitude) acheté un T-shirt (très sobre) mais je ne sais plus du tout où ni comment. Je suppose qu’il devait y avoir un stand quelque part.

Le son était très bon, les musiciens excellents. David Gilmour les mettait systématiquement en valeur. Sa modestie est légendaire…

En première partie, ils nous ont joué l’intégrale de son ultime album à ce jour : « On a Island ». J’en garde un agréable souvenir même si je suis absolument incapable d’en produire une seule mélodie.

Par la suite, après l’entracte, nous avons été gâtés par une interprétation des essentiels du Pink Floyd, David étant rejoint par Rick Wright aux claviers ! Nous avions donc la moitié du groupe original sur cette scène minuscule, jouant leurs airs les plus fabuleux pour nous, minuscule public.

Autant le dire ici : « Confortably Numb » est l’un des titres que j’ai le plus écouté, en quantité. L’entendre une deuxième fois en direct, sorti de la guitare du maître, fut un instant fabuleux.
Pour se donner une idée de la soirée, regardez et écoutez le « Live at Gdansk » de 2008. Les titres sont différents mais l’ambiance est très similaire.

Hasard du calendrier, Pink Floyd a produit un nouvel (et certainement dernier) opus : « The Endless River » qui sortira en octobre de cette année.

Je suis curieux…







Addendum 2023 : ajout d'une photo d'époque trouvé sur le web.



  


mercredi 15 février 2006

EDGUY Live : Dingo et son orchestre

Pour les « petits » groupes de heavy métal, pas le choix, c’est l’Elysée Montmartre. J’y retrouve donc David (que j’ai rencontré au concert de Gamma Ray et qui est le plus grand fan de Bruce Dickinson que la terre aie jamais porté) et sa (future) femme. C’est lui (David, pas Bruce) qui m’a convaincu de venir voir ce concert. Béni soit-il (David, mais Bruce aussi un p’tit peu).

Donc nous avons pris la pluie devant l’E.M. Comme d’habitude, ouverture des portes en retard… Accès à la salle au compte goute. Le premier groupe a déjà ouvert le bal : C’est Sabaton. ( http://www.sabaton.net/ ). Je n’y prête pas attention sur le début. Premier impératif : se trouver des emplacements potables. Nous serons sur la droite des tables de mixage. La salle n’étant pas pleine, cela nous fournis une vue assez dégagée. Je pars en guerre sur le Stand « T-shirt ». Y’a du monde ! Il faut dire qu’ils sont assez réussis, et vraiment pas cher (17€, 22€ le manches-longues).

Une fois le combat gagné, je peux m’intéresser au concert. Alors Sabaton, c’est assez spécial. Le son est pourrit, le chanteur a un accent de je ne sais trop ou : on dirait du rital ! Il est habillé tout en cuir à clous et son jeu de scène est par moment à mi chemin entre Village-People et … et… et quoi d’ailleurs ? J’ai lu « George Michael » sur un forum. C’est p’têre bhen ça ! Bref, ça ne ressemble pas à grand-chose. C’est fini, passons à la suite. 

On installe Dragon Force ( http://www.dragonforce.com/ ). Ma foi, dire qu’ils sont mauvais serait médire. Techniquement, ça allait. Le son, lui, était très mauvais. L’ingénieur qui gérait la chose mérite le licenciement sec sans préavis au motif d’une faute grave, voir de traitrise ou d’entente avec l’ennemi… Le chanteur était inaudible, la batterie mal équilibrée (en particulier les cymbales qui couvraient tout le monde quand l’énergumène cognait dessus) et la Jackson du guitariste de droite avait une pneumonie… Franchement, décevant. Le style du groupe serait proche du « guitar-hero » façon Malmsteen super speed, mais à deux solos en même temps. Sauf que bon, ils sont moins bons qu’Yngwee quand même. Ça se termine heureusement assez vite, du moins avant que le chanteur (torse poil) n’attrape la maladie de la guitare de droite. Il y avait néanmoins de l’ambiance, le groupe ayant ses fans.

