samedi 9 juin 2018

ROGER WATERS : Des cochons et des hommes.


C'est encore une première ce soir! Hélène et moi mettons le cap sur la U-Arena pour le concert "Us + Them" de Roger Waters.

Hélène rêvait de voir ce "bout de Pink Floyd" en vrai et moi, disons que je n'avais pas de raison de lui refuser.

Nous partons donc en transports pour Nanterre. Bus et RER, finalement ce n'est pas si loin de chez moi. Arrivés sur place, les vigiles nous interdisent l'accès pour cause de bouteille de jus d'orange de plus de 50cl. Vu que c'est l'apéro, nous faisons demi-tous pour aller manger avant de rentrer.

Pique nique sur un banc pas trop loin, vidage des bouteilles d'eau et remplacement du contenu par le cocktail. Nous repartons vers la salle.

La sécurité passée, nous sommes dirigés vers une porte latérale. Une préposée nous indique que la salle n'étant pas pleine, nous sommes surclassés. Nous serons donc en gradins bas pour le même prix (il faut dire qu'il n'a pas peur du tarif, le père Waters...) 
  

On nous échange donc les billets et nous entrons dans le bâtiment. C'est tout neuf, très gris, très froid, très impersonnel...

Passage obligé aux lieux communs, puis à la boutique officielle pour le T-Shirt, et c'est l'entrée dans la salle.

C'est immense. Vraiment. Une sorte de Bercy Accord Hotel Arena doublé. C'est aussi austère d'ailleurs. Sièges noirs, ambiance fumeuse... Nous sommes à gauche, très loin face à la scène... enfin très loin... bien moins que les gens assis gradins de face!

Nous grignotons nos chips en attendant le coup d'envoie que l'on nous a annoncé à 20h30. Une vidéo est présente sur l'écran géant. c'est une femme regardant la mer... elle bouge parfois, prouvant qu'il ne s'agit pas d'une photo.

Le stade (car s'est un stade couvert) n'est pas plein, loin de là. Nous comprenons pourquoi nos billets ont été surclassés : le deuxième balcon est intégralement vide! La production a eu les yeux plus grands que le ventre... une seule soirée aurait suffit (nous sommes à la deuxième).

20h20 : surprise! le show commence! Autre surprise, le son est vraiment excellent... Pour une salle de ce type, c'est tout à fait étonnant. Le spectacle se déroulera en deux parties, reprenant une majorité de titre des Floyd's. Roger Waters, âme damnée du groupe, est condamné à faire cavalier seul depuis la perte du procès entre les différents membres. Ses tentatives "d'existence" hors du catalogue phénoménal (12 albums portent sa signature) ont été vaines. Si Waters existe, c'est par Pink Floyd.

J'ai vu le groupe sans lui en 1994, puis Roger tout seul en 2007 et 2013. 2018 sera assurément mon ultime rencontre avec ce géant qui a personnellement cessé de me faire rêver. La première partie de son show fut sublime. "Breathe", "The great gig in the sky", "Welcome to the machine"... Autant de délices musicaux transcendés en live. Quelques titres persos puis retour aux Pink Floyd classiques avec "Wish you were here" et "Another brick in the wall" (grosse émotion pour moi, avec les enfants sur scène).

C'est alors l'entracte avec des slogans politiques, écologiques, projetés sur la toile géante de l'Arena.
Il est bien gentil le Roger, mais demander de baisser la pollution à la seconde même où tout son cirque consomme des milliers de KVA... c'est un peu "faites ce que je dis faites pas ce que je fais".
Nous allons faire un tour dans les couloirs histoire de nous dégourdir les jambes, et retour en place pour la deuxième partie.

Cette dernière s'est bien engagée avec un décor et des effets superbes pour les titres "Animals"...
Et puis c'est là que notre hôte a basculé... portant le masque des cochons (ceux qui se goinfrent) et buvant du champagne, Waters a dénoncé Donald Trump de manière extrêmement sexiste et choquante (à nos yeux).

