Les concerts s'enchaînent ces dernières semaines. Après Kiss & Iron Maiden, nous allons ce soir à La Seine Musicale pour assister à la prestation du morceau d'histoire du rock qu'est Deep Purple.
Le groupe tourne quasiment en permanence et les occasions de les voir ont été nombreuses. Il ne s'agit cependant pas de mes gouts en particulier, sortis des titres phares.
Or, Hélène, encore elle, a eu la bonne idée de proposer cette soirée comme cadeau d'anniversaire pour mon (notre) beau père
Rendez-vous donc à la maison avec lui et ma mère après une journée de télétravail. Le temps de sauter dans un T-Shirt, de passer ma Battle Jacket et zou, nous mettons les voiles à bord de la Golf Cab. Nous arrivons vers 17h45 au parking proche de la Seine Musicale. Le temps d'en sortir, nous approchons la salle et faisons la queue devant une boutique officielle extérieure. C'est ma mère qui paye (j'ai rien pu faire). Je me suis fait cependant souffler le dernier médiator dédicacé de Roger Glover. Frustration.
Nous dinons rapidement (au Champagne!) au O 2 SCENES qui est tout à fait correct. Encore une fois, nous nous faisons voler l'addition ce qui n'est pas spécialement cool dans la mesure où nous étions supposés inviter. BREF.
Queue rapide, fouille et entrée dans la salle. Je vois qu'il reste des médiators à la boutique : quelques minutes plus tard je suis l'heureux propriétaire d'un exemplaire. Roger Glover est important pour moi, cette pièce sera un de mes trésor. Je n'étais pas bien grand quand Antenne 2 diffusait "Love Is All" comme interlude. Dire que c'était Dio au chant... Les grands noms du métal étaient déjà dans ma vie alors que je ne savais pas ce que c'était.
Nous allons nous installer en catégorie 1, centrée mais au fond. Ce sera toujours moins pire que La Defense Arena! Un peu de patience et c'est la première partie avec Stengah. Ce sont des français, de Lille, genre post metal. Pour expliquer le truc, j'ai trouvé une interview. Ma mère a fait un bond au premier coup de batterie! En résumé, c'est du post métal. Le batteur est le leader et ça s'entend. Très technique, arythmique... les deux grattes remplissent dans mélodie, la basse cogne basiquement et le chanteur est un hurleur gutural. 45 minutes de supplice.
Fin des hostilités, Hélène et moi allons ravitailler tout le monde en bouteilles d'eau. Il fait vraiment très chaud dans la salle. Les roadies mettent en place le set de Purple, musique d'intro, c'est parti.
Le son est très bon mais très fort. d'où je suis, je vois le compteur de dB qui s'envole parfois bien au delà des 100. Ne connaissant pas le groupe, du moins pas plus que ses énormes standards, je vois dérouler un show parfaitement millimétré, dont la setlist sans surprise fera la part belle à l'époque Mark II et leur célébrissime album "Machine Head" (1972). Je vous renvoie au lien Wiki ci-dessus pour les différentes périodes de la formation. C'est titanesque!
Toujours est-il que les "vieux" semble heureux d'être là et de jouer pour nous. Oui, on peut dire "vieux" je crois, quand le plus jeune a 67 ans et son ainé 76! Ils sont d'un dynamisme impressionnant, même si certains détails font "mal". Les mains de Don Airey ne semblent pas sure sur les claviers (même si le résultat est très bien!), la main tenant le micro de Ian Gillian tremble parfois...
"Lazy"
Le public est conquis, même s'il n'y a pas l'ambiance des grands soirs. Il est vrai que la Seine Musicale ne se prête pas vraiment à cela. Nous nommes très loin des chaudrons que peuvent être l'EM ou le Bataclan!
Fin du set avec le mythique "Smoke on the Water". Dire que nous devons cette chanson, ou du moins ses paroles, à l'incendiaire du Kurhaus à Montreux...
