C'est avec un violent sentiment de manque que nous prenons le TGV pour Nantes en ce vendredi. Nous n'avons pas assisté à un concert depuis octobre, et encore, il n'était pas formidable. Pourquoi Nantes? Et bien tout simplement parce que nous avons mes enfants pour la date parisienne de Scorpions et que, finalement, il nous était nécessaire d'aller les entendre. Scorpions... J'espère que vous connaissez cette formation aux 100 millions d'albums vendus et dont les racines plongent en 1965! Leur biographie est une épopée digne du Parzival de Wolfram von Eschenbach avec la quête musicale en guise de Graal... Ce groupe est une de mes premières découverte "hard" vers mes 12-13 ans, avec Europe. Je n'ai jamais osé aller les entendre malgré les multiples occasions, n'étant après tout pas un grand fan. Hélène a su créer l'occasion pour que nous nous déplacions. Beaucoup de souvenirs et quelques surprises nous ravirons donc, ce soir.
Après quelques aléas de transports et un TER qui nous a emmené un peu loin dans la banlieue Nantaise, nous avons pu poser le sac à l'hôtel et manger un bout au KFC avant de nous diriger vers le Zenith.
Pour une fois, j'exploite ma surdité dans la mesure où une entrée est dédiée aux invités, handicapés, sourds (!!!), etc...
La première partie a (comme d'habitude) déjà débuté. Nous passons aux T-Shirts (+ Patches pour ma veste et bracelet pour le mono d'auto école d'Hélène) avant de pénétrer dans l'antre.
Autant l'organisation extérieure laissait à désirer, autant le service intérieur (avec les huissiers et les hôtesses) était impeccable. Nous nommes placés presque au fond sur la droite (ce que c'est de prendre les places au dernier moment).
Il est 20h17 et ThunderMother bat son plein sur scène. Je vais résumer factuellement très vite, sans sexisme aucun car :
- C'est 100% que des filles nordiques.
- Elles jouent en Power Trio + chant.
- Très influencé AC/DC période High Voltage.
- La fondatrice/guitariste a du remplacer l'ensemble de son lineup en mars dernier.
- Elle devrait acheter une vraie bassiste, celle là ne connait qu'un accord.
C'est propre, y'a de l'idée, c'est du gros Hard Rock MAIS.... mais... mais... Il manque la guitare rythmique ce que la lead a du mal à combler (n'est pas Phil Campbell qui veut, et puis Phil il jouait avec un des bassiste les plus tip top de la planète, on y revient).
Conclusion, c'est chiant au bout d'une heure. D'ailleurs c'est fini, hop, on va au bar chercher une pinte chacun.
30 minutes d'entracte occupées à discuter et à siroter ce qui était une Heineken Silver. Pas si mal pour une binouse de concert! La scène est préparée pour les Scorp'. Rideau noir siglé du groupe... On baisse la musique d'ambiance, chute du double rideau (!) et c'est parti!
La première image que je garderai du groupe est presque une carte postale. Les membres sont tous habillés comme on les attends, cuirs et chapeaux... Aucune surprise tant ce look n'a pas varié depuis au moins 20 ans. Le son est bon, un peu trop de basse qui couvre le chant. Je décide de garder mes appareils car je pense que tout cela est du au fait que nous sommes au fond et que cela atténue un peu.
Le décor est résolument moderne avec le désormais classique écran géant qui permet de projeter tous les décors possibles et en prime de les animer! deux autres écrans situés de part et d'autre de la scène retransmettent les images en gros plan des musiciens.
"The Scorpions", devenu "Scorpions" est le groupe initialement créé en 1965 par Rudolf Schenker. Ce dernier est évidemment toujours là et il est vraiment étonnant de le voir évoluer sur scène et parfois même sauter quand on sait qu'il a... 74 ans. Caché derrière ses éternelles lunettes de soleil et arborant son grand chapeau un peu western, il alternera ses "Flying V" (dont certaines bien délirantes avec un pot d'échappement!). Son toucher de guitare est toujours là même si, il faut le concéder, il n'est plus aussi propre et net que dans sa jeunesse ; de nombreux enregistrements sont disponibles pour nous le montrer.