Passons à présent aux choses sérieuses. Les roadies démontent le foutoir des touristes cités plus haut et règlent les instruments à venir. Une gamme de batterie claque derrière le rideau noir. Evidemment, il y a une double grosse caisse. Oupunaise, ça va taper. Allez, c’est parti, On attaque : « Welcome to the FreakShooooooow » !
Avant de raconter la suite, je dois préciser que je ne connaissais pas vraiment le groupe avant le concert. J’ai à peine écouté les albums « Superheroes » et la demo de « Rocket Ride ». Même si la voix de Tobias Sammet ne m’était pas inconnue (Advantasia, the Metal Opera), je venais plutôt en curieux. Bien m’en a pris, car EDGUY ( www.edguy.nu ) sur scène, c’est quelque chose qu’il faut avoir vu.
Premiers titres : Malgré mon ignorance en la matière, je crois avoir reconnu « Catch of the Century » et « Babylon ». Première impression : C’est propre, dynamique, léché. Speed Métal mais pas trop. Le son est excellent et Tobias particulièrement vivant. Il fait chanter le public  (« That’s the boring part of the show !»)  Poussant des vocalises (« Yodleaïe-itou-itou ») imprononçables pour qui n’a pas des cordes vocales de haut niveau… Le véritable délire commence, et il ne va plus s’arrêter.

Quelques mesures… Tiens ? Je connais ça ! « The troooopeeeeerrr » !!! Ces gugusses reprennent Maiden ! Ouaiiiissssss !! Mais non finalement. Après le premier couplet, ils s’arrêtent net. Tobi nous sort une excuse bidon. Il décide de « finir la chanson proprement » et nous avons en effet droit aux dernières mesures. Frustrant, mais super marrant !
On repart donc à fond. Le public est conquis et l’ambiance terrible. On entame un « Fucking with Fire » : Tobias est de plus en plus déchainé : Montant sur les enceintes, sautant partout et traversant la scène en courant. Voici l’incontournable solo de batterie. Diable, en voila encore un qui n’est pas mauvais non plus. Total désynchronisation des 4 membres, avec une espèce de rythme à 3 temps tout à fait surprenant. Et il accélère, le bougre ! On prend une bonne dose de percus, et puis plus rien, lumière coupée… Une panne ? Mais, ne serait-ce pas la respiration de Dark Vador que l’on entend en bruit de fond ? ET SI ! Projecteurs sur le batteur qui nous apparait portant le casque du célèbre méchant et jouant une version toute personnelle de «The Imperial March ». Fort. Techniquement ce n’est pas encore Dave Lombardo, mais coté rapport qualité/humour, c’est difficile à battre !

Voici l’heure de la « ballade ». Tobias nous préviens que l’on va s’endormir. Il incendie le bassiste, en disant qu’il joue trop fort et que l’on entend plus ses beaux Lyrics… Encore une fois, rigolo comme tout.
La deuxième partie du concert va passer à toute vitesse, partagée entre pitrerie scéniques et musique impeccable. Autant l’humour ne collait pas trop à Helloween, autant pour EDGUY (not EDGAY ! arf arf !) c’est inaliénable. Aucun doute non plus sur le fait que l’on ne joue pas dans la même cour vis-à-vis des Sabaton et consorts. Parmi d’autres titres qui bastonnent bien, je reconnais « Superheroes » et, évidemment, « Advantasia »… Bonheur.  Et le public n’est pas en reste, entonnant l’air du « gendarme de St Tropez » entre deux titres (David m’expliquera que le chanteur est fan de De Funès).
Tobi et ses potes nous ont vraiment gâtés ce soir. Ils sont tout jeunes, ils ont une gouache dingue, ils prennent un plaisir évident sur scène… Avec cet état d’esprit, EDGUY peut durer des décennies même si musicalement parlant ce n’est pas très innovant. En conclusion, un très bon moment : dès qu’ils repassent, je retourne les voir sans le moindre état d’âme. Pour moins de 25 euros, il n’y a vraiment pas de raison de se priver !





