vendredi 13 février 2026

LES MUSIQUES DE JOE HISAISHI EN CONCERT SYMPHONIQUE

Ce soir c'est un peu la course. Jack, notre gros chat birman est diabétique. Nous les savons depuis deux semaines et cela n'est pas vraiment pour nous plaire. D'abord pour lui, et puis pour nos finances et aussi notre temps car il doit avoir son repas en même temps que sa  piqûre d'insuline, deux fois par jours à heure fixe. Inutile de préciser que les spectacles en soirée à Paris sont compromis... Mais nous ferons preuve d'imagination et cette bête ne nos empêchera pas d'avoir notre dose de musique! Donc boulot, retour maison, soins du chat et collation avant le décollage vers le Grand Rex pour une très jolie affiche : Les musiques de Joe Hisaishi interprétées par le Yellow Sox Orchestra. Train et métro donc, jusqu'à cette station que je connais bien, en face de mon lycée.
Nous entrons dans ce bâtiment, ce hall, cette salle que j'adore depuis l'été 1988. J'y ai vu tant de merveilles ciné comme concert. Il y a un stand de goodies, on verra ça après. Nous montons car nous avons des carrés-or en balcon. Hélène achète un gros pot de pop corn sucrés-salés. Nous nous installons un peu sur le coté droit et la vue est bonne, plongeante sur la scène, cela promet. Nous mangeons les pop corn en attendant les musiciens.Je m'extasie en contemplant le décor quand les premiers arrivent sur scènes. Ils sont applaudis et s'installent suivi par d'autres. Ils commencent à s'accorder jusqu'à l'arrivée du premier violon qui donne le la. Encore quelques notes disparates quand entre le chef.
Revenons un peu sur Joe Hisaishi dont je n'ai pas vraiment parlé dans ma chronique précédente. Ce type est un génie et je pourrai m'arrêter à ce qualificatif. C'est juste un constat factuel et non mon opinion ; il suffit de lire sa bio Wikipedia (en lien plus haut) mais si vous avez la flemme, disons simplement qu'il est le complice musical du non moins génial Ayao Miyasaki pour presque tout ses films (oui, oui, le type qui est placé à coté des monstres que sont Walt Disney et Ozamu Tezuka), qu'il a mis en musique d'autres oeuvres incontournables au Studio Ghibli et que l'autre furieux de "Beat Takeshi" lui a aussi commandé des B.O. Tout ceci autour d'autre projets musicaux de moindre ampleur mais qui feraient réver n'importe quel compositeur.

Les premières notes sonnent et je reconnais la merveilleuse mélodie de Nausicaa qui me touche déjà. Bien sûr, mon Hélène a vu ces films d'animation mais elle n'y voue pas le culte qui est le mien. Je vais donc vivre des émotions plus ou moins intenses durant toute le concert.
Les musiciens sont bons, voir très bons. Ils jouent avec légèreté, une pointe d'humour et même de l'espièglerie de la part des percussionnistes qui échangent leurs instruments ou courent d'un bout à l'autre de la scène pour rythmer les morceaux. C'est un orchestre très complet avec une bonne centaines d'intervenants. A noter la polyvalence d'une des contrebassiste qui est aussi chanteuse lyrique et qui pose son instrument pour nous ravir de sa superbe voix (même si j'ai eu le privilège d'entendre mieux, c'était quand même magnifique).

Le chef d'orchestre prend plusieurs fois la parole pour présenter les oeuvres et les musiciens. Un super extra sur le discours de "Princesse Mononoke" où il nous gratifie d'un véritable cours de musicologie, expliquant les différents instruments et les émotions voulues en fonction par le compositeur, jonglant avec cette palette comme un peintre sur sa toile. Une autre surprise sera une reprise d'une bande originale du film "La General" de Buster Keaton.  J'ignorait que Joe Hisaishi avait refait une musique pour ce film centenaire que j'adore. Keaton est pour moi l'un des plus formidable comédien de tous les temps. 
J'ignorais aussi que la première mondiale de ce film avait eu lieu au Japon.
Bref. Je dois trouver cette version.
Énorme émotion sur "Totoro". Je ne m'attendais pas à aussi fort. Oui, j'adore ce film que j'ai découvert au début des réseaux P2P avant 2000; un copain avait trouvé une version JPstUS, peut-être en Real je ne sais plus mais en "timbre poste". Revu bien sûr en DVD, j'ai gardé pour lui une place particulière compte tenu de la tendresse et de sa poésie.

