samedi 11 juin 2016

DOWNLOAD FESTIVAL PARIS JOUR 2


Après une nuit agitée (dur de dormir après une telle excitation)  nous nous préparons à une journée de festival assez tranquille. Korn, la tête d'affiche, ne nous intéresse pas du tout, comme les 3/4 de la programmation, d'ailleurs.

La veille, dans son allocution, Bruce Dickinson nous avait dit qu'il ne fallait pas dire "vieux" à propos d'Iron Maiden, sous prétexte que beaucoup de leurs chansons avaient été écrite avant la naissance d'une bonne partie du public. D'après lui, il faut dire "Legacy". C'est donc sur ce trait d'humour que nous allons passer l'après midi, en plaisantant sur les phénomènes médicaux que sont Saxon et d'autres... Le programme sera simple et court, et nous rentrerons nous reposer avant un dimanche que nous imaginons plus épique.

MAIN STAGE
14h30- 15h15 : Apocalyptica
16h00 - 17h00 : Saxon
18h00 - 19h00 : Baby Metal
20h00 - 21h00 : Biffy Clyro
22h00 - 23h30 : Korn

STAGE 2
15h00 - 16h00 : Mass Hysteria
17h00 - 18h00 : One Ok Rock
19h00 - 20h00 : Amon Amarth
21h00 - 22h00 : Jane's Addiction

STAGE 3
14h00 - 14h30 : Shinedown
15h15 - 16h00 : Arcane Roots
17h00 - 17h45 : The Struts
19h00 - 19h45 : Twin Atlantic
21h00 - 21h45 : The Inspector Cluzo

Rodés et déjà équipés de nos bracelets, nous passons la sécurité en express avant de nous diriger vers le Main Stage. Nous y arrivons juste pour les premières notes d'Apocalyptica.
J'étais impatient de revoir cette formation très atypique de la scène métal. J'ai déjà eu l'occasion de les entendre live en 2007 et 2008. Superbes souvenirs que ces concerts jumeaux, de la même tournée, avec des variations de setlists fort sympatiques.

La fosse n'est pas spécialement remplie et nous avançons sans encombre vers un placement très potable. Surprise : il n'y a que 3 violons en plus du batteur et un chanteur a rejoint la bande! Comme la veille, nous constatons que le son est mauvais et beaucoup trop fort. Les bouchons bien enfoncés, nous assistons à un show très inégal. Comme nous, le public attends les reprises instrumentales de Metallica (Legacy!) sur lesquelles cela bouge un peu, l'ambiance s'écroulant dès que le frontman reprend le micro.


Reign of Fear
Refuse/Resist (Sepultura cover)
I'm Not Jesus
House of Chains
Shadowmaker
Inquisition Symphony (Sepultura cover)
Seek & Destroy (Metallica cover)
Hall of the Mountain King (Edvard Grieg cover)  

Le set est court, je serais tenté de dire heureusement tant ma déception est grande. Autant je comprenais les albums de compositions personnelles, autant j'ai du mal avec ce changement radical de formation. S'émanciper oui, mais pas jusqu'à renier les fondements du groupe!

3/4 d'heure de pause, nous faisons un nouveau passage au stand T-Shirt. Infructueux. Nous espérions de nouveaux Rammstein (la veille, tout était trusté par Maiden). et puis non, rien de rien. Je regrette finalement de ne pas avoir pris celui de ce summer tour, finalement très sobre... Tant pis.

Retour donc sur la main stage, en avance. Nous localisons une "zone morte" devant la barrière qui empêche les mouvements de foule dans la première fosse. En fait, à cet endroit difficile d'accès quand il y a du monde,se forme une poche de place avec une excellente vue sur la scène. C'est décidé, nous tenterons de nous installer là quand cela sera possible.

Un peu de patience et voici Saxon. Quand on parle de Legacy, en voici une parfaite illustration.

Saxon est au métal anglais ce qu'Anthax est pour le Thrash américain, Le groupe est considéré comme un monument voir un pillier du genre, et pourtant... Contemporains de Maiden, 21 albums studio, 9 lives, une floppée de compilations... et jamais de tête d'affiche.
Pourtant ils sont bons, très bons même. Leurs mélodies sont entraînantes, leur prestation scénique absolument sans reproche. Ils jouent tous avec décontraction et professionnalisme mêlés ; Biff, le chanteur et pillier historique de la formation, est un phénomène à lui tout seul. A la fin du show, ce dernier regarde sa montre, nous annonce qu'on a le temps pour une dernière, demande au public de choisir..
- "Princess of the Night" ? OK!
Et le groupe l’enchaîne sans hésiter!

Battering Ram
Motorcycle Man
Sacrifice
Power and the Glory
Battalions of Steel
20,000 Ft
Dogs of War
Heavy Metal Thunder
Strong Arm of the Law
Crusader
Wheels of Steel
Princess of the Night 

Un très bon moment passé avec ces anglais de la grande époque. Je n'irais pas les voir en tête d'affiche, mais dans le contexte ils furent parfaits.

Notre troisième cible du jour devant également se produire sur le main stage, nous profitons du reflux pour nous installer aux "meilleures places" c'est à dire adossés à la barrière. Comme celle-ci dispose d'un support de plein pied, nous pouvons même nous asseoir, histoire de nous reposer avant le concert suivant, qui restera comme le clou de la journée : Baby Metal.

Nous devisons joyeusement à propos de notre curiosité pour ce groupe japonais. David qui est passionné de japon au point de s'y être immergé 3 mois, me raconte avoir regardé des vidéos et m'annonce quelque chose d'exceptionnel. Je veux bien le croire au jugé du cahier des charges ; il s'agit d'un groupe d'Idoles J-pop mais à la sauce métal nippon, avec tout ce que cela peut engendrer comme psychorigidité! Rien que la vision des fans en costumes ou parés de drapeaux dédicacés valait le déplacement.