Les images montrant la clique politique, dénonçant le système militaro-industriel, la guerre et consorts étaient violentes, anxiogènes, malvenues. Je sais que cet individu (Waters) est perturbé. Il suffit de regarder son documentaire sur "The Wall" pour s'en faire une idée. Roger prendra la parole plusieurs fois pour s'exprimer à propos de tout cela, de la Palestine... Cela n'avait rien à faire là. J'ai le sentiment qu'avec ce show il a passé les bornes et que le message vis à vis de son propre personnage était indécent.

Un passage au "Dark Side" avec un show laser époustouflant, un final "The Wall" ("Confortably numb" pas trop mal interprété) et c'est fini. Nous quittons la salle qui applaudit encore avec un sentiment mitigé. Ah, s'il n'en avait pas rajouté...

Nous sortons avec les gamins qui ont chanté "Another Brick In The Wall". Ils refont la chorégraphie dans la rue, enchantés qu'ils sont.

Nous rentrons chez Hélène en T2, mi satisfaits, mi indignés... Je pense que c'était (comme pour beaucoup d'artistes) la tournée de trop.


Set 1:
Breathe (Pink Floyd)
One of These Days (Pink Floyd)
Time (Pink Floyd)
Breathe (Reprise)
The Great Gig in the Sky (Pink Floyd)
Welcome to the Machine (Pink Floyd)
Déjà Vu
The Last Refugee
Picture That
Wish You Were Here (Pink Floyd)
The Happiest Days of Our Lives (Pink Floyd)
Another Brick in the Wall Part 2 (Pink Floyd)
Another Brick in the Wall Part 3 (Pink Floyd)

Set 2:
Dogs (Pink Floyd)
Pigs (Three Different Ones) (Pink Floyd)
Money (Pink Floyd)
Us and Them (Pink Floyd)
Smell the Roses
Brain Damage (Pink Floyd)
Eclipse (Pink Floyd)

Encore:
Comfortably Numb (Pink Floyd)



La basse de Waters version 1400m²


Le cochon volant d'Animals


Le décor laser "Dark Side" sur "Eclipse"

Et mon T-Shirt à cochon.


jeudi 7 juin 2018

Bertrand CANTAT : quand t'en as...

Ce soir, c'est rendez vous au Zénith pour un concert atypique : Bertrand Cantat.

J'ai "rencontré" Noir Désir vers mes 16 ans. Un copain avait un album... j'ai écouté un peu et je n'ai pas poursuivi :  j'avais bien senti le potentiel mais j'avais déjà tellement à découvrir...

La suite de l'histoire, les frasques judiciaires, tout cela ne m'intéresse pas. Mon amoureuse adore et je peux bien plonger dans un live juste pour ses beaux yeux.

Je donc retrouve donc mon Hélène et Cricri, une de ses amie de longue date, sur les pelouses de la porte de Pantin. Nous grignotons quelques chips avant de nous diriger vers la salle. Peu de monde encore...

Avant d'entrer, nous sommes interviewés en vidéo par l'AFP. Il faut croire que nos propos (assez anticonformistes) ont été mal pris car pas de trace sur la chaïne Youtube associée. On trouve par contre notre copine sur le site du Figaro!
Finalement, fouille, confiscation des bouteilles (comme d'habitude) mais cette fois nous repartons avec de grands verres remplis de notre eau! Délicate attention que je salue.
Nous trouvons aisément de bonnes places en bas des gradins, sur la droite face à la scène.

Patience, papote, bière et cidre... Et voici la première partie animée par Belfour, un duo de Clermont-Ferrand. Autant être clairs : s'ils ne jouaient pas à moitié en play back et si la chanteuse n'avait pas passé 1h à chercher ses clés de bagnoles paumées quelque part sur la scène, ça aurait pu être bien.
Y'a de l'idée dans vos choses, m'sieur-dame, mais embauchez un peu (ne serait-ce qu'un bassiste et un batteur) et envoyez un power trio sur vos textes! Ah, et madame, arrêtez de vagabonder partout en regardant par terre! (oui, je suis très méchant, et alors!)