C'est "Porco Rosso" qui succède et c'est la musique Hisaishi pour laquelle j'ai le plus d'affection mais pour le coup l'émotion était moins grande. Peut-être parce que la digression jouée n'a pas compris mon thème préféré? "In search for a distant era" pour ne pas le nommer.
Les titres suivent... "Laputa" est aussi une merveille. Et "Le Voyage de Chihiro", et "Ponyo sur la falaise". Ce sont déjà les rappels, le temps s'est évaporé. C'est un tonnerre d'applaudissements pour une nouvelle reprise de "Princesse Mononoke"... Et le chef nous indique pour pour la dernière ça commence par "To" et que l'on peut chanter... la magnifique chanson finale de "Totoro"! Ce que le public (et moi même) s'empresse de faire évidemment.
Nous quittons la salle, je suis ravi. Hélène a bien aimé. Je dévalise la boutique (enfin je prends un pin's, une tasse et un poster) 

La Setlist (avec doutes) :

1 - Nausicaa of the Valley of the Wind - Suite
2 - The Wind Rises - Suite
3 - Kikujiro - Suite
4 - Princess Mononoke - Suite
5 - Kiki's Delivery Service - Suite
6 - The General - Suite
7 - My Neighbor Totoro - Suite
8 - Porco Rosso - Suite
9 - Brother - Suite
10 - Laputa: Castle in the Sky - Suite
11 - Spirited Away - Suite
12 - Le Petit Poucet - Suite
13 - Howl's Moving Castle - Suite
14 - Ponyo - Suite
Encore:
15 - Ashitaka and San (from Princess Mononoke)
16 - My Neighbor Totoro - Ending Theme Song

En conclusion, le moment fut particulièrement agréable. J'aime aussi la musique symphonique (comme une bonne proportion de métaleux, dont mon David que j'ai qui est aussi un fan de Hisaishi). L'interprétation de ces thèmes que j'adore était magnifié et extrêmement prégnante.
Depuis que nous avons réservé les deux concerts en rapport avec Miyasaki, un troisième évènement s'est ajouté. Le "vrai" Joe Hisaishi va venir en France pour jouer dans les arènes de Nimes. A cette date, nous avons les places, les billets de TGV et la réservation de l'hébergement. J'attends beaucoup de cet événement que j'imagine venir se caler avec mon premier concert d'Ennio Morricone.
Nous verrons bien. La musique, c'est tellement inattendu ; positivement ou négativement.





(Ajouter le scan du billet et les photos des Goodies)

vendredi 6 février 2026

HOMMAGE A QUEEN AU PLANETARIUM

Comme nous avons adoré le show Pink Floyd au Planétarium, nous nous sommes laissés tenter par l'hommage à Queen. C'est dimanche, nous prenons les transports jusqu'à la Villette et comme d'habitude, ça fait loin. Nous sommes un peu en avance et cette fois il y a peu de monde à la queue ce qui aurait du être un indice.
Bonne nouvelle, les fauteuils ont été refaits depuis la dernière fois et avec l'expérience, nous sommes dans les meilleurs fauteuils (les plus centrés au fond). Le show commence un peu en retard et je ne vais pas y aller par quatre chemins : je ne sais pas quoi en penser.

La qualité sonore y est, comme la qualité de la projection ; C'est le contenu qui pose dilemme. 
Je n'ai pas noté la setlist en détail. La sélection était pas mal avec les standards du groupe ("Show Must Go On", "We Were Rock you", "Bohemian Rhapsody") ainsi que d'autres moins connues. Elle est cependant envoyée sans cohérence, sans histoire. D'ailleurs les visuels en CGI bas de gamme sont aussi décousus que la bande son! A moitié psyché, à moitié planétarium avec une vue de Neil Armstrong à la dérive dans l'espace façon 2001 et à moitié (oui ça fait 150%) vue de biologie (marine ou non!?!) le tout ponctué par un pantin Freddy Mercury jouant 20 cm au dessus du clavier de  son piano à queue.

Je ne vais pas en rajouter. Beaucoup de spectateurs ont quitté la salle avant la fin. Hélène a du intervenir pour faire taire des voisins. En un mot, c'était chiant, mal fichu, sans scenario, sans but, sans projet. Je ne sais pas qui a réalisé ça et ce qu'il avait en tête mais on dirait qu'il a exploité des modèles 3D déjà disponibles (dont l'astronaute qui nage la brasse dans les neurones, les vues de l'ISS et la tortue de mer en exploration sous marine, dont je cherche toujours le rapport avec Queen) en claquant Freddy de temps en temps par dessus. Les vues de lumières et de couleurs auraient peut-être plu à des spectateurs sous acide des 70's mais là… juste non. ça m'a fait penser aux vieux plugins de visualisation Winamp, pour ceux qui ont connu. De plus le sujet de la cohérence de la sélection est posé : les titres n'ont aucun sens, aucun rapport l'un avec l'autre. 

