Ce soir c'est un peu la course. Jack, notre gros chat birman est diabétique. Nous les savons depuis deux semaines et cela n'est pas vraiment pour nous plaire. D'abord pour lui, et puis pour nos finances et aussi notre temps car il doit avoir son repas en même temps que sa piqûre d'insuline, deux fois par jours à heure fixe. Inutile de préciser que les spectacles en soirée à Paris sont compromis... Mais nous ferons preuve d'imagination et cette bête ne nos empêchera pas d'avoir notre dose de musique! Donc boulot, retour maison, soins du chat et collation avant le décollage vers le Grand Rex pour une très jolie affiche : Les musiques de Joe Hisaishi interprétées par le Yellow Sox Orchestra. Train et métro donc, jusqu'à cette station que je connais bien, en face de mon lycée.
Nous entrons dans ce bâtiment, ce hall, cette salle que j'adore depuis l'été 1988. J'y ai vu tant de merveilles ciné comme concert. Il y a un stand de goodies, on verra ça après. Nous montons car nous avons des carrés-or en balcon. Hélène achète un gros pot de pop corn sucrés-salés. Nous nous installons un peu sur le coté droit et la vue est bonne, plongeante sur la scène, cela promet. Nous mangeons les pop corn en attendant les musiciens.Je m'extasie en contemplant le décor quand les premiers arrivent sur scènes. Ils sont applaudis et s'installent suivi par d'autres. Ils commencent à s'accorder jusqu'à l'arrivée du premier violon qui donne le la. Encore quelques notes disparates quand entre le chef.
Revenons un peu sur Joe Hisaishi dont je n'ai pas vraiment parlé dans ma chronique précédente. Ce type est un génie et je pourrai m'arrêter à ce qualificatif. C'est juste un constat factuel et non mon opinion ; il suffit de lire sa bio Wikipedia (en lien plus haut) mais si vous avez la flemme, disons simplement qu'il est le complice musical du non moins génial Ayao Miyasaki pour presque tout ses films (oui, oui, le type qui est placé à coté des monstres que sont Walt Disney et Ozamu Tezuka), qu'il a mis en musique d'autres oeuvres incontournables au Studio Ghibli et que l'autre furieux de "Beat Takeshi" lui a aussi commandé des B.O. Tout ceci autour d'autre projets musicaux de moindre ampleur mais qui feraient réver n'importe quel compositeur.
Les premières notes sonnent et je reconnais la merveilleuse mélodie de Nausicaa qui me touche déjà. Bien sûr, mon Hélène a vu ces films d'animation mais elle n'y voue pas le culte qui est le mien. Je vais donc vivre des émotions plus ou moins intenses durant toute le concert.
Les musiciens sont bons, voir très bons. Ils jouent avec légèreté, une pointe d'humour et même de l'espièglerie de la part des percussionnistes qui échangent leurs instruments ou courent d'un bout à l'autre de la scène pour rythmer les morceaux. C'est un orchestre très complet avec une bonne centaines d'intervenants. A noter la polyvalence d'une des contrebassiste qui est aussi chanteuse lyrique et qui pose son instrument pour nous ravir de sa superbe voix (même si j'ai eu le privilège d'entendre mieux, c'était quand même magnifique).
Le chef d'orchestre prend plusieurs fois la parole pour présenter les oeuvres et les musiciens. Un super extra sur le discours de "Princesse Mononoke" où il nous gratifie d'un véritable cours de musicologie, expliquant les différents instruments et les émotions voulues en fonction par le compositeur, jonglant avec cette palette comme un peintre sur sa toile. Une autre surprise sera une reprise d'une bande originale du film "La General" de Buster Keaton. J'ignorait que Joe Hisaishi avait refait une musique pour ce film centenaire que j'adore. Keaton est pour moi l'un des plus formidable comédien de tous les temps.
J'ignorais aussi que la première mondiale de ce film avait eu lieu au Japon. Bref. Je dois trouver cette version.
Énorme émotion sur "Totoro". Je ne m'attendais pas à aussi fort. Oui, j'adore ce film que j'ai découvert au début des réseaux P2P avant 2000; un copain avait trouvé une version JPstUS, peut-être en Real je ne sais plus mais en "timbre poste". Revu bien sûr en DVD, j'ai gardé pour lui une place particulière compte tenu de la tendresse et de sa poésie.
C'est "Porco Rosso" qui succède et c'est la musique Hisaishi pour laquelle j'ai le plus d'affection mais pour le coup l'émotion était moins grande. Peut-être parce que la digression jouée n'a pas compris mon thème préféré? "In search for a distant era" pour ne pas le nommer.