Viennent les "Encores"... Ils sont diablement bons. Je suis toujours sous le charme de la basse de Roger Glover et de la batterie de Ian Paice .
Voilà, nous retrouvons le chemin du parking. Un bon quart d'heure pour en sortir et ma "GTI" nous ramènera à la maison. Une bien bonne soirée au final, que notre invité a adoré et c'est l'essentiel!
La setlist :
1 - Highway Star
2 - Pictures of Home
3 - No Need to Shout
4 - Nothing at All
5 - Uncommon Man
6 - Lazy
7 - When a Blind Man Cries
8 - Throw My Bones
9 - Keyboard Solo
10 - Perfect Strangers
11 - Space Truckin'
12 - Smoke on the Water
Encore:
13 - Caught in the Act
14 - Wring That Neck
15 - Hush
16 - Bass Solo
17 - Black Night
Mon T-shirt, très classique et sans date de tournée (dommage)
Mais avec la petite broderie "officielle" !
Le T-shirt d'Hélène! Top classe aussi!
Des billets A4...
Le médiator et la dédicace de Roger Glover.
Love is All!
Edit : Steve Morse a quitté le groupe à cause des soucis de santé de son épouse. Cela faisait 25 ans pour lui. Une vie avec Deep Purple. Nous aurons donc vu l'un de ses dernier show.
Edit 2 du 09/09/2022 : j'ai enfin cousu le patch sur ma veste!
Nous sommes le 26 juin et c'est l'anniversaire de mon ainé ; comme c'est un dimanche, il nous fêtons cela avec ses copains/copines et en profitons pour en faire de même pour son frère, né en juillet. 12 gamins à occuper, ça fait la journée...
Mais ce soir ça va être autre chose, c'est grand messe, le diable lui même est invité à venir se prosterner devant son idole : Maiden est dans la place.
David me rejoins à la maison et nous laissons Hélène et les enfants pour nous rendre à La Défense Arena en train. Bon, légère grève donc 17 minutes de correspondance à St Lazare... Nous finissons par arriver sur place. Premier contrôle, puis deuxième (la fouille) et nous prenons la file de la boutique officielle pour acquérir le saint T-Shirt... Nous entendons les premières mesure d'Airbourne s'échapper de l'enceinte...
Nous avons donc totalement loupé Lord of the Lost. La queue est longue, c'est frustrant. Une demi heure passe, c'est enfin notre tour et il n'y a plus rien à la taille de David. Il se retranche sur la veste (magnifique et hors de prix) alors que j'opte pour le T-shirt exclusif de l’événement.
Fiers de nos achats, nous nous dirigeons vers la salle et donc le troisième contrôle (billets). Le temps de nous orienter, de monter le gradin et nous restons debout pour le dernier titre d'Airbourne que nous n'aurons pas le temps d'apprécier. Un passage évoque AC/DC, c'est amusant mais le son est... pudiquement moche.
C'est donc le break immédiat. Nous allons tuer le temps avec une bière. Comme il n'y a pas de table, je la pose sur une (énorme) poubelle.
L'heure approche, nous rentrons à nouveau et cherchons nos places. David ne s'est pas foutu de nous : elles sont très bien : gradins, presque en face un peu à droite.
20h02 : UFO... la salle chante, chaude comme la braise.... Et notre groupe favori déboule pour entamer les titres de leur nouvel album : Senjutsu.
Il ne nous faut pas longtemps pour comprendre que le son est catastrophique, pire que pour la tournée Maiden England, mais vraiment vraiment.
Le décors inspiré des pagodes japonaises est magnifique et le Eddie Samourai fait son apparition.
La salle, comble, est conquise même si j'ai déjà vu des fosses et gradins plus dynamiques.
Je prends le temps de capter le troisième titre en vidéo :
"The Writing On The Wall"
Court speech de Bruce et ce qui va suivre sera un déroulé des plus "classique" pour un concert de Maiden : best of des classiques déjà repris lors de la tournée précédente (Legacy of the Beast) dont ce concert est une date. On a simplement l'impression que la setlist a été adaptée pour comprendre le nouvel album, le tout étant décalé par le COVID.