Autre pilier du groupe depuis 1969, Klaus Meine a aussi 74 ans. Contrairement à Rudolf, cela se sent vraiment. Certes, une bonne partie de sa voix est toujours là mais ses mouvements montrent son âge et son micro (sur pied) semble le tenir parfois. Nous rêverons quand même avec lui mais ne cachons par qu'il devrait arrêter... il aurait déjà dû en fait, lors de la tournée d'adieux de 2012! Il n'empêche qu'il a enchanté la soirée, parlant au public, et même en français.
Troisième indétrônable, Matthias Jabs a rejoint Scorpions en 1979. Un peu plus jeune que ses condisciples, il est un peu en retrait vis à vis de Rudolf mais fait un très bon boulot. Lui aussi fera défiler une quantité folle de guitares (Explorer entre autres) custom durant tout le set!
Petit jeune né le même jour que Kurt Cobain et recruté en 2004, Paweł Mąciwoda n'a "que" 56 ans. Polonais, bassiste professionnel dès l'adolescence, il a participé a quelques projet avant Scorpions. Peu de chose à dire si ce n'est qu'il fait largement le job et est plutôt effacé vis à vis de ses camarades.
Le meilleur pour la fin en la personne de Mikkey Dee à la batterie! Je dois dire que je n'avais pas regardé le LineUp et que j'ai été plus qu'étonné de le revoir... car oui, j'ai déjà pu entendre ce... cet... enfin... heuu... Animal? J'y peux rien, il me fait penser au Muppet éponyme!
Donc Mikkey est l'ex batteur de MotörHead! Décidemment, je parlais de Phil Campbell plus haut, c'est Saint Lemmy ce soir! Son style, très propre à la Ian Paice mais très démonstratif, sied merveilleusement au groupe. C'est assez inattendu je dois dire mais le constat est là.
Il nous gratifiera d'un solo particulièrement impressionnant avec un hommage à Lemmy dont le portrait s'est affiché sur une machine à sous projetée en vidéo dans le décors derrière lui.
Les titres vont s'enchaîner très naturellement pour une setlist "classique" de concert, faisant la part belle au nouvel album (Rock Believer) et rendant hommage aux gros cartons de le formation (durant les 80-90's). Le public sera plutôt sage (la moyenne d'âge étant assez élevée) mais chantant les titres les plus connu dont l'incontournable et magnifique "Still loving you" qui reste, à mes oreilles, une des plus belle power ballad de tout les temps) Oui, on a aussi eut "Send me an angel" et "Wind of change" (dont les paroles ont été modifiées au profit de l'Ukraine au vu du comportement Russe de ces derniers mois) ; Klaus a même réellement sifflé l'intro ce qui est une performance hallucinante! Il n'empèche que c'est ce drame amoureux qui l'emporte, même si Rudolf a eu du mal sur le solo. Je ne me lasse pas de ce titre, et ça fait 35 ans que ça dure (sortie en 84, entendu la première fois en 86).
"The Zoo"
La setlist, pour mémoire :
1 - Gas in the Tank
2 - Make It Real
3 - The Zoo
4 - Coast to Coast
5 - Seventh Sun
6 - Peacemaker
7 - Bad Boys Running Wild
8 - Delicate Dance
9 - Send Me an Angel
10 - Wind of Change
11 - Tease Me Please Me
12 - Rock Believer
13 - New Vision
14 - Blackout
15 - Big City Nights
Encore:
16 - Still Loving You
17 - Rock You Like a Hurricane
"Big City Nights"
Il est dit que le scorpion est un animal dur à cuire, qu'il résiste même aux radiations nucléaires. J'ignore si Rudolf Schenker pensait à cette résilience lorsqu'il a nommé sa formation en 1965. Ce nom est cependant parfaitement justifié.
L'habituel Tshirt...
Support aimablement prêté par l'hôtel Campanile ou nous avons séjourné.