Les titres suivent... "Laputa" est aussi une merveille. Et "Le Voyage de Chihiro", et "Ponyo sur la falaise". Ce sont déjà les rappels, le temps s'est évaporé. C'est un tonnerre d'applaudissements pour une nouvelle reprise de "Princesse Mononoke"... Et le chef nous indique pour pour la dernière ça commence par "To" et que l'on peut chanter... la magnifique chanson finale de "Totoro"! Ce que le public (et moi même) s'empresse de faire évidemment.
Nous quittons la salle, je suis ravi. Hélène a bien aimé. Je dévalise la boutique (enfin je prends un pin's, une tasse et un poster)
La Setlist (avec doutes) :
1 - Nausicaa of the Valley of the Wind - Suite
2 - The Wind Rises - Suite
3 - Kikujiro - Suite
4 - Princess Mononoke - Suite
5 - Kiki's Delivery Service - Suite
6 - The General - Suite
7 - My Neighbor Totoro - Suite
8 - Porco Rosso - Suite
9 - Brother - Suite
10 - Laputa: Castle in the Sky - Suite
11 - Spirited Away - Suite
12 - Le Petit Poucet - Suite
13 - Howl's Moving Castle - Suite
14 - Ponyo - Suite
Encore:
15 - Ashitaka and San (from Princess Mononoke)
16 - My Neighbor Totoro - Ending Theme Song
En conclusion, le moment fut particulièrement agréable. J'aime aussi la musique symphonique (comme une bonne proportion de métaleux, dont mon David que j'ai qui est aussi un fan de Hisaishi). L'interprétation de ces thèmes que j'adore était magnifié et extrêmement prégnante. Depuis que nous avons réservé les deux concerts en rapport avec Miyasaki, un troisième évènement s'est ajouté. Le "vrai" Joe Hisaishi va venir en France pour jouer dans les arènes de Nimes. A cette date, nous avons les places, les billets de TGV et la réservation de l'hébergement. J'attends beaucoup de cet événement que j'imagine venir se caler avec mon premier concert d'Ennio Morricone. Nous verrons bien. La musique, c'est tellement inattendu ; positivement ou négativement.
(Ajouter le scan du billet et les photos des Goodies)
C'est avec beaucoup d'impatience que j'attendais cette soirée du 18 avril. Le concert prévu initialement le 11 novembre 2023 avait été reporté à ce 18 avril, ce qui fait tout de même 5 mois. Certes J'ai attendu certains évènements plus longtemps encore mais cette fois c'est particulier ; le démon de l'enfance et l'impatience qui va avec sont difficile à gérer.
Nous voici, Hélène et moi, devant le grand Rex. Ce quartier, ce cinéma, c'est beaucoup de souvenir d'ado et de moins ado... Tout à changé sans avoir changé... Les rues sont toujours là, les commerces ont fait peau neuve, les brasseries ont un autre nom. J'ai ce sentiment de me sentir dans ma bulle mais avec une autre apparence. Un coup d'œil sur mon lycée et nous remontons la longue file de fans jusqu'à passer le coin de la rue du Sentier. C'est parti pour l'attente... heureusement que nous avons mangé dans le train et qu'il ne fait pas froid. Nous pénétrons enfin dans cette salle que j'aime tant, ou j'ai pu voir "Le Grand Bleu" en Grand Large, la rétrospective "Star Wars" avant la sortie des 1-2-3 et plus récemment "Dune part 2" dans la nouvelle salle Infinite que je ne recommande pas.
Arrivés un peu tard, nous sommes placés en arrière du parterre Or à droite, à la limite du balcon. Il est dommage que les places ne fussent pas numérotées… Nous eûtes été bien plus avancés vu que j'avais réservé très en avance!
Les fauteuils orchestre du Rex sont des splendeurs de confort... Si seulement toutes les salles étaient équipées de la sorte...
Nous avons un peu de temps avant le début du spectacle. J'en profite pour aller tenter ma chance à la boutique. J'ai pris le vinyle de la musique du jeu "Le Festin des Loups" (que j'ai fini sur PS5 et qui est... entièrement mauvais SAUF la musique!) ainsi que le poster de la soirée et des T-shirts "Retrolaser" pour Mam et moi. J'ai également pris deux bières au bar... avec des verres percés! J'ai donc été copieusement arrosé de Budweiser en retournant m'assoir ce qui a pu être compensé par un rapide transfert retour dans la canette.