Le show est superbe, les décors fabuleux (changement à chaque titre!), le jeu parfait mais... mais putain de son de m...! Et en prime le retour de scène de Bruce était certainement décalé car il chantait hors temps, ce qui est incroyable pour un chanteur de cette trempe.
Nous en avons eu la confirmation sur un titre car nous l'avons vu se rapprocher de... je ne sais plus si c'était Steve ou Adrian... et compter les temps à haute voix pour se recaler.
La Setlist :
Intro :
Doctor Doctor (UFO)
1 - Senjutsu
2 - Stratego
3 - The Writing on the Wall
4 - Revelations
5 - Blood Brothers
6 - Sign of the Cross
7 - Flight of Icarus
8 - Fear of the Dark
9 - Hallowed Be Thy Name
10 - The Number of the Beast
11 - Iron Maiden
Encore:
13 - The Trooper
14 - The Clansman
15 - Run to the Hills
Encore 2:
16 - (Churchill Speech) Aces High
Outro :
Always Look on the Bright Side of Life (Monty Python)
J'ai bien aimé que Bruce batte le pavillon français sur le Trooper. J'attendais ce détail. Le Spitfire sur scène est toujours aussi impressionnant... et nous avons eut 3 EDDIES ! Mention à Janick qui a été très actif cette fois. Dave semblait apathique. J'espère un coup de mou passager!
Fin du Show à 22h (!!!) après deux heures saccagée par une acoustique déplorable. David et moi sortons tranquillement et remontons jusqu'à la gare. Pause à Saint Lazare pour prendre un truc à manger chez Burger King (seul encore ouvert) et nous attrapons un train dans lequel nous nous sustenterons.
Ah, pour finir l'aventure il y eut le détail du Sprite renversé dans le sac, et la course sur le quai à un arrêt-station pour jeter l'amas de papier qui fuyait!
Malgré tout la soirée fut agréable mais 3 concerts à l'Arena et 3 déceptions sonores. Sans rire, cette salle a un problème!
Y aura-t-il un Maiden 11? Rien n'est moins sur. Bruce a dit "à bientôt" mais... ils sont tous vieux à présent. Un nouvel album est improbable... peut-être une dernière tournée d'adieu?
Ils ont joué 28 fois à Paris, je les ai vu 10 fois en 19 ans.
J'ai toujours voulu entendre Kiss en live. Aussi loin que je me souvienne, leur look et leur logo ont attiré mon attention. Je pense que cela remonte à mon premier collège, donc sans doute en classe de cinquième, il y a environs 35 ans. Kiss est une formation mythique, fondée avant ma naissance et qui avait déjà 13 albums au compteur à ce moment là, et ce sans compter les lives.
Quand j'ai commencé à aller régulièrement aux concerts (2003) j'ai rapidement voulu combler mon désir mais le prix ultra-prohibitif des places m'a toujours refroidi. Oui, Kiss, ça se mérite et le coté mercantile du groupe n'est pas une diffamation issue de quelque médisant : ils sont chers, leurs goodies sont chers, tout est cher! Cette fois c'est mon Hélène qui a pu avoir deux places avec son comité d'entreprise et à 30€ pièce, nous n'allions pas nous priver! Bon, pour ce prix nous serons très mal placés mais qu'importe, nous y serons!
Départ de la maison après une journée de télétravail, passage par la case kiné pour ma chérie (d'ailleurs le kiné était aussi au concert!) avant de nous diriger vers Bercy en ligne 14. Cette fois nous allons dîner au Kebab "Le Cap de Bercy" juste à côte du "Chambertin" où nous avons nos habitudes. Bon, disons que ce n'est pas la meilleure assiette de ma vie, mais nous n'avons pas été malades, c'est déjà ça.