Fin de la partie et pause pendant le démontage remontage de la scène, bien sommaire. C'est enfin l'ovation promise pour Bertrand Cantat dont je ne connais pas du tout les derniers albums (seul ou avec Detroit). Ce dernier va nous interpréter un chouette mélange de neuf et de vieux, pas mal dosé un plutôt bien organisé. Ses musiciens sont bons sans aller jouer dans l'exceptionnel. Le son est presque parfait, un peu saturé en basses à mon gout.

Le groupe enchaîne les morceaux de "AMOR FATI", entrecoupés de speechs assez incisifs du Leader Maximo à un public acquit à sa cause. OK, j'avoue, j'ai pouffé quand il s'en ai pis à Bolloré : c'est simple mais dans le contexte, bien sympa.

J'ai trouvé les nouveaux titres un peu mous, austères. C'est surtout à la fin de la prestation que j'ai pu décoller avec les reprises électriques du "NoirdeZ" de l'époque. C'est déjà la fin et "Comme elle vient" avec une légère frustration pour moi : la setlist a varié et vu la suppression de "le vent l'emportera" au profit d"Antraciteor". Dommage... mais bon, c'est juste parce que je l'aime bien, moi, "le vent l'emportera".

Setlist:
Amie nuit
Amor Fati
Silicone Valley
Sa majesté (Détroit)
Excuse My French
À l'envers à l'endroit (Noir Désir)
J'attendrai
Les pluies diluviennes
Ange de désolation (Détroit)
Ma muse (Détroit)
Tostaky (le continent) (Noir Désir)
Ici Paris (Noir Désir)
Lost (Noir Désir)

Encore:
L'Homme pressé (Noir Désir)
Aujourd'hui
Anthracitéor
Marlène (Noir Désir)

Encore 2:
Comme elle vient (Noir Désir, acoustique)

Sortie dans le calme, encore des journaleux qui guettent le scandale... les fans chantent "encore et encore" jusque dans le métro. Je garderai un souvenir très positif de ce concert, en compagnie de ma belle.





Le très rare T-Shirt de la tournée, que j'ai pris en XXL (seule taille disponible que je puisse potentiellement porter).


La date parisienne ayant été reportée, le dos porte encore celle de la première réservation à l'Olympia (places remboursées, heureusement).

vendredi 30 mars 2018

Telegraph Road : La route du paradis

Je discutais avec une amie il y a quelques temps, à propos des "surprises de la vie". A l'image du labyrinthe de Chartres, cette dernière est pleine de méandres, de virages ; le chemin à parcourir est bien plus long qu'il n'y parait et l'on finit et l'on finit indéfectiblement au centre, à l'essentiel.

Mes proches savent que j'ai traversé une sacré tempête et que je vogue à présent poussé par les alizés. Une passagère pas du tout clandestine a rejoint mon esquif, au gré d'une bordée un peu atypique.

Bienvenue à toi, mon Hélène, avec qui je partage une partie de mes goûts musicaux et en particulier ceux de mon adolescence.

Voguons pour un concert, le notre premier tout les deux. Nous serons loin, très loin de mes habitudes... partis en voiture, à l'aventure, vers Paray-Vieille-Poste (Hein?!?) Nous subissons pleins de bouchons parisiens, évidement, et c'est l'occasion pour moi de voir voler une Ducati Monster (heureusement loin dans mon rétroviseur). Freinage brusque, manque de contrôle du motard qui s'est relevé, heureusement.

Arrivés-garés sur place (parking en face de la salle, à 50m!) nous marchons vers un restaurant japonais qui se révélera fort correct à la dégustation. Retour sur la place, contrôle minimum de chez minimum et nous nous installons confortablement au fond à gauche d'une salle nommée "L'Avant Scène". Le public présent est très hétéroclite, entre les retraités du cru et leurs petits enfants...

La première partie commence, animée par les élèves de l'école de musique locale. C'est une sélection pop assez hétéroclite, interprété comme ils peuvent par des gens qui n'en peuvent pas trop. La balance est un peu étrange et heureusement le volume est très raisonnable. L'effort des musiciens était visible. Bravo quand même, ça ne doit pas être facile de monter sur scène ainsi, surtout devant son papy et sa mamy.

