Au menu un cover-band de Pink Floyd par Floyd Factory. Que l'on soit clairs, je ne reparlerai pas de Pink Floyd; a moins de faire parti du peuple des Sentinelles, vous savez qui ils sont, ce qu'ils ont apporté à la musique du XXe siècle et a quel point il n'y a rien de contemporain pour essayer de vaguement toucher leur potentiel créatif. Comme ils sont à la retraite, si j'ose dire, leur musique est reprise en live par beaucoup de groupes (petits ou grands) avec plus ou moins de mise en scène.
Pas de lights, de laser, de feux d'artifice ce soir. Floyd Factory est très modeste et ce n'est pas plus mal.
Arrivés en avance, nous serons au deuxième rang, Hélène, mon plus jeune et moi. Ma belle mère sera au premier rang dans le coin et mon ado au fond. Il n'aime pas la musique mais avait apprécié le show au planetarium. Bon, on aurait pas du le trainer là finalement mais il fallait tenter.
Evidemment pas de première partie, pas de décor, rien que les musiciens, à l'heure sur la scène... enfin... plutôt en contrebas de l'amphi car il n'y a pas de scène à proprement parler. La formation est ancienne, au moins 2010 au vu de leurs publications sur Facebook.
Nous attaquons donc sobrement par "In the flesh", un titre du double album "The Wall". Je trouve ça assez atypique mais vu qu'ils ont poursuivi par "The Thin Ice" du même album, j'ai compris la logique. Le groupe va nous dérouler un bon morceau de l'album, dans l'ordre. Enfin disons qu'ils vont en faire une version simplifiée! Le son est correct, l'interprétation aussi. Je chante toutes les paroles. J'adore cet album et je lève la main, quand entre deux chansons, le leader demande "qui a vu le film" ?
Non seulement j'ai vu le film mais j'avais l'affiche en poster dans ma chambre d'ado! "Comfortably numb" conclue le medley du mur. Suit alors une classique de la période pré-Dark Side que je n'ai pas identifié (j'enrage mais il y a tant de matériel à cette époque, c'est dur!)
S'en suit alors un résumé de l'incontournable "Dark Side". C'est toujours dommage d'amputer les 42'58'' de ce concept album... Pour le coup, une selection est nécessaire si on ne veut pas y passer la nuit. C'était déjà le cas pour "The Wall" et ça l'est aussi pour "Wish you were here", raccourci à trois titres. Notons quand même que je n'avais jamais entendu "Welcome to the machine" en live puisque joué la dernière fois en 1989 et pas pendant la tournée de 1994 dont j'ai vu une date. Un vrai plaisir.Nous touchons à la fin du concert avec un rappel où les musiciens demandent de deviner ce qu'ils vont jouer. Je demande "Dogs Of War". Je suis entendu, le bassiste me répond "presque" et ce sera "Sorrow", seul titre "moderne" de l'hommage puisque' extrait de "A Momentary Lapse of Reason", leur avant-dernier album, sans Waters.Le final sera un retour à "The Wall" : "Run Like Hell" étant incontournable en fin de concert!
Au final un bien chouette moment en famille ou j'ai passé ma soirée à chanter, vêtu de mon T-shirt de plus de 30 ans d'âge. Pour 7€, franchement, merci monsieur le maire.
La setlist (23 titres dont 13 de "The Wall" !) :
1 - In the flesh
2 - The thin ice
3 - Another brick in the wall part 1
4 - The happiest days of your lives
5 - Another brick in the wall part 2
6 - Mother
7 - Empty spaces
8 - Young lust
9 - Another brick ô the wall part 3
10 - Goodbye blue sky
11 - Hey you
12 - Comfortably numb
13 - ?
14 - Breath
15 - Money
16 - Us and them
17 - Brain damage
18 - Éclipse
19 - Shine on you crazy diamond
20 - Wish you were here
21 - Welcome to the machine
22 - Sorrow
23 - Run like hell