C'est dans un contexte personnel agité que nous allons passer cette soirée. Beaucoup de tension familiale mais heureusement j'ai une femme formidable qui m'aide dans cette passe stressante, pleine d'écueils.
Nous voici donc au Théâtre du cormier, à 10mn à pieds de la maison.
Nous sommes au premier rang, au centre, on ne peut rêver mieux. En fait c'est presque trop près car les retours de scène et l'angle en contre plongée ne sont pas forcément les meilleurs amis pour regarder les artistes. Peut être que les 3-4e rangs sont meilleurs sur ce point. Par contre j'ai de la place pour mes jambes! 😁
Nous avons pris les places pour Samara Joy suite à l'excellente soirée passée en compagnie de Kyle Eastwood. Samara Joy n'est pas une join venture entre Lada et Joydivision mais une jeune artiste Jazz de la scène Newyorkaise. Petite fille de directeur/directrice d'un groupe de Gospel, elle a grandi dans la musique et la étudiée. Je vous laisse parcourir sa biographie pour plus de détails.
La scène ne peut être plus sobre. Un piano à queue, un kit de batterie des plus simple, une contrebasse. Quelques lumières, c'est tout.
Après un joli quiproquo venant de deux dames qui cherchaient leurs places en nous proposant du chocolat, les artistes entrent en scène.
C'est donc parti pour 1h30 de jazz. Le sujet est complexe, j'y connais pas grand chose... Mon prof de Maths de lycée, le seul et l'unique Christian Clinet, était un expert mais malheureusement je n'ai appris que l'algèbre et la géométrie avec lui. Je ne m'étendrais donc pas sur le style qui m'est totalement nébuleux.
Le son est bon, la balance aussi... Les musiciens sont très pro. Il ne me semble pas que cela soient les habitués de Samara (précédemment
guitare/double basse/batterie). La voix de la chanteuse est conforme à sa réputation : surprenante! Capable de jolies basses mais aussi de magnifiques envolées dans les aigues. Elle alternera les titres et de petits speaches, amusants ou émouvants, durant tout le concert.
J'avoue avoir un peu de mal avec son accent ; je dois lutter pour la comprendre. Le pianiste semble très au point en matière d'improvisation (je n'ose dire solo). Le batteur travaille aussi proprement. Après plusieurs titres mon Hélène et moi sommes d'accord pour dire que le bassiste est clairement en dessous. C'est un peu dommage... Disons que tant qu'il n'a pas à digresser, ça va.
Mon ignorance en jazz ne me permet pas de reconnaitre les différentes chansons. Il y en aura une bonne douzaine, rappels compris.
En conclusion, ce ne fut pas désagréable mais pas transcendant non plus. Même si les mélodies varient, rien ne semble sortir du lot, apte à créer une émotion musicale intense.
Autant nous avons vibré avec Kyle Eastwood, autant Samara Joy ne nous a pas fait décoller.
Ce concert, réorganisé en dîner spectacle aurait été parfait à notre gout! Je suis peut être incisif mais ce concert était plat et aurait été parfait avec de bons petits plats.
Nous sortons tranquillement, sans demander de selfie ou d'autographe.
Il faudra d'autres expériences jazz pour aiguiser notre culture dans le domaine et peut être mieux apprécier ce style.
Un titre capturé en entier.
Le son craque un peu, j'ignore pourquoi.
On peut interagir avec l'artiste sur Facebook et sur Twitter.
Des années que j'attendais ça... depuis qu'un jour, sans doute vers 2012, je suis tombé sur cette vidéo .
Bernard Minet. Le Bernard Minet. Le batteur des Musclés, reprenant les génériques de mon enfance/adolescence, version métal!
Et il refaisait un show à Paris, au Petit Bain, cette salle qu'Hélène et moi avons tant apprécié pour Van Canto...
