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mardi 13 août 2024

ACDC : le rêve d'un enfant.

Je ne pensais pas revoir AC/DC. Plus que la qualité de leur show, l'expérience exceptionnelle de 2009 m'avait ravi et j'avais renoncé aux tournées suivantes. Jamais je n'aurais imaginé que mon plus jeune fils (né en 2013) se passionne tant pour la musique, la guitare et ce groupe mythique. Je ne pensais pas non plus qu'ils reprennent la route à leurs âges, surtout après la disparition de Malcom et c'est pourquoi nous avons pris des places pour aller écouter les Ladies.
Non, rien de tout cela n'aurait du exister, et pourtant…
Nous sommes partis tout les quatre avec le compagnon de ma mère, vieux fan du groupe, mon Hélène et mon gamin. 
Comme je l'avais déjà vécu avec David lors du Download Festival 2016, la desserte de l'hippodrome de Longchamp n'est vraiment pas formidable.
Nous sommes arrivés par la ligne 10 qui était théoriquement l'accès le plus proche de l'entrée. A noter que j'ai fait du béton deux jours avant et que mon genou gauche est très récalcitrant…
Donc le moins de marche, le mieux on se porte!

Arrivés à l'heure, nous avons fait une queue monumentale pour entrer dans l'hippodrome, passer les contrôles, la remise de bracelet… Merci au vigile qui nous a laissé le sandwich au poulet, il aura été bien utile! Et note pour les organisateurs : interdire l'entrée de nourriture équivaut à de la vente forcée. 

Bref, Le temps d'acheter des cornes, nous laissons mon épouse et mon fils passer aux Toilettes pendant que nous commençons à faire la queue pour les T-shirts…  Ils nous rejoindront au bout de 40 mn et du coup nous loupons les Pretty Reckless en première partie. De loin, c'est du bon rock américain bien classique. Ce n'est pas désagréable mais je ne m'en souvient déjà plus.

C'est enfin notre tour, et les stocks sont dévastés. Plus de cravate, plus de patch, plus de casquette... Le petit n'aura pas son premier choix en T-shirt, mon épouse non plus... seul mon beau père tire son épingle du jeu car pour ma part je me suis fait refourguer un triple XL bien trop grand que la vendeuse m'a fait passer pour un double (encore acceptable).  Un bien mauvais merch à un prix hors norme! 50€ pour un T-Shirt c'est de l'abus, même aux USA ils n'osent pas.

Nous partons enfin en direction de la fosse OR. La progression est lente à travers les Food Trucks puis la foule, les barrières de contrôle… A noter que le système de QR code est parfaitement efficace! 
Nous prenons des bières et de l'eau (plus chère que l'essence)  et après deux barrages filtrants, nous voici à l'arrière de la fosse quand les première mesures tonnent (le son est bien fort).

Nous avons juste le temps d'équiper le petit avec son casque et c'est parti pour deux heures de Rock!
Nous sommes donc positionnés à l'arrière droit de la fosse OR. J'avais ruminé le problème et je savais que le fond serait le seul moyen pour le gamin de voir quelque chose. Cela s'est vérifié. Tantôt porté sur les épaules (mais redescendu par la sécurité), tantôt dans les bras d'Hélène et même levé à deux avec son parrain, Il aura son compte et c'est l'essentiel car nous sommes là pour lui!

Nous assistons donc à un show d'AC/DC. Que dire de plus? Ils ne sont plus à présenter.
Scène énorme, écrans immenses, son gigantesque! Comme d'habitude? ou presque… Les décors pharaoniques ont laissé place aux écrans numériques. Fini les structures gonflables, place aux pixels!
seuls survivants de la grande époque : la cloche de "Hell's Bells" et les canons de "For those about to rock". C'est un peu dommage à mon gout, cela retire un peu du grandiose scénique.

