mercredi 10 avril 2019

AVANTASIA : C'est l'histoire d'un mec...

Après presque 3 mois sans concert, c'est avec une certaine impatience que je me dirige vers l'Olympia en compagnie de mon Hélène. Apéro dans un bar proche, dîner rapide au japonais et nous entrons dans la salle après nous être faits palper par les habituelles équipes de sécurité. Passage obligatoire au stand T-Shirts : pour la première fois nous faisons le choix du même motif! Il faut dire que la pochette de l'album est drôlement belle!

Mais qu'est-ce qu'Avantasia? Quid de Moonglow? et pourquoi on est là, dans ce hall mythique, au milieu de métaleux de tout âges ?(spécial dédicace aux deux vieux en treillis camo et T-Shirt "PowerWolf", ça m'a rappelé des souvenirs, j'ai bien ri!)
Il me semble que l'histoire commence dans un autre monde, quand mon ami David m'a parlé de Edguy en 2006. Nous étions allé les voir à l'époque et j'en ai gardé un excellent souvenir. J'ai voulu les revoir en 2009 mais un triste événement m'en a empêché. Les relations humaines sont telles que parfois, on a l'impression que l'on a vécu dans la peau d'un autre. Bref. Pour David et pour moi, l'eau a bien coulé sous les ponts. Bisous si tu me lis, mon ami.


Revenons à nos moutons. Avantasia est à l'origine un side project de Tobbias Sammet, le leader de Edguy. Tobbias est un artiste particulier, énergique, passionné. Très jeune, il a dédié sa vie à la musique et au métal en particulier et a sorti un premier album à... 17 ans. Il suffit de le voir en scène pour en être convaincu tant il semble né pour cela, bouillonnant qu'il est de présence et de facilité. Avantasia est un concept qu'il a entamé en 2001; l'idée est de raconter une histoire à travers un concept album, sur le thème du "métal opéra" et de le retranscrire sur scène. La particularité de l'exercice est que Tobbias y invite nombre de ses amis parmi renommés et qui jouent ou ont joué dans des formations comme GammarayHelloween, Angra, Within Temptation, Alice Cooper, Scorpions, Kiss,  Yngwee Malmsteen, Mr Big, Twisted Sisters, Nightwish et d'autres que j'oublie. avec les années, Avantasia a eu du succès ce qui a entraîné Tobbias à renouveler l'expérience. Ce soir nous verrons le concert promotionnel du 8e opus : Moonglow.

Nous sommes pile à l'heure pour le début du spectacle. Pas de première partie à proprement parler mais un DJ métaleux (si, si, ça existe!) qui va nous chauffer durant 25 minutes avec une sélection de titres d'Helloween, Iron Savior, Ghost ou Rhapsody. Je dois dire que l'expérience était atypique et pas désagréable. Nous sommes au milieu de la fosse et le son y est correct, sans plus.

20 minutes de pause, nous sommes gratifiés d'une séquence classique qui montre merveilleusement la manière qu'à le métal de se marier parfaitement avec la musique symphonique, tant en vitesse qu'en précision et puissance. Le rideau tombe et et nous voici projetés directement dans le vif du sujet avec une attaque tonitruante de la formation. Décor superbe, musiciens en verve, public de fans... La seule déconvenue vient de la qualité sonore plus que perfectible. Je l'explique par le positionnement des platines sur le coté à droite de la scène ; les réglages ne peuvent ainsi pas être faits au cœur du public.
Comme attendu, nous sommes en présence de power/speed métal, très mélodique à tendance symphonique. L'exécution est propre et il est vraiment dommage que la balance ne soit pas bien étagée; les vocals sont bien mais il y a trop de batterie au détriment des guitares.
Tobbias commence le concert seul mais comme dans les albums il sera bien vite rejoint par certaines célébrités du milieu ainsi que par ses propres musiciens (pour palier aux absences de certains). Nous aurons donc en guest Ronnie Atkins (Pretty Maids), puis Jørn Lande (Yngwee Malmsteen, Masterplan), Geoff Tate (Queensryche), Oliver Hartmann (le guitariste de droite) Adrienne Cowan (la choriste de gauche), Eric Martin (Mr Big) et Bob Catley (Magnum),

Les titres s’enchaînent et nous décidons de faire une première pause après le dixième titre : les jours passés ont été difficiles et la fatigue physique est importante pour Hélène et moi. Nous allons donc nous approvisionner au bar et nous nous ré-installons cette fois au fond de la salle, adossés du mur. Le décor est vraiment superbe pour une si petite salle, avec des projections

Tobbias est toujours le même; je reconnais agréablement le personnage que j'ai vu 12 ans auparavant. chaque détail est sujet à l'humour, aux pitreries : il saisit tous les prétextes! On le voit soudain fouiller dans le col de sa veste, en extraire la protection auditive qui y était tombée, la faire osciller devant ses yeux comme un pendule au bout de son fil et mimer l'hypnose, puis la remettre dans son oreille en bruitant un "plop" dans le micro... et le tout sans s'arrêter de chanter. hilarant!