Addendum 2023 : Ajout d'un flyer japonais pour la même tournée ..

dimanche 11 décembre 2005

Helloween : Keeper of… un bon souvenir ?

Ca y est, je les ai vus. C’est vrai, que je les attendais depuis un bon moment, pour les avoir écoutés en long en large en travers, et avoir été frustré de leur trop courte prestation à Bercy, avant Maiden.
Mais reprenons au début.

L’Elysée Montmartre, 3eme Edition. On arrive, Guillaume et moi, à 18h10 pour 18h30. Déjà du monde partout sur le trottoir d’en face. On se faufile, on rentrera avec la première vague.
Pour nous faire patienter, un gusse se pointe avec sa sèche. Il commence à gueuler et a tenter de vendre ses disques à 5 euros. De la merde. Son site WEB : http://etatsecondtulavu.free.fr vous en donnera une idée.
Bref. Il fait froid, ils nous laissent poireauter trop longtemps. Quand nous rentrons, le premier groupe a déjà commencé.

Le temps de passer par la case T-shirt (ARF ARF, ma chérie ne peut plus les voir !) et nous nous installons dans les 10m, plein centre. Bonne vision, le son est fort, j'ai encore oublié les Quies.

C’est Jaded Heart (http://www.jadedheart.de) sur scène. Ne connaissait pas. C’était bien. Ils avaient remplacé leur guitariste solo, malade, par un pote français de passage. Genre chevelu avec un piercing entre le nez et l’oreille. La belle bête quoi. Bhen doué le gugusse. Au dessus du lot. Un toucher impressionnant pour un guest.
On en bouffe une bonne grosse demi-heure, vu qu’on a raté la première chanson. On sent le petit groupe, ils jouent avec la batterie de Primal Fear. (http://www.primalfear.de) Bha tiens, le temps pour les roadies de repositionner les grosses caisses, de bidouiller les amplis, et hop, c’est parti. Apparemment, y’en a qui connaissent dans le public (pas nous). Ça gueule, ça pogotte un peu. C’est lourd et bruyant. Le chanteur est mégalo, comme beaucoup. Boaf quoi. Vivement que ça se termine. 45 minutes, ça m’a paru long.

Redémontage (3 groupes, ça fait trop d’entractes !) et réglages habituels. La salle est en version « allongée » (sans rideaux). C’est blindé de chez blindé. « For those about the rock » d’AC/DC en intro dans le noir et Helloween démarre le show. Oué, c’est le mot ! Parceque ça va être le concert de métal le plus rigolo qu’il m’a été donné de voir. La setlist ne fut vraiment pas mauvaise : On débute par un extrait du nouvel album (« King of 1000 years ») et ça enquille « Eagle fly free » (ouéééé !)  « Hell was made in Heaven » « Keeper of the seven keys » (Rhaaa, ça c’était  très bon !), une autre je sais plus et le solo de batterie habituel. Sauf que le bassiste s’est installé avec une batterie de môme pour faire « genre la batterie c’est facile ». Le truc humoristique, quoi… Et le batteur (remplacé depuis Bercy, et pourtant à Bercy il était bon !) nous a défoncé les tympans à très grande vitesse. Fort le gusse, mais pas aussi bon que le gars de Gamma Ray, ou que Lars Ulrich, le meilleur cogneur que j’ai pu apprécier en vrai.

Après cet « intermède » comique, on redécolle : « Occasion Avenue » du nouvel album, puis « Mr Torture » (héhé, on revient au Dark Ride » !!!) I  « If I could fly » (bien bien) et et et … et le nouveau guitariste (Sacha) qui nous fait un trip solo, en concurrence avec le batteur (décidément !) équipé d’une guitare de môme. Tragicomique, encore une fois… Un petit sourire tout de même et une grosse impression : Le Sasha une fois sorti des partitions, il est plutôt balaise aussi. Après ça devient confus. Y’avait du pogo à 3 ou 4 rangs devant, ça a un peu bougé. On s’est un peu reculé avec Guillaume : pas de danger… Faut dire que « Power », tout le monde attendait. « Future Word » aussi… Andy nous fait chanter… Il a l’air de prendre son pied ! « Invisible man… Et les rappels : « Mrs God », « I Want Out » (Merci Mr Kay Hansen, je l’ai aussi eu avec Gamma Ray !), et pour finir, le « Dr Stein » dont je ne me lasse décidément pas.