Départ de la maison, ce samedi après midi, pour les quais du Port de la Gare à Paris. Nous faisons un petit détour pour aller faire une course du coté de St Lazare mais comme cela s'est fini plus vite que prévu, nous nous arrêtons au Café Caumatin pour un demi. Finalement l'endroit n'est pas si loin de St Lazare, la taulière est adorable et le bière vraiment peu chère : nous pensons qu'il va devenir notre QG pour les haltes avant de reprendre le train. Une fois rafraichis, nous repartons direction Madeleine, puis ligne 14 jusqu'à Bercy et enfin un peu de marche le long du pont puis des quais. Notons que c'est la première fois qu'il y a une soirée UFC/MMA en France et que conséquemment l'ambiance des grands soirs devant l'Accor Hotel Arena. Arrivée sur les quais, nous flânons parmi les terrasses éphémères jusqu'à celle du Petit Bain et surprise! La file d'attente est déjà en place devant l'entrée et Bernard Minet est là, discutant avec son public et acceptant les photos!, J'échange quelques mots avec lui pendant qu'Hélène prends la photo.
Votre serviteur : " - Merci encore de nous avoir fait rêver il y a si longtemps"
Bernard Minet : " - Ah mais vous allez rêver ce soir aussi!"
Nous partons ensuite enquêter sur le "comment se nourrir avant le concert". Nous finissons par commander du humus, un hot dog végétarien, une espèce de carpaccio frites et deux bières directement à la terrasse du petit bain. Fun fact, Bernard viendra voir Hélène pour lui demander ce qu'on a commandé et si c'est bon!
Nous prenons notre temps avant de nous diriger vers la salle. Nous passons le contrôle et nous nous faisons tamponner à l'ancienne (ce qui n'étais pas arrivé depuis longtemps, peut être dans cette salle justement!)
Nous passons au bar prendre deux bières et nous commençons à discuter avec d'autres spectateurs, derrières les platines. Ma veste attire les regards et est un sujet de conversation toujours renouvelé! Un métalleux bien typique nous dit être là pour la première partie, ce qui m'étonne grandement. Mon regard se perd une seconde vers les écrans numériques des ingés-son et je distingue la Setlist du concert. Le peu que je vois me ravis. Je prend la photo et Hélène me dit que je ne peux pas m'empêcher de regarder le programme avant un évènement... Oui, c'est assumé! La salle se remplis et il est temps de nous placer car il n'y a pas de possibilité de s'assoir. Hélène a un éclair de génie : il a une espère de balcon sur le coté de la scène, surplombant la fosse. Une maman y est déjà installée avec ses deux garçons. Nous la rejoignons donc et bien nous en a pris au vu de la tournure des évènements.
Le premier groupe arrive et commence à jouer au milieu du public. Il s'agit des "Roadies of the D". Ils sont trois (deux guitares électro-acoustiques et une batterie) et... ils sont très bons! Nous écoutons ces joyeux drilles suivre un set très propre, étonnement bon compte tenu des moyens modestes. Après recherche, il s'agit d'un cover-band de "Tenacious D" qui est un groupe américain de hard rock satirique composé des musiciens et acteurs Jack Black et Kyle Gass.
Force est de constater que nos artistes savent (en parlant métal) emmener le public qui participe grandement à leur performance! La prestation des "Roadies" est vraiment excellente... J'ai particulièrement apprécié la trop courte reprise de "Ace Of Spade", Motörhead étant une référence du genre. L'heure file comme une minute et après moultes facéties les "D's" quittent la scène, nous laissant un excellent souvenir.
Les techniciens interviennent très rapidement pour quelques réglages (et nous retrouvons les gens avec qui nous avons échangé au début). A peine le temps de se remettre en place et voici Minet et ses sbires (Greg à la basse, Guillaume à la guitare et Brian à la batterie) pour ce qui va être le show le plus délirant de tout ce que j'ai vu jusqu'alors. Je n'ai pas d'autre qualificatif car j'ai vu des types d'ambiances, mais jamais tout en même temps.