A ce stade du récit, le lecteur me demandera mais "pourquoi aller se paumer jusque là? Qu'est-ce qu'il vous à pris?"

Les chemins sinueux, cher lecteur, mènent à la félicité.

J'ai eu le privilège d'entendre Dire Straits en 1992.
J'ai aussi eu la chance de retourner à Bercy pour Mark Knopfler en 2005.
Hélène, de son coté, a également été écouter Mark plusieurs fois...

Ce monument en commun, nous étions donc d'accord pour partager une tranche de live ensemble. Le souci étant que Dire Straits est dissout depuis 1993 et que Mark Knopfler tout seul ne tourne pas (plus?). Que faire alors pour vibrer sur les mêmes cordes, les mêmes mélodies?

La solution était un cover-band, mais un très bon.

Telegraph Road c'est d'abord une route mythique aux USA, et puis un des titres les plus mythiques de Dire Straits y faisant référence, et enfin le nom d'un groupe hommage qui se produisait se jour là, au fin du fond d'un trou de derrière Orly.

C'est avec appréhension que nous attendons les premières notes, alors que monsieur le Maire ou je ne sais trop qui nous vante le groupe. Savait-il seulement de qui/quoi il parlait? nous nous sentions bien seuls dans la salle comble à cet instant...

Pas de décor, pas de roadies... des guitares, des passionnés, une excellente balance et de la magie par pelletés. Nous avons eu des frissons tout le long et il faudrait être le dernier des fourbes pour avancer le moindre pion envers ce concert.

Certains titres ont été joués note à note, identiques aux lives passés de Dire Straits (Alchemy, On the night) d'autres étaient des interprétations originales bien plus libres et très réussies.

Et oui, d'accord, tout les solos n'étaient forcément ultimes... Mais purée, vous savez ce que c'est que de jouer ces partitions? les seuls à reprendre Knopfler avec panache total sont parmi les plus grands gratteux du monde!

J'ai noté la setlist au fil de l'eau. J'ai cependant un doute sur un titre.

Tunnel of love
Once upon à Time in the west
Walk of life
Private investigations
Your latest trick
Expresso love (sans certitude)
Lady writer
Telegraph road
Brother in arms
So far away
Roméo and Juliet
Sultans of swing
Money for nothing
Calling Elvis
Heavy fuel

Alors que le début de la prestation nous révélait un public assez peu participatif, le groupe a su mettre le feu à la salle avec les derniers titres. Nous sortons de la salle ravis, les yeux plein et les oreilles pleins de souvenirs en reconnaissance avec nos passés respectifs.

Moralité, ne jamais sous-estimer un cover band....


Pas de Merchandising, donc pas de T-shirt...




dimanche 10 décembre 2017

Henri DES : la magie d'un immense bonhomme...

Aujourd'hui, j'ai 4 ans et demi.

Quand je relatais cette histoire, je me taxais de con trentenaire. Il se trouve que je suis toujours aussi allumé et à présent papa quadra. Ayant vécu un bon moment devant Aldebert avec mon grand, je ne pouvais que donner à mon petit une expérience similaire (pad'jalou), et partager avec lui quelque chose de magique.

C'est donc au Palace que nous sommes allé voir cet immense personnage qu'est Henri Dès. Je ne connaissais pas la salle, et je dois dire que je n'ai absolument rien contre l'endroit. C'est cosy, les fauteuils sont confortables. Nous étions proches de la scène, tout à gauche. L’acoustique est bonne et l'équilibrage était impeccable. J'ai trouvé le volume un peu élevé pour les enfants, et en même temps quand ils se sont mis à chanter cela a bien égalisé les forces en présence!

Installés, nous avons pris notre goûter et mangé des bonbons en attendant les artistes. très grosses ambiance avec des petits bouts partout.