19h20, nous nous dirigeons vers l'Arena. Slalom entre les barrières, fouilles, contrôle des billets, portiques d'aéroports... La sécurité est omniprésente, jusqu'aux portes battantes de la salle à présent! Nous nous dirigeons vers la boutique où la file d'attente est canalisée par des poteaux à sangle rétractable (!!!) avec un merchandising peu varié (peu de chose en dehors des T-Shirts) et cher (et pourquoi 5€ de plus pour le modèle fille minimaliste?). Bref, j'en prends un pour la tradition. Nous montons vers le hall circulaire qui dessert les gradins. Il y a à présent toute sorte de snack-bars policées, y compris un spécial "Moët et Chandon" ! Décidemment, la rupture avec le POPB original est consommée... A quand le stand Ladurée? Et Petrossian non? Décidément, je n'aime pas le "nouveau Bercy". Nous passons au bar (Officiel Heineken) prendre une pinte (pour 2) histoire de patienter et nous allons nous installer au bout du monde, porte N, rang 87.
Nous sommes au bout des balcons, presque au dos de la scène. Seul le gradin en dessous est plus extrême. déjà vécu l'expérience avec Roger Waters en 2007 mais cette fois nous voyons les techniciens derrière le décor! Bon, gros avantage, nous sommes au bout du balcon : Pas de souci pour étendre les jambes voir poser les pieds sur la rambarde.
19h, c'est The Last Internationale qui ouvre ce soir. Pas grand chose à en dire : C'est un duo Newyorkais, gratteux et chanteuse, complétés par des musiciens de session. C'est du bon gros rock qui se veut engagé à gauche à tendance révolutionnaire (Interview ici) ce qui est certes intéressant (inusuel de voir des américains aux couleurs rouge et noir de l'anarchie avec un "Che" dans le dos de la chemise) mais n'en fait pas un carton musicologique. Donc c'est propre mais sans originalité (à part le message politique) et on a l'impression d'avoir entendu tous leurs titres... alors que non!
Merci mon kiné pour la pic!
Le set est plié en 30 minutes, les musiciens sautant dans tous les sens et semblant avoir pris des "produits énergisants".
Le public reste mou, succès mitigé,
Hélène et moi sommes d'accord pour ne pas aller plus loin dans la découverte de "TLI".
Les roadies interviennent rapidement pour mettre en place le set de Kiss. Nous en profitons pour aller chercher des bouchons d'oreille pour Hélène (elle les a oublié à la maison) et reprendre une pinte à 10€ que nous partagerons derechef.
Retour à nos places : je pensais que les gradins allaient se remplir un peu plus et... non. même la fosse Or n'est pas comble! Il semble qu'il y ait eu pas mal de défections suite aux multiples reports du show.
Nous sommes bercés par des standards du hard rock métal pendant 45 minutes, vient alors Led
Zeppelin, prélude habituel aux shows de Kiss. Les gradins ne sont pas pleins, malgré la rareté des places à l'achat. Beaucoup ont du jouer avec les assurances pour se faire rembourser. La salle est plongée dans le noir et, de notre position très excentrée, nous voyons monter les musiciens par l'escalier latéral. Musique et le "drap" géant masquant la scène tombe et nous avons la surprise de voir les membres du groupe juchés sur des plateformes.
La balance semble bonne, le son est très fort, rendant les bouchons nécessaires en particulier lors des pyrotechniques... OR Kiss c'est pyro tout le temps! Ce qui est généralement un final de concert est pour eux un final de chanson! Presque tout ce qui est possible en intérieur sera réalisé durant le show : Flames, pétards, mortiers, feux de bengale, fusées, ballons, confettis et bien sur les facéties de Gene Simmons, crachant du feu ou du sang (à moins que cela ne soit sa langue le plus impressionnant!)