Il parle également beaucoup, quasiment entre chaque titre, complimentant le public parisien sur sa qualité, l’entraînant à chanter plus fort et racontant des détails à propos de ses invités et des chansons.

Cela fait maintenant plus de 2h que nous les écoutons, avec plaisir mais malheureusement beaucoup de fatigue. Nous terminons le 17e qui est le titre phare "Avantasia". Tobbias nous annonce que le prochain titre durera 12 minutes ce qui nous achève. Il est 23h et nous cédons et quittons la salle car il reste encore 7 chansons au programme (merci https://www.setlist.fm/ ). Dommage, nous louperons le final. Il y a encore 1h pour rentrer à la maison et le lever à 6h le lendemain promet d'être rude.



Voici la Setlist, véritable best of des 8 albums :

Intro : Symphony No. 9, Op. 125 (Beethoven)

1 - Ghost in the Moon
2 - Starlight (with Ronnie Atkins)
3 - Book of Shallows (with Ronnie Atkins)
4 - The Raven Child (with Jørn Lande)
5 - Lucifer (with Jørn Lande)
6 - Alchemy (with Geoff Tate)
7 - Invincible (with Geoff Tate)
8 - Reach Out for the Light (with Oliver Hartmann)
9 - Moonglow (with Adrienne Cowan)
10 - Maniac (Fashdance cover, with Eric Martin)
11 - Dying for an Angel (with Eric Martin)
12 - Lavender (with Bob Catley)
13 - The Story Ain't Over (with Bob Catley)
14 - The Scarecrow (with Jørn Lande)
15 - Promised Land
16 - Twisted Mind (with Geoff Tate)
17 - Avantasia (with Geoff Tate)
18 - Let the Storm Descend Upon You (with Jørn Lande)
19 - Master of the Pendulum (with Ronnie Atkins)
20 - Shelter from the Rain (with Bob Catley)
21 - Mystery of a Blood Red Rose (with Bob Catley)
22 - Lost in Space

Encore:
23 - Farewell (with Adrienne Cowan)
24 - Sign of the Cross / The Seven Angels (with everyone)

Bien qu'écourté de près d'une heure, nous avons passé un excellent moment. Avantasia est un immense chapitre de la vie de Tobbias Sammet, qui pourtant était en proie au doute lors de l'écriture de Moonglow. Que dire si ce n'est que le boycott de la bande FM envers le style métal est proprement scandaleux. Les grands labels poussent le commerce et vendent des trucs indéfinissables (c'est même pas de la chanson, techniquement parlant) et abrutissent les auditeurs alors que d'autres véritables musiciens sont mis à l'écart. Il n'y a que quand les groupes dépassent le genre en devenant des phénomènes incontournables que l'on commence à les voir dans les médias (Metallica, Rammstein, AC/DC...) ce qui reste très limité vis à vis de l'offre. Contrairement à beaucoup de style musicaux, le métal est toujours vivant et de nombreux artistes créent et le font évoluer depuis plus de 60 ans.
Il mérite donc mieux que ça. Merci à Tobbias (et aux autres) de continuer.


Les vraies places de la FNAC!


Nos superbes T-shirts, un recto et l'autre verso sur la même photo. 




samedi 26 janvier 2019

STEVE'N'SEAGULLS : Être aussi fous qu'eux...