Mon avis général : Une super ambiance, une salle de Fans (avec un grand F) et un groupe assez dynamique. Sacha a mis 4 chansons à régler ses amplis, et il a tiré la gueule tant que ça n’allait pas. Andy semblait vraiment surpris de l’ambiance, martelant des « merci Paris » avec un sourire qui ne semblait pas être un jeu de scène…
La setlist était bien aussi. J’aurais voulu un « Perfect Gentleman » ou un « Starlight » en plus, mais c’est personnel.
Les solos avec le tragicomique n’étaient pas nécessaires, mais cela a permis de souffler. Le son était un peu fort mais pas mauvais…

C’est donc l’heure du classement : Helloween a vieilli, et ils se répètent. Je voulais les voir, j’ai vu, j’ai aimé mais ce n’est pas mon plus grand pied live. Un cran en dessous. Gamma Ray a tout balayé la dernière fois, leur prestation était magnifique. Encore une fois, Kay Hansen, c’est un maitre.
Bon, Metallica au Parc, c’était imbattable, comme Maiden à Bercy (le Give Me Ed tour)…
Donc très bien, mais pas la note maximum. C’est sur, c’était mieux que Malmsteen quand même !
Pas déçu mais peut mieux faire.



Addendum 2023 : Ajouter une photo d'époque trouvé sur le web.



lundi 17 octobre 2005

GAMMA-RAY: Keeper of the seven Kai!

Retour à l’E.M, visité il y a peu avec Yngwee comme guide. Cette fois, et pour la première fois, je suis tout seul ! Mes gardes du corps habituels se sont dégonflés… La sensation est étrange. Un concert, je trouve que cela se partage! Heureusement, comme tout finit par des chansons, tout finit par s’arranger aussi.

Entrée, cohue habituelle… Zut, tous les T-shirts ont été vendus! C’est pas grave, je m’en procurerai un sur le site du groupe. Surtout qu’il est beau celui-là. Chérie va encore être malade… ;-)

Je m’installe au fond, près des platines. Je me retrouve mêlé à un groupe de métaleux qui discute du programme. Tiens? Une connaissance! Une nana informaticienne que j’ai rencontrée lors d’une formation! Elle nous demande de garder ses fringues de moto car elle veut filer sur le devant de la scène… Pas de souci, on s’arrange. Je ne connais pas encore son nom, mais le petit blond qui est avec moi va m’accompagner plusieurs fois dans des concerts à venir. Il me fera découvrir quelques groupes très intéressants. David, en un mot, MERCI ! J

Arrivée des premiers zozos de la première partie : POWERWOLF.

Comment dire. A la base, ils se présentent comme des Roumains. Sapés à la Dracula de la meilleure époque (Bela Lugosi bien sûr). Agitant des T-Shirt « vive le vrai métal »…

Techniquement pas mauvais... Le chanteur, sorte de Pavarotti d’outre tombe, assure même assez bien. Sauf que tout cela est totalement ridicule, évidemment… Et à nous d’apprendre, par la suite, que tout est parfaitement orchestré et que ce groupe de comiques s’appelle en fait RED AIM. Faute d’autre chose, nous poserons avec eux de nouvelles bases impérissables quant au degré maximum du lamentable lors d’un concert.

Bref. Démontage/remontage/la suite : NOCTURNAL RITES.

C’est une bande de blonds Suédois, pas trop mauvais, dont le chanteur a la désagréable manie de se mettre torse-poil pour venir se frotter dans la foule. Bon, c’est rigolo comme ça, mais assez étrange quand même… Ils avaient l’air bien déchirés en définitive. Pas sérieux, oublions.