Une petite heure se passe, le set est monté, les musiciens se mettent en place, on envoie l'intro-vidéo façon Star Wars et... rien. Problème de son... on attend, et finalement les "Kitsune Gakudan"  (on apprendra que 3 formations différentes jouent alternativement derrière les filles) redescendent de scène. Et là, on patiente, on espère... On se dit que l'ingénieur son s'est fait Sepuku... Les cameramen filment le public, qui chante, qui jouent avec l'image... Nous découvrons donc de nombreux Cosplay et déguisements allant de tous les Bioman à un troupeau de licornes en passant par un cheval et  un Picachu très acclamé. Au bout de 20 minutes, cela commence à dégénérer franchement... la nudité du Pokemon est exigées... les filles commencent à exhiber leurs dessous, voir leur poitrine alors que des gars plutôt échauffés montrent leurs fesses à la caméra. La surenchère ne pouvant aller que difficilement plus loin, cela tombe bien, les musiciens reviennent. Cette fois, c'est parti, ça fait du bruit et même beaucoup... et les filles apparaissent.

L'ensemble est assez indescriptible. Trop japonais, trop décalé par rapport à un Mainstage du Download parisien. C'est tellement eux, tellement le japon actuel, compressé en une prestation très écourtée et, en définitive, largement suffisante. Ce grand écart entre leurs traditions, la modernité, la mode, la fascination sélective pour l'occident, le désir de réussir, plus, de parfaire... et un thrash en fond à faire pâlir les plus violents du genre.... en chantant "donne moi du chocolat" !!!! C'était superbe... on a ri, mais ri... à en avoir mal aux joues!




Babymetal Death
Gimme Chocolate!!
Catch Me If You Can (with Kami Band intro)
Megitsune
KARATE
Road of Resistance





Après un dernier titre, nous quittons la fosse et le festival pour ce samedi. Retour en métro, à pied (les navettes ne commençant le service qu'à 22h). Image décalée, encore, que de voir les voisins de Neuilly promener leurs Yorkshire aux alentours de l'hypodrome alors que tonnait Amon Amarth en musique de fond... Nous rentrons sans encombre avec des souvenirs uniques de ce Kawaï Metal que nous ne verrons ans doute plus jamais.



Le T-Shirt du tour Babymetal, acheté le lendemain ! Rien que les renards valent le coup...












vendredi 10 juin 2016

DOWNLOAD FESTIVAL PARIS JOUR 1

David et moi caressions le rêve de participer à un festival de métal entier. Trois jours de folie, une affiche longue comme un jour sans pain, une ambiance infernale, voilà qui devait être un sommet de notre passion musicale commune. Seulement voilà, les seuls événements de renom étaientle Hellfest à Clisson ou le mythique Wacken Open Air outre Rhin. Bon, faut être honnêtes, nous ne nous sentions aucunement la motivation pour passer 3 jours en camping, loin de nos foyers respectifs....

Evidemment, quand le Download Festival a pointé le bout de sa truffe à Paris avec une première affiche alléchante, nous avons immédiatement bondis sur les billets. David serait hébergé à la maison et nous pourrons nous repaître durant 3 jours dans des conditions de confort plus qu'acceptables.

Les premières fuites quant à l'affiche s'annonçant plutôt bonnes, nous prenons donc nos pass 3 jours. 148,50€ quand même, ça fait pas du bien... mais c'est pour la bonne cause car avec Iron Maiden en exclusivité pour leur leur seule date française du "Book Of Souls Tour", on ne peut pas être déçus... Et en fait, si, nous le serons quand même un peu car le Hellfest programmé la semaine suivante a phagocyté de nombreuses formations. La programmation sera donc étonnante, entre manque et étrange... propice aux découvertes, certes, mais pas forcément dans le bon sens.

David et moi allons donc faire notre marché (en gras ci dessous) dans ce joyeux bazar, sans nous forcer. Pour mémoire, voici le programme du vendredi :

MAIN STAGE
15h15 - 15h45 : We Came As Romans
16h30 - 17h30 : Gojira
18h30 - 19h30 : Deftones
20h35 - 22h35 : Iron Maiden

STAGE 2
15h45 - 16h30 : Beartooth
17h30 - 18h30 : Avatar
19h30 - 20h20 : Anthrax
22h30 - 23h30 : Ghost

 STAGE 3
15h45 - 16h30 : The Wild Lies
17h30 - 18h15 : The Raven Age
19h30 - 20h20 : Blackrain
22h30 - 23h30 : Tremonti

Etant motivés par à peine 1/4 de la liste, nous ne nous presserons pas de bonne heure à l'entrée. Cela tombe bien, les grèves sont pénalisantes et mon camarade Orléanais n'arrivera qu'en milieu d'après midi. Après une bonne galère de transports pour arriver sur site (et une rencontre amusante avec un métaleux qui a été obligé de divorcer pour aller voir Maiden ce soir là!), nous récupérons nos bracelets. Après un petit tour dans le "village" et le stand des T-shirts,  nous nous approchons du Stage 2 où Anthrax ne va pas tarder.



Je les ai déjà vu, et relatés, en novembre 2012. Ce soir là ils avaient mis le feu devant Motörhead... (R.I.L.*  Lemmy)... Ils feront de même ce vendredi.