Les titres, parmi les plus classiques de Kiss, vont s'enchainer durant 2 heures. De notre position nous ne pouvons pas vois les écrans ni les éclairages surplombant la scène. Nous sommes par contre près des musiciens (à l'échelle de Bercy!) et nous pouvons observer d'autres détails comme l'intervention des roadies pour ajuster les câbles son, positionner puis désinstaller les feux-d 'artifices (voir souffler ce qui brûle encore!), régler les éléments son ou boire un coca en arrière scène!
Que cela soit clair, le spectacle est omniprésent, la prestation est irréprochable... peut-être même un peu trop? Accusés de play-back , le groupe n'a pas (enco re?) démenti. Quoi qu'il en soit ils ont 70, 72 ans, 50 ans de carrière et ravissent leur public. Les fans sont vraiment très fan, généralement fidèles depuis longtemps et mettent une bonne ambiance.
Paul Stanley s'adressera de multiples fois au public, faisant chanter la Marseillaise ou faisant (très amusant) un concours de mots français avec Gene Simmons.
Fontaine de flammes au bout de la guitare, explosions énormes, Paul "Starchild" en tyrolienne au dessus de la foule jusqu'à une scène centrale, batterie qui monte sur vérins hydrauliques, puis Gene "The Demon" sur sa propre plateforme qui monte jusqu'au cintres... je le redis, TOUT y passe.
Le temps s'est écoulé à une vitesse folle et nous anticipons la sortie en partant à la moitié du dernier titre (que nous entendrons s'achever alors que nous sortons du Hall). Pas de ligne 14 ce soir, nous il faut prendre nos précautions pour éviter le Uber.
Au final une super soirée avec un très grand groupe faisant leur adieux à la scène. Inutile de vous les conseiller, donc : ils ne reviendront probablement pas.
La setlist :
Intro : Rock and Roll (Led Zeppelin)
Detroit Rock City Shout It Out Loud
Deuce
War Machine
Heaven's on Fire
I Love It Loud (Gene crache du feu)
Say Yeah
Cold Gin
Guitar Solo (Tommy Thayer)
Lick It Up
Calling Dr. Love
Tears Are Falling
Psycho Circus (partiel)
Drum Solo (Eric Singer)
100,000 Years (dernier couplet)
Bass Solo (Gene crache du sang)
God of Thunder
Love Gun (Paul transféré en scène centrale)
I Was Made for Lovin' You (Paul en scène centrale)
Black Diamond
Encore : Beth (Eric seul au piano)
Do You Love Me
Rock and Roll All Nite
Outro : God Gave Rock 'n' Roll to You
"I Love It Loud"
Paul parle au public & Marseillaise!
L'incontournable "I was made for lovin' you"
T-shirt Officiel avec nom du groupe imprimé dedans.
Hélène est géniale. Cette affirmation est évidemment biaisée par l'amour que je lui porte mais il n’empêche; sa façon de saisir les occasion fait aussi parti de son génie et de ses charmes!
D'habitude le magazine édité par la ville est systématiquement mis à recycler sans être ouvert. Alors qu'elle l'a exceptionnellement feuilleté, un nom a attiré son œil : Kyle Eastwood. Quelle mouche à donc piqué ce musicien ce Jazz, qui est bien le fils de son père, à venir jouer son répertoire cinématographique dans une petite salle de banlieue parisienne aussi paumée que confidentielle? Vu que je ne connais rien au bonhomme, je me renseigne vite fait... Bon, le mec a bien traîné en France visiblement, y a composé un album... et fait une grande tournée de petites salles. Pourquoi pas! Et puis c'est pas cher, allons-y c'est à 10 minutes à pieds, on n'aura pas de frais de taxi ni de problème de train!
Nous arrivons donc avec un peu d'avance et prenons la file devant le théâtre de la ville. L’événement se présente un peu comme le concert de Telegraph Road à Paray-Vieille-Poste! Pas de sécurité, juste un contrôle des billets, nous serons au deuxième rang un peu à droite, extrêmement bien placés!