Dans l'adversité, il faut savoir prendre des initiatives et assumer ses choix. Le prix est parfois lourd à payer que cela soit psychologiquement ou physiquement... Avec cette chronique, j'assume tout et j'assumerai toujours tout, que cela soit les délires comme ça et le reste plus ou moins sérieux. Cela a toujours été mais ma rencontre avec Hélène a repoussé les limites de réalisation des trucs délirants.   J'ai, comme beaucoup,  "rencontré" Steve'n'Seagulls en 2015 par le biais de leur vidéo Youtube "Thundertruck" (Cover exceptionnel à bien des égard du classique d'AC/DC, 77 millions de vues au moment ou j'écris ces lignes).
A la fois impressionné par leur prestation et extrêmement amusé par le concept, je nourrissais donc depuis longtemps le projet de les voir en concert. Pour un "petit groupe", Steve"n"Seagull tourne beaucoup. Leur renommée numérique etant importante, ils remplissent beaucoup de petites salles en Europe, souvent loin des métropoles majeures. Les circonstances ont fait que je les ai loupé lors de leur passage à Sannois en mai 2016, à moins de 20mn de chez moi ainsi qu'à paris en novembre de la même année; date qui aurait été presque aussi facile. A l'annonce d'un nouvel album, j'ai évidement souhaité réparer cela. Hélène adhérant au concept, nous avons cherché une date et un lieu compatible... Savigny le templs, Vitry le François... Rien de facile en semaine... Nous avons donc pris la vache par les cornes et jeté notre dévolu sur Le Havre. C'est certes plus loin mais on connait la ville, c'est facile pour nous en train et le samedi soir c'est en Week-End. Nous avons donc pris des places de train, réservé un AirBnB et zou! Direction la Normandie du vendredi au dimanche!
Je ne vais pas vous raconter le voyage en TER. On s'en fiche royalement. Juste à noter que le train était à l'heure, ce qui est suffisemment exceptionnel pour être souligné. Merci la SNCF. Après une journée de repos et de shopping, nous partons à pied pour Le Tetris où se déroule l’événement. On a pas fait attention mais sur le trajet, il y a les escaliers de Tourneville. 300 marches pas anticipées à monter, ça surprend! Arrivé sur les lieux, nous n'avons que des bonnes surprises. Le vestiaire est pratique et gratuit, il y a un bar énorme à l'entrée et le stand T-Shirts, quoique très réduit, est animé par les artistes! Nous achetons donc nos T-Shirts directement à "Wild" Till Hiltunen avant de troquer nos affaires contre un bracelet numéroté et de pénétrer dans la salle armés d'un verre chacun. Le rentez-vous était à 20h30 mais les artistes ne démarrerons qu'à 21h. Nous avons donc le temps de nous poser

Le Tetris est une salle superbe dont le volume doit être similaire à celui du Bataclan. Il n'est pas comble mais le public est bel et bien là, très hétérogène comme nous pouvions l'attendre en province. Il y a des jeunes, des moins jeunes... des métaleux et des curieux... L'ambiance s'annonce décontractée, peut-être un peu trop portée sur la boisson (le bar à tourné à plein rendement toute la soirée). Fondu au noir, c'est la première partie.

C'est Whistling Tumbleweed qui ouvre ce soir. Il s'agit d'un groupe de Bluegrass français qui reprends et revisite les standards de la musique américaine, le tout à la sauce des années 40. Ils jouent excellemment bien et le son est parfait. Même si nous ne goûtons pas spécialement la musique Country, nous passons un bon moment. Entre deux titres, j'interpelle le leader du groupe, qui me réponds. Tout le monde rigole de ma vanne, l'ambiance est au top.

C'est Kepa qui leur succède en scène. C'est vrai que l'histoire du personnage est touchante (Je l'apprends en direct en lisant le texte des Inrocks tout en écoutant ses premiers titres). C'est également vrai que jouer en "one man band" comme il le fait, avec sa resonator et son harmonica, est techniquement impressionnant mais au bout de 4 ou 5 titres, l'ennui gagne. Je ne connais que peu de choses au Blues mais j'ai bien plus apprécié les Whistling et leur énergie de groupe plutôt que l'exercice de style finalement fade même s'il mettait visiblement tout ce qu'il avait. On le lit dans son interview d'ailleurs. Il a peut-être vraiment le blues mais il fait ça avec un objectif avant tout lucratif ; il est d'abord nécessaire de s'amuser, les reste n'a pas d'importance et suivra si le jeu est suffisamment bon. It's a long way to the top dirait un certain groupe australien... Peut-être qu'en jouant avec d'autres il y aurait émulation et cela passerai mieux? C'est ce que suggère mon Hélène. En attendant Kepa montre que savoir bien jouer ne suffit pas (oui, je suis dur).
Etant repassés par le bar entre la première et la deuxième partie, nous avons encore du carburant pour le clou de la soirée, grand verre oblige. Le matériel de tous les artistes était très succin (instrument et micros), la mise en place de la scène pour le Steve"n"Seagulls est très rapide. Il est 23h et on attaque la tête d'affiche, c'est pas à Paris que ça arriverait! ça démarre très fort avec ce que je pense être un cover de Led Zep'. 

Il n'y a aura pas de repère de soir : Nos amis de Finlande ont l'habitude de ne pas se tenir à une setlist fixée pour leurs prestations de tournées. Même s'ils gardent un fil conducteur, ils jouent ce qu'ils ont envie, et c'est tant mieux! Evidemment, on est toujours dans le style Bluegrass-Country mais cette fois c'est sauce hard-rock / métal, et ça change tout! Je reconnais parfaitement le deuxième titre qui n'est rien de moins que "The Trooper" d'Iron Maiden. C'est chaud, ça galope, y'a pas de distorsion mais on s'y croirait! Je ne résiste pas à en filmer un petit bout pour le partager. Maiden c'est beaucoup pour moi et je dois dire que leur interprétation est génialissime. Tout y est alors que, quelque part, il n'y a rien. Les titres vont s'enchaîner ainsi durant une bonne centaine de minutes. Les finlandais, virtuoses de leurs instruments, s'amusent visiblement sur la scène et le public du Tetris est conquis. Chacun est mis à l'honneur en prenant le micro et si le contrebassiste (Pukki) , la batterie (Puikkonen) et le banjo (Herman) chantent un ou deux titres chacun, il n'en est pas de même pour les deux individus situés à notre gauche. Tout d'abord celui (Remmel) qui semble diriger (en fait il n'y a pas vraiement de leader, juste une bande de potes qui s'amusent), alterne la mandoline et la guitare en plus d'assurer la majorité du chant.