Bernard va interpréter un panel de générique et de chansons de notre enfance. Que dire… C'était superbe. Non qu'il chante bien (il oublie les paroles, n'est plus dans le ton, le rythme… bref, ça pique!) mais les musicos ont fait un super boulot pour le tenir à bout de bras, mettre une ambiance du tonnerre que j'ai rarement vu, reprendre les codes du métal pour faire bouger tout le public. Tout le monde chantait, tout le monde connaissait tout par cœur, et sautait, pogotait... Slammait!
Nous étions idéalement placés pour ne pas subir une fosse totalement hors de contrôle! Il y a même eu Il y a même eu un Wall of Death sur "Ken le survivant" ! (j'étais pas prêt...) Entre deux titres, Minet nous parle d'Ariane, des Musclés disparus, de Dorothée... Minutes émouvantes d'une époque passée, restée dans les mémoires de quadras-quinquas complètement retombés en enfance soir là.
J'ai 10 ans, je chante... Hélène aussi.. Revanche sur le Club Dorothée qui était diffusé en public et en direct à l'époque et auquel elle n'a jamais participé (j'étais un peu grand pour ma part).
Les titres défilent... "Foutez moi le bordel Paris!" nous demande Greg... et nous foutons le bordel autant qu'on peut... La péniche tangue. Bienvenue au (dans) Le Petit Bain.
Les musiciens saluent le public après une cinquantaine de minutes de folie (Et un rappel de "Bioman").
J'avoue avoir pleuré sur "Capitaine Flam". C'était mon héros, du moins l'un des principaux. Enfant j'ai eu les jouets, l'album Panini, j'ai vu tous les épisodes. Adulte j'ai lu les livres traduits d'Edmond Hamilton et j'ai pu en sonder la profondeur imaginative.
Nous quittons la salle relativement tôt par rapport à l'habitude (22h). Nous marchons jusqu'au Café 12 Terminus pour déguster un des plus beau cornet de frites qu'il nous ai été donné, accompagné de demis de Silver. Encore un coup de 14, train, maison, dodo...
Partager cette soirée à mi chemin entre la nostalgie, les entreprises débiles et la passion musicale avec mon Hélène fut fabuleux. Certes, en étant objectif, Minet n'est plus au mieux de sa forme... Qu'importe! Partager cette petite heure avec un public de la même génération, tendant un disque d'époque à dédicacer ou portant un T-Shirt de "Denver le dernier dinosaure" ou "Dragon Ball" (pour ma part j'avais mon Goldorak), criant, chantant, bougeant comme des gamins de dix ans, pogottant comme des adultes en même temps... Tout cela était une expérience fabuleuse.
Regarder en arrière n'est pas forcément la solution mais pour aller en avant il faut aussi avoir de bonnes bases. Je regrette que mes enfants ne puissent pas connaitre ça. Ce type d'émission télé, ces dessins animés, cette époque insouciante... Décidément, quelle années, les 80. Il nous a bien fait rêver, Minet.
La Setlist :
(En gras les chansons que j'ai filmé et qui sont disponible dans CETTE PLAYLIST )
1 - Goldorak Go
2 - SilverHawks
3 - Bioman (introduction par "Salut bande de tarés")
4 - Le Collège Fou Fou Fou
5 - Dragon Ball et Dragon Ball Z
6 - Olive et Tom
7 - Les Samourais de l'éternel
8 - Nicky Larson (Jean-Paul Césari cover)
9 - Denver le dernier Dinosaure
10 - Denver le dernier Dinosaure (Bis)
11 - Jeanne et Serge (Valérie Barouille cover)
12 - Conan l'aventurier
13 - Ken le Survivant (Bernard Denimal cover)
14 - La Chanson des Chevaliers
15 - Les Chevaliers du Zodiaque
16 - La Merguez Partie (Les Musclés)
17 - La fête au village (Les Musclés)
18 - Capitaine Flam (Richard Simon cover)
19 - Bioman (Bis)
Les billets, A4, Recto verso...
Pas de T-shirt, pas de boutique. Y'a que Minet qui en avait un à paillettes!
