mardi 21 juin 1983

Episodes II & III : Les concerts clones

C'était l'époque où mon papa s'intéressait un peu à l'actualité musicale. En fait, je devrais plutôt dire « s'y ré-intéressait » vu qu'avant ma naissance, il y a eu un précédent : avec ma mère, ils s'étaient payé une platine vinyle et pas mal de ces galettes noires qui vont avec.

Si j'en crois les résultats des fouilles archéologiques que j'ai menées dans le grenier, leurs goûts étaient plutôt hétéroclites : j'y ai exhumé un bon paquet de 45T allant des Sardanes aux Beatles en transitant par la musique traditionnelle de la Légion et les Chaussettes Noires... Je sais que les disques de la légion, passés en 33, me servaient de berceuse. Mon goût pour le heavy en est peut-être (entre autre) une conséquence...

On est donc en (1983) 1985 et la platine a repris du service. Les albums se sont démocratisés, on en trouve un rayon plein à Carrefour. On m'offre des Chantal Goya... Et mon vieux se paye une bonne partie de la discographie de Michel Sardou. Son dernier album, « Vladimir Illitch », lui plaît tellement qu'il nous emmène le voir au Palais des Congrès de Paris. Ma frangine a (deux) quatre ans, c'est une expédition... Et c'est là que tout se brouille, parce qu'en 1987 il a réitéré l'exploit, et que nous sommes allés voir, au même endroit, le concert de la tournée « Musulmanes »...

De ces deux événements, très similaires, je n'ai que des souvenirs confus. Un son très fort dans l'ensemble, les lumières qui flashent sur « Musulmanes », l'orchestre sur « Les lacs du Connemara », et Sardou qui a des problèmes de voix et que l'on soupçonne de faire du play-back. Pas ou peu d'ambiance... Même constat sur les vidéos de Sardou à Bercy (1998 et 2001). Je crois que c'est une question d'artiste. Sardou , on l'écoute, on passe un bon moment, mais on ne s'amuse pas. Il va falloir remédier à cela. Nous y viendrons ! :-)

Addendum 2023 : Suite à la disparition de blogueurs je reprends les différents articles qui ont été amputés de leurs illustrations point je reprends également certains textes afin de refaire la mise en page. Je constate ici que je me suis trompé sur les dates car en fouillant dans mes archives je suis retombé sur le programme du concert de 1985 et non 1983 comme je le croyais initialement. J'ai donc corrigé le texte en mettant entre parenthèses les dates et calcul d'âge qui étaient erratiques et j'ai mis en gras la véritable information.






samedi 21 juin 1980

1980, Year of the first contact.

Première chronique, plantons le décor :
Je suis (déjà) un vieux con trentenaire.
Par cette affirmation, je souhaite juste signaler aux jeunes boutonneux qui fréquenteraient éventuellement ce lieu et qui vont le juger nécessairement niais, que dans une quinzaine vous serez à ma place. Quand ce glorieux instant sera venu, mes loupiots, regardez un petit coup dans le rétro, mettez le clignot et déboitez le temps d'un blog, histoire de ne pas oublier que d'autres comme vous arrivent plein phares, et que vous avez encore la gouache pour les suivre!
Panurge, revenons à nos moutons.
J'étais pas bien haut. Sans doute moins d'un mètre. 5, peut-être 6 ans?
Quelques images confuses et une chanson. La maîtresse nous avait amené, l'école et moi, à la maison des arts de Créteil. Là-bas, le premier choc. La foule en délire, le son gonflé à bloc. Bande de nases, imaginez Henri Dès en LIVE! Ouais, je comprends... ça vous dépasse!
N'empèche qu'il a pondu une quinzaine d'albums en 25 ans de carrière, le suisse! Bhen ouais. Nan mais je dis ça pour ceux et celles qui trouvent que dans la Starac' ou la Nouvelle Star, y'a de véritables artistes plein d'avenir. Kleenex.
Enfin ce jour là j'ai imprimé l'effet de chant en foule, en particulier avec "Taupinette". Je revois la salle: J'etais situé au deuxième tiers des gradins, sur la droite. Et tout les mioches de reprendre en coeur : "Taupi-Taupi-Taupinette, il faut garder tes lunettes!". Pourquoi ai-je l'image sonore de cette chanson plus qu'une autre? Sans doute parce-que j'en portais, des lunettes!
Marqué au fer rouge dès le plus jeune âge par Henri Dès en personne... Mon futur musical ne pouvait être que tragique. Ne trépignez pas, je vais vous le raconter.






Addendum (2016) : plus de 10 ans après avoir rédigé ces lignes, on me souffle un jeu de mot à propos d'Henri Death-Métal.
Pas de doute, on est dans le thème, ça se confirme!

jeudi 9 mai 1974

Et on re-recommence!



Bha voila, je recommence. Insatisfait des prestations de Skyblog, et de Canalblog, je déménage mes pages sur Blogger.. Petite évolution cependant : si la PME de cosmétique qui me fournit le bifteck me laisse un peu de temps, je digresserai un peu sur d'autres sujets mais pour le moment, ma prose sera axée sur les concerts que j'ai vécu.
Attention, âmes sensibles : quand je parle de concert, je sous-entends "musique" avec de vrais artistes qui malmènent de véritables instruments plus ou moins amplifiés... Rien à voir avec une quelconque "lavasse" électronique, radiophonique ou télévisuelle.

Voici donc mes chroniques de lives, depuis ma première expérience jusqu'à la semaine dernière.