Et puis il y a "Wild" Till Hiltunen. Comment être insensible à cet énorme nounours qui joue de la mandoline, du clavier, de l'accordéon et de la flûte, le tout avec son bonnet en fourrure vissé sur le crâne? Il fait le spectacle même si c'est vraiment un groupe que nous avons sur scène, avec une vraie cohésion. Les titres s’enchaînent... il y aura quelques compositions personnelles mais surtout des covers de groupes comme Offpring, Gary Moore, Metallica (Hélène me prive de pogo), Lenny Kravitz... j'ai 17 ans pour You could Be mine de Guns n' Roses.... Comme on navigue dans les 5 premiers rangs, on est franchement bien pour profiter, prendre quelques photos, filmer... même si ce n'est pas l'objectif! La balance est extra et je n'ai pas besoin de bouchons (mais j'ai coupé mes appareils). Nous approchons des 20 titres, ça commence à sentir la fin... date française oblige, nos finlandais campagnards vous nous ravie avec un délicieux Antisocial de Trust qui faisait quelque part écho aux deux titres d'AC/DC (You shook me all night long et bien évidement Thunderstruck).

C'est l'heure de la photo pour les réseaux sociaux et si jamais vous voulez savoir la tronche que j'ai, sachez que j'y suis visible (mais Hélène est cachée). 
Sortie de la salle, nouveau passage par la boutique... j'ai besoin de faire un geste pour soutenir ces fous furieux qui sont en train de conquérir le monde à grand coup de salopettes de paysans et de clichés de leur pays. Çà tombe bien, "Wild" Till est de retour à la boutique! Il dédicace donc le vinyl de leurs dernier album sorti. Ces types sont sérieux dans leur délire, accessibles et généreux. C'est vraiment formidable de profiter d'eux.


Nos place, et les billets de train (tout électronique cette fois)



Le 33T dédicacé par Hiltunen.


Le T-Shirt "fille" de la tournée d'Hélène.


Le mien, aux armes du groupe.

En conclusion : si jamais je peux les rechopper, j'y retourne et je pense qu'Hélène sera avec moi. C'est fun, c'est bien joué, c'est intense (bien plus que l'on peut l'imaginer)... et ça mérite que l'on s'y intéresse! On est sortis de là complètement moulus... il a fallu rentrer... en passant par les escaliers de Tourneville... Argh.... 


lundi 31 décembre 2018

2003 - 2018 : Le bilan des 15 ans.

Cela fait maintenant plus de 15 ans que je tiens ce blog, qui a changé deux fois de fournisseur.

Je l'ai créé pour moi afin de garder mémoire de presque tout les événements musicaux qu'il m'a été donné de suivre. Je précise "presque" tous car il s'agit des concerts "majeurs" et il manque les petites choses grappillées ci et là, comme les récitals de piano, concerts d'orgue en église, etc.

Ma première conclusion est que ce blog est resté très personnel : j'enregistre peu de vues et je considère que sur ce point il remplit parfaitement son rôle, même s'il me ferait plaisir de dialoguer avec d'autres mélomanes, je n'en aurait probablement pas le temps.
Ma seconde conclusion, c'est que ces textes reflètent plus que mes compte-rendus de concert. On y décrypte quelque peu les événements qui rythme la vie de tous et chacun. Joies, peines... j'ai volontairement laissé certains articles en l'état, même s'ils reflétaient un bonheur à présent passé et douloureux. Peut importe, il reste toujours la musique! Avec elle, on peut tout exprimer.

Ma troisième conclusion est que, bien que brûlé à blanc par le Heavy Metal, j'aime aussi d'autres types de musique et ce de plus en plus largement. Les véritables artistes dépassent les genres et c'est un plaisir que de les découvrir. D'ailleurs, je prends de plus en plus de plaisir à aller voir quelque chose sans jamais l'avoir véritablement écouté. Un bon plan aussi est la radio, qui "impose" sa sélection musicale. Evidemment, il est nécessaire de s'orienter sur des émissions "hors mainstream" et je ne saurais que recommander la diversité des WebRadios, non soumise à la dictature de la bande FM. Certaines, existant depuis très longtemps en local, profitent de ce média pour toucher un public plus large. Je citerai Radio-Dio en exemple, ou les diverses radios US avec une mention + pour KNAC.COM (qui est pour le coup full Hard-Rock et Heavy Metal).