Les vacances sont finies, les enfants sont chez leur mère, les étoiles sont donc alignées pour nous permettre d'assister à un bon concert des familles!
Je connais Helloween depuis 20 ans, j'ai donc l'impression de rentrer à la maison ce soir! Je ne reviendrais pas sur leur bio, j'en ai parlé plein de fois déjà.
Aujourd'hui ils jouent avec Kai Hansen (leur ancien guitariste qui a fondé Gammaray) ce qui est loin d'être une nouveauté (ils fricotent ensemble depuis un certain temps déjà) et Michael Kirske (leur ancien chanteur, réintégré aux cotés d'Andi Denis en 2017). Sachant que Kai chante aussi et que les deux antres guitaristes sont conservés, la promesse d'un beau bazar scénique est de mise. Hélène et moi avons télétravaillé la journée. Un coup de train et nous voici aux environs de L'Olympia. Il n'est que 17h ; nous sommes très en avance car David ne doit arriver que vers 19h40. Nous nous installons donc au comptoir Café Caumartin (que nous avions déjà visité) pour une première bière. Isa, la taulière, est vraiment adorable. Je ne sais pas comment nous en sommes arrivés à parler tous les trois de machines à laver… mais bon. Nos pintes descendues, nous partons nous promener dans le quartier à la recherche d'une restauration rapide pas trop chère (un Kebab quoi...)
Nous atterrissons donc au Pera, rue de Castellane. Bon, soyons honnête, ce n'est pas le meilleur mais le patron a été sympa et c'était très copieux. Nous déambulons encore un peu sur les boulevards, passage dans une pharmacie avant de retourner au Café Caumartin pour attendre David. L'endroit est bien plus rempli, que tout à l'heure. Hélène prend une table pendant que je commande deux demis. Les consommateurs sont tous cools (dans le move), l'ambiance est savoureuse, la musique (métal évidement) et cette déco de fou. Encore bravo à la Taulière!
19h45 : Voici David! Il s'installe avec nous, je lui prends également un demi. Nous échangeons nos dernières nouvelles alors qu'il avale un casse-croute en boite. Nous avons décidé d'oublier la première partie. C'est un groupe français nommé Existance. Peu d'info et à priori rien d'original. nous resterons donc tranquilles à finir nos consommations. Nous rejoignons la salle vers 20h20. Le temps d'arriver, d'être fouillés, de faire la queue aux incontournables T-shirts ou je prends également un set de médiators, de passer aux W.C. et... leur set est déjà fini. (35mn?). Nous donnons la pièce à l'ouvreuse et nous nous installons au balcon. Oui, nous n'avons plus l'âge de la fosse, c'est comme ça.
Les roadies installent le set. Nous distinguons le kit de batterie en transparence du rideau (marqué au sigle du groupe) qui cache la scène ; cela semble… monstrueux.
Il fait très chaud dans la salle et Hélène en souffre déjà. Le show risque d'être long sur ce point.
Remarque COVID : Zéro masque. Le public est très majoritairement quadra voir quinqua. T-shirt noirs et cheveux blancs pour certains... Nous sentons bien que le groupe a attiré les vieux fans. La salle est comble, le balcon est blindé... l'heure approche non sans impatience dans le public.
Noir, le rideau tombe, dévoilant une citrouille géante sur laquelle trône un set de batterie totalement délirant (4 grosses caisses) !
La scène est simple avec deux escaliers et un écran géant servant de décor général. Cette technique est devenue le nouveau standard à présent. Des animations en images de synthèses illustrant les titres du groupe se succèderons durant tout le show.
Ce dernier fut fabuleux. Les musiciens étaient déchaînés, prenant un plaisir visible à jouer. Leur amitié elle aussi était visible : Andi et Michael plaisantant ensemble, chantant en se tenant l'épaule... Kai toujours souriant, l'autre Michael (Weikath) toujours au top de la guitare, Markus toujours aussi heureux d'être là et Daniel "la machine" à la batterie, absolument formidable.