Installation des décors de GAMMA-RAY. Leur set est largement trop grand pour le petit Elysée-Montmartre qui n’en demandait pas tant. C’est pas grave, les roadies tassent un peu, ça passe… On sent qu’ils jouent « plus grand » outre Rhin !

Et voici Kai Hansen. Pour ceux qui l’ont déjà vu sur scène, je n’ai rien à dire. Pour les autres, filez tout de suite réserver vos places ! Ce type est terrible. Avec ses potes, ils nous ont filés une quinzaine de titres formidables, divinement interprétés, en enflammant littéralement l’assistance. Les musiciens sont relax, ils jouent leur truc en passionnés… Kai discute avec le public… Seulement deux titres du dernier album, le reste étant des classiques plus anciens… Un passage par Helloween (I Want Out !)… La batterie qui bombarde…

David, qui les avait déjà entendus au moins 2 fois, me confiera qu’ils étaient vraiment au top ce soir là. Personnellement, je pense qu’il s’agissait d’un des tout meilleurs live qu’il m’ait été donné de voir, si tant est que je puisse mettre une hiérarchie. Disons que c’était un excellent moment.

Pour mémoire :


01) Welcome / Gardens Of The Sinner
02) New World Order
03) Heaven Can Wait
04) Fight
05) Blood Religion
06) Strangers In The Night
07) One With The World
08) Drums solo
09) I Want Out
10) Heavy Metal Universe
11) The Silence
12) Rebellion In Dreamland / Land Of The Free
13) Valley Of The Kings
14) Somewhere Out In Space
15) Send Me A Sign 



Addendum 2023 : Ajout d'un extrait de flyer allemand recoupé de la tournée Majestic.

samedi 25 juin 2005

MAIDEN III : Le retour (aux sources).

Un joli mois de juin avec une grand-messe du métal. Les papys du Heavy sont de retour pour une tournée à l'affiche alléchante. Ils ont amené du monde avec eux. Que demander de mieux ?

Retour au parc, un an après le fabuleux moment passé en compagnie de Metallica. Je suis, cette fois, en compagnie de Guillaume pour qui Iron maiden est une raison de vivre.
Passage de la sécurité, arrêt T-Shirt, on se faufile jusqu'aux platines, comme d'habitude.

Un décor champêtre est installé sur scène lorsque le premier groupe démarre. Il s'agit de Within Temptation. Première impression assez confuse puisqu'il s'agit de métal symphonique, un peu emprunt de goth quand même. Le son n'est pas terrible mais... mais... mais ils sont très bons. Que dire d'autre si ce n'est que je les ai découverts ce soir-là et que j'espère les revoir un jour ?

Démontage, remontage pour Dream Theater. On me les avait vantés, comme quoi ils pêtent tout gnan-gnan. Ouaif. Techniquement, c'est sûr, c'est des caïds. De mon point de vue, c'est trop riche, et du coup les musiciens s'écrasent les uns les autres. Le son n'était pas génial non plus. Comme la dernière fois, je constate que pour sonoriser le parc il faut y aller à fond.

Les roadies installent à présent des panneaux avec des Eddies partout. Que va donner Maiden au Parc ? La barre est haute ce soir : il s'agit de ne jouer que des titres extraits de leurs 4 premiers albums. Le problème c'est que les fans de la première heure, il n'y en a pas des masses... Et l'ambiance s'en ressentira car on sera loin du délire que j'ai vécu à Bercy pour la tournée « Edward the Great »!

Heureusement que les vieux « standards » du groupe ont réveillé les masses, sinon on frisait l'anémie.

Franchement, j'ai pris beaucoup de plaisir à écouter des titres comme « Murder in the rue Morgue », « Phantom of the Opera » ou « Remember Tomorrow ».

Cependant, le sentiment général sur cette soirée est la déception. Set trop court (1h30), public perdu en route... Je pense que le prochain volet de leur rétrospective (prévu pour 2008) sera meilleur. Je serai fidèle. A suivre donc.