Bref, ce n'était pas bon et autant se prendre un bon best off sur un vinyle dans le canapé, bien calé avec le chat sur les genoux.

Retour en transports, déçus. Le contraste avec le Dark Side est saisissant. Certes il était difficile de produire quelque chose aussi cohérent que l'illustration spatiale d'un concept album aussi mythique. On aurait cependant aimé quelque chose de bien écrit, voir écrit tout court. Je... On ne recommande pas.
 



samedi 10 janvier 2026

TRIBUTE II PINK FLOYD par FLOYD FACTORY

Ce premier concert de 2026 est particulièrement atypique. Pas de salle connue, pas de groupe connu et un saut de puce à pied pour nous retrouver avec les enfants et ma belle mère au Studio 240, la salle de musique polyvalente de ma ville.
Au menu un cover-band de Pink Floyd par Floyd Factory. Que l'on soit clairs, je ne reparlerai pas de Pink Floyd; a moins de faire parti du peuple des Sentinelles, vous savez qui ils sont, ce qu'ils ont apporté à la musique du XXe siècle et a quel point il n'y a rien de contemporain pour essayer de vaguement toucher leur potentiel créatif. Comme ils sont à la retraite, si j'ose dire, leur musique est reprise en live par beaucoup de groupes (petits ou grands) avec plus ou moins de mise en scène.
Pas de lights, de laser, de feux d'artifice ce soir. Floyd Factory est très modeste et ce n'est pas plus mal.

Arrivés en avance, nous serons au deuxième rang, Hélène, mon plus jeune et moi. Ma belle mère sera au premier rang dans le coin et mon ado au fond. Il n'aime pas la musique mais avait apprécié le show au planetarium. Bon, on aurait pas du le trainer là finalement mais il fallait tenter.


Evidemment pas de première partie, pas de décor, rien que les musiciens, à l'heure sur la scène... enfin... plutôt en contrebas de l'amphi car il n'y a pas de scène à proprement parler. La formation est ancienne, au moins 2010 au vu de leurs publications sur Facebook.

Nous attaquons donc sobrement par "In the flesh", un titre du double album "The Wall". Je trouve ça assez atypique mais vu qu'ils ont poursuivi par "The Thin Ice" du même album, j'ai compris la logique. Le groupe va nous dérouler un bon morceau de l'album, dans l'ordre. Enfin disons qu'ils vont en faire une version simplifiée! Le son est correct, l'interprétation aussi. Je chante toutes les paroles. J'adore cet album et je lève la main, quand entre deux chansons, le leader demande "qui a vu le film" ?

Non seulement j'ai vu le film mais j'avais l'affiche en poster dans ma chambre d'ado! "Comfortably numb" conclue le medley du mur. Suit alors une classique de la période pré-Dark Side que je n'ai pas identifié (j'enrage mais il y a tant de matériel à cette époque, c'est dur!)

S'en suit alors un résumé de l'incontournable "Dark Side". C'est toujours dommage d'amputer les 42'58'' de ce concept album... Pour le coup, une selection est nécessaire si on ne veut pas y passer la nuit. C'était déjà le cas pour "The Wall" et ça l'est aussi pour "Wish you were here", raccourci à trois titres. Notons quand même que je n'avais jamais entendu "Welcome to the machine" en live puisque joué la dernière fois en 1989 et pas pendant la tournée de 1994 dont j'ai vu une date. Un vrai plaisir.

Nous touchons à la fin du concert avec un rappel où les musiciens demandent de deviner ce qu'ils vont jouer. Je demande "Dogs Of War". Je suis entendu, le bassiste me répond "presque" et ce sera "Sorrow", seul titre "moderne" de l'hommage puisque' extrait de "A Momentary Lapse of Reason", leur avant-dernier album, sans Waters.  

Le final sera un retour à "The Wall" : "Run Like Hell" étant incontournable en fin de concert!

Au final un bien chouette moment en famille ou j'ai passé ma soirée à chanter, vêtu de mon T-shirt de plus de 30 ans d'âge. Pour 7€, franchement, merci monsieur le maire.


La setlist (23 titres dont 13 de "The Wall" !)  : 

1 - In the flesh

2 - The thin ice

3 - Another brick in the wall part 1

4 - The happiest days of your lives

5 - Another brick in the wall part 2

6 - Mother

7 - Empty spaces

8 - Young lust

9 - Another brick ô the wall part 3

10 - Goodbye blue sky

11 - Hey you 

12 - Comfortably numb

13 - ? 

14 - Breath

15 - Money

16 - Us and them

17 - Brain damage

18 - Éclipse

19 - Shine on you crazy diamond

20 - Wish you were here

21 - Welcome to the machine

22 - Sorrow

23 - Run like hell



Le billet de la billetterie du musée de la ville! :)