Oui, j'ai oublié quelqu'un! Sascha Gerstner! Le "jeune" de la bande (à peine 45 ans à l'heure où je rédige!) mérite un petit paragraphe à lui seul… ou plutôt, ses guitares méritent un paragraphe. Après avois parcouru l'Insta du loulou, son Facebook et les forums de métal, j'ai fini par identifier qu'il s'agit de l'œuvre d'un petit artisan nommé "VIV Guitars". Pas de site web, juste un Facebook. C'est vraiment une production à l'unité, totalement sur mesure. Il est amusant qu'ils travaillent aussi avec Michael Weikath (info glanée dans une interview) et Markus Grosskopf (modèle totalement custom pour Helloween).
Pour revenir au modèles (pluriel, il en a au moins 2) de Sascha, c'est surprenant, très futuriste, ça ressemble à des guitares d'inspiration japonaise et c'est, d'après lui, plus équilibré à jouer.
Justement, le jeu de guitare, parlons en! Avec 3 solistes potentiels, Helloween égale Maiden! Solos à 2, solos à 3, c'est un festival de virtuosité ce soir! J'adore Kai Hansen et il me régale ce soir! David et moi prenons un pieds indéniable! C'est moins le cas pour Hélène : il fait très chaud et l'ambiance est vraiment Fanbase, ce qui n'aide pas à la découverte.
J'ignore pourquoi cette chaleur. C'est la première fois que l'Olympia est physiquement chaud comme ça (c'était mon 7e je crois, dont une majorité en fosse). Ce fut donc peu agréable pour elle.
Nous arrivons tranquillement aux "Encores" après plusieurs épisodes amusants (comme d'habitude avec Helloween). Les chanteurs s'enlacent pendant la Power Balade, Andi parle avec nous en français, commente l'addiction de Kai à la cigarette et le fait qu'il fume en vitesse en coulisses… A ce propos, aucun clope sur scène ni aucune bouteille d'alcool! Ils ont du avoir interdiction car c'est une habitude chez eux.
Nous sommes très étonnés d'entendre "Keeper of the Seven Keys" en version intégrale (1/4 d'heure!). Les musiciens achèvent le titre décrescendo en se présentant les uns les autres et en quittant la scène, Sascha fermant le bal.
Grosse ovation dans le public qui appelle et chante durant plusieurs minutes car la salle n'est pas rallumée, éclairée en rouge pompier. Retour final de la bande sur scène pour un dernier titre, l'immanquable "I Want Out" : le public est debout, gradins compris, ça bouge fort ici aussi! Cela faisait longtemps que je n'avais pas vu un tel bronx pour une fin de concert, ça fait vraiment plaisir à voir! Il faut dire que le public était vraiment connaisseur, ça aide.
Cette fois c'est bien les saluts de la fin. Baguettes et médiators partent dans le public comme d'habitude. Ce fut vraiment un très bon concert. Le son était bon, j'ai retiré mes bouchons au 4e titre pour mieux profiter car finalement pas si fort. En conclusion, rien à dire à part qu'Helloween ne semble jamais avoir été aussi bon. Pour un groupe fondé en 1984 et dont les racines remontent à 1978, cela relève de l'exploit ; de mon point de vue cela repose sur le fait qu'il s'agit d'une vraie bande de potes et qu'ils s'amusent ensemble. Tant que cela durera...
J'ignore si je retournerai les voir. C'était ma sixième ce soir auquel il faut ajouter deux Gammaray "tout seul" (quatre en tout)... Je ne les avais pas vu depuis 9 ans. Il est peut être temps de rester sur un bon souvenir... Enfin qui sait?
Nous sortons donc. David dors chez un copain à Paris pour repartir tôt demain. Hélène et moi remontons donc sur Saint Lazare. Train, maison, dodo. le lendemain a piqué!
La Setlist (parfaite) :
1- Skyfall
2 - Eagle Fly Free
3 - Mass Pollution
4 - Future World
5 - Power
6 - Save Us
7 - Medley : Metal Invaders / Victim of Fate / Gorgar / Ride the Sky