Pour ce qui est du groupe, en étant objectif, ils sont usés.
Brian est à la peine, sa voix s'écroule régulièrement.
Angus ne joue plus aussi vite, le tempo est ralenti… et il met des pains quand même (Thunderstruk a été écorché comme jamais).
Stevie Young n'est pas Malcom et ça s'entend.
Chris Chaney fait le boulot à la basse, Matt Laug également à la batterie…
Notons que les 3 membres "d'adoption" restent quasi-invisibles. Seuls les historiques Angus et Brian restent en avant (même sur les T-Shirts).

Cela sent bien la fin de leur long voyage. Le remplacement de Brian par Axl Rose lors du dernier tour était un signe. Après 50 ans de carrière, recommencer serait déraisonnable même si le public n'attend que cela. Et quel public! Nous avons eu une ne ambiance des grands soirs! 

Le soleil se couche sur cette soirée d'été. Il n'a pas fait trop chaud heureusement. Le public allume ses cornes (20€ le serre tête) pendant que le groupe enchaine, prenant une courte pause entre chaque titre. la foule scintille de rouge.

Ce sont déjà les rappels. Les coups de canons se concluent par un inattendu feu d'artifice tiré au dessus de la scène. C'est superbe! 

Les artistes disparaissent en rapidement en coulisse avant que la lumière ne soit allumée sur l'ensemble de l'hippodrome. Nous partons après un fastidieux passage aux toilettes. Gros bazar (Encore!) à la sortie. Décidément, l'organisation était vraiment mauvaise (à part pour les bracelets).

2h pour rentrer. Demain (tout à l'heure en fait) je ramènerai les enfants à leur mère (le grand a gardé sa grand mère à la maison). Ils finiront leurs vacances avec elle et je sais que l'un des deux aura des notes plein les oreilles! La musique lui parle et ça c'est cool.

Au revoir AC/DC, et quoi qu'il advienne, Let there be Rock ! 


01 - If You Want Blood (You've Got It)
02 - Back in Black
03 - Demon Fire
04 - Hell Ain't a Bad Place to Be
05 - Thunderstruck
06 - Have a Drink on Me
07 - Hells Bells
08 - Shot in the Dark
09 - Stiff Upper Lip
10 - Shoot to Thrill
11 - Sin City
12 - Rock 'n' Roll Train
13 - Dirty Deeds Done Dirt Cheap
14 - High Voltage
15 - Riff Raff
16 - You Shook Me All Night Long
17 - Highway to Hell
18 - Whole Lotta Rosie
19 - Let There Be Rock (with extended solo)

Encore:
20 - T.N.T.
21 - For Those About to Rock (We Salute You)



Un bout du billet totalement numérique. on va bientôt regretter l'impression A4.




Captures de l'application mobile dédiée à l’événement.




[Note juin 2025 : Je publie sans les photos/vidéos, je tâcherai de les ajouter à l'occasion]


jeudi 7 mars 2024

LADIES BALLBREAKER : AC/DC AU FEMININ

Mon plus jeune fils est fan d'AC/DC. Il n'a pas encore 11 ans et ça fait déjà bien 2 ans que ça dure. Tout les matins dans la salle de bains il demande à Google de lui passer "Thunderstruck", la plupart du temps à fond.

Evidemment, il nous a fait part de son désir de les voir sur scène et à la date où a été formulée cette demande, aucune tournée n'était prévue et il était très peu probable qu'il y en ait encore une (Spoiler Alert, elle a bien eu lieu, pour son plus grand plaisir!)

Nous avons donc cherché le moyen d'entendre du AC/DC en live et nous avons trouvé les Ladies Ballbreaker, un cover-band régional exclusivement féminin. Nous avons donc pris nos places pour l'espace Carpeaux à Courbevoie.

Après avoir garé la voiture dans une rue transverse, nous constatons que l'horaire indiqué sur les billets était complètement faux et que nous avons plus d'une heure et demi à tuer. Nous voilà donc, Hélène et moi à embarquer mon fils dans un bar de banlieue qui sent bon la bière pression et le blanc sec au comptoir. Nous étions équipés concert donc inutile de dire que notre look "Battle" a bien plu!