Addendum 2023 : ajout d'une photo de flyer trouvé sur le web.

samedi 4 juin 2005

Malmsteen : Yngwie what ?!?

Restons dans le domaine des « Guitar Heroes » pour aller voir l'un des virtuoses les plus délirants de la scène métal : Yngwie Malmsteen. Là, je sens que j'en ai paumé plus d'un. En effet, la notoriété de ce Suédois aux doigts atomiques est plutôt confidentielle dans l'Hexagone. Pourtant, sa discographie est plutôt étoffée (plus de 20 albums) et ses créations particulièrement originales, allant du speed-métal néo ique au... ique (S'inspirant de Vivaldi, il a composé un concerto pour guitare électrique). Etoile filante du rock d'Outre Atlantique, Malmsteen n'en est resté une dans les mémoires que du côté pacifique puisque le Japon le considère toujours comme l'un des plus grands musiciens du monde. 

Revenons à notre soirée. Je retrouve Guillaume devant l'Elysée Montmartre. Entrée (toujours en vrac), case T-Shirt... Ha... Raté. Faut du liquide (j'en ai pas assez) et ils sont plutôt moches. Tant pis.
La première partie est animée par Yann Armellino. C'est un guitariste français (ce qui est plutôt rare) qui se présente accompagné d'un bassiste. Le spectacle sera sobre, l'artiste comblant le vide de la scène par une interprétation irréprochable. Ça ressemblait un peu à du Satriani, sans en être. Le public a bien suivi et le sentiment global est positif.  
A notre grand étonnement, l'E.M. est loin d'être rempli alors que la tête d'affiche démarre en trombe, ce soir. C'est quand même une petite salle et, quoi qu'on en dise, Malmsteenest une référence en matière de métal. J'attendais plus de monde. M'enfin ce n'est pas grave : pour une fois, cela fait de l'air et nous sommes bien placés, au centre, aux pieds des artistes.

De ces derniers, peu de choses à dire : Prestation minimum, musiciens absents... Le « Showman » c'est Ingwee et il ne semble pas supporter la moindre ombre à son ego. D'autant plus que le « format » du principal intéressé se prête au jeu : vu sa taille, il en occupe, de la place ! Certes, il a maigri mais du coup il gesticule dans tout les sens. Sa Stratocaster virevolte dans les airs,  sur son épaule, derrière sa tête... il joue avec les dents à plusieurs reprises, puis en aveugle... On croirait un show de Hendrix mais bien plus énervé. Tellement que notre fou furieux fini par s'emmêler les cheveux dans la sangle de sa guitare et qu'un technicien doit venir le libérer !

Autre souci technique : le son est bon, bien balancé mais il semble que la guitare du maître ne « passe » pas par intermittence. Il échange (à la volée) et puis finalement, entre deux chansons, on reboote un ampli. Tout rentre dans l'ordre jusqu'à la  fin du show.
Au final, j'ai trouvé la prestation assez bonne, quoiqu'un petit pincement me contrarie pourtant. Il y avait un je ne sais quoi de non spontané, même si la virtuosité de l'intéressé lui permettait toutes les frasques possibles. De plus, les nouveaux titres (du nouvel album « Unleash the Fury ») ne rendaient pas aussi bien que les bons cartons de son début de carrière. Après tout, compte tenu de son , tout était dit avec « Rising Force ».

Ma conclusion est qu'un phénomène technique comme cela, il faut l'avoir vu une fois. C'était peut-être pour cela que la salle n'était pas comble ce soir-là.
On a un petit jeune de chez nous qui semble vouloir suivre la voie super-speed de Malmsteen. Espérons qu'il n'attrape pas le melon de la même façon...
La Setlist, pour mémoire :

Rising Force
Never Die
Don't Let It End
Dreaming
Revolution
Extrait Concerto
You Don't Remember, I'll Never Forget
The 7th Sign
Demon Driver
Trilogy Op. Suite
Red House
Black Star
I Am A Viking
I'll See The Light Tonight




Addendum 2023 : ajout d'une photo du concert de l'époque trouvée sur le web