Les instruments sont disposés sur scène. Il n'y a pas de décor, tout est minimaliste. Les musiciens (batteur/piano/basse/trompette/sax) entrent avec un peu en retard et sont applaudis par la salle... Ils s'installent, échangent quelques mots entre eux et attaquent le show à la mesure du batteur.
A part les classiques les plus poncés et la philosophie de l'impro, je ne connais rien au Jazz . Mon prof de maths (le seul que je reconnaisse en tant que tel, reconnaissance éternelle Monsieur Christian Clinet) était un expert et je gage qu'il aurait pu, le temps d'une soirée, nous abreuver de son savoir encyclopédique et nous former au rudiments de ce style si riche et encore si vivant, plus d'un siècle après sa popularisation. Hyperbole et appel à mes souvenirs pour indiquer que le premier morceau sonne familier à mon oreille, mais je n'en sais pas plus. Le son est excellent, nous sommes suffisamment proche pour entendre les instruments au delà de l'amplification ce qui rend une chaleur incroyable. Kyle joue d'une contrebasse atypique... du moins elle me parait comme tel.
A la fin du titre, il prend le micro et commence à nous parler dans un franglais parfaitement honnête pour un californien. Il présente sa musique, son dernier album (Cinematic), ses musiciens et ce qu'ils vont évidement jouer. Il annonce le second morceau dont je ne me souviens plus. Le schéma se répète alors avec une construction instrumentaliste assez standard : introduction, premier mouvement avec les deux cuivres, puis trompette solo, saxo solo, piano, basse et éventuellement un chouillat de solo batterie... les musiciens reprennent alors en cœur pour conclure.
C'est agréable, très bien emmené, les morceaux ne sont pas trop long et pour la plupart célèbres ou composés par des célébrités du cinéma comme Henri Mancini, Ennio Morricone ou Lalo Schifrin.
Sur un morceau le saxo/clarinettiste aura un souci technique avec son instrument le forçant à laisser la main au trompette puis à reprendre au saxo. Le Jazz, l'impro, tout ça...
Une aparté dans ce modèle verra les musiciens sortir de scène (sauf le saxo/clarinette) et kyle troquer sa contrebasse pour une basse électrique. Il nous ravira alors d'un "Cinema Paradiso" plein de chaleur. Qu'il est beau ce film, il résume tellement ce qu'est le cinéma.
Retour du Quintet et arrivée de Hugh Coltman, chanteur sur le titre "Gran Torino" composé par Kyle pour le film éponyme réalisé par son père. Le chant est bon, la musique est belle et les images du film résonnent dans ma tête… encore une pure merveille de cinéma.
Derniers titres et déjà le rappel. C'est toujours aussi bon, aussi chaud.
J'ai pu reconnaitre (aidé par les annonces de Kyle, mais il y en avait d'autres) :
Taxi Driver (Bernard Herrmann)
Bullitt (Lalo Schifrin)
Cinema Paradiso (Ennio Morricone)
Vertiges (Ennio Morricone)
Gran Torino (Kyle Eastwood, Michael Stevens
Charade (Henry Mancini)
The Pink Panther (Henry Mancini)
Skyfall (Adele Adkins, Paul Epworth)
[...]
Nous sortons et avons le plaisir de croiser Kyle dans le hall, le verre de rouge à la main! Il va s'installer dans les vestiaire pour vendre/dédicacer ses albums. Nous inspections nos porte-monnaie : Nous sommes à 10mn de la maison mais nous n'avons pas un rond! Je tente la CB mais rien de possible... nous n'aurons donc pas l'album dédicacé MAIS l'idée vient à Hélène de faire signer mon T-shirt (qui est à l'effigie de l'inspecteur Harry). Kyle Eastwood s'est prêté au jeu avec un sourire, check, Thank you...
Ce fut une excellente soirée. Nous allons prendre l'habitude de vérifier l'agenda de la ville : les concerts comme ça sont les bienvenus!
Un des solos de basse de Kyle Eastwood
"Une version atypique du thème de Cinema Paradiso"