En synthèse, j'annonce l'année 2019 comme déjà musicalement très chargée avec du fun, du mythe, du très très lourd... Le partage sera à l'honneur, avec du son, des lumières et... En fait, y'a quelques jeunes qui le sont un peu moins à présent qui ont résumé cela :
In the beginning
Back in nineteen fifty-five
Man didn't know about a rock 'n' roll show
And all that jive
The white man had the smoltz
The black man had the blues
No one knew what they was gonna do
But Tchaikovsky had the news
He said
Let there be sound
There was sound
Let there be light
There was light
Let there be drums
There was drums
Let there be guitar
There was guitar
Oh, Let there be rock
And it came to pass
That rock 'n' roll was born
All across the land every rockin' band
Was blowing up a storm
And the guitar man got famous
The businessman got rich
And in every bar there was a super star
With a seven year itch
There were fifteen million fingers
Learning how to play
And you could hear the fingers picking
And this is what they had to say
Let there be light
Sound
Drums
Guitar
Let there be rock
One night in a club called "The Shaking Hand"
There was a ninety-two decibel rocking band
And the music was good and the music was loud
And the singer turned and he said to the crowd -

Let there be rock !




Ouais je sais, les T-Shirts, je dois arrêter... un jour... peut être... ou pas...




Up the Iron's !      

mardi 13 novembre 2018

TOMMY EMMANUEL : 3 en 1!

Scotché. Je n'ai que ce mot pour décrire ce que j'ai ressenti à l'écoute de Tommy Emmanuel, mais reprenons au début.

Ce mardi fut une journée "course" telle qu'on peut l'imaginer dans la vie de parents. Conjuguer la vie familiale, la vie professionnelle et les loisirs est difficile ; surtout quand on tente l'opération le même jour. J'ai donc filé chercher les enfants à l'école pendant qu'Hélène s'occupait des derniers préparatifs pour la soirée. Arrivés à la maison, nous jetons les cartables et repartons en train direction St Lazare. Ce soir, les enfants auront une "soirée de ouf" avec les grands!

Première étape : remplir les estomacs. Nous allons donc manger japonais (un truc facile pour tout le monde, vu que les petits adorent les makis!). Je jette mon dévolu sur le "Sushi Japo" qui est idéalement situé entre la gare et la salle de concert.


Nous mangeons en attendant la sœur d'Hélène qui doit nous rejoindre après une dure journée d'examens médicaux. Cette dernière finit par arriver et nous terminons le repas en sa compagnie. Nous avons d'entrée fait l'impasse sur la première partie du concert : avec les enfants, 3h dans la salle eurent été trop longs.

Nous arrivons donc tous les cinq au Casino de Paris juste avant l'entracte. Entrée et fouille raisonnable. La boutique n'étant pas ouverte pendant la représentation, nous montons donc au balcon avec le placeur. A peine arrivé, la salle se lève pour applaudir Clive Caroll. Je lis qu'il est anglais, qu'il est phénoménal... j'aurai aimé en dire plus mais je n'ai, pour ainsi dire, rien entendu. La salle applaudit très fort, je suppose donc que sa réputation n'est pas usurpée.

Je file au stand merchandising pour acheter mon inévitable T-shirt. Simple, original... C'est vraiment un truc de connaisseurs. Je passe par le bar : trop de monde pour un verre et je retourne au balcon.
Nous sommes installés tous en ligne sur le bord du rang. La visibilité est limite surtout que je suis derrière un homme plutôt baraque.

La scène est déjà prête pour le spectacle : une table, une chaise, 3 guitares et un micro. C'est le minimum, mais en définitive il n'y a pas besoin de plus. La salle est belle, mais je lui reprocherai quand même un manque de visibilité : les sièges du balcon sont mal agencés avec une pente trop faible. Nous avons à peine le temps de discuter un peu que la lumière baisse et que le spectacle commence et que le rouleau de scotch commence a faire son effet.

La page Wikipedia vous dira qui est le phénomène que nous avons entendu ce soir là. Je connaissait Tommy Emmanuel par des vidéos Youtube, trouvées en cherchant des reprises intéressantes de Dire Straits, groupe qui reste et restera important pour moi. En fait, le point d'entré a été son frère, Phil Emmanuel. Ce dernier n'était pas le dernier guitariste, ayant accompagné nombre de têtes d'affiches et ses reprises resteront excellentes. Les deux frères jouaient parfois en duo avec un rendu surprenant!