Anthrax est un groupe étonnant de vie, d'énergie... ça bastonne très fort, ça bouge comme pas possible... On a du mal à comprendre pourquoi ils n'ont jamais véritablement percé. Ils sont certes considérés comme un groupe majeur du thrash, aux cotés des plus grands comme Metalica mais restent en retrait malgré des titres aux compos impressionnantes. Festival oblige, la setlist est ultracourte. Je dirais presque "heureusement" car le son est mauvais (trop fort et saturé) et nous ne sommes vraiment pas très bien placés.



You Gotta Believe
Caught in a Mosh
Got the Time (Joe Jackson cover)
Fight 'Em 'Til You Can't
Evil Twin
Antisocial (Trust cover)
Breathing Lightning
Indians 



Nous partons en quête d'une place correcte pour le monument de la soirée : Maiden. Nous avançons donc autant que faire ce peu, en tentant un contournement par la gauche... en vain. Nous serons donc assez loin mais après un coup d’œil sur nos arrière, nous constatons que finalement nous sommes à la moitié du public, ce qui n'est pas si mal!

Je le dis à chaque fois, je ne vais pas recommencer à expliquer pourquoi j'aime ce groupe. C'est ma huitième fois ce soir. Ils sont toujours aussi formidables, même si le son n'est pas extraordinaire (encore une fois trop fort). La voix de Bruce a mis un bon tiers du concert à chauffer. Peut-être que sa maladie a entamé son potentiel? allez savoir... Nos anglais sont tous à présent autour de la soixantaine! Nous aurons donc droit à un fantastique spectacle dans un décor assorti au thème du dernier album (temple maya). C'est un peu dommage, le même potentiel à Bercy aurait été nettement plus qualitatif. La setlist est très orientée vers le nouvel album avec six extraits.


If Eternity Should Fail
Speed of Light
Children of the Damned
Tears of a Clown (Dedicated to Robin Williams)
The Red and the Black
The Trooper
Powerslave
Death or Glory
The Book of Souls (Eddie on stage)
Hallowed Be Thy Name
Fear of the Dark
Iron Maiden

Encore:
The Number of the Beast
Blood Brothers (Dedicated to the victims of Bataclan)
Wasted Years

Bruce est particulièrement volubile ce soir. Il donne même l'impression d'être saoul! Il nous parle du monde, de la politique, des empires qui s'écroulent... et de son empire à lui : "Bière, Femme et Rock n' Roll".
Avant d'entonner "Blood Brothers", il nous gratifie encore d'un discours (en français) à propos du drame du Bataclan.

Nous regretterons, David et moi, que le nouveau et magnifique "empire of the clouds" n'aie pas été joué. Au vu des invectives de certains fans, nous ne sommes pas les seuls.
En conclusion, un show superbe, au top, qui aurait mérité un peu plus d'intimité.

Sur l'air habituel des Monty-Pythons, nous nous dirigeons à nouveau vers le Stage 2 où Ghost a déjà commencé. Nous y allons en curieux car le buzz est important autours de cette formation suédoise.
Nous nous attendions à un truc assez black-death au vu du look morbide des énergumènes. Perdu. Ils sont tout à fait classique et si le thème est très sombre, leur musique est parfaitement écoutable. Nous écoutons la moitié du show avant de nous diriger vers la sortie : nous avons un train à prendre à minuit... Train que nous n'aurons pas car supprimé pour cause de grève! C'est donc en Uber que nous rejoindrons la maison.

Voici la Setlist. Nous avons du partir après "Cirice".

From the Pinnacle to the Pit
Ritual
Prime Mover
Cirice
Year Zero
Absolution
Mummy Dust
Monstrance Clock

Ce premier jour nous a permis de prendre nos marques pour la suite, et nous permettre d'améliorer grandement notre confort.


Le T-shirt d'Anthrax est celui de la tournée nord-américaine!!!

Celui de Maiden est partagé entre les dates de Downington et Paris...



* Rest In Loudness.

 

samedi 5 décembre 2015

GAMMARAY : 25 années du même METAL!

Après Nightwish il y a une dizaine de jours, me voici de retour pour un "vrai" concert de métal. Non que l'ambiance finlandaise ne soit pas heavy, loin s'en faut, mais on attaque pas 3h assis à Bercy comme 4h debout au Trabendo! Comme je le dis toujours : les petites salles il n'y a que ça de vrai, c'est là ou l'on découvre véritablement les artistes.

Je retrouve donc David devant le parking Philarmonie, au pied de la cité de la musique. Après quelques loupés d'orientation de mon fait, mon ami finit par me guider vers l'entrée, particulièrement mal indiquée malgré le tarif déconcertant (28,80€ réservés d'avance pour la soirée contre 29,70€ pour la place de concert, ça fait mal... surtout que la voiture ne profite pas de la musique!) du lieu.
Après un passage au café de la cité, histoire de discuter un peu et de prendre des forces, nous nous dirigeons de bonne heure vers le Trabendo, histoire d'être bien placé pour l’événement à venir.

Passage obligé par le stand des T-Shirts, vraiment abordables, j'en profite pour prendre un sac et un collier à clés à la marque du groupe leader de la soirée.