L'heure est venue, le rideau s'est levé... Henri Dès est là avec ses deux musiciens : un bassiste/guitariste (Raphaël Ortis) et un batteur/percussionniste (Pierrick Destraz dit Mouloud Rochat). J'apprendrais plus tard que ce dernier est le propre fils d'Henri Dès.

Comment ne pas éprouver d'émotion particulière avec cette musique. Le coté enfantin, la pureté et la simplicité des accords, l'humour toujours présent et la présence impressionnante du vieil artiste qui allait fêter ses 77 ans quelques jours plus tard.

Un battement de cil et j'étais revenu à la maison des Arts de Créteil pour chanter "La petite Charlotte" ; un autre et je contemplais mon fils, émerveillé par les musiciens, emporté par l'ambiance surprenante d'une gigantesque salle de classe de maternelle/primaire.

Nous sortirons de la salle absolument enchantés. J'ignore si, de part son jeune âge, mon Erwin se souviendra de quelque chose. Personnellement j'ai vécu un moment de partage d'une magie absolue.

Merci Henri Dès, d'avoir passé plus de 50 ans avec les enfants et de continuer à faire rêver toutes les générations. Merci de m'avoir, l'espace d'un instant, renvoyé dans ce temps innocent que la maturité ensevelit sous les soucis.









lundi 27 novembre 2017

Marilyn MANSON : [...]

Je ne sais toujours pas comment commencer cette chronique.
Le concert a eu lieu fin novembre, on est mi-juin... 
Allez, courage.

Rendez-vous avec une "bande" inhabituelle pour cette soirée. Je suis en avance et je m'installe donc au Café Chambertin. Frites et vin rouge pour patienter; voici enfin Jean-Luc et Sindy (Sandy pour les intimes). David A. ne tardera pas à nous rejoindre. 
Une bonne bouffe, encore un peu de vin et nous sommes bien chaud pour aller voir celui qui est vendu comme un mythe : Marilyn Manson.

Je redécouvre le "nouveau Bercy" qui n'est plus le POPB mais à présent l'Accord Hotels Arena. C'est austère, toujours aussi inconfortable et encore plus tassé qu'avant : la place est chère. J'avais déjà vu pour Nightwish... J'en avais même pas un souvenir tellement j'aime pas. Nous sommes en gradins, coté gauche face à la scène.

La première partie est assurée par Dinos Chapman .
Je dis non et c'est tout. La fiche Wikipédia résume tout à fait l'artiste. C'était un supplice.

Vient ensuite la tête d'affiche.
Je dis non aussi. Manson était en fauteuil roulant, une jambe dans le plâtre.... pas de voix, un son déplorable... Les musiciens ont bien essayé de sortir quelque chose... mais au final c'était moche. Je ne vais pas tailler plus, c'est inutile. 

En conclusion, cette soirée tient indubitablement le rang de PIRE CONCERT de ma vie. Même les premières parties loufoques et pas abouties qu'il m'est arrivé de supporter n'étaient pas à ce niveau de médiocrité. Il va sans doute falloir des années et une malencontreuse dose de malchance pour vivre quelque chose de pire.

Dire que j'ai acheté le T-shirt...







samedi 28 octobre 2017

ALDEBERT : Ce n'est pas (que) pour les enfants!

Ce n'est pas tout les jours que l'on peut emmener son fils à son premier concert et ce soir, c'est aujourd'hui qu'on le fait.                                                                                                                   Aldebert, vous connaissez?  oui? Savez vous qu'il a été guitariste de métal? Rassurez-vous, je l'ignorais moi aussi... Le hasard seul a voulu que je porte un T-Shirt "Fear of the dark" pour assister à sa version de "J'ai peur du noir" sachant qu'il a joué dans une formation appelée "Power Slave" dans sa jeunesse. Il a d'abord commis quelques albums sérieux avant de se lancer dans la série des "Enfantillages", subtil mélanges musicaux aux thèmes poignants pour les grands et intéressants pour les mômes. Ce soir, il defendra "Enfantillages 3"qui est sa nouvelle création en collaboration avec de nombreuses pointures de la variété comme Zaz, Olivia Ruiz ou Tryo.
Arrivée au métro Pigalle avec mon p'tit bout de 7 ans, nous filons direct au resto japonais pour faire le plein avant l'évènement. Apéro entre mecs, un menu chacun et zou, cap sur La Cigale ou j'avoue, je n'ai mis les pieds qu'une seule fois.