Venons-en au concert en lui-même. Comme je l'ai dit plus haut, une table, une chaise, un micro et des lumières... on est à la limite du dépouillement total au niveau décor. Tommy Emmanuel, en chemise rouge ce soir, utilise des guitares sèches amplifiées de marque Maton. Il les branche donc à un système d'amplification sans distorsion ce qui lui permet d'être entendu dans toute la salle, surtout pour nous qui sommes quasiment au fond. Lorsqu'il ajuste ses réglages, il coupe ce système et son instrument devient alors quasi inaudible de là où nous sommes. Ce détail a son importance car l'homme est un virtuose et son jeu "en salle" est transcendé par les effets qu'il arrive à donner grâce à cette amplification.
Tommy Emmanuel joue. Je ne connais aucun titres. Il y a beaucoup de blues et il nous dit lui même quand il s'agit d'extraits de son dernier album, composé avec des amis. Je serais évidement très attentif au titre auquel Mark Knopfler a participé. Il jouera aussi un morceau hommage à son "maître", Chet Atkins. Ce dernier a décerné à Tommy Emmanuel le titre de "CGP", Certified Guitar Player. Tommy Emmanuel signe "CGP" après son nom. On peut imaginer cela prétentieux... En fait, non et c'est même modeste car très en deçà de la vérité.

Si Tommy Emmanuel "joue de la guitare", les autres "tentent faire quelque chose avec cet instrument". En plus de 70 concerts, j'ai vu et entendu des guitaristes particulièrement doués. Mark Knopfler bien sur, mais aussi David Gilmour, Eric Clapton, Yngwee Malmsteen, Dave Mustaine, John Petrucci... et tellement d'autres "bons".
Tommy Emmanuel, c'est du délire. Pour s'en convaincre il suffit de fermer les yeux et d'écouter la mélodie, la ligne de basse aux "powercords" et les percussions jouées en même temps (avec le bras, le poignet) sur le même instrument par la même personne.
Tommy Emmanuel, c'est le mec qui improvise un solo de percussions avec sa seule guitare comme instrument... je dis bien, sa SEULE GUITARE. Tommy Emmanuel, c'est le type qui va tellement vite en "picking" qu'on arrive plus à distinguer les espaces entre les notes. Tommy Emmanuel, c'est l'homme qui change l'accordage de la gratte entre deux morceaux, à l'oreille, et qui enquille la suite sans aucune gène. Tommy Emmanuel c'est le gugusse qui fait des tours de magie en faisant sonner des cordes sans les toucher... Scotché j'vous dit...

Un petit extrait capturé de très loin...

La fin de la soirée fut un peu moins agréable. Même s'ils ont aimé la musique, mes enfants se sont endormis et le petit a malheureusement fait un mauvais rêve alors qu'il était dans les bras de mon Hélène. Il a donné un coup de pied dans l'épaule de la personne devant nous (j'en suis navré, si vous me lisez) et a fini par se mettre à pleurer tant il était mal à l'aise. Nous avons donc quitté la salle à une quinzaine de minutes de la fin, par égard aux autres spectateurs

Retour à la maison en train, et dodo tout le monde. Que dire pour conclure? Allez voir ces gens, ces maîtres. Tommy Emmanuel ne joue pas, il crée la guitare. Il lui donne vie, force, dynamisme... Il la fait évoluer de part sa technique magistrale. Je ne suis pas un fan du genre, mais il dépasse le genre. C'est un phénomène que malheureusement trop peu de gens connaissent. 


Et 5 places!



Mon T-Shirt, dont le motif résume totalement l'artiste (à mes yeux).



samedi 10 novembre 2018

NIGHTWISH 4 : Grandeur et décadence ?

Retour à Bercy avec mon Hélène. Ce soir, une année après notre rencontre, je l'emmène voir un groupe qui me tiens à cœur : Nightwish.

Pour une fois, le concert a lieu un samedi soir. Pas de course à la sortie du boulot : nous partons tranquilles de la maison et nous dînons paisiblement au Chambertin.

Décidément, ce lieu est un "camp de base" parfait avant d'attaquer Bercy. Il y a de la place, on y mange correctement, les consommations sont à un tarif raisonnable (pour Paris) et le personnel est sympa. 

Hélène me fait avouer le nom des artistes de ce soir. Jusqu'ici, c'était resté secret. La surprise plait et nous partons à l'assaut du POPB de l'Accor Hotel Arena (je n'arriverai jamais à m'y faire, surtout que la nouvelle déco est vraiment laide).


Je n'arriverai pas à me faire non plus aux contrôles de sécurité façon aéroportuaire mais passons....
Passage au stand T-Shirt et déception : c'est déjà dévalisé et les modèles restants à ma taille sont moches... en fait, tous les modèles le sont. C'est comme à la boutique de Maiden mais avec le sentiment inverse : chez les vierges ils sont tous beaux et on a du mal à choisir, là on a aussi du mal en se disant qu'on va prendre le moins pire.
Et puis c'est une maladie : je crois que je suis condamné à avoir des T-Shirts Nightwish absolument laids à part mon premier qui n'est finalement pas si mal. La première partie s'achève alors que nous trouvons nos places. C'était Beast in Black qui est un tout nouveau groupe (2015) et que je ne connais pas du tout. Je vous renvoie donc à Wiki!