Nous nous plaçons en bonne position, en haut de la première marche, à environs 5m de la scène ce qui va me permettre de prendre des photos potables. Le premier groupe décolle à l'heure précise; c'est Neonfly, une formation anglaise qui vient défendre son opus "Strangers in Paradise". David et moi n'en avons jamais entendu parler. Il sont classés "Power Metal Melodique" et c'est tout à fait ce qu'ils produisent. Les titres se suivent, sans trop d'originalité, et puis le chanteur nous informe qu'il a quelque chose à nous dire mais que comme il ne parle pas très bien français, il va passer la parole au batteur (Boris Le Gal) qui EST français. Ce dernier revient, il fallait s'y attendre, sur les événements du mois dernier et en particulier sur ceux du Bataclan. Il nous informe de sa vision de ce qu'est "être français" et  nous encourage en quelque sorte à faire bloc face à l'adversité. Le public répond d'une seule voix, chantant naturellement la Marseillaise.
Effet libérateur, le concert reprend alors avec une espèce de légèreté qui manquait jusqu'alors. C'est alors que le guitariste (qui doit être le fondateur du groupe) revient sur scène avec un accoutrement plutôt surprenant. Deux titres passent, c'est déjà la fin de leur prestation. David et moi les avons trouvés tout à fait corrects. Une seule question nous taraude : "Pourquoi les plumes?!?"

Normalement, là, ce sont les roadies qui viennent démonter le décor et le set de batterie pour préparer la venue du groupe suivant. Sauf que le décor, il n'y en a pas et que la batterie reste pour le deuxième groupe! Elle sera réglée par le batteur lui même qui modifiera quelques détails de pédales/cymbales et changera le tabouret... On sent que ce ne sont pas les mêmes moyens.

Pas de perte de temps, c'est Serious Black qui déboule alors. Démarrage en trombe avec le chanteur qui confond couplet et refrain.. tout va bien! Cette formation est à l'origine une sorte de "supergroupe" de potes, "Ex" de beaucoup de choses (Helloween, Blindguardian, Vision of Atlantis...) qui s'est constitué avec l'idée de faire ce qui leur plaisait (du Power Metal) et de le faire bien. Force est de constater qu'ils remplissent parfaitement leur fonction et qu'il n'y a pas de déchet notable dans leur prestation, même si Roland Grapow a quitté la barque à peine le bateau lancé. David me fait remarquer que le style de l'une des chanson est proche de ce que fait Edguy : Il a tout à fait raison. Les allemands envoie du lourd et méritent que l'on s’intéresse à leur travail malgré un manque d'originalité. A leur décharge, c'est compliqué de faire du neuf dans un style battu et rebattu depuis presque 30 ans. Les saluts arrivent et c'est presque trop court. Le public a globalement adhéré et fait une belle ovation pour ces "débutants" au premier album.

Cette fois les roadies arrivent pour démonter la batterie... Ah non, c'est toujours le batteur du premier groupe qui vient travailler. Décidément, on est dans le modeste! Quelques tests de son, une reprise vraiment métal de "Bad Reputation" à la sono histoire et chauffer le public à la mode humoristique de Gammaray et c'est parti pour l'intro. Je me retourne pour constater que la salle est très loin d'être remplie. Sur les 700 personnes possibles, je pense que nous sommes peut-être 400, peut-être moins.

Je ne reviendrais pas en détail sur la bio de Kai et de ses potes. J'ai déjà raconté ce que je pensais du groupe ici, ici et ici. Ce soir nous fêtons les 25 ans de la formation avec un tour "Best of the best". Que puis-je ajouter si ce n'est qu'ils donnent le meilleur? Pas de pression, pas de nouveau titre à défendre... Les musiciens s'amusent sur scène (encore plus que d'habitude) devant un public de fans (trentenaires, quarantenaires et plus!) déjà conquis avant les premières notes... ça chauffe, ça pogotte, ça slamme même!

Le son est bon (et mes bouchons auditifs parfaits) et ça s’enchaîne, ça ne faiblit pas, ça envoie des titres extraits de 10 des 11 albums de leur discographie (on couvre large) avec des surprises comme un jam reggae (!?!) en plein "I Want Out", un superbe solo de basse ou une extension "particulièrement étendue" de l'habituel jam de "Somewhere out in Space".

A noter l'arrivée d'un nouveau chanteur (Franck Beck) pour épauler Kai dont la voix s'abîme à cause des tournées (d'après lui, mais pas à cause de l'alcool et/ou de la clope avec laquelle il lui arrive de chanter...)  Le rendu à deux frontmen est surprenant au début mais bon au final. Il faut être honnête : notre guitariste-chanteur n'arrive plus à faire son boulot vocal. On se dit presque qu'il est dommage que Ralph Sheeppers ne soit pas resté dans le groupe d'origine... Mais telle est l'histoire du métal : les artistes vont et viennent en amenant leurs bagages de talents de travers.
Je commence à avoir sérieusement mal au dos... Heureusement (ou malheureusement c'est selon) nous arrivons aux Encores. Un dernier barouf et c'est la fin. Je manque une des baguettes que le batteur envoie dans le public (lancée pour une fois dans ma direction mais qui s'arrêtera un rang devant moi).

Très très bon moment que la célébration de ce double anniversaire ; celui du groupe bien sur mais aussi celui de notre rencontre, David et moi, lors d'un concert de Gammaray voici 10 ans déjà.

On aurait pu citer une chanson à l'époque :

 "When the time has come, you will see
Our return to the land of the free"

Et on y est retourné, dans ce monde de liberté!



La Setlist :

0 - Welcome

1 - Heaven Can Wait
2 - Last Before the Storm
3 - Fight
4 - One With the World
5 - I Want Out (with raggae jam)
6 - Valley of the Kings
7 - The Silence (Drum & Bass Solo=
9 - Dethrone Tyranny
10 - Empathy
11 - Master of Confusion
12 - Medley : Rebellion in Dreamland / Heavy Metal Universe / Ride the Sky
13 - Somewhere Out in Space (With extended jam)

Encore:

14 - Land of the Free
15 - Send Me a Sign










mercredi 25 novembre 2015

NIGHTWISH, le nouvel élan.