Voici enfin les présentateurs et l'annonce du programme : Nous commençons donc par la version orchestrale de la bande originale du dessin animé. L'orchestre se mets en place et et c'est parti pour une grosse demi-heure de nostalgie pure. La salle est remplie d'enfants quadras, quinquas qui chantent, battent des mains et acclament entre chaque morceaux.
C'est absolument génial, le son est parfait, les musiciens au top, la balance idéale. Un vrai grand moment musical qui s'adressait à nous, la génération Goldo... j'avais 4 ans.
La partie "Classique" s'achève déjà et on nous annonce des surprises à commencer par Catherine Lafond, la deuxième voix de Phénicia.
Arrive alors sur scène une gentille dame qui ne fait pas son âge et qui semble bien émue. Interviewée, elle nous raconte ses années de doublage de ces personnages qui ont façonné notre jeunesse, dans Goldorak, Albator et tant d'autres à travers les générations puisqu'elle est également présente dans la saga Harry Potter!
Les présentateurs nous annoncent ensuite une série de bandes annonces et en particulier le nouveau Goldorak, actuellement en production. Vient alors Daddy K. , le DJ de Benny B. de la fin des années 80. C'était amusant de voir le gringalet de l'époque transformé en adulte "bien portant" vivant à Dubaï et collectionnant les objets (de luxe) en rapport avec notre grand robot géant. Son succès? Il le doit à un scratch sur un album de son (notre) enfance : le 33T de Capitaine Flam (que je me suis procuré par la suite, frustré que m'être contenté du 45T étant gosse).
"Mais vous êtes fous?" : J'étais en 3eme.
C'est l'heure de la surprise. Il semble qu'elle aie été spoliée car elle est appelée par le public. Voici donc la championne de notre enfance, l'unique et fabuleuse Dorothée. la salle se lève dans une énorme ovation, mon Hélène est assise et pleure. Elle en a tellement rêvé, petite fille, de son Club Do. Quelques mots, un gros bouquet et elle s'en va, nous laissant encore un peu orphelins. C'était notre nounou à tous.
Nous marquons une petite pause où il est possible de se faire dédicacer un Ex-Libris par Zemial, auteur de "Shonen Avengers" (BD rassemblant les héros de notre enfance). Je n'y suis pas allé car après renseignements, le tirage de cet album a été très limité et son prix du coup prohibitif.
Le spectacle reprend donc après 20 minutes d'entracte ; il est temps de voir ceux que nous attendions!
Nous commençons donc par « Accours vers nous, Prince de l’Espace » et « Va combattre ton ennemi » interprétées par Enriqué (Paroles de Pierre Delanoé, adaptées des génériques japonais).
A noter quelques modifications au niveau de ces dernières car le mot "race" dans « Va combattre ton ennemi » l'avait privé de single à l'époque et obligé à passer à la version Noam.
Je n'ai jamais compris cela dans la mesure où il m'est évident qu'il n'y a qu'une seule race humaine et que c'est elle qui est défendue. Bref.
Vient évidement Noam et son "Goldorak" (dont j'ai toujours le 45T) que je n'ai jamais vraiment apprécié. C'est quand même bien sympa de l'avoir sur scène : il a une voix extraordinaire!
Arrive ensuite l'incontournable Jean-Pierre Savelli qui ouvrira les épisodes de Goldorak avec « La légende d’Actarus » pour les clôturer avec « Le prince de l’espace ». Ce type est trèèèèès excentrique!
Chronologiquement nous arrivons à Lionel Leroy. Décédé en suivant est remplacé par le sosie vocal de Goldman, Franky Spike. Après une petite démo, il nous interprètera « L’aventure continue » puis « La justice de Goldorak ».
Vient Michel Barouille en vidéo, s'excusant de ne pouvoir venir car (visiblement) très malade. Il chantait « L’aventure continue » en ouverture puis « La justice de Goldorak »
Enfin notre Bernard Minet nous chante « Le retour de Goldorak » dans une ambiance survoltée.
Nous regrettons que Dorothée ne soit pas revenue saluer avec les autres artistes et nous nous éclipsons. La soirée continuera avec films et épisodes de la série du robot géant.
Retour dans le métro avec nos souvenirs. Nous irons à l'exposition de jouets quelques jours plus tard. C'est là que je me procurerai le T-Shirt officiel.
Interview Dorothée
Accours vers nous instrumental
Minet : Goldorak Go!
Enrique : Le prince de l'espace
Noam : Goldorak
Enrique : Accours vers nous
Les places et les bracelets OR.
T-shirt venant de l'expo et mon historique des années 2000.
T-Shirts Goldo et poster (Zemial) venant de l'expo.