Un petit passage au bar (HORS DE PRIX!!!) et c'est parti pour 2 heures avec les finlandais.

Nighwish, je les connais depuis 2002 ou 2003. Le groupe fête ses 2 décennies ce soir et je les suis donc depuis 15 ans, ce qui est plus qu'honorable. J'ai assisté à 3 de leurs concerts par le passé, en 2004, 2008 et 2015. Le groupe a eu des hauts et des bas durant cette période. Ce soir je les placerai plutôt sur une pente descendante.

Le show fut superbe avec un son pas trop mal réglé, même si nous étions loin dans les gradins. De gros moyens en lights, en pyrotechnie, des musiciens au top et une chanteuse qui se donne sans compter, que demander de plus?




Et bien il faut croire qu'il manquait quelque chose car la salle (presque pleine) n’était pas au rendez vous.


Pourtant la setlist n'avait rien d'hermétique : il s'agissait d'un best of avec des titres extraits de presque tous les albums du groupe... A titre de comparaison, le show d'Iron Maiden de juillet dernier était très similaires (gros moyens, pas de nouvel album) mais l'adhésion du public était totale! Ce soir à part dans la fosse Or, ça ne bouge pas... ça filme ou ça dors.


Pour une fois, je capture une vidéo tant l'ambiance me parait surréaliste. "Last Ride Of The Day" est un titre qui envoie très lourd. Cétait le final du concert 2015 et ça a provoqué du jump en fosse... c'est la réaction attendue pour ce genre de titre, très entraînant. Cette fois c'est presque rien...

19 titres ont été joués avec une sélection des plus péchus du répertoire.... sans réaction notable, même sur "Nemo" qui avait fait hurler les minettes y'a 10 ans.


La setlist :

Intro : Decades countdown video

1 - Swanheart(Troy Donockley)
2 - Dark Chest of Wonders
3 - Wish I Had an Angel
3 - 10th Man Down
4 - Come Cover Me
5 - Gethsemane
6 - Élan
7 - Sacrament of Wilderness
8 - Dead Boy's Poem
9 - Elvenjig(chant traditionnel)
10 - Elvenpath
11 - I Want My Tears Back
12 - Last Ride of the Day
13 - The Carpenter
14 - The Kinslayer
15 - Devil & the Deep Dark Ocean
16 - Nemo
17 - Slaying the Dreamer
18 - The Greatest Show on Earth (Chapter I: Four Point Six;… more)
19 - Ghost Love Score

Outro : The Greatest Show on Earth (Chapter IV: The Understanding;… more )



Ma conclusion est très mitigée. J'ai passé un bon moment, mon Hélène aussi. Elle connaissait le groupe de nom et avait entendu quelques titres dans la voiture... Le show était très bien, les musiciens au top... Donc soit la salle était trop grande (c'était le premier Bercy pour ce groupe)  soit... je ne sais pas. Comme si quelque chose ne collait pas, n'accrochait pas... Je sais qu'un nouvel album est en cours. 


J'espère que cela va relancer ce groupe. Pour ma part, je ne sais pas si je retournerai les voir. Il est vrai qu'à l'issue du concert de 2008 j'avais déjà dit que je n'y retournerai pas... et là ça fait 2 fois de plus. L'arrivée de Floor Jansen, l'ancienne chanteuse d'After Forever, avait bouleversé la donne tant son charisme et sa voix avaient relancé une formation que je trouvait en état de mort annoncée. A suivre, donc...



Les "vraies" places de la FNAC. 



Mon "beau" T-Shirt, représentant un nautile.
Le dos comme le devant sont des extraits des vidéos géantes passées en fond, sur l'écran qui sert de décor au groupe. Je reparlerai de cette technique scénique qui devient commune une autre fois.



vendredi 19 octobre 2018

VAN CANTO : A CAPPELLA!


Aujourd'hui nous faisons dans l'original : tout sera nouveau pour moi et presque tout pour Hélène.

Nous mettons le cap sur "Le Petit Bain", toute petite salle aménagée dans une structure flottante comprenant aussi une cantine/bar, un jardin suspendu et une terrasse. Hélène, qui est déjà venue,  me guide sur les quais de Seine. Le lieu est vraiment très atypique avec plusieurs entrées dédiées aux espaces intérieurs.

Affamés, nous entrons dans le bar/cantine pour nous restauré. "Moonsun" officie déjà dans la salle et nous ne les entendrons que de loin.

La soirée est titrée "Power Metal" et pourtant ce duo, aux quelques compositions originales, base beaucoup de son répertoire sur des reprises de métal symphonique, voir pop-rock. De toutes façon, nous nous interessons plus à nos assiettes....
... et à nos verres! Que deviendrait-on sans ce petit coup de rouge au pichet, propre à Paris, et qui est plutôt bon dans cet établissement? A propos, merci à la barmaid qui a oublié de nous le compter. Il faut dire que 14€ pour un 50cl, c'est vraiment pas donné! La note eut été moins salée, mademoiselle, je vous eu fait remarquer votre étourderie. Nous laissons quand même un pourboire eut égard à l'adaptation des plats à nos intolérances alimentaires.