Il s'est passé un bon moment depuis mon dernier concert. Programmation peu encourageante, pas trop de temps à consacrer à ce qui est, avouons le, un vice... J'attendais donc l’événement Nightwish avec une impatience non dissimulée, d'autant plus que cette fois j'y vais avec ma chère et tendre et que c'est suffisamment rare pour être souligné. Sauf que... 
Sauf que suite aux attentats parisiens du 13 novembre, l'ambiance est plutôt plombée dans la capitale. 

Après avoir garé la voiture au parking de la gare de Lyon (pour tenter d'économiser un petit billet; tentative vaine... vu le tarif au final je réserverai une place directement en ligne la prochaine fois) nous nous rendons au nouveau "Accor Hotels Arena" qui n'est autre que notre bon vieux POPB racheté et relooké.

Première fouille à l'entrée extérieure, deuxième fouille à l'entrée du bâtiment... Il y a une file spéciale filles et ces dernières sont très présentes. Je passe donc plus vite qu'Isabelle et je profite de mon temps d'attente de l'autre coté des barrières pour me renseigner. Oui, il y a 3 boutiques dont deux à l'étage. Je vais donc pouvoir acheter mon précieux après le contrôle des billets car il y a foule en bas. Rien à dire sur le nouveau décorum: la nouvelle entrée est spacieuse, lumineuse, et le personnel est vraiment nombreux et disponible...
Nous montons donc et... il n'y a pas de boutique en haut. Renseignements pris et repris... c'est exceptionnel, il y en a d'habitude. Nous redescendons donc, demandons à une hôtesse, qui nous indique la sécurité... et nous ressortons pour accéder à la boutique qui est... dévalisée! Je prends donc un des derniers si ce n'est le dernier XL disponible. Ce n'est malheureusement pas celui de la tournée (je préfère ceux avec les dates dans le dos) mais vu les difficultés rencontrées pour l'obtenir, je m'en contenterai.

Nous repassons donc la sécurité et nous dirigeons enfin vers la salle en elle même. Un dernier contrôle de billet et une hôtesse nous prend en charge, refusant le pourboire, argumentant qu'elle n'a pas le droit! Tout change... la dernière fois les placeuse étaient payé à la course et uniquement comme ça!

Nous progressons dans l'obscurité en cherchant notre rang... le premier groupe est déjà en scène. C'est Amorphis. Bon, il vaut mieux être assis pour écouter ça. Pour la petite histoire, c'est du doom metal et ils sont finlandais. C'est la tournée de leur quinzième album, dix-neuvième si on compte les lives et les compils. C'est sur, ils sont techniquement bons... mais c'est pas notre trip voilà tout.

S'en suit Arch Enemy. Bon. Là on ne rigole plus. On est dans le death mélodique, et les suédois en rapport avec ce bordel en sont responsable depuis presque 20 ans. Heureusement qu'il y a une mélodie parce que globalement c'est plutôt violent. Mon épouse et moi-même avons parié sur le genre du chanteuse. En fait oui, c'est bien un fille, on a vérifié sur google. Les cheveux bleus-schtroumpfette ne trompent pas même si au début on a pensé à un mutant echappé de Mad Max ou de Hokuto no Ken.... Faut dire que le chant gutural... BREF. C'est du très lourd, Isa manque de s'endormir d'ennui... ça se finit, c'est mieux ainsi. A noter que les deux groupes on été de leur speach sur les événements... Nous verrons par la suite que tout le monde ce soir est marqué par cela.

Les roadies prennent le relais, tendant un immense drap noir devant la scène. Bercy a décidement changé. Finis les sièges rouges : place à des fauteuils noirs, un chouillat plus confortables. Je remarque que la salle est loin d'être comble. La fosse est à peine au deux-tiers pleine et les rangs des gradins ne sont pas remplis comme à l'accoutumée. Est-ce que la salle était trop grande pour le groupe ou est-ce que le public a eu peur de la soirée? nous ne le sauront jamais.

Après une longue demi-heure d'attente, retour en Finlande avec les très attendus Nightwish. 
On nous a annoncé de la pyrotechnie, des effets de scène... dès le premier titre nous sommes gâtés! ça flambe, ça explose, c'est grandiose! les lumières sont superbes, les artistes au top même si je note une certaine tendance au "pilote automatique" :  on sent bien que ce show a été joué et rejoué... 
Nous attendions la nouvelle chanteuse, nous ne sommes pas déçus. Floor Jansen est franchement celle que Nightwish attendait à notre gout. Elle pousse le groupe à s'investir dans un style plus heavy, et le heavy c'est ce que l'on aime! Nous ne savions pas que le groupe avait également changé de batteur. Personnellement, je trouvais Jukka trop conventionnel et son remplacement par Kay Hahto n'est pas négatif. Ce dernier apporte une touche créative bienvenue à la formation; peut être du fait de ses prestations en tant que jazzman ?

Comme pour les deux groupes précédents, Floor y va de son speach à propos du massacre du Bataclan. Y'a pas à dire, ça ne passe pas et pour personne. En hommage, la setlist de la tournée est modifiée pour Paris. Nous avons donc droit à un "Wishmaster" aussi original que terrible (Floor chassant sur les terres de Tarja Turunen, première chanteuse du groupe et référence en la matière) ainsi qu'un "While Your Lips Are Still Red" indiqué comme non joué depuis longtemps (2009 après vérification).

Le show reprend ensuite sa cadence avec la même impression d'automatisme sur les 5 derniers titres, pourtant bluffants de puissance. Je concède adorer "Last Ride of the Day" et avoir retiré mes protections auditives sur le titre avec deux conclusions :

1) mes bouchons haut de gamme (Auditech sur mesures) sont vraiment géniaux.
2) le son du nouveau Bercy est carrément bon (même si bien trop fort sans ces protections).