Après quelques bières nous sommes retourné à la salle, cette fois pour de bon. L'ambiance cosy du lieu est assez classique, je suppose similaire à toutes les salles municipales de ce type. Celle ci a une belle pente, le son va y être très bon!

Passage au Merch et achat de T-shirts, poster CD et médiator. Soutenez les petits groupes!
Le show commence et les filles sont... impressionnantes. Plus de 300 concerts durant 12 ans dont le HellFest, plusieurs changements de line-up, il est clair qu'elles n'en sont pas à leur première scène et ça se voit. 

Le son est excellent, raisonnablement fort et leur interprétation personnelle mais respectueuse des titres du monstre qu'est AC/DC apporte cette petite différence qui rend un concert particulièrement agréable. La chanteuse mets diablement le feu, faisant lever un public aux cheveux bien blanc. Ce n'est pas du note à note, c'est interprété avec leur accent du sud extrêmement chaleureux. Peu d'effets de scène, évidemment, mais de bonnes idées comme la poupée gonflable jetée dans le public, qui arrivera jusquà nous et permettra quelques photos délirantes! Nous passons un excellent moment, malheureusement trop court (comme presque tout les concerts).

Nous ne nous attardons pas à la dédicace, le gamin a école demain. Le seul regret c'est que c'était la tournée d'adieu des Ladies. Un petit pincement donc car il y avait moyen de passer un excellent moment pour presque rien.



La setlist : 

1 - Rock 'N' Roll Singer

2 - It's a Long Way to the Top (If You Wanna Rock 'n' Roll)

3 - Back in Black

4 - Highway to Hell

5 - Night Prowler

6 - Bad Boy Boogie

7 - Let There Be Rock

8 - Thunderstruck

9 - Whole Lotta Rosie

10 - Can I Sit Next to You Girl

11 - For Those About to Rock (We Salute You)

12 - Riff Raff

13 - Girls Got Rhythm

14 - Hells Bells

15 - T.N.T.

16 - You Shook Me All Night Long

17 - Live Wire


[Note juin 2025 : Je publie sans les photos/vidéos, je tâcherai de les ajouter à l'occasion]







mercredi 25 février 2009

On en a jamais AC/DC !


Premier concert 2009 (après avoir loupé EDGUY en janvier pour des raisons bien indépendantes de ma volonté) ce Bercy est, pour moi, celui du changement. Jusqu’ici cette salle était ma voisine ; le fait de devoir prendre la voiture alors qu’auparavant je rentrais à pied m’a quelque peu désorienté. J’ai donc découvert les joies des embouteillages, des parkings au prix prohibitif et de l’état dangereusement comateux du conducteur sorti de fosse.

Garé dans les entrailles du POPB, je remonte donc vers la lumière des spots avec trois-quarts d’heure d’avance. Je pensais être un peu limite vu la renommée des « clients » du jour, mais finalement non. Timing parfait. Passage habituel au stand T-Shirt dont les prix ont agréablement baissé : c’est la crise ! Ils sont presque moitié moins chers que lors du dernier Nightwish ! Bercy est encore loin d’être plein lorsque je pénètre dans l’arène. Je me faufile jusqu'à ma place habituelle, devant les techniciens de la sono. Surprise, il y a une avant-scène ! Je suis donc à environ 5 mètres de son extrémité ! J’ai donc une chance de voir les artistes de près, ce qui est assez dur à Bercy, à moins d’arriver 3 ou 4 heures en avance.

Trois-quarts d’heure d’attente et « The Answer » ouvre le bal. Je ne connaissais pas cette formation venant d’Irlande. Disons qu’il y a largement pire comme première partie. Le groupe joue en « power trio » avec un chanteur. Ce dernier, sorte de « cousin machin » façon « famille Adam’s » soigne visiblement son épilepsie sur scène : Plus il chante, moins il bouge… Mais à chaque séance de Telecaster, sa maladie le gagne à nouveau ! D’entrée, le guitariste nous assène un solo largement pompé dans les registres d’Angus Young. La sonorité à suivre sera une sorte de sous AC/DC, sauce progressive avec des touches presque thrash. Pas mauvais donc. Je suis quand même resté sur ma faim car après seulement une demi-heure de prestation, les quatre individus ont quitté la scène, remerciant le public parisien.