L'ambiance de fond à changé et est cette fois-ci bien dans la veine du "Power Metal". Etant un afficionados du genre, j'ai le tympan qui tressaille et je concède avoir un peu plus envie de descendre dans le chaudron. Passage aux toilettes et surprise, il y a une fenêtre vitrée épais d'où on peut observer la scène. Je vois donc "Evertale" en vision plongeante, c'est très surprenant.
Nous sortons donc pour re-rentrer dans l'espace concert qui se trouve au fond du bateau de la barge de la structure flottante (ce détail a son importance). Passage de sécurité, nous nous faisons confisquer notre petite bouteille d'eau... mais nous la retrouverons à la sortie. Validation de tickets, tampon sur le poignet (cela faisait vraiment longtemps!) et descente dans l'arène. "Evertale" est encore à l'office et ça bastonne comme j'aime.

Comme toujours pour ces petits concerts, le stand T-Shirt est réduit et on doit payer cash. Ça tombe bien, on a pris des petits billets pour ça. Il n'y a plus toutes les tailles, je prends donc un XXL qui n'est finalement pas si grand. Hélène, qui a adopté ma manie de se vêtir avec les couleurs des groupes, se prends un top girly tout à fait sympa. Nous nous faufilons ensuite au coeur de la fosse pour le dernier titre des allemands. J'écouterai leurs albums à l'occasion, ça a vraiment l'air bon. La lumière est rallumée et nous allons nous fournir au bar et nous reprenons nos places (si, si, c'est possible!) pour attendre "Van Canto". Cela faisait un bon moment que je voulais les entendre, ces allemands là, bien avant de chopper leur flyer lors du live d'Europe! Il faut dire que leur genre excite la curiosité : du métal, dans le genre power mais... à cappella! 

Il n'y a sur scène d'autres instrument qu'une batterie. Les techniciens montent le décor, tout ce qu'il y a de plus simple et le calibrage de le l'unique instrument nous fait dégainer les bouchons. Le son promet d'être fort et nous sommes au niveau des 5-6e rangs. La salle est loin d'être comble. Je me rend compte à quel point elle est minuscule. Le concert promet d'être très intime. 

C'est parti pour 90 mn de plaisir.  Les titres sont assez courts et s'enchaînent facilement, entrecoupés de quelques speechs rigolos des chanteurs et chanteuse du groupe parlant anglais couramment . L'annonce est faite d'un nouvel arrivant, devenant le 7e membre pour le 7e album (et la 7e tournée). Les rôles sont bien répartis et nous assistons à une alternance régulière du chant lead.

Nous n'avons vraiment pas le temps de nous ennuyer. L'ambiance est génialissime et le public bien chaud sans être violent. Pas d'excès donc dans cette fosse que je qualifierai de "confortable". Détail amusant : quand le public saute, la salle tangue vu qu'elle flotte! Le groupe s'est fait connaitre par ses reprises de titres "classiques" du répertoire métal. Les années passant, ils ont poussé leurs propres créations et à présent la setlist est composée d'une majorité de titres originaux. 

1 - If I Die in Battle
2 - To Sing a Metal Song
3 - Neverland
4 - Badaboom
5 - Rebellion (The Clans Are Marching, Grave Digger cover)
6 - To the Mountains
7 - The Bardcall
8 - Dragonwake
9 - Desert Snake
10 - Ride the Sky (Helloween cover)
11 - Neuer Wind
12 - Heading Home

Encore:
13 - Hells Bells (AC/DC cover)
14 - The Mission
15 - Fear of the Dark (Iron Maiden cover)


Voici poindre la fin avec une reprise d'AC/DC assez impressionnante (le timbre de l'un des chanteur se rapprochant diablement de celui de Brian Johnson. J'ai déjà eu une belle part de plaisir avec un reprise d'Helloween (dont je parle beaucoup) mais le dernier titre de Maiden (dont je parle encore plus beaucoup) fut une vraie apothéose.


Les musiciens chanteurs choristes (rayez la mention inutile) saluent, distribuent les setlists aux fans du premier rang... et demandent de faire un max de bruit pour une photo avec le public pour leur Facebook! Grand jeu: nous chercher dessus car  on est visibles Hélène et moi (certes un peu cachés par les mains). Sortie tranquille et retour avec un train au ralenti. Dommage car sans ce détail la soirée aurait été absolument parfaite.



De vrais billets de la FNAC!


Mon T-Shirt, qui résume bien l'esprit mousquetaire du groupe.


Et le top tout mimi d'Hélène!