Encore de la pyrotechnie, des effets de lumière superbes... C'est la fin du "Greatest show on earth" que j'aurais bien tu avant le "last ride"... mais passons, c'est trop perso.

En conclusion, beaucoup de plaisir même si un peu gâché par cette sale ambiance de guerre, il faut le dire. Difficile également pour le groupe de reproduire l'atmosphère du concert  "Showtime Storytime" qui est une référence du groupe, à l'état de grâce  à mes yeux... J'ai quand même eu des frissons plusieurs fois avec la voix de Floor même si ses capacités sont relativement limitées. Elle a quelque chose de plus, une sorte de présence qui transcende l'interprétation des titres classiques comme des originaux, très loin des prestations d'Anette Olzon que ma femme et moi trouvions fadasse au point de boycotter le groupe. 

Nightwish bonifie à nouveau avec le temps et les changements, pourvu que delà dure longtemps!



La setlist, pour mémoire :

1 - Shudder Before the Beautiful
2 - Yours Is an Empty Hope
3 - Ever Dream
4 - Wishmaster
5 - My Walden
6 - While Your Lips Are Still Red
7 - Élan
8 - Weak Fantasy (Preceded by a Dawkins' narration)
9 - 7 Days to the Wolves
10 - Alpenglow
11 - Storytime
12 - Nemo
13 - Stargazers
14 - Sleeping Sun
15 - Ghost Love Score
16 - Last Ride of the Day
17 - The Greatest Show on Earth (Chapter I: Four Point Six; Chapter II: Life; Chapter III: The Toolmaker)

Outro : The Greatest Show on Earth (Chapter IV: The Understanding; Chapter V: Sea-Worn Driftwood)








vendredi 31 janvier 2014

DREAM THEATER comme dans un rêve.


J'ai déjà vu Dream Theater : C'était au Parc des Princes et je n'en ai pas gardé un souvenir impérissable. A l'époque je n'avais aucune volonté de les revoir, mais du métal a coulé sous les ponts et... 
Et plusieurs amis m'ont vanté les qualités de cette formation, piquant ma curiosité. Le montage de mon home-cinéma et la décoration de mon salon me donnant l'opportunité d'écouter de la musique en travaillant, je me suis donc laisser aller à écouter le DVD du "Live at Budokan" en travaillant. J'ai fait une fois, deux fois, trois fois le tour du concert et j'en ai conclu qu'il me fallait les voir en vrai. Oubliée l'impression de cette première partie d'Iron Maiden : Au parc ils n'avaient pas donné tout leur potentiel.

Le hasard faisant bien les chose, la nouvelle tournée du groupe passait par Paris à la toute fin janvier! Comme c'est à moi d'inviter, je convie donc Nico à venir découvrir le métal progressif. Mon David étant un fan indéfectible, il se joindra à nous et je l'hébergerais pour la nuit : la SNCF lui a supprimé tout moyen de retour dans le Loiret pour cause d'optimisation des trains après 23h.

La date arrive et Nico doit se désister pour cause professionnel : il offre généreusement sa place à qui veux. Après un tour de mail de tous les métaleux de la zone, c'est Guillaume (un collège de bureau) qui se porte volontaire. Il ne connais pas mais est particulièrement ouvert musicalement, l'expérience le tente donc.

Nous nous retrouvons donc au Zenith. David est entré en avance et nous a pris de bonnes places, en tribunes, bien centrées. DT en fosse, pourquoi pas mais disons que c'est bien plus relax que du Thrash!
Passage par les T-Shirts. Celui de la tournée m’apparaît terne, j'en prendrais donc un autre sans le "back" avec les dates. Il faut savoir varier les plaisirs! J'en prend également un pour mon épouse, avec un joli oiseau sur l'épaule.

Pas de première partie pour ce groupe, habitué aux shows de près de 3h. Ce soir ils ne dérogeront pas à la règle. Nous attaquons donc directement, sans chauffe préalable.

Ma culture de ce groupe étant logiquement assez limitée, je ne peux chercher mes titres préférés dans la setlist de ce soir. Dream Theater c'est 12 albums et 7 lives depuis 1989, tous remplis de perles jusqu'au plus haut bord! Je me contenterai donc d'écouter paisiblement ce que l'on me proposera ce soir. Pas question de brailler comme un âne! 

Première impression, le son est excellent et les musiciens sont exceptionnels. J'avoue avoir un un certain scepticisme sachant que le batteur d'origine (Mike Portnoy) avait été remplacé... Certes, mais il l'a été par Mike Mangini qui travaillait avant avec Steve Vai. On peut trouver pire comme CV pour un batteur!
En arrivant à sa partie "solo" (voir la setlist ci dessous) je me dis que oui, lui aussi est comme Portnoy : un sérieux client!

Les titres s’enchaînent, illustrés par un spectacle essentiellement vidéo de très bonne production. Les différentes époques du groupes. La technique de ces hommes est irréprochable, leurs compositions inspirées, leurs solos phénoménaux. Si John Petrucci est un virtuose à la guitare, que dire de John Myung qui fait, certes plus discrètement, la même chose avec sa basse? Jordan Rudess est aussi un clavier hors catégorie... Le seul qui soit peut-être un tant soit peu perfectible est le chanteur, James Labrie... mais ce soir est un grand soir pour lui et sa voix (capricieuse dixit David mon "Expert Dream Theater") ne le lâchera pas.