Et voici les roadies, alpinistes pour certains, réglant scène et cintres. L’altitude de ces derniers laisse envisager le pire : ils frôlent le plafond de Bercy ou l’on aperçoit la célèbre cloche de « Hell’s Bells ». Je m’attends donc à un gros show. Je ne suis pas déçu. Avec une ponctualité suisse, après un film d’animation tout à fait bidonnant, nos Australiens lancent la machine AC/DC pour deux heures de voyage sur les rails du rock. Décors fabuleux, pyrotechnies impressionnantes pour un concert en intérieur, « Rosie » gonflable totalement hors norme… rien n’est épargné pour épauler le son énorme si caractéristique du groupe.

C’est la première et probablement la dernière fois que je les fois sur scène, et cela pour deux raisons : d’abord parce je doute vraiment qu’ils remettent le couvert pour une tournée mondiale compte tenu de leur âge et ensuite parce qu’un show d’AC/DC, ma foi, une fois qu’un en a vu un… on les a tous vus. La part d’improvisation est très faible et j’ai vraiment eu l’impression de revoir le live « NO BULL » que j’ai en LaserDisc quelque part.

Loin de moi l’idée de dire qu’ils étaient mauvais. Non ! Non ! Et non encore ! Ils étaient absolument excellents! Phil Rudd tape comme un métronome avec son clope pendouillant à la babine, Malcolm Young qui semble sur une autre planète en grattant sa rythmique comme au premier jour, Cliff Williams, éternel bobtail bassiste aussi discret qu’efficace, Brian Johnson qui braille de son timbre si particulier et qui n’accuse pas ses 61 printemps et Angus Young, pilier de l’édifice, mouillant la chemise jusqu'à ce que son habituel strip-tease l’en débarrasse. Je l’ai vu de très près sur l'avant-scène lors du solo de « Let There Be Rock » : il est  vraiment impressionnant le petit bonhomme.

J’ai trouvé le public assez calme. Ça chantait, ça gesticulait mais rien à voir avec un Maiden ou un Metallica. Ne parlons même pas d’un Megadeth ! La moyenne d’âge plus élevée, la sagesse venant, sans doute. Une déception sur « The Jack » ou aucune groupie n’a joué le jeu !

Le son était bon à mon goût. Il faut dire que j’ai l’habitude de cette salle et que le placement stéréophonique compte pour beaucoup. Bouchons d’oreilles obligatoires, c’était vraiment inutilement fort.

Pour mémoire, voici la setlist même si j’ai un doute sur la position de Hell’s Bells (Erratum 2020, en fait Hell's Bell's est après The Jack):

Rock 'N Roll Train
Hell Ain't A Bad Place To Be
Big Jack
Back In Black  
Thunderstruck
Shot dawn in flames!
The Jack
Hells Bells
Shoot To Thrill
Black Ice
TNT
War Machine
Whole Lotta Rosie
Let There Be Rock

Highway To Hell
For Those About To Rock

AC/DC en live était un vieux rêve pour moi qui avait raté la dernière tournée pour des raisons de santé. Je ne pensais vraiment pas le réaliser. Les voir m’a conforté dans mon opinion vis-à-vis d’eux : Ils étaient, sont, et demeureront les dinosaures imperturbables du hard rock. Depuis 35 ans et des brouettes, ils font strictement la même chose et ont produit des albums extrêmement proches et de nombreux « standards » dont les riffs caractéristiques se reconnaissent en moins de 3 secondes. C’est peut-être cela la clé de leur succès : AC/DC fonctionne parce qu’ils ne cherchent pas à innover. Ils SONT AC/DC !