Entrée, fouille au corps, contrôle et passage au stand goodies. Je suis surpris, mon fils préfère le mug et la peluche au T-Shirt! Tant pis pour la tradition : c'est lui le roi de la soirée!

Nous montons au balcon nous installer, nous avons 20 minutes d'avances, pendant lesquels les mômes mettent une ambiance surprenante pour leurs ages : c'est limite si aucune Ola ne part du virage gauche!

J'observe le décor, de qualité. Je me dis que c'est vraiment monté avec de jolis moyens. La salle est presque comble, les enfants sont impatients et la lumière baisse. allez, c'est parti pour l'un des show les plus surprenants de ma vie.

Aldebert et ses musiciens, c'est d'abord une bande de bons copains et ça se voit. Tout le monde s'amuse, l'auteur/compositeur/interprète en premier. Le concert entier sera une suite de tableaux délirants, suivant le rythme d'une année scolaire qu'Aldebert rythme de gags divers allant des chaussures à roulettes au petit vélo, skateboard... tout l'univers de la jeunesse.
Le son n'est pas mauvais, un peu fort pour les enfants à mon oreille et perfectible surtout au niveau de la basse qui sature facilement. A noter également : c'est le deuxième show de la tournée et les techniciens n'auront de cesse d'intervenir pour arranger divers détails, dont un ampli "bizarre"...

Une grosse partie du nouvel album sera joué, en plus de quelques classiques plus anciens que je reconnais plus ou moins. La soirée avançant, les mômes se lâchent. Ils jumpent au premier rang, chantent, crient, c'est une foire incommensurable, inimaginable vu l'âge moyen. Une amie avec qui j'en ai parlé me confiera que ce n'est pas étonnant, simplement car c'est notre génération qui les élève. Elle n'a, evidemment, pas tort.


Ce sont déjà les "Encores" et Aldebert descend chanter dans le public et ramène une "super mamie" sur scène, affublée d'un masque et d'une cape du plus bel effet. Une dernière et c'est fini sur un superbe "merci".

Le verdict?
Excellent. J'ai passé un très bon moment, de pureté, de sincérité, de son aussi car Aldebert ne renie pas ses racines et dégaine parfois l’électrique bien saturée comme j'aime. Mon fils a été plus mitigé mais il se réveillera le lendemain avec de la fièvre ; il couvait quelque chose.

Nous sortons en repassant par le stand : j'achète volontiers le livre-album. Nous rentrons en Uber et au dodo en chantant "Welcome le Zombie"!

La setlist est dure à reconstituer. Je pense qu'il y avait tous les titres de l'album (peut-être dans un ordre différent) et quelques extras :

Les somnambules
Les ani-mots (J'ai adoré le texte!)
Capucine
Joli zoo
L'apprenti Dracula
Madame Nature
Les super-pouvoirs pourris
La vie c'est quoi ? (Une autre merveille pour les grands)
Trois pommes
On ne peut rien faire quand on a un p'tit
Welcome le zombie
Hyperactif
Aux âmes citoyens
Les contes de fées ça craint !

J'ai peur du noir
Du gros son
Super Mamie
[...]


 Du gros son! (et l'ambiance...)



Super Mamie!

Les billets moches de 2017...




jeudi 26 octobre 2017

DELAIN : UN DELICE!

Quand on traverse l'enfer, l'important c'est de ne pas s'arrêter. Le chaos personnel que j'ai vécu bien malgré moi m'aura au moins enseigné cela. L'autre truc, essentiel, c'est de ne jamais oublier ce qui nous fait du bien et s'en faire des perfusions quand on a pas le moral.
DONC RETOUR AU METAL !

J'ai connu Delain en première partie de Within Temptation au Bataclan en 2007. Il y a 10 ans, le groupe m'avait fait une bonne impression et j'en disais du bien. A moins de 30€ la place en tête d'affiche et en manque de son comme j'étais, l'affaire est entendue; j'y vais.

Depuis l'attentat du Bataclan, les organisateurs ont nettement amélioré les conditions d'accès aux petites salles. La fouille est systématique. Le hic, c'est les 200m de queue avant de rentrer. C'est triste d'en arriver là ; en conséquence, j'entre en retard...

Je passe au stand T-Shirt, 25€, cool!

 Le premier groupe est déjà aux affaires. Il s'agit du trio suisse Cellar Darling. Le son est correct pour une première partie, la musique me plait sans être non plus un must à mes oreilles. Le détail qui fait la différence, c'est que la dame elle joue avec une vièle à roue et ne renâcle pas à tâter de la flûte traversière!



Sur le coup, comme ça, j'admet que c'est un assez décalé. Heureusement que le résultat n'est pas mauvais et que le public adhère!

20 minutes d'entracte et c'est Serenity qui entre en scène. Ils sont autrichiens, tournent depuis une quinzaine d'année et jouent une sorte de power métal symphonique... Je suis étonné car c'est vraiment de la bonne came! Il y aura plusieurs duos avec une chanteuse dont j'ignore absolument tout. Le son est perfectible mais équilibré. Deux "premières parties" correctes comme ça, c'est suffisamment rare pour être souligné!

Le chanteur nous annonce que son nouvel album sort demain mais qu'il est disponible à la sortie! Fun!
J'ai trouvé la Setlist, le la note pour mémoire :
United (Live debut)
Spirit in the Flesh
Iniquity
Rust of Coming Ages
Serenade of Flames
Lionheart (Live debut)
Follow Me

Nouvelle entracte pour le montage du set de Delain. Le public est chaud tout en restant assez calme. Je note qu'il y a beaucoup de "vieux". J'imaginais un public différent, je l'avoue.

On attaque donc les hostilités! enfin, hostilités... c'est loin, très loin de Slayer quand même; on est dans le civilisé. Delain est une formation Néerlandaise, fondée par l'ex-pianiste de Within Temptation, qui a vécu beaucoup de remaniements dans sa courte existance. Seule Charlotte la chanteuse et fondatrice avec Martijn Westerholt le clavier est présente depuis le début de l'aventure.

Le son est clair, bien équilibré et le public est motivé. Surprise, c'est le premier show de la tournée "Dance Macabre Tour" et cela se sent : les musiciens sont légèrement désorientés ce qui change du pilotage automatique que j'ai pu voir à certaines occasions. A noter, la présence de Marco Hietala de Nightwish.

Vu que je ne connais pas les albums, je me contenterai de dire que j'ai passé un très bon moment. Le groupe fonctionne bien, Charlotte est une frontwoman extra, les titres entrainants... Note spéciale pour les gratteux multicordes : basse à 5 et strat' à 12. L'une d'entre elle est tenue par Merel Bechtold, sorte de schtroumphette hollandaise bourrée de talent, et mignonne en prime!


La setlist :


Intro (The Monarch)

Hands of Gold
We Are the Others
The Glory and the Scum
Get the Devil Out of Me
Danse Macabre
Your Body Is a Battleground (with Marco Hietala)
Scandal (Queen cover) (with Marco Hietala) (Live debut)
The Hurricane
Scarlet
Army of Dolls
Here Come the Vultures
Fire with Fire
Nothing Left (with Marco Hietala)
Sing to Me (with Marco Hietala)
Control the Storm (with Marco Hietala)
Suckerpunch
Not Enough

Encore:
Mother Machine
Don't Let Go
The Gathering (with Marco Hietala)

The Monarch (Outro) 

Rien à dire sur cette très bonne soirée, que je finirais dans un bar avec d'autres amis pour d'autres circonstances. Delain est à son apogée à mon sens, et j'ai eu la chance de les y voir. 


Charlotte!

 
Le T-shirt du concert, unique pour la soirée.



Je ne me ferais jamais à ces billets A4 moisis...