Fin de la première partie, projection d'un film d'animation fort amusant sur le groupe et retour aux affaires.   
Le niveau ne baisse pas... le temps passe et toute sorte de questions se bousculent dans ma tête : "Mais ils tournent à quoi?" ; "ça s'arrête jamais?" ; "mais c'est un solo après le solo et l'autre solo?"

Gros jeu de lumière, rappel pour 4 titres soit 40 minutes... ça y est, cette fois c'est fini et les 5 lascars saluent un public reconnaissant sous un tonnerre d'applaudissements.
J'ai vraiment adoré ce concert. C'est une approche différente du métal dans sa variante la plus complexe. Le niveau musical des protagonistes est absolument délirant. Que dire d'autre si ce n'est d'encourager à les découvrir dans toute leur splendeur, sur scène, sans post production, sans playback, sans rien que les instruments et de gros amplis.

J'espère avoir la chance de revivre ça encore une fois.


Setlist du jour : 

Act I :

Intro : False Awakening Suite 

1 - The Enemy Inside 
2 - The Shattered Fortress 
3 - On the Backs of Angels 
4 - The Looking Glass 
5 - Trial of Tears 
6 - Enigma Machine 
[Drum Solo]
7 - Along for the Ride 
8 - Breaking All Illusions 


Act II : 

9 - The Mirror 
10 - Lie 
11 - Lifting Shadows Off a Dream 
12 - Scarred 
13 - Space-Dye Vest 
14 - Illumination Theory 


Encore:

15 - Overture 1928 
16 - Strange Déjà Vu 
17 - The Dance of Eternity 
18 - Finally Free 

Outro : Illumination Theory 






samedi 21 septembre 2013

THE WALL : Le mur de Roger.

C’est avec un mélange d’appréhension et de curiosité que je me rends au Stade de France, ce soir.
Moult raisons en cela. 

D’abord, c’est mon premier Stade de France. Globalement, je n’aime pas les concerts à l’extérieur et encore moins dans les stades où le son est généralement pourrit. Et puis c’est trop grand… Si c’est pour mater les artistes sur grand écran, autant le faire chez soi avec un Blueray !

Ensuite, le programme est un défi en lui-même : Roger Waters (que j'ai déjà vu./entendu à Bercy) va nous interpréter son « bébé », The Wall. 

Ce disque a bercé mon adolescence, le film qui va avec est un de mes favori… la barre de satisfaction est donc très haute !

Enfin je ne serais pas tout seul puisque l’instigateur de cette soirée est un collègue, Seb, qui a tout organisé et obtenu les billets en pelouse Or (merci encore amigo, je pense que je n’aurais pas pris l’initiative d’y aller sans ton insistance).

Donc arrivée au stade en RER : marche à pied à partir de la station… à l’abord du stade, du monde partout et un bon plan, les stands officiels de vente de T-shirt.  Je peux donc me procurer mon collector sans avoir à lutter.

Après quelques coups de téléphones difficiles (réseau saturé) je retrouve Nico. Un peu de discute et quelques SMS plus tard, nous rejoignons Seb et son frère et nous entrons dans l’arène. Première impression, c’est vraiment immense ! Nous passons au bar, tournée de bière. Nous évoquons notre adolescence et notre intérêt pour  Roger et pour les Floyd en général... La scène traverse le stade, nous en sommes assez proche vu la qualité de nos places.  C’est gigantesque, tout est gigantesque !

Il n’y aura pas de première partie, évidement… on nous passe des standards pour patienter. La lumière baisse, premières notes et premiers frissons car c’est parti pour un concept album mythique dont c’est la dernière interprétation en live par son auteur, la France étant l’ultime date de la tournée.
Il est très difficile de décrire ce qu’était ce spectacle tant les superlatifs s’appliquent à chaque détail que l’on puisse décrire.

D’abord le son : impeccable, et pourtant je suis un critique aguerri !  C’est une prouesse tant il est difficile de sonoriser un stade. Il parait que dans les tribunes c’était plus aléatoire, je veux bien le croire mais tant pis pour ceux qui étaient là-haut ; la pelouse Or, c’est là où il fallait être, na !

Ensuite les visuels et le décor parfaitement délirants. La scène faisait quelque chose comme 80m de long, les techniciens y construisent un mur immense au fur et à mesure du show… On y projette des images et illustrations animées en permanence avant de l’abattre pour le final ! Et je n’évoquerai que les cochons géants, entre autre accessoires mégalos…

L’interprétation musicale s’est vue très fidèle à ce qui a dû être fait lors des concerts originaux à la fin des années 80. J’ai un enregistrement CD du « Live et Nassau » dont la qualité est médiocre mais sur lequel on perçoit néanmoins la dextre des musiciens (le Floyd original). En comparaison, les interprètes de ce soir ont fait un excellent boulot. Même le solo de « Confortably Numb » qui est une pure merveille quand réalisé par David Gilmour a été rejoué de manière plus de correcte ! Certains diront que c'était un peu "plat". Je répondrait que pour avoir des envolées il eut fallut réunir le groupe original, ce qui n'est plus possible et on ne peut pas demander l'impossible.

On a bien senti que Roger Waters  (qui a presque 70 ans !) s’est investi autant que possible dans la réalisation de son projet. Son émotion était visible au fur et à mesure de l’avancée dans son œuvre, ce qui ne retirait rien à la chose, bien au contraire.

Seb et moi avons chanté presque tout l’album. Amusant de constater que l’on conserve toutes les paroles en tête, toujours imprimées malgré les années passées.

Ma conclusion sera très simple : ce spectacle (car ce n’est plus un concert, c’est autre chose qui flirte avec la Twilight Zone) était immanquable. Je me suis attrapé des frissons partout et ce n’était pas la fraîcheur de septembre ! Il m’est impossible de vous conseiller d’y aller vu qu’il n’existera probablement plus jamais sous cette forme…  Je ne peux rien dire d’autre que « fallait y être », tant pis pour vous, moi j'y était, nana-nè-reuh! ;-)


Set 1 :

n  Outside the Wall
n  In the Flesh?
n  The Thin Ice
n  Another Brick in the Wall Part 1
n  The Happiest Days of Our Lives
n  Another Brick in the Wall Part 2
n  The Ballad of Jean Charles de Menezes ("Another Brick in the Wall Part 2 Reprise")
n  Mother
n  Goodbye Blue Sky
n  Empty Spaces
n  What Shall We Do Now?
n  Young Lust
n  One of My Turns
n  Don't Leave Me Now
n  Another Brick in the Wall Part 3
n  The Last Few Bricks
n  Goodbye Cruel World

Set 2 :

n  Hey You
n  Is There Anybody Out There?
n  Nobody Home
n  Vera
n  Bring the Boys Back Home
n  Comfortably Numb
n  The Show Must Go On
n  In the Flesh
n  Run Like Hell
n  Waiting for the Worms
n  Stop
n  The Trial
n  Outside the Wall









mercredi 5 juin 2013

Seventh MAIDEN's Son

Pour la septième fois je m’apprête à voir et entendre l’un de mes  groupes de métal favori, presque aussi vieux que moi, le mythique Iron Maiden. En plus, c'est Nico qui invite, ce qui ne gâche rien! :)

Cette fois nos papy’s sont de retour pour un nouveau tour « nostalgie » reprenant  les concerts de 1988 qui avaient eu un succès phénoménal. Même s’il ne s’agit pas de mon live préféré, l’enregistrement « Maiden England » (en VHS !) est une référence en la matière et reste agréable à écouter. Permettre d’entendre (ou de ré-entendre) cela « en vrai » est l’objectif de nos anglais, ce qui est parfaitement louable et apprécié !

Retour à Bercy ou la vierge a décidément élu domicile, en bonne compagnie comme d’habitude. Cette fois je suis accompagné par Nico et nous retrouvons Guillaume et David sur place. Un sandwich, une binouze, nous discutons de tout et de rien et zou, nous partons en immersion dans l’arène. Comme d’habitude, David a préféré les gradins. Je crois que je le suivrais la prochaine fois : je ne vais pas faire mon vieux mais j’encaisse de moins en moins facilement les 3h de « guerre civile » que l’on peut vivre en fosse.

Gros stand T-Shirt, tous plus beaux les uns que les autres. J’en choisis un qui rappelle la pochette de « 7th Son » au recto et « Somewhere in time » au verso. Eddie y est grimaçant comme d’habitude, ma femme va encore me dire que c’est à vomir, ça me désespère !

C’est « Voodoo six » qui ouvre ce soir. C’est un groupe plutôt hard rock, propre, gentillet. Ils se débrouillent bien et sont généreusement accueillis par le public. Il faut dire que les précédentes premières parties avaient été assez médiocres et s’étaient soldées nombre quolibets. Cette fois ça se passe plutôt bien et le groupe quitte la scène avec la satisfaction du devoir accompli : le POPB est à point pour  accueillir les « vieux de la vierge ».

Enfin « vieux »… c’est une façon de parler ! J’aimerai pouvoir en faire autant quand j’atteindrai leurs âges, Niko fêtant ses 61 ans ce soir-là !  Comme à leur habitude, ils bougent dans tous les sens, jouent comme des passionnés, s’amusent et se chamaillent en permanence. Cela fait 10 ans que je les vois régulièrement et ils n’ont pas pris une ride… Enfin si, quand même un peu. On sent que la voix de Bruce n’est plus au top du top mais un ton en dessous et, comme je l’ai déjà dit, que Dave simplifie ses envolées mélodiques. Steve par contre bombarde toujours comme un forcené, Janick interprète joue fait du bruit fait n’importe quoi avec sa gratte, Adrian se donne autant que l’on peut et Niko cartonne à son habitude.

Cette fois la balance était vraiment mal faite. Trop de basse, ça saturait régulièrement… je ne sais pas qui a réglé le son, mais il ne devrait pas garder son poste ! Le spectacle et les effets de scène étaient très sympas. Bon, on n’est pas encore au niveau de Rammstein mais on ne s’ennuie pas. La setlist était conforme aux attentes :

Intro : Doctor Doctor [sur bande]

n  Moonchild
n  Can I Play with Madness
n  The Prisoner
n  2 Minutes to Midnight
n  Afraid to Shoot Strangers
n  The Trooper
n  The Number of the Beast
n  Phantom of the Opera
n  Run to the Hills
n  Wasted Years
n  Seventh Son of a Seventh Son
n  The Clairvoyant
n  Fear of the Dark
n  Iron Maiden

Encores :

n  Aces High
n  The Evil That Men Do
n  Running Free

Outro : Always Look on the Bright Side of Life [sur bande]

Bon, j’ai encore eut droit à « The Evil that men do » qui est une de mes favorite (en dehors des superclassiques comme « The Trooper », « The number of the beast », etc.) ce qui fait que je suis encore un peu « parti pris » dans la positivité de ce concert. J’ai donc passé un bon moment.
Néanmoins, j’ai préféré leur prestation précédente lors du tour « Final Frontier ». Il est certain que nos anglais reviendrons : ils ont encore la pèche et le doivent bien aux fans. J’y serais, histoire d’en reprendre une bonne dose. Je suis